Les Olympiques célèbrent le premier but du match de Métis Roelens compté pendant un avantage numérique sur des passes des deux recrues de 16 ans, Tristan Luneau et Antonin Verreault.
Les Olympiques célèbrent le premier but du match de Métis Roelens compté pendant un avantage numérique sur des passes des deux recrues de 16 ans, Tristan Luneau et Antonin Verreault.

Une victoire, puis de l’incertitude pour les Olympiques

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Les Festivals de Hull ont remporté le premier match de l’histoire de la franchise des Olympiques de Gatineau en 1973.

À l’aréna Baribeau samedi après-midi, c’est en portant le chandail commémoratif des Festivals que les Olympiques ont remporté le 1001e match de leur histoire à domicile. Arborant le premier uniforme bleu et jaune de l’organisation, les Olympiques ont balayé leur week-end d’ouverture locale avec une autre victoire serrée par un but.

Dans une imitation parfaite de Glen Sharpley, première vedette de l’histoire du club, le capitaine Manix Landry a brisé une égalité en fin de troisième période pour permettre aux Olympiques de vaincre les Huskies de Rouyn-Noranda par la marque de 5-4.

Les Festivals n’ont pas fait long feu dans la LHJMQ. Après trois saisons, ils étaient voués à la faillite en 1976, mais la Ville de Hull est intervenue pour sauver la franchise. Inspirée par la frénésie des Jeux olympiques de Montréal, la deuxième mouture de la franchise a pris le nom des Olympiques de Hull.

Tout comme les Festivals de 1976, les joueurs des Olympiques vont naviguer dans des eaux inconnues malgré leur excellent début de saison de trois victoires en quatre matches. En pleine pandémie mondiale, la région outaouaise est tombée en zone rouge samedi. En théorie, l’équipe devrait donc être arrêtée pour les quatre prochaines semaines, mais l’entraîneur-chef Louis Robitaille n’avait aucune idée de ce qui attendait son club à partir de lundi.

«Je ne sais pas ce qui va se passer. Personne ne le sait. Je trouve ça malheureux et triste pour les jeunes. Ce sont des décisions qui sont prises au-dessus de nos têtes. Je comprends que la santé des gens et de notre équipe, c’est la priorité. Ceci dit, la réaction des jeunes en dit beaucoup. Le sport, c’est leur passion. Pas juste pour les Olympiques. C’est dans tout. Ma fille ne pourra plus faire de gymnastique. Mon garçon ne pourra plus jouer au hockey pee-wee. Les jeunes souffrent. Je ne suis pas là pour dire que ce n’est pas correct, mais c’est dur pour les jeunes.»

Samedi, il était trop tôt pour dire ce que l’avenir réservait à son club.

«Nous allons parler aux instances de la ligue en début de semaine et voir ce qui va se passer. Depuis que je suis arrivée en poste en avril, ce n’est pas la première tempête que nous traversons. Nous allons nous ajuster et nous serons prêts pour le retour au jeu.»

L’entraîneur-chef des Olympiques n’a pas senti son équipe dérangée par les conséquences de se retrouver en zone rouge comme l’Armada de Blainville-Boisbriand, les Remparts de Québec, les Voltigeurs de Drummondville et les Cataractes de Shawinigan.

«Je n’ai pas senti que c’était une distraction. Les joueurs étaient prêts. Ils ont connu un bon départ. Au pire des pires, nous aurons gagné notre match d’ouverture, notre 1000e match à domicile et notre dernier match de la saison! Non, c’est des farces. Je suis certain que nous allons poursuivre notre saison. S’agit de savoir quand.»

Evan MacKinnon (derrière le filet de Zachary Emond) a préparé le deuxième but des Olympiques, celui de Tristan Allard.

Trois points pour Verreault

Les Olympiques ont pris une sérieuse option sur le match de samedi en marquant les trois seuls buts de la première période. Métis Roelens a marqué à deux reprises et Tristan Allard a aussi marqué le premier de ses deux buts.

Plusieurs pénalités consécutives aux Gatinois ont permis aux visiteurs de revenir dans le match. Alex Beaucage a compté deux fois, dont le deuxième sur la première passe en carrière du Gatinois Marc-Antoine Séguin dans la LHJMQ.

En troisième période, Alex Labbé et le Gatinois Mathieu Gagnon ont égalé la marque 4-4, mais Manix Landry a enfilé le but de la victoire sur un bel effort d’Evan MacKinnon et d’Antonin Verreault. La recrue de 16 ans a terminé le match avec trois mentions d’aide. La veille, Verreault avait marqué son premier but dans la LHJMQ.

«En fin de semaine, j’ai eu des points, mais toute l’équipe a bien joué. Nous avons eu des hauts et des bas, mais dans l’ensemble, ça s’est bien déroulé. Aujourd’hui, j’ai récolté trois passes, mais les gars à côté de moi l’ont mis dedans.»

Enfin, Verreault a dû avouer qu’il ne connaissait pas grand-chose de l’histoire des Festivals, mais il trouvait que le premier chandail de l’histoire du club avait probablement porté chance à la nouvelle génération des Olympiques.

«Je n’étais pas né quand les Festivals jouaient. Je n’ai pas reconnu de noms, mais on ne voit pas souvent un chandail comme ça. C’était un sentiment incroyable de jouer avec un chandail nouveau. Je pense que ça s’est bien passé vu que nous avons gagné!»