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Nathan Gaucher s'impose de plus en plus en territoire offensif.
Nathan Gaucher s'impose de plus en plus en territoire offensif.

Le duo Gaucher-Malatesta permet de faire rêver les Remparts

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
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Non seulement rentreront-ils dans l’environnement protégé de Chicoutimi en occupant le quatrième rang du classement général de la LHJMQ, mais les Remparts de Québec s’y présentent aussi avec un jeune duo qui s’impose de plus en plus. À ne pas en douter, les attaquants Nathan Gaucher et James Malatesta s’entendent comme larrons en foire depuis qu’ils endossent l’uniforme des Diables rouges.

Les Remparts débarquent à Saguenay, vendredi, pour y disputer six matchs en neuf jours pendant la semaine de relâche scolaire contre Chicoutimi (3), Shawinigan (2) et Baie-Comeau (1), tous des rivaux de leur division.

À ses trois derniers matchs, le duo Gaucher-Malatesta est tout feu tout flamme, les deux joueurs ayant conservé des fiches identiques de deux buts et trois passes. Le premier a inscrit son nom sur la feuille de pointage dans neuf de ses 12 derniers matchs, le second l’ayant fait huit fois sur la même période.

«Je me rappelle lorsqu’on essayait de convaincre James de venir jouer chez nous, il nous parlait souvent de Nathan. Les deux avaient participé au Défi mondial des moins de 17 ans avec Martin Laperrière comme entraîneur-chef, ils se sont aussi probablement rencontrés dans divers événements de Hockey Québec et Hockey Canada, alors lorsqu’on les a mis ensemble, on a senti qu’il y avait une bonne chimie entre eux», disait Patrick Roy, dont le club traverse la Réserve faunique des Laurentides, vendredi.

À 17 ans, Gaucher et Malatesta s’inscrivent déjà parmi les attaquants les plus menaçants de l’équipe. L’avenir s’annonce prometteur avec ces deux joueurs offensifs aux gabarits différents.

«Nous, on se permet de rêver. À 18 et 19 ans, ça va être quelque chose. Il sera difficile de jouer contre eux, ç’a l’est déjà», estimait l’entraîneur-chef des Remparts.

Gaucher est sorti de sa coquille depuis son retour au jeu, en janvier, dans la bulle de Rimouski après avoir raté les deux derniers matchs dans la toute première expérience du genre à Québec, au mois de novembre.

Le numéro 91 pointe son retour au jeu, après les fêtes, pour expliquer sa progression offensive.

«Je suis revenu un peu plus fort, ma mentalité avait un peu changé. J’ai 17 ans, je m’implique un peu plus au niveau du leadership et je pense avoir pris un bon «step» par rapport à l’an passé. J’avais 16 ans, je parlais un peu moins», disait le principal intéressé qui pense que «plus la saison avancera, mieux ça ira» pour lui.

Outre sa production, la qualité de son jeu sur toute la patinoire le réjouit. Son efficacité défensive lui permet de se porter à l’attaque.

Gaucher commence à se faire un nom, mais ce n’est que la saison prochaine que les dépisteurs de la LNH l’auront vraiment à l’œil puisque son année de repêchage n’est qu’en 2022 en raison de sa date de naissance tardive (6 novembre).

«Avoir une année de plus, ce n’est pas de refus. J’essaie de ne pas trop y penser, et cette année, je veux m’amuser. À partir de l’an prochain, on verra ce qui va arriver. Mais c’est certain que le fait d’avoir une saison de plus me permettra d’augmenter ma confiance et de m’adapter encore plus au junior majeur.»

Pour ce qui est de son efficacité avec Malatesta, il reste les deux pieds sur terre, et ce, même s’ils les deux pourraient former une paire d’as dans le jeu des Remparts.

«La stabilité, c’est ce qu’on recherche entre coéquipiers qui s’entendent bien. On ne se met pas trop de pression, on a hâte de voir jusqu’où ça va aller», disait-il avec sagesse.

Jusqu’à présent, le choix de première ronde (8e) en 2019 donne satisfaction aux Remparts.

«On voyait que son jeu progressait en deuxième moitié de saison, l’an passé, et ça continue. Il a de l’intensité, il patine de mieux en mieux, il est bon devant le filet et défensivement, il joue sur 200 pieds, on se considère chanceux d’avoir un gars comme ça dans l’équipe. Peu importe le sport ou l’athlète, la confiance est importante, et présentement, «Nate» a vraiment confiance en lui. Je suis content qu’il amasse des points, mais c’est beaucoup plus la façon dont il joue que j’aime.»

BULLE DE CHICOUTIMI

Les Remparts croiseront le fer trois fois contre les Saguenéens de Chicoutimi au cours de la prochaine semaine dans la bulle du Centre Georges-Vézina, dont deux fois, samedi et dimanche. Les deux équipes sont au coude à coude, au classement général.

«On le dit depuis le début de la saison, on essaie de regarder le classement le moins possible. Nous sommes là parce qu’on a joué du bon hockey. Ce qu’on veut, c’est de poursuivre cette progression et mettre l’attention sur le processus et non pas sur le résultat. On va jouer trois fois contre Chicoutimi, deux fois contre Shawinigan et une fois contre Baie-Comeau. Ce sont des équipes de notre division, ça va nous permettre de voir où l’on est comme équipe et d’apporter les ajustements nécessaires, ce qu’on fait depuis le début de la saison», disait Roy.

PREMIER MATCH CONTRE DUBÉ

Les Remparts croiseront le fer pour la première fois contre Pierrick Dubé, qui a été échangé aux Saguenéens à la période des transactions contre Olivier Pouliot.

«On s’est vu un peu dans la bulle, ici à Québec, mais on n’en a pas nécessairement parlé. Ce n’est pas quelque chose sur quoi on met de l’importance, lui et moi. On est chacun dans notre propre équipe, il n’y aura pas de plus grosse rivalité à cause de ça. Ce sera comme avec n’importe quel ancien coéquipier, on va agir comme des pros, on se respecte, et quand la rondelle tombera au jeu, ce sera l’un pour les Remparts et l’autre pour les Saguenéens», expliquait le capitaine Thomas Caron en parlant des retrouvailles avec Dubé.

UNE SEMAINE À VAL-D’OR

Les Remparts passeront une semaine en Abitibi lors du sixième événement en environnement protégé de la LHJMQ, du 19 au 25 mars. Dans la bulle du Centre Air Creebec, à Val-d’Or, ils y affronteront les Foreurs et les Huskies de Rouyn-Noranda deux fois chacun, comme partout ailleurs.

Les autres endroits retenus par la LHJMQ sont le Centre Marcel-Dionne (Drummondville, Blainville-Boisbriand et Gatineau), le Palais des Sports Léopold-Drolet (Sherbrooke, Chicoutimi, Baie-Comeau) et le Colisée Desjardins (Victoriaville, Rimouski, Shawinigan).