Pier-Olivier Roy (11) obtient une chance inouïe d’évoluer sur un trio offensif alors qu’il a été jumelé à Zach Dean et Antonin Verreault. Les Olympiques s’attendent à se qu’il retrouve son style de jeu hargneux du temps où il évoluait dans la Ligue midget AAA du Québec.
Pier-Olivier Roy (11) obtient une chance inouïe d’évoluer sur un trio offensif alors qu’il a été jumelé à Zach Dean et Antonin Verreault. Les Olympiques s’attendent à se qu’il retrouve son style de jeu hargneux du temps où il évoluait dans la Ligue midget AAA du Québec.

Pier-Olivier Roy a une occasion à saisir

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Le mouvement jeunesse des Olympiques de Gatineau génère un engouement évident depuis le début de la saison.

Choix de première ronde en 2020, Tristan Luneau, Antonin Verreault, Samuel Savoie et Noah Warren ont déjà un impact dans les succès de l’équipe. Zach Dean et Olivier Boutin, les choix de première ronde de 2019 sont aussi des valeurs sûres. À travers tout ça, il est facile d’oublier Pier-Olivier Roy, le choix de première ronde de 2018.

Lui aussi était perçu comme un joueur qui amènerait l’équipe à la terre promise, mais après une saison de 16 ans potable où son potentiel était perceptible, sa progression a été ralentie par une vilaine blessure dès le début de sa deuxième saison. Il avait commencé à prendre ses aises après les Fêtes pour terminer la saison avec 34 points en 48 matches. À 18 ans, il arrive à un moment déterminant de sa carrière où il devra trouver sa place et son rôle dans l’organisation des Olympiques où le talent foisonne.

Louis Robitaille est un partisan de Pier-Olivier Roy. Afin de lui donner toutes les chances de réussir, le nouvel entraîneur-chef des Gatinois l’a muté à l’aile droite de Zach Dean et Antonin Verreault dans le premier trio du club.

Après huit matches, les points tardent à venir pour l’ancien joueur vedette des Chevaliers de Lévis, qui avait récolté 50 points en 40 matches à l’âge de 15 ans. Roy n’a toujours pas marqué. Il a fourni trois passes. S’il admet lui-même avoir connu un lent départ, il pense que le vent est sur le point de tourner.


« Les chances sont là. Je sais que ça va venir, mais je commence à avoir hâte que ça arrive. »
Pier-Olivier Roy

«Mes trois ou quatre premiers matches ont été très moyens, mais je joue mieux depuis que nous sommes dans la bulle. Ça ne s’est pas traduit par une production accrue en attaque. J’ai eu de bonnes chances. Ça ne veut pas rentrer pour moi ou pour mes coéquipiers à qui je passe la rondelle. Le coach m’a placé sur premier trio même si je produis moins offensivement. Les chances sont là. Je sais que ça va venir, mais je commence à avoir hâte que ça arrive.»

Louis Robitaille a confiance aux aptitudes de Roy. Quand il avait été recruté par les Olympiques, ceux-ci voyaient en lui le parfait guerrier.

«J’appréciais ce joueur-là quand il était dans le midget AAA. Je l’ai aimé quand il a joué contre nous (Victoriaville) l’an dernier. Je veux qu’il soit un joueur plus complet, plus hargneux. Il faut qu’il joue des minutes de qualité dans les zones difficiles. Il faut qu’il nous donne du hockey de séries. On veut qu’il redevienne le joueur qu’il était dans le midget AAA de manière constante.»

À sa troisième saison dans la LHJMQ, Pier-Olivier Roy se voit encore occuper un rôle offensif chez les Olympiques.

«Le coach me donne la chance de jouer ce rôle-là présentement et si je lui donne de l’offensive, il va continuer de m’en donner. Il m’a placé dans une position pour réussir. Pour l’instant, l’offensive ne vient pas sur la feuille de pointage, mais je vais continuer de travailler fort pour que ça arrive. Louis aime me défier. Il met tout le monde au défi. C’est bon pour moi, ça me pousse à m’améliorer.»

Louis Robitaille affirme qu’il ne lâche pas Roy d’une semelle.

«Pier-Olivier est réceptif. Il a joué 17 minutes mardi. Il était beaucoup plus sur la rondelle. Il était plus efficace en échec avant. Il a la vitesse et les qualités de fabricant de jeu pour évoluer avec Dean et Verreault. Il doit éviter de commettre l’erreur de se concentrer sur ses statistiques offensives. Quand tu te comportes bien sur la patinoire, ça va finir par payer. Il est sur la bonne voie. La journée où il va débloquer, il ne sera plus arrêtable s’il continue à jouer de la bonne façon.»