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Louis Robitaille pense qu’avec un peu plus de chance, son club aurait pu sortir de la bulle de Québec avec trois victoires en quatre matches.
Louis Robitaille pense qu’avec un peu plus de chance, son club aurait pu sortir de la bulle de Québec avec trois victoires en quatre matches.

Robitaille refuse de céder à la panique

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
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Louis Robitaille traverse sa première période de turbulence à la tête des Olympiques de Gatineau.

Son club n’a savouré que deux victoires à ses 12 derniers matches. Plusieurs joueurs peinent à s’inscrire au pointage. Après 19 matches, le meilleur compteur du club a 16 ans. Antonin Verreault a récolté 14 points. Dans l’environnement protégé de Québec, les Olympiques (8-9-2) n’ont empoché que deux points en quatre matches.

Pourtant, l’entraîneur-chef des Gatinois est loin de paniquer. Les résultats n’ont pas été au rendez-vous, mais il est convaincu que son club s’en va dans la bonne direction. Statistiques avancées à l’appui, il estime que son club aurait dû sortir de Québec avec au moins cinq points au classement.

«La pire chose à faire, ce serait de sortir la solution facile pour prendre plus de risques en attaque. Il y a des systèmes qui favorisent des surnombres à quatre contre trois, mais ça fait en sorte que l’autre équipe peut revenir à trois contre deux. On ne veut pas s’engager dans un va-et-vient en échangeant les chances de marquer.»

En se fiant à ses chiffres, il avance que les Olympiques auraient dû battre le Drakkar (défaite de 2-1) et que le match contre Drummondville (revers de 3-1) aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre même si son club a généré plus d’occasions de marquer que les Voltigeurs.

«Les bulles, ce sont de petites séries. De petits événements. À Drummondville, nous avons bien joué contre Val-d’Or et moins bien fait contre les Voltigeurs. À Chicoutimi, nous n’avons pas gagné contre les Foreurs, mais nous sommes allés chercher des points dans deux des trois matches. Nous avons été bons. À Québec, nous avons gagné contre Rimouski. Contre Québec, nous avions connu un bon départ. Notre indiscipline en deuxième période nous a cassé les reins. Je ne suis pas content de notre deuxième moitié de match. Contre Baie-Comeau, nous avons été en possession de la rondelle pendant 73 % du match. Nous avons eu l’avantage 91-28 dans les tirs tentés. Contre Drummondville, nous avons aussi été plus en contrôle du jeu. Ils ont marqué deux buts où il aurait dû y avoir des pénalités d’obstruction. Tout d’un coup, on tirait encore de l’arrière.»

En racontant tout ça, Robitaille ne voit pas beaucoup de contre-performances de ses joueurs dans les trois dernières «bulles» de la LHJMQ.

«Est-ce qu’on peut s’améliorer? Oui. Mais je reste calme parce que nous avons fait de bonnes choses. Nous n’avons pas été capables d’aller chercher les gros buts. Il y a beaucoup d’apprentissages à faire dans ce genre de séquences là.»


« Ce sont aux leaders de rappeler aux autres que nous sommes à la bonne place et qu’il ne faut pas changer notre manière de jouer. »
Louis Robitaille

Le danger

Son club peine à marquer même si les occasions sont là. Le réflexe normal en temps difficiles, c’est que chacun tente de jouer les héros en marquant le but tant recherché. Le danger est là pour Louis Robitaille.

«Nous avons des joueurs qui veulent être les sauveurs, mais ce n’est pas le moment de changer la recette qui nous servait en début de saison quand nous pouvions revenir de l’arrière en troisième période en jouant de la bonne façon. Ce sont aux leaders de rappeler aux autres que nous sommes à la bonne place et qu’il ne faut pas changer notre manière de jouer. L’offensive est là. C’est juste que des fois, nous choisissons les jeux les plus difficiles. On essaye de déjouer deux ou trois joueurs pour devenir le héros. Ce n’est pas un manque de volonté, mais des fois, nous travaillons mal au lieu de respecter le processus.»

S’il a toujours confiance en la relance de son club, Louis Robitaille ne se ferme pas les yeux non plus.

«C’est sûr que certains joueurs doivent en donner plus. Ils travaillent fort. Travailler et compétitionner, c’est deux choses différentes pour moi. Il faut vouloir sortir de sa zone de confort pour aller chercher une rondelle, ce que nous ne faisons pas toujours pour obtenir une deuxième ou troisième chance de marquer. Nous jouons bien sans la rondelle, mais nous manquons d’engagement dans les batailles à un contre un. Il faut se faire une fierté d’aller récupérer des rondelles au lieu de reculer et revenir en mode passif.»

Enfin, Robitaille note que son jeune club n’a disputé que 19 matches.

«Habituellement, ça nous amène en novembre. Là, nous sommes en février avec 19 matches sous la ceinture. Nous n’avons pas eu le temps de prendre notre rythme.»

Prokopenko sur glace

Dernier détail assez important. Les Olympiques ont eu congé d’entraînement à leur retour de Québec jeudi, mais Alexei Prokopenko est sorti de son confinement et il s’est entraîné en solitaire avec Louis Robitaille et Raphaël-Pier Richer. 

C’était la première fois qu’il touchait la glace en... six mois.