Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Milo Roelens a été nommé sur l’équipe d’étoiles pour la dernière semaine d’activités dans la LHJMQ, grâce à une production de trois buts et une passe, avec un différentiel de +4, en deux parties.
Milo Roelens a été nommé sur l’équipe d’étoiles pour la dernière semaine d’activités dans la LHJMQ, grâce à une production de trois buts et une passe, avec un différentiel de +4, en deux parties.

Après la bulle de Shawinigan, la bulle de Gatineau pour le Phœnix

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
Article réservé aux abonnés
Au rythme où se déroule cette saison 2020-21 dans la LHJMQ, il se peut fort bien que le Phœnix de Sherbrooke ne dispute pas de matchs dans son Palais des sports pour encore un bout. Après son actuel passage dans l’environnement protégé de Shawinigan, le Phœnix évoluera dans celui de Gatineau, du 27 février au 7 mars.

Sherbrooke y disputera six matchs contre Gatineau, Rouyn-Noranda et Victoriaville.

Le Phœnix, donc, se promène un peu partout dans les environnements protégés, afin de poursuivre sa saison.

Et ce n’est pas pour déplaire complètement à l’entraîneur-chef et directeur général de l’équipe Stéphane Julien.

La résilience sera un atout pour ses joueurs, dit-il.

« C’est sûr que l’avantage des équipes qui accueillent les environnements protégés, c’est d’avoir accès à leurs propres infrastructures : les gyms, les salles de vidéo et de rencontres. Parce que le reste, on est tous à l’hôtel. Même si on avait une bulle à Sherbrooke, on resterait à l’hôtel malgré tout. Donc il n’y a pas l’avantage de la glace, les partisans ».

Les équipes doivent s’adapter à leur réalité. Une toute nouvelle réalité qui force les entraîneurs à revoir la préparation de leur équipe.

« On est vraiment limités dans ce qu’on peut faire, en entraînement hors glace par exemple, lorsqu’on réside à l’hôtel. Alors on tente de maximiser les heures de glace. On a amené des vélos, mais c’est très limité, ce qu’on peut faire. »

« Toutes les minutes comptent. On essaie d’occuper les joueurs pour avoir une harmonie entre le hockey, les études, les entraînements hors glace, afin que les gars sentent qu’on est dans un mouvement. »

« Je sens les gars motivés. Comme si on était tombés dans une routine. Une nouvelle routine. Personne ne se plaint. Les gars sont dedans. Le fait de jouer des matchs, ça donne un objectif. Les journées passent très vite, c’est très loin d’être monotone! » dit Julien.

Lundi, par exemple. Réveil à 9 h, entraînement sur glace, retour à l’hôtel à 12 h 30 pour le dîner, ensuite les joueurs se sont plongé le nez dans leurs études jusqu’à 16 h, avant de passer la soirée tranquille, avant les matchs de mardi et de mercredi.

Dans ce contexte particulier de la COVID, l’adaptation est la clé.

« Ça fait des journées occupées, et le moral tient bon! Vu qu’on a connu l’inverse, avant les Fêtes, on n’avait pas de matchs et on ne faisait que s’entraîner pendant des semaines, les gars réalisent qu’on est quand même bien! Les gars sont motivés et de bonne humeur. Ils réalisent la chance qu’ils ont de jouer. Je suis un peu surpris, mais en même temps, je les comprends, avec tout ce qu’on a vécu. »

« L’expérience des joueurs juniors au Québec, on est la seule ligue junior au pays qui joue, ça va être payant pour eux non seulement dans leur carrière, mais dans leur vie aussi. Ils ne le réalisent pas encore, mais ils vont avoir développé de bons outils pour négocier les obstacles dans le futur », a dit Stéphane Julien.

Sur la glace, le Phœnix voudra mardi coller une deuxième victoire consécutive, pour la première fois de la saison. Il affrontera l’Armada de Blainville-Boisbriand à compter de 18 h. Samedi, le Phœnix a battu les Cataractes de Shawinigan par la marque de 4-2. Il s’agissait de sa deuxième victoire de la saison seulement.