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Mikael Huchette peut jouer autant au centre, à l'aile gauche et à droite pour les Remparts.
Mikael Huchette peut jouer autant au centre, à l'aile gauche et à droite pour les Remparts.

Quand Patrick Roy fait référence à Mike Keane…

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
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On parle tous les jours à Patrick Roy, on a fait référence à plus d’une reprise à Bob Hartley, voilà que l’ancien capitaine de l’Avalanche, Mike Keane, est venu sur le tapis, jeudi, au point de presse mettant la table sur le troisième match de la série entre les Remparts de Québec et les Voltigeurs de Drummondville.

À quelques heures de ce rendez-vous, prévu vendredi (19h) au Centre Marcel Dionne, l’entrée en matière demande une explication.

Après le deuxième match, l’entraîneur des Voltigeurs, Steve Hartley, le fils de Bob, estimait que son équipe avait été la meilleure sur la patinoire lors des deux premiers matchs de la série, et ce, même si les Remparts ont remporté chacun d’eux pour prendre une avance de 2-0 dans cette confrontation 3 de 5.

«Je suis d’accord qu’ils ont mieux joué que nous dans le deuxième match, mais dans le premier, on a été meilleurs avec 22 chances de marquer contre 14 ou 15. C’est tout à l’honneur de nos joueurs, parce qu’on peut jouer un peu mieux», disait l’entraîneur-chef des Remparts.

Jusqu’à présent, les siens ont profité du brio de leur gardien et de l’opportunisme de l’attaque pour prendre les devants dans la série.

«Le but de l’exercice, c’est de trouver une façon de gagner, et c’est qu’on a réussi à faire. Comme Mike Keane disait souvent, ce n’est pas parce que tu joues mal qu’il faut que tu perdes», illustrait Roy à propos de son ex-coéquipier qui l’avait accompagné de Montréal au Colorado dans la fameuse transaction de décembre 1995.

Cela dit, Roy ne fait pas un plat de l’avance de 2-0 des siens dans cette série. Il préfère que ses joueurs conservent la même approche que de regarder plus loin que le prochain match.

«On ne porte pas attention où l’on est sur le plan des victoires/défaites. On met l’attention sur nos ajustements et ce qu’on peut faire que sur le résultat final. Avant le début de la série, on a demandé aux joueurs d’être neutres, de toujours afficher la même attitude peu importe la situation, alors ça ne donne rien de se dire qu’on mène 2-0», expliquait-il, jeudi, en cette journée de repos pour l’équipe.

Il a noté, mercredi soir, que l’isolement de deux semaines à cause de cas positifs à la COVID-19 avait rattrapé sa troupe.

«Je ne veux rien enlever à Drummondville, mais il me semble qu’on avait moins de «jump», précisait Roy, qui veut toujours que son club réduise le nombre de revirements dans son territoire et sorte mieux la rondelle de celui-ci malgré l’étroitesse de la zone neutre bien défendue à quatre par l’adversaire.

Huchette brille 

Troisième étoile du second match, l’attaquant Mikael Huchette levait son chapeau à Thomas Sigouin, qui maintient le pourcentage d’arrêts le plus élevé chez les gardiens depuis le début des séries.

«Thomas a volé le [deuxième] match. Il est tellement bon, sans lui, ce ne serait peut-être pas le même score. On aimerait diminuer les lancers contre lui, mais ça enlève un poids sur les épaules de compter sur lui», notait Huchette.

Selon lui, le fait que l’équipe est en avance 2-0 lui fait dire «qu’on est la meilleure équipe» jusqu’à présent.

«Oui, on a été opportunistes, je suis d’accord, mais une bonne équipe est capable de trouver le fond du filet. Ça n’a pas été nos deux meilleurs matchs, mais le résultat est bon», ajoutait-il.

Huchette se révèle de plus en plus chez les Remparts, où on l’utilise à toutes les sauces, sur le jeu de puissance comme en désavantage numérique. On fait aussi appel à lui sur des trios supérieurs dans la hiérarchie en cas d’absence d’un joueur important.

«J’aime son côté compétitif et sa polyvalence, c’est un gars en qui j’ai grandement confiance. C’est un gros bonhomme [6 pieds 3 pouces et 200 livres], il s’agit d’une addition importante à notre équipe, on aurait aimé l’avoir à 16 ans, mais sa saison de plus à Antoine-Girouard [midget AAA] l’a bien servi», notait Patrick Roy.

Les dépisteurs de la LNH s’informent de plus en plus au sujet de choix de cinquième ronde des Remparts en 2019, confiait-il.

«Au début de la saison, personne ne me parlait de lui, mais là, on me pose des questions à son sujet, il commence à être sur le radar», indiquait l’entraîneur-chef.

Le principal intéressé se plaît dans les présentes séries.

«J’adore ça, c’est le meilleur moment de l’année. Les matchs sont toujours intenses, serrés, importants, c’est le plus beau temps pour relever son jeu d’un cran», soulignait celui qui disait travailler sur son coup de patin tous les jours afin de pouvoir passer à un autre niveau, le moment venu.

Les lancers au but

Questionné sur l’importance de réduire le nombre de lancers au but, Patrick Roy ne voyait pas les 73 rondelles dirigées vers Thomas Sigouin dans les deux premiers matchs comme étant un véritable problème à corriger.

«C’est le pire aréna dans la Ligue pour les lancers au but. Je ne sais pas si le gars [qui les compile] est assis dans un restaurant de l’autre bord de la rue, mais comme Lappy [son adjoint Martin Laperrière] me dit souvent, arrête de regarder le nombre de lancers… Parfois, ils manquent le filet de quatre pieds et ils mettent un lancer pour eux, alors que nous, on a de la misère à en avoir. J’ai compris depuis longtemps comment ça marchait à Drummondville, alors pour répondre à ta question, non, ça ne me dérange pas», disait Patrick Roy.

Blessure à l’épaule

Finalement, l’attaquant des Remparts Peter Anamatidis ne souffre pas d’une commotion cérébrale à la suite d’une mise en échec à la tête ayant valu une suspension de deux matchs à Alexandre Lamarre, des Voltigeurs, mais plutôt d’une blessure à l’épaule. «Il a reçu à la tête, mais il s’est fait mal à l’épaule. Il s’agit d’une mauvaise blessure, on parle d’une absence de six à huit semaines.»

La suite

Si la série devait se poursuivre au-delà du troisième match, vendredi, les parties 4 et 5 auraient lieu dimanche (16h) et mardi (19h), toujours au Centre Marcel Dionne. L’équipe qui remportera cette série passera dans la ronde des quarts-de-finale. Rappelons que le reste des séries de la LHJMQ se tiendra dans l’environnement protégé de Québec au Centre Vidéotron.