Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
«Les stats avancées, je me surprends moi-même à le dire, mais on les utilise pas mal», a déclaré Patrick Roy.
«Les stats avancées, je me surprends moi-même à le dire, mais on les utilise pas mal», a déclaré Patrick Roy.

Patrick Roy se laisse tenter par les statistiques avancées

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Article réservé aux abonnés
Après le baseball, le football et le basketball, l’intérêt pour les statistiques avancées se répand dans toutes les sphères du hockey. Même le directeur général et entraîneur-chef des Remparts de Québec, Patrick Roy, a été obligé d’avouer qu’il les utilisait régulièrement dans la préparation de son équipe et qu’elles avaient joué un rôle dans l’amélioration des chances de marquer des Remparts cette année.

«Les stats avancées, je me surprends moi-même à le dire, mais on les utilise pas mal», a déclaré Roy en point de presse mercredi après-midi, donnant le crédit à son adjoint Benoît Desrosiers pour son initiation à l’analyse statistique.

«Ben Desrosiers m’a expliqué comment ça fonctionnait et on a apporté des ajustements pour améliorer nos chances dans l’enclave et près du filet. Nous étions parmi les pires équipes de la ligue à ce chapitre l’an passé et maintenant, sans être les meilleurs, on est dans le peloton de tête», a expliqué Roy.

Roy avoue toutefois qu’il n’a jamais été un fan de la statistique «Corsi», développée par l’Albertain Tim Barnes et qui mesure le différentiel des tentatives de lancers à forces égales en tenant compte des lancers au but, des lancers manqués et des lancers arrêtés.

Plus approfondi

«Ce qu’on utilise est beaucoup plus approfondi que seulement les tirs au but, il est aussi question de possession de la rondelle en zone offensive. Nous, par exemple, on aime avoir la rondelle en zone offensive et aussi aller récupérer la rondelle après les tirs. C’est quelque chose que nous pratiquons beaucoup à l’entraînement», enchaîne Roy.

Les entraînements ont porté fruit puisque les Remparts ont marqué dernièrement beaucoup plus de buts sur des retours de lancers, notamment Nathan Gaucher mardi dans la victoire de 5 à 2 contre l’Océanic de Rimouski.

«Défensivement, on essaie de limiter l’adversaire dans ce type de chances de marquer dans l’enclave. Je trouve qu’on en donne encore un peu trop», avoue Roy, ajoutant que son équipe sera «testée» au cours des sept prochaines rencontres avec des parties contre les Huskies de Rouyn-Noranda, les Saguenéens de Chicoutimi, les Cataractes de Shawinigan et le Drakkar de Baie-Comeau, les trois premières équipes faisant partie des dix premières positions de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

Le choix de l’Océanic

Par ailleurs, Roy a indiqué qu’il ne pensait pas avant tout au fait que les Remparts possédaient le choix de première ronde de l’Océanic de Rimouski lorsqu’il affrontait cette équipe qui pour l’instant occupe l’avant-dernier rang du classement général devant le Phoenix de Sherbrooke.

«Je pense surtout au fait qu’on pourrait affronter l’Océanic en première ronde des séries. Là, ça surprend tout le monde parce qu’on est premiers de notre division et eux derniers, mais moi je sais que Serge (Beausoleil) est un entraîneur toujours bien préparé», a-t-il déclaré.

«Non, le choix de première ronde (de l’Océanic), on est bien heureux de l’avoir, mais ce n’est pas notre préoccupation pour le moment puisqu’on ne sait pas où on terminera. Une chose est certaine, avec notre choix de première ronde et celui de l’Océanic, on devrait avoir des joueurs de bonne qualité», a-t-il résumé.