Nikolas Hurtubise a été étincelant, surtout en première période, pour mener les Tigres de Victoriaville àe leur deuxième victoire en six matches dans la bulle de Québec.
Nikolas Hurtubise a été étincelant, surtout en première période, pour mener les Tigres de Victoriaville àe leur deuxième victoire en six matches dans la bulle de Québec.

Les Tigres rugissent devant leur ancien coach

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Le premier duel de Louis Robitaille contre son ancienne équipe ne s’est pas déroulé comme il l’aurait espéré vendredi soir au Centre Vidéotron.

Ses Olympiques de Gatineau étaient tout feu tout flamme dans la première période qu’ils ont dominé 12-0 au chapitre des tirs dans les 12 premières minutes, mais les Tigres de Victoriaville ont marqué dès leur premier tir au but. C’était un mauvais présage.

Pour un troisième match de suite, le gardien adverse a hérité de la première étoile. Après Olivier Adam (Armada) et Thomas Sigouin (Remparts), c’est Nikolas Hurtubise qui a limité les Olympiques à un seul but. En fait, le gardien des Tigres était à 26 secondes de réaliser un blanchissage quand Evan MacKinnon est finalement parvenu à le battre dans une cause perdue.

Les Tigres l’ont emporté 4-1. De leur côté, les jeunes gatinois ont manqué d’essence. Après trois victoires en lever de rideau, ils ont plié l’échine dans un troisième match consécutif.

«C’est dur de perdre après avoir fourni un si grand effort. La première période a été notre meilleure période de l’année. Les joueurs ont exécuté ce que nous leur avions demandé. Nous avons mis beaucoup de pression sur les Tigres. Il faut rendre crédit à Hurtubise. Il a fait les gros arrêts», a expliqué Robitaille après la défaite des siens.

Les Olympiques n’ont pas su profiter d’un cinq contre trois de deux minutes complètes dans le premier vingt. Ils n’ont jamais pu marquer sur leurs six attaques massives du match.

Brooklyn Kalmikov a quant à lui été en mesure de déjouer Rémi Poirier sur le premier tir des Tigres (6-4-0) à la 14e minute. Et quand la troupe de Carl Malette a eu sa propre chance d’évoluer à cinq contre trois à mi-chemin en troisième période, Vincent Sévigny a creusé l’écart à 2-0. Maxime Pellerin et Félix Paré ont cimenté la victoire des Tigres dans un match où les Olympiques (6-4-0) ont dominé 33-29 au chapitre des tirs.

Roelens blessé

Déjà privés de leur capitaine Manix Landry (les Tigres manquaient aussi leur meilleur joueur, Mikhail Abramov), les Gatinois ont aussi perdu les services de Métis Roelens dès sa première présence sur la patinoire. Il a souffert d’un coup à la tête. Il ne se portait pas très bien après le match.

«La perte de Métis a été difficile. Nous avons commencé à surtaxer certains joueurs. Nous sommes tombés dans l’indiscipline. Je ne sais pas à quel point notre fatigue était mentale ou physique, mais nous avons changé notre match après le premier but des Tigres», a ajouté Louis Robitaille.

Chez les Tigres, le Russe Igor Serdyuk a aussi été blessé en troisième période lorsqu’il a été frappé solidement par Justin Bergeron, qui a été expulsé du match pour son coup illégal.

Les Olympiques sont jeunes. Ces jeunes joueurs ont joué à profusion dans la bulle de Québec. Ceux-ci ont été plus discrets dans les trois derniers matches, mais le vétéran Kyle Havlena ne voulait surtout pas qu’ils en portent le blâme.

«Nous n’allons pas mettre nos défaites sur le dos de nos jeunes. Nous perdons en équipe. Nous avons compté trois buts en trois matches. Nous ne pouvons pas gagner des matches en comptant un but par match. Ce n’est pas facile de jouer six matches en 10 jours, mais c’était la même chose pour les Tigres. Nous ne pouvons pas nous en servir comme excuse.»

Les Tigres célèbrent le premier but du match de Brooklyn Kalmikov inscrit sur leur premier tir de la rencontre à la 14e minute de jeu.

Déçu pour Robitaille

Havlena s’est dit peiné d’avoir perdu ce match d’importance aux yeux de son entraîneur Louis Robitaille.

«Tout le monde déteste perdre, mais ça fait plus de peine de ne pas avoir pu gagner pour Louis. Nous voulions gagner ce match pour nous-même, mais pour lui aussi. Il a été à Victoriaville pendant quatre ans. J’ai été échangé aussi. Quand tu joues contre ton ancienne équipe, c’est toujours un match spécial.»

Malgré la défaite contre son ancien club, Louis Robitaille a dit qu’il était surtout déçu de ne pas avoir pu remporter un quatrième match dans la bulle de Québec.

«L’objectif, c’était d’en gagner quatre. Bon, nous sortons d’ici avec une fiche de 3-3. Ça demeure extrêmement satisfaisant, surtout que nous avons dominé le match contre l’Armada (le quatrième). Nous sommes une jeune équipe. Nous sommes venus ici grandir. Nous avons perdu contre de bonnes équipes. Victoriaville ce soir, c’est une équipe à maturité physique. Ils nous ont brassés. Nous nous sommes tenus. Ça ressemblait à un match des séries.»

De son côté, Carl Malette a pris une avance de 1-0 sur son ancien entraîneur-chef à Victoriaville, mais il hésitait à dire que la victoire lui faisait un petit velours.

«J’ai énormément de respect pour Louis. Il m’a montré beaucoup de choses en trois ans. Son équipe est plus jeune que la nôtre, mais nous avons vraiment eu un bon match de hockey. Ses jeunes jouent bien. Nous avons été physiques. Ses jeunes ont répondu. J’ai du respect pour eux, mais les Tigres, ce soir, nous voulions gagner un match de hockey.»