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Le capitaine de l’Océanic, Nathan Ouellet, a inscrit deux buts dont celui qui a fait la différence.
Le capitaine de l’Océanic, Nathan Ouellet, a inscrit deux buts dont celui qui a fait la différence.

Cataractes et Océanic à la limite

Steve Turcotte
Steve Turcotte
Le Nouvelliste
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Contre toute attente, la série Cataractes-Océanic se rendra à la limite des cinq matchs.

Grâce à une poussée de trois buts, l’Océanic a réussi à rester en vie mercredi soir au centre Gervais Auto, s’imposant finalement 4-3 face aux hommes de Ron Choules.

Les Shawiniganais vont se réveiller jeudi matin avec l’impression qu’ils sortent d’un cauchemar.

Ils avaient l’Océanic dans les câbles à 3-1 en milieu de deuxième période. Creed Jones s’est alors interposé pour garder son club en vie. D’abord en fabriquant deux petits bijoux aux dépens de Xavier Bourgault, sa principale victime depuis le début de la série. Puis en résistant à un double désavantage numérique d’une quarantaine de secondes, après que son club ait réduit l’avance des Cataractes à un seul but!

À partir de là, le momentum a basculé. L’Océanic a repris confiance, les Cataractes ont fait plusieurs visites au cachot d’affilée.

Au volume, l’équipe en reconstruction a fini par prendre le dessus sur la formation qui vise la coupe du Président.

C’est le capitaine rimouskois Nathan Ouellet qui a marqué les deux buts sur le jeu de puissance, ce qui a porté la marque à 4-3.

Les Cataractes ont eu la chance de créer l’égalité en fin de troisième, avec un avantage numérique. Jones est allé chercher les derniers arrêts nécessaires – dont un magique sur Lorenzo Canonica - pour expédier cette série dans un cinquième et ultime match.

«C’était 3-1, j’ai commis un revirement et l’Océanic en a profité. Le momentum a basculé là. L’Océanic a été très bon ce soir», commentait un Mavrik Bourque repentant, sur un ton cassant. Le capitaine convenait du même souffle que l’avantage numérique aurait dû être plus efficace. «À cinq contre trois, tu te dois de marquer.»

Dans la défaite, Bourque a inscrit son quatrième but de la série. Vasily Ponomarev et Isiah Campbell ont été les autres buteurs des Cataractes. Pour Bourque, il n’y aura qu’un seul mot d’ordre vendredi soir: «Gagner!»

Son entraîneur, Ron Choules, sera un peu plus explicite dans son discours. «On a eu ce qu’on méritait ce soir. On était en retard sur la rondelle. C’est une autre leçon, comme on en a eues cette année. On s’en va dans un match ultime, j’ai confiance en notre équipe. On a du talent, il faut jumeler l’intensité de l’Océanic. Les gars doivent être prêts sinon, ça va être un très long été pour eux», racontait Choules, qui a pointé du doigt l’indiscipline. «Notre désavantage numérique avait fait du bon travail depuis le début de la série mais quand tu donnes six jeux de puissance, tu te tires dans le pied.»

De l’autre côté, Serge Beausoleil était très calme, même s’il était épaté par la tenue de son équipe. «C’est tout un effort collectif. À 3-1 l’équipe n’a jamais lâché. Le hockey c’est une belle école de vie, et j’ai vu des gars avec beaucoup de résilience face à une grande équipe. On a eu des bonds favorables ce soir, mais on les a travaillés! Et Creed Jones a été excellent en deuxième et en troisième pour nous permettre d’aspirer à la victoire», analysait Beausoleil, qui a perdu les services de Ludovic Soucy, qui a quitté la bulle pour se rendre à l’hôpital. Il ne sera donc pas disponible pour le match ultime vendredi soir.