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En prévision du match décisif de vendredi, l’Océanic entend jouer de la même façon qu’il l’a fait depuis le début de la série.
En prévision du match décisif de vendredi, l’Océanic entend jouer de la même façon qu’il l’a fait depuis le début de la série.

L’Océanic n’a rien à perdre dans son ultime match contre les Cataractes

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
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Après avoir battu les Cataractes de Shawinigan deux fois contre toute attente, l’Océanic de Rimouski livrera son ultime duel de la même façon qu’il l’a fait depuis le début de cette série éliminatoire de premier tour, c’est-à-dire sans se mettre de pression. Pour Serge Beausoleil, son club n’a rien à perdre en prévision de ce match contre la formation de Ron Choules, qui sera disputé vendredi dans l’environnement protégé du Centre Gervais Auto de Shawinigan.

«On est un club qui est 15e au classement et on joue contre un club qui a fini en tête des meilleures équipes du circuit, explique l’entraîneur-chef bas-laurentien. On va là-bas, on compétitionne. On a beaucoup de jeunes qui apprennent. C’est zéro pression! On pousse la série à la limite; c’est déjà un exploit en soi. C’est fantastique! Nous autres, on va là dans l’optique où on n’a rien à perdre, alors que pour Shawi, il faut absolument qu’ils remportent ce match-là; ils ont tout à perdre!»

Le capitaine fait la même lecture. «On a réussi à amener cette série-là en 5, se réjouit Nathan Ouellet. Personnellement, je ne me mets aucune pression. Je rentrerai là et j’essaierai de jouer mon meilleur hockey!» C’est aussi l’attitude qu’il a conseillée à ses coéquipiers dans la chambre. «Les séries, ce sont les séries. Mais, ça reste un match de trois périodes de 20 minutes. Il faut rentrer dans le match avec ce qu’on peut contrôler. Ce que je dis aux gars, c’est de jouer leur meilleur match possible, comme s’il n’y avait pas de lendemain.»

S’il a foi en ses coéquipiers, il exprime néanmoins une petite réserve. «De la confiance, c’est important. Mais, c’est important de ne pas trop en avoir non plus. Il faut rester terre à terre. On est capable de jouer contre cette équipe-là, on l’a démontré avec deux victoires et dans la saison aussi. Mais, c’est un match de hockey et il faut s’attendre à ce que Shawinigan va arriver très prêt. Il n’est pas question, pour eux, de perdre contre nous! C’est sûr que ça va être un gros match de hockey. Les premières minutes vont être très importantes.»

En n’étant pas sous l’emprise de la pression, les Rimouskois ont une attitude positive, estime Beausoleil. Ils apprennent et constatent comment il est difficile de gagner des matchs de série contre une équipe très talentueuse. Selon l’entraîneur-chef, la moindre nervosité de ses hommes peut leur coûter rapidement un but, surtout devant des joueurs habiles qui profitent de toutes les erreurs de l’adversaire. «Chaque fois qu’on avance, je suis content. C’est super, l’expérience qu’on vient acquérir! C’est une série qui est âprement disputée et c’est formatif pour nos gars. C’est très positif, peu importe ce qui arrive.»

Creed Jones

Le gardien de but Creed Jones y a été pour beaucoup dans les deux victoires qui ont permis à son équipe d’égaliser 2-2 après quatre matchs de cinq. «C’est un joueur-clé, ne manque pas de souligner le pilote rimouskois. Il a été absolument sensationnel! Il nous donne une chance de gagner. C’est ce qu’on veut!»

Le numéro 50 sera assurément le gardien partant lors du match de vendredi. «Creed va être important comme il l’a été pendant toute la série, mentionne le capitaine. Il a fait des arrêts incroyables. On a besoin de lui, mais on a aussi besoin de tous les joueurs, de la performance de tous les gars. En tant que 20 ans, Creed, Anthony D’Amours et moi, on doit montrer l’exemple.»

Capitaine Ouellet

On ne saurait passer sous silence la contribution du capitaine qui a été un rouage important de la victoire de mercredi en marquant le but égalisateur et le but gagnant. Nathan Ouellet promet d’ailleurs de jouer de la même façon lors du match décisif de vendredi. «Je vais être dans la même situation: ça passe ou ça casse! Je vais rentrer dans ce match-là avec la même intensité.»

S’il ne met pas de pression sur ses coéquipiers, il n’en demeure pas moins que le capitaine de l’Océanic, Nathan Ouellet, espère qu’ils sauront causer la surprise lors du cinquième et dernier match contre les Cataractes.

Nathan Ouellet fait partie du palmarès des joueurs d’exception de Beausoleil. Après avoir été utilisé à la défense, le pilote lui avait demandé, lors de cette partie de mercredi, de remplir les fonctions d’attaquant. «C’est un type exceptionnel, qui est tout le temps là dans les meilleurs étudiants du circuit, qui est présent dans sa communauté, qui fait attention à nos jeunes, qui les élève, qui les aide, qui les supporte. Je me sens vraiment privilégié de côtoyer un gars de cette qualité-là. Ça va bien au-delà de ses performances sur la patinoire.»

Pour le principal intéressé, c’était la surprise d’être affecté à l’attaque. «Je pensais finir ma carrière junior à la défense, confirme Ouellet. Ça faisait une vingtaine de matchs que je jouais à cette position-là et j’étais assez impliqué. Je jouais beaucoup de minutes avec le petit [Frédéric] Brunet. On avait beaucoup de complicité et ça allait bien.»

Luka Verreault

Avec Anthony D’Amours et Ludovic Soucy, Ouellet n’est assurément pas le seul vétéran à faire profiter ses plus jeunes coéquipiers de son expérience. «Il n’y en a pas beaucoup qui sont là depuis les dernières années de [Alexis] Lafrenière et de tout le groupe qu’on a élevé, rappelle Serge Beausoleil. Je vois aussi [Luka] Verreault grandir. C’est un petit gars très timide qui jouait un rôle de soutien et qui jouait, hier ([mercredi], sur le deuxième trio. Il a bien fait ça dans l’ensemble. Il joue bien sur 200 pieds, il fait de belles couvertures, il est de toutes les attaques dangereuses. Sur l’autre ligne, ils ont [Mavrick] Bourque, [Xavier] Bourgault et je ne parle pas de [Olivier] Nadeau! Les gars ont de gros souliers à chausser pour contrer l’adversaire. Puis, ils prennent leur courage à deux mains et ils vont jouer au hockey! Je trouve ça très beau.»

Avec D’Amours et Ouellet, Verreault a d’ailleurs fait la différence dans un 5 contre 3 lors du duel de mercredi, où Beausoleil a écopé d’une pénalité de banc. «Ils ont fait preuve d’un sang-froid incroyable, a observé le patron hockey. C’était une grosse mission!» Curieusement, c’est ce désavantage numérique qui a fait tourner le vent en faveur de l’équipe du Bas-du-fleuve. «L’ironie, c’est que ça a été un tournant majeur parce qu’après, on est revenu dans le match et on a profité de l’indiscipline de l’autre côté pour aller chercher de gros buts en désavantage numérique et remporter le match», analyse Beausoleil.

Ouellet a vite compris que cette infériorité numérique aurait pu être fatale pour sa troupe. «Si j’avais pu bloquer un tir avec mes dents, je l’aurais fait! Les gars avec moi ont vraiment été parfaits. Jones a fait des arrêts importants. Après ça, le momentum est revenu de notre côté. On est reparti de l’autre bord et on a compté un gros but. Ça nous a redonné des jambes. On a regardé derrière nous et tout allait bien.»

Pour Serge Beausoleil, l’Océanic n’a rien à perdre lors de l’ultime match de vendredi contre les Cataractes de Shawinigan.

Des cinq troupiers de 19 ans incluant le gardien de réserve, l’Océanic sera privé de deux d’entre eux pour l’ultime match: Philippe Casault et Ludovic Soucy. «Il faudra composer avec ces aléas», appréhende Beausoleil. Mercredi, Soucy est sorti de l’amphithéâtre en ambulance. «Il s’est cogné la tête en donnant une mise en échec, raconte Beausoleil. Ce n’est pas de la faute à personne. Il a perdu pied un peu. Ce n’était vraiment pas violent. Mais, quand il s’est fait évaluer par notre physiothérapeute Gabriel Perreault, il avait des douleurs à la nuque. On n’a pas pris de chances. Il était mal en point et ne se sentait pas bien. Mais, il va beaucoup mieux aujourd’hui.»

S’il ne met pas de pression sur ses coéquipiers, il n’en demeure pas moins que le capitaine de l’Océanic espère qu’ils sauront causer la surprise lors du cinquième et dernier match contre les Cataractes. «On veut gagner ce match-là et aller chercher cette série-là», souhaite le vétéran de 20 ans.