Emerik Despatie est de retour dans la bâtisse où il a disputé sa première saison dans la LHJMQ. C’est lui qui affrontera les Remparts de Québec jeudi après-midi.
Emerik Despatie est de retour dans la bâtisse où il a disputé sa première saison dans la LHJMQ. C’est lui qui affrontera les Remparts de Québec jeudi après-midi.

Elvis est de retour

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Les plus fervents partisans des Olympiques de Gatineau sont au courant.

Sans spectateurs à l’aréna, il faut être un irréductible pour avoir remarqué le retour d’Elvis Presley sur le nouveau masque du gardien Emerik Despatie aux couleurs des Olympiques. Les Gatinois sont aussi les seuls à ne pas avoir eu droit à un match à l’antenne du télédiffuseur officiel de la LHJMQ dans la bulle de Québec.

L’oeuvre de Sylvie Marsolais a été complétée juste avant l’arrivée des Olympiques à Québec. Le «King» apparaissait sur le premier masque d’Emerik Despatie à sa première saison dans la LHJMQ avec les Remparts de Québec. Après tout, Elvis est le deuxième prénom du gardien natif de Cantley, qui a l’intention d’en faire sa marque de commerce.

«J’avais mis Elvis sur mon masque l’année dernière et je pense en faire une habitude. Il sera toujours sur mes masques. Ça va bien aller à Gatineau. Elvis a encore beaucoup de fans chez nous», a confié le gardien de 17 ans à la veille d’un duel où il aura l’occasion d’affronter son ancien club jeudi après-midi.

Son deuxième masque a d’autres caractéristiques propres à son nouveau club.

«Il y a le H du vieux logo des Olympiques de Hull que j’aime beaucoup. Mon surnom ‘DEPS’ y figure aussi. À l’arrière, il y a ma ceinture noire de karaté et mon surnom du hockey mineur: The Wall. C’est la première fois que je travaille avec Sylvie Marsolais. Je suis bien content du produit final.»

Le "King" du rock'n'roll, Elvis Presley, bien en vue sur le masque d'Emerik Despatie

Jeudi, «Elvis» Despatie sera de retour dans la bâtisse des Remparts pour son deuxième départ dans la bulle de Québec. Le duel s’annonce stimulant pour celui qui avait été le choix de deuxième ronde des Remparts en 2019, mais échangé aux Olympiques contre un autre choix de deuxième ronde en 2020.

«C’est une chance en or de jouer contre mes anciens coéquipiers. Ça va être un bon moment pour démontrer comment je me suis amélioré», a dit celui qui a réussi sa rentrée avec les Olympiques dans un gain de 3-2 en prolongation contre les Saguenéens de Chicoutimi dimanche.

Despatie était bien à Québec l’an dernier et il ne s’attendait pas à partir aussi rapidement.

Emerik Despatie a disputé son premier match avec son nouveau masque aux couleurs des Olympiques dans une victoire de 3-2 contre les Saguenéens de Chicoutimi dimanche dernier.

«C’est sûr que j’ai aimé jouer à Québec. En même temps, j’avais joué un bon match contre Gatineau au centre Robert-Guertin l’an dernier (une victoire et une étoile). Après le match, j’avais dit à ma mère que je sentais qu’un jour, j’allais être échangé aux Olympiques. Il y avait eu beaucoup de partisans à ce match-là. C’est juste arrivé plus vite que je pensais! Je suis content d’être de retour avec ma famille. Je suis dans mes affaires. Je suis encore plus concentré sur le hockey.»

Éloges de Robitaille
Chez les Olympiques, l’entraîneur-chef Louis Robitaille a indiqué après sa victoire de dimanche qu’il voyait Despatie comme «un des meilleurs gardiens de 17 ans de la LHJMQ, sinon le meilleur» et qu’il était le «gardien d’avenir du club». À cet effet, Despatie a appris à la dure et veut éviter de revivre un autre Heartbreak Hotel.

«À Québec, Patrick Roy avait aussi dit que j’étais le gardien d’avenir. Je ne veux pas me fier là-dessus. Je vais continuer de travailler pour m’améliorer. La différence, c’est que j’ai plus confiance cette année. Louis est un méchant bon entraîneur et je sens que j’ai sa confiance. À Québec, quand tu as 16 ans et que tu as le meilleur gardien de but de l’histoire du hockey comme entraîneur, ça peut être intimidant. J’ai quand même apprécié l’expérience. Ce n’est pas tout le monde qui peut vivre ça.»

Chez les Olympiques, Louis Robitaille aime le potentiel de son athlète multisport.

«C’est un gardien combatif avec des jambes ultras rapides. Il a le potentiel d’un gardien élite. Je savais qu’il excellait au karaté et qu’il avait mis du temps avant de se concentrer au hockey. Le karaté est un sport compétitif où la concentration est importante pour rester dans le moment présent. Ce sont des qualités qui sont importantes pour sa position au hockey. Ça va être un privilège de l’amener au prochain niveau avec notre entraîneur des gardiens Jean-Martin Hamel.»

Impossible de savoir si les Olympiques se frotteront à nouveau aux Remparts cette saison. Pour Emerik Despatie, It’s now or never jeudi après-midi!