Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Deux anciens capitaines des Olympiques de Gatineau, Alex Breton (à gauche) et Marc-Olivier Crevier-Morin, sont à nouveau réunis sur la même paire défensive avec le Banská Bystrica HC en Slovaquie. Les voici à deux heures de leur match de vendredi à Zloven.
Deux anciens capitaines des Olympiques de Gatineau, Alex Breton (à gauche) et Marc-Olivier Crevier-Morin, sont à nouveau réunis sur la même paire défensive avec le Banská Bystrica HC en Slovaquie. Les voici à deux heures de leur match de vendredi à Zloven.

Marc-Olivier Crevier-Morin et Alex Breton, deux capitaines en Slovaquie

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Article réservé aux abonnés
Ils ont été coéquipiers à Gatineau pendant trois saisons entre 2014 et 2017. En quittant les Olympiques, Marc-Olivier Crevier-Morin a tendu le flambeau du capitaine à Alex Breton pour la saison 2017-18.

Aujourd’hui, les deux défenseurs sont à nouveau réunis, mais très loin de Gatineau. Après deux saisons dans la Ligue East Coast (ECHL) où il été choisi dans l’équipe d’étoiles des recrues pour ensuite remporter le titre du défenseur de l’année, l’aventure professionnelle d’Alex Breton l’a mené en Slovaquie cette année.

« Cet été, personne ne savait ce qui se passerait dans la Ligue américaine (AHL) à cause de la COVID. Dans la East Coast (ECHL), j’avais fait le tour. Je voulais essayer autre chose. Avec mon agent, nous avons regardé vers l’Europe, mais c’était aussi le fouillis total avec tous les joueurs qui se cherchaient des places pour jouer. De jeunes espoirs de la LNH traversaient pour jouer tout à fait gratuitement. Les ligues étaient pleines. J’ai pris ce contrat avec l’équipe de Banská Bystrica. Guillaume Asselin avait joué ici et il avait adoré son expérience. Ils ont toujours eu de bonnes équipes ici, sauf cette année... »

À ce moment, Marc-Olivier Crevier-Morin n’est pas encore dans le portrait. Le défenseur est chez lui à Châteauguay et il espère le retour de la ECHL. Âgé de 24 ans, il est prêt à retourner à Portland où il a vraiment aimé son expérience l’an dernier.

Meilleur compteur

Revenons à Alex Breton. Sur le plan personnel, tout se passe bien pour le défenseur de 23 ans. Le Beauceron mène toujours son club avec 22 points en 23 matches, mais c’est à peu près tout ce qu’il y a de positif. Le Banská Bystrica HC ne gagne pas. Il n’a que quatre victoires en temps réglementaire après 27 matches. Il occupe le 11e rang de la meilleure ligue professionnelle de Slovaquie (Extraliga), un circuit à 12 équipes.


« Lui, il score. Moi, je mets du monde à terre ! »
Marc-Olivier Crevier-Morin

« C’était comme à ma première année dans la East Coast. Nous étions derniers. Chaque nouvelle place où j’arrive, je suis dans le club de dernière place ! Ce n’est pas vraiment plaisant. Nous avons déjà passé trois entraîneurs cette saison (dont un par intérim). Nos Slovaques sont très jeunes. Nous manquons d’expérience. La Slovaquie est en confinement. Même s’il n’y a pas de couvre-feu, il n’y a rien à faire. Nous jouons nos matches à huis clos dans un aréna que nous partageons avec un autre club à Zvolen parce que le nôtre est en rénovation. »

Arrivée de Crevier-Morin

Banská Bystrica est une ville mignonne située en plein centre de la Slovaquie, mais Breton est le seul Québécois là-bas. Il s’ennuie un peu. L’équipe ne gagne pas et il n’a rien à faire pour se changer les idées à l’extérieur de l’aréna. À un certain moment, le club a besoin d’un défenseur. Breton ne fait ni une, ni deux. Il va voir son directeur général pour lui dire qu’il connaît quelqu’un.

Son ami Marc-Olivier Crevier-Morin n’avait plus de place pour jouer quand son club de la ECHL a fermé boutique pour la saison 2020-21. Il a aidé son père à couvrir des toitures durant l’été, mais l’appel de Breton arrivait au moment propice.

« Ils m’ont offert un contrat semblable à ce que j’avais au Maine. J’aurais pris n’importe quoi pour gagner ma vie cet hiver. J’aime mieux jouer cette saison. Un gars comme moi, si je saute une saison, ça veut probablement dire la fin. »

Crevier-Morin a disputé son septième match à Banská Bystrica vendredi. Il habite en appartement avec Breton. Alexis Daoust, un ancien des Cataractes de Shawinigan, s’est aussi joint à eux récemment.

Même paire défensive

S’il y avait des spectateurs, Breton serait sûrement un des favoris de la foule pour ses prouesses offensives. Crevier-Morin attirerait l’attention avec ses percutantes mises en échec. Les deux font partie de la même paire défensive.

« Ça ne frappe pas du tout dans cette ligue, lance Crevier-Morin. Pourtant, les gars sont grands et forts, mais ils n’ont pas été élevés à donner des mises en échec. Dans les coins de patinoire, je n’ai qu’à faire semblant de frapper. Ils me laissent la rondelle ! Je la prends. Je la passe à Alex et il monte la glace avec. Lui, il score. Moi, je mets du monde à terre ! »

Vers la Russie, Suède, Finlande, Suisse ?

Alex Breton prend son mal en patience. Ses statistiques sont assez bonnes pour lui permettre de rêver à d’autres ligues plus prestigieuses.

« Ça serait beau ici si nous avions des partisans aux matches et si nous pouvions faire des activités à l’extérieur de la patinoire. L’an dernier, j’avais un contrat à deux sens dans la AHL/ECHL. Je n’ai jamais eu ma chance. Je suis prêt à rester en Europe. Une bonne saison peut m’ouvrir les portes de la KHL, de la Suède, de la Finlande où peut-être même de la Suisse où je connais très bien un entraîneur là-bas (Éric Landry) ! »

En attendant

Crevier-Morin se plaît en Europe, mais il n’y est que de passage. Son cœur est à Portland, au Maine.

« J’aimerais y retourner. J’ai aimé mon expérience. Le coach a dit qu’il voulait honorer les contrats des joueurs qui devaient jouer là cette année. »

En attendant, les deux anciens capitaines vont tenter de combiner leurs efforts pour ajouter quelques victoires au compteur du Banská Bystrica HC.