Nathan Gaucher
Nathan Gaucher

Trios modifiés pour relancer l’offensive des Remparts

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Au lendemain d’une défaite par blanchissage, Patrick Roy avait élaboré de nouveaux trios pour relancer l’attaque des Remparts de Québec, qui n’avait pas réussi à franchir le mur défensif érigé par les Saguenéens de Chicoutimi, lundi. Ainsi, le Finlandais Viljami Marjala se retrouvera au centre des vétérans Hunter Holmes et Pierrick Dubé.

Mais ce n’est pas seulement en brassant les dés que les Remparts parviendront à s’imposer offensivement, c’est plutôt en revenant à la base, en bloquant la vue du gardien, à saisir les rebonds et à éviter le jeu en périphérie, à relancer l’action avec efficacité.

«Lundi, ç’a été une bonne leçon de hockey contre les Sags, il faut apprendre à jouer dans ce style où l’adversaire est à quatre en zone neutre. Leurs défenseurs ont été très bons, on n’a pas été capable de générer de l’offensive. On se doit d’être meilleur offensivement. Nous n’avons pas beaucoup pratiqué, dernièrement, et je trouve que ça prend un bon mélange entre les entraînements et les matchs. Il fallait revenir à la base. Dans la LNH, ils peuvent juste se concentrer à jouer, mais les jeunes peuvent prendre de mauvaises habitudes rapidement », notait l’entraîneur-chef.

NOUVEAUX TRIOS

Le remaniement des trios était complet, mardi, lors de la séance d’entraînement tenu à huis-clos, bien sûr, au Pavillon de la jeunesse. Pour l’occasion, les quatre lignes étaient les suivantes : Caron-Rochette-Cormier ; Holmes-Marjala-Dubé ; Malatesta-Filion-Montreuil ; Amanatidis-Audette-Huchette.

Vous noterez l’absent de Nathan Gaucher, victime d’une entorse à l’épaule qui le tiendra à l’écart de deux à quatre semaines selon la gravité (grade 1 ou 2) de la blessure.

Pour un, Holmes admettait qu’il devait contribuer un peu plus à l’attaque. Le joueur de 20 ans n’a qu’un point, cette saison, et n’a pas inscrit son nom à la feuille de pointage lors des cinq derniers matchs des siens, dont les quatre dans la bulle.

«À titre de 20 ans et de joueur le plus âgé de l’équipe, il est de ma responsabilité d’essayer de mener l’offensive, surtout lorsqu’on en arrache un peu plus comme c’est le cas, présentement. Je ne crois pas qu’on manque de confiance, collectivement, mais lorsqu’on joue souvent, ça arrive de connaître des matchs où ça ne roule pas comme on veut. Je suis convaincu qu’on va se replacer, il faut envoyer des rondelles au filet et essayer de marquer de toutes les façons, après, les plus beaux buts viendront», notait le joueur ontarien.

Il ne doit cependant pas croire qu’il était visé pour le récent silence offensif.

«Non, pas du tout, tout le monde se doit d’être meilleur, chez nous, c’est collectif et on ne commencera pas à point du doigt un joueur ou un autre. On fonctionne par comité, chacun doit apporter sa contribution», intervenait Roy à propos de la production réduite de l’attaquant natif de Niagara-on-the-Lake.

Holmes, qui pivotait un trio complété par James Malatesta et Cole Cormier depuis le début de la saison, était ravi de se retrouver à la gauche de Marjala, meilleur compteur de l’équipe avec un but et trois passes en quatre matchs.

«Il est un bon jeune joueur, il a de bonnes mains, une excellente vision du jeu et il peut être créatif en zone offensive. Ce serait plaisant de jouer avec lui, je crois que l’on sera en mesure de bien transporter la rondelle, maintenir la pression en zone adverse, ce qui pourrait mener à quelques buts», confiait celui qui se prétendait privilégié de pouvoir disputer des matchs tandis que ses amis ontariens n’ont pas encore commencé leur saison.

COURNOYER NE SAVAIT PAS

Le défenseur Édouard Cournoyer plaidait coupable, mardi, après avoir écopé d’une pénalité pour avoir touché à la rondelle avec son bâton alors qu’il avait encore les patins dans le banc des punitions. «C’est quelque chose que je ne savais pas, comme plusieurs dans la chambre, mais ce n’est pas une excuse, j’aurais dû sortir [du banc] et jouer normalement», disait-il.

Cournoyer racontait que l’entraîneur-chef avait dirigé une «bonne pratique intense» après la leçon apprise contre les Sags.

«Patrick nous a remis sur la «track», il veut qu’on rebondisse. On était prêt en arrivant dans la bulle, on jouait bien, il ne faut pas connaître de soirée de repos, il faut se donner chaque match comme on l’a fait contre Shawinigan et Victoriaville.»

La présence des Remparts dans la bulle a fait en sorte que son talent de guitariste a été dévoilé au grand jour.

«J’ai joué un plus, c’est plus un passe-temps personnel, il n’y a pas beaucoup de gars qui le savaient. Je le fais depuis l’âge de 10 ans, mon père me l’a montré. Il n’est pas musicien, seulement un «gratteux» de guitare. J’en joue un peu le soir avant de me coucher, ça change les idées, ça me sort de la routine hockey-école-hockey-école», confiait le jeune arrière.

ENTRE LES LIGNES

Patrick Roy sur la blessure de Gaucher, qui ratera de 2 à 4 semaines: «Il est mal tombé tout juste devant notre banc, en deuxième période [lundi]. Personne n’aime perdre aucun joueur, mais malheureusement, les blessures font partie du jeu. Ça donnera la chance à un gars comme Xavier Filion d’avoir plus de responsabilités. Tester notre profondeur, c’est ce qu’on veut, alors on aura la chance de le faire», disait l’entraîneur-chef… Les Remparts disputeront leurs deux derniers matchs dans la bulle mercredi soir contre Drummondville et jeudi après-midi contre Gatineau… Comme prévu, le gardien William Rousseau affrontera les Voltigeurs, tandis que Thomas Sigouin reprendra sa place devant le filet contre les Olympiques. «Je ne veux pas que William soit trois matchs de suite sur le banc, on alterne deux matchs pour Thomas, un pour William», expliquait Roy… Le centre Hugo Audette disputera un premier match dans la bulle tandis que l’ailier Peter Amanatidis pourrait aussi être de l’alignement, si Roy utilisait quatre trios et six défenseurs, mercredi. Jusqu’à présent, il a préconisé un alignement à 11 attaquants et sept défenseurs…