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Métis Roelens s’apprête à voir son frère Milo de très près à Gatineau. Les Olympiques ont trois matches à l’horaire contre le Phoenix de Sherbrooke, club qui a acquis Milo pendant la dernière période des transactions
Métis Roelens s’apprête à voir son frère Milo de très près à Gatineau. Les Olympiques ont trois matches à l’horaire contre le Phoenix de Sherbrooke, club qui a acquis Milo pendant la dernière période des transactions

Mise en garde contre les matches faciles

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
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Quand ils sont allés dans l’environnement protégé de Chicoutimi où étaient regroupés les Saguenéens, les Foreurs de Val-d’Or et les Tigres de Victoriaville, on disait que les Olympiques de Gatineau avaient été placés dans le «groupe de la mort».

Ces trois adversaires étaient de sérieux aspirants à la coupe du Président. Finalement, une éclosion de Covid-19 chez les Tigres a limité les Gatinois à trois matches contre les Foreurs où ils ont soutiré deux points au classement dans des matches perdus en prolongation et en fusillade.

La troupe de Louis Robitaille va vivre l’envers de la médaille dans la «bulle» qu’elle s’apprête à accueillir. Bien sûr, les Tigres feront partie de la bulle, mais ils en seront à leurs premiers matches depuis leur séjour prolongé... à Chicoutimi. De toute manière, il n’y a qu’un seul match prévu pour les retrouvailles de Louis Robitaille contre son ancien club.

Dans les prochains jours, les Olympiques vont affronter le Phoenix de Sherbrooke à trois reprises. Le Phoenix occupe la cave du classement de la LHJMQ. Les deux clubs n’ont pas encore croisé le fer cette saison. Les deux autres matches auront lieu contre les Huskies de Rouyn-Noranda, une autre équipe qui a échangé ses meilleurs joueurs à la date limite des transactions.

Le moment serait bien choisi pour faire débloquer une attaque qui peine à marquer des buts depuis une bonne douzaine de matches, mais Louis Robitaille se montre prudent. Il redoute chacun de ses prochains adversaires.

Sherbrooke

«Premièrement, il n’y a jamais de match facile dans notre ligue. Le Phoenix vient de battre l’Armada et les Cataractes dans sa dernière bulle. Ce sont des puissances de la ligue. Le Phoenix nous ressemble en ce sens que ce n’est pas une équipe en reconstruction complète. Depuis les Fêtes, ils ont récupéré Samuel Hlavaj, un gardien d’expérience. Gregory Kreutzer, un vétéran défenseur de 20 ans, vient d’arriver des États-Unis. Joshua Roy, premier choix du repêchage il y a deux ans, fait maintenant partie de leur club. Milo Roelens (ancien Olympique) va bien pour eux et Stéphane Huard est également une bonne addition.»

Oui, le Phoenix (3-12-2) a laissé partir Samuel Poulin, Patrick Guay, Jaxon Bellamy, Xavier Bernard, Bailey Peach et Benjamin Tardif, mais il a pu ajouter des éléments de qualité pour combler certaines de ces pertes.

Huskies et Tigres

Les Huskies (14-11-3) ont aussi liquidé leurs meilleurs atouts pour poursuivre leur reconstruction, mais étonnamment, ils continuent de gagner. Ils ont remporté sept de leurs 10 derniers matches.

«Leur gardien Samuel Richard a été excellent pour remplacer Zachary Émond dans le rôle du numéro un. Même quand Mario Pouliot (l’entraîneur-chef) a dû rater une bulle complète pour des raisons familiales, le club a aligné les victoires», a ajouté Robitaille.

Les Olympiques (8-9-1) avaient balayé leur programme double contre les Huskies en début de saison dans les deux seuls matches présentés à l’aréna Baribeau jusqu’à maintenant.

Quant aux Tigres (9-5-0), ils sont inactifs depuis le 31 janvier, mais ils auront eu trois matches pour reprendre leur rythme avant de se frotter aux Olympiques le 4 mars.

«Nous allons prendre les matches un à la fois. Rien ne sert de regarder trop loin», lance Robitaille.

Personne ne sera surpris d’apprendre qu’il a mis l’accent sur l’offensive à l’entraînement cette semaine. Son attaque a été limitée à 12 buts à ses huit derniers matches.

«Nous devons être une équipe plus difficile à affronter. Il faut être moins prévisible. L’avantage numérique doit être meilleur et plus dangereux. Il faut aller chercher de la maturité dans notre jeu. Heureusement, ce groupe est très plaisant à diriger. Il assimile beaucoup d’information. Il ne travaille pas toujours bien, mais il travaille fort. Il est engagé et son attitude est numéro un. En continuant de respecter le plan, nous obtiendrons des résultats.»

Blessés

Blessés et absents du dernier match à Québec, Mikaël Martel et Kieran Craig représentent encore des cas incertains pour le match de samedi contre Sherbrooke. Craig n’a pas encore repris l’entraînement. Martel a pratiqué pour la première fois mercredi.

+

LA « BULLE » LHJMQ EN PRÉOARATION

Les préparatifs sont amorcés pour créer l’environnement protégé de la LHJMQ à Gatineau. La ville outaouaise s’apprête à accueillir trois autres formations du circuit Courteau qui disputeront un total de 12 matches entre le 27 février le 7 mars.

Les équipes du Phoenix de Sherbrooke, des Tigres de Victoriaville et des Huskies de Rouyn-Noranda sont attendues à Gatineau à partir de vendredi après-midi, mais il y a beaucoup de travail à accomplir d’ici là.

«Nous sommes en train de déménager Baribeau à Branchaud-Brière, explique David Roy, coordonnateur du marketing et des communications des Olympiques. C’est comme avoir un gros match sur la route, mais à Gatineau!»

À compter de vendredi, les quatre clubs de la LHJMQ seront installés dans deux hôtels de la région (incluant les Olympiques) et feront le va-et-vient entre ces quartiers généraux et le Complexe Branchaud-Brière (CBB). Là-bas, chaque club disputera six parties en neuf jours sur la patinoire principale. Les entraînements quotidiens se tiendront sur la patinoire secondaire.

L’exercice de logistique pour parvenir à répondre aux normes de la LHJMQ n’est pas de tout repos.

«Il faut installer des caméras pour les reprises vidéo, notamment au-dessus des filets. Il faut transférer tout le câblage de Baribeau vers le CBB pour la webdiffusion des matches. Il faut aussi déménager tout le matériel informatique pour les officiels mineurs et les juges vidéo. Les équipes ont besoin de locaux pour le rangement, des tables, des bureaux. Il faut fermer des sections complètes du complexe afin de s’assurer le respect de l’environnement protégé», a ajouté David Roy.

Le grand vestiaire de l’Intrépide de Gatineau a été libéré pour permettre aux Olympiques d’y prendre place pendant la semaine de relâche scolaire. Mercredi soir, le nouveau vestiaire des Olympiques sera prêt. L’Intrépide fera le sens inverse pour se diriger vers l’aréna Baribeau.

En aucun temps, les officiels mineurs et les agents de sécurité ne seront en contact avec les joueurs et les membres du personnel des équipes. Ils emprunteront des portes et des couloirs différents pour accéder à leurs postes.

Rappelons que les partisans ne pourront pas assister aux matches. Les parents et les familles des joueurs n’auront pas plus de chance. Une demande a été effectuée auprès de la Santé publique afin de permettre à certains membres des médias d’assister aux matches, mais le protocole encore plus sévère que celui du Centre Bell à Montréal n’a pas encore été approuvé.