Louis Robitaille se prépare à participer à un match spécial vendredi soir alors que les Olympiques vont affronter son ancien club des Tigres de Victoriaville.
Louis Robitaille se prépare à participer à un match spécial vendredi soir alors que les Olympiques vont affronter son ancien club des Tigres de Victoriaville.

Robitaille a hâte de retrouver «ses» Tigres

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
S’il a manqué une étincelle aux Olympiques pendant deux périodes contre les Remparts de Québec jeudi après-midi, le feu devrait faire rage contre les Tigres de Victoriaville vendredi soir.

D’abord, il s’agira du dernier match dans la bulle de la LHJMQ à Québec. Après, ce sera encore le néant. Il pourrait même s’agir du dernier match de l’année 2020 pour les Olympiques. Alors, aussi bien laisser ses tripes sur la glace dans ce 10e match de la saison.

Plus important encore, il va s’agir du premier duel entre les Olympiques et les Tigres, le club où Louis Robitaille a tiré les ficelles pendant quatre ans. Cet affrontement inter-division n’était pas au programme de la saison 2020-21 de la LHJMQ, mais le concept d’environnement protégé à Québec va permettre au nouvel entraîneur-chef et directeur général des Olympiques de retrouver ses anciens amours, ses «Tigrous» comme il s’affectionne à les appeler.

Le hasard a voulu que le calendrier de la LHJMQ dans la bulle de Québec réserve ce match pour le dessert de Louis Robitaille. Il a bien tenté de diminuer l’importance de ce duel en conférence de presse jeudi, mais son sourire trahissait ses paroles.

«Chaque match dans la bulle avait un petit cachet, dont le premier où nous avions vraiment hâte de jouer, mais je ne me mettrai pas la tête dans le sable. L’organisation des Tigres, je la respecte beaucoup. Ça va être spécial. En même temps, ça ne sera pas Louis Robitaille contre les Tigres. Ce sont les Olympiques contre les Tigres.»

L’entraîneur-chef gatinois a d’ailleurs rappelé que son club s’était présenté à Québec avec une mission de gagner au moins quatre matches sur six.

«Nous avons trois victoires et deux défaites dans la bulle. Il nous en manque une. Il faut aller la chercher.»


« Ça ne sera pas Louis Robitaille contre les Tigres. Ce sont les Olympiques contre les Tigres »
Louis Robitaille

Il a pris le temps de nommer ses amis, Kevin Cloutier (le directeur général), Carl Malette (son successeur derrière le banc des Tigres), Maxime Desuisseaux et Sébastien Charpentier (les entraîneurs-adjoints).

«J’ai été très proche d’eux. Je dois tout à Kevin Cloutier. Il m’a donné ma première chance. Je ne serais pas ici s’il n’avait pas cru en moi. Je suis content du succès que les Tigres ont depuis le début de la saison et du travail qu’ils font. Ça va me faire un petit pincement de les retrouver dans l’autre camp, mais en même temps, quand la rondelle va tomber, ça va être business as usual. Les deux côtés vont vouloir gagner.»

Quand on lui demande s’il a l’intention de rallier ses joueurs derrière son défi de renverser les Tigres, Robitaille suggère que ce ne sera pas le cas.

«Ce n’est pas le spectacle de Louis contre les Tigres. Nous allons nous préparer de la même façon que nous nous sommes préparés contre les Remparts. Je sais que nos joueurs vont être prêts. Pas pour moi, mais pour gagner et pour avoir du succès collectif.»

Comme il n’y a pas eu de séries éliminatoires au printemps dernier dans la LHJMQ, Louis Robitaille a quitté les Tigres sur une séquence victorieuse. Il avait gagné ses deux derniers matches contre les deux clubs de l’Abitibi avant que la pandémie vienne annuler la saison. Une séquence va se poursuivre vendredi soir. Celle de Louis Robitaille dans le camp victorieux ou celle des Tigres sans leur ancien entraîneur-chef.

Au plus fort la poche!