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Jakob Pelletier avoue que l’idée de jouer à Québec, surtout avec des spectateurs dans les gradins à partir du second match, le réjouit beaucoup. «C’est un scénario inespéré que ça ce passe comme ça à Québec devant les membres de ma famille qui n’ont pas pu venir voir nos matchs cette année», indique-t-il.
Jakob Pelletier avoue que l’idée de jouer à Québec, surtout avec des spectateurs dans les gradins à partir du second match, le réjouit beaucoup. «C’est un scénario inespéré que ça ce passe comme ça à Québec devant les membres de ma famille qui n’ont pas pu venir voir nos matchs cette année», indique-t-il.

Foreurs et Tigres prêts à en découdre

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
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Les uns sont reposés après avoir disposé des Saguenéens de Chicoutimi en trois matchs, les autres sont encore sur l’adrénaline d’avoir éliminé en cinq matchs les champions du calendrier régulier, les Islanders de Charlottetown. Les Foreurs de Val-d’Or et les Tigres de Victoriaville sont maintenant prêts à en découdre dès jeudi au Centre Vidéotron de Québec en grande finale de la Coupe du président.

Si certains ont été surpris de voir les Tigres en finale, ce n’est pas le cas de l’attaquant vedette des Foreurs Jakob Pelletier et de ses coéquipiers. «On a écouté les cinq matchs des Tigres et ils ont dominé la série contre Charlottetown à cinq contre cinq. On n’est pas du tout surpris de les voir là», a déclaré mercredi au Soleil le natif de Québec qui fait partie des espoirs des Flames de Calgary.

Pelletier avoue que l’idée de jouer à Québec, surtout avec des spectateurs dans les gradins à partir du second match, le réjouit beaucoup. «C’est un scénario inespéré que ça ce passe comme ça à Québec devant les membres de ma famille qui n’ont pas pu venir voir nos matchs cette année», indique-t-il, avouant que la présence de partisans allait être un peu inhabituelle après une saison passée devant des estrades vides.

«Ça va faire bizarre au début, car on commençait à être habitués de ne pas avoir de partisans. Par contre, le “boost” donné par les “fans” va certainement aider», indique celui qui croit que la foule sera divisée également entre partisans des Foreurs et des Tigres. «Ils ont quelques gars de Québec et Lévis eux aussi, tout comme nous.»

La possibilité de soulever la Coupe du président est également toujours à l’esprit de Pelletier. «Depuis qu’on a commencé contre Baie-Comeau, notre mot d’ordre a toujours été de gagner et de s’améliorer de match en match. Nous sommes une équipe qui travaille fort et qui ne s’assoit pas sur son talent. L’idée est de demeurer dans notre plan de match.»

La foule

De l’autre côté, le directeur général des Tigres, Kevin Cloutier, est aussi un natif de Québec et s’attend à ce que les partisans viennent donner une étincelle de plus à sa troupe. «Ça a même été une source de motivation pour eux contre Charlottetown. Les gars de Québec sont excités à l’idée de revoir leurs familles, leurs blondes, et ça leur donne beaucoup d’énergie. De plus, Victoriaville n’est qu’à 1h15 de Québec, alors je pense qu’il y en a beaucoup qui vont faire le voyage.»

L’entraîneur des Tigres, Carl Mallette, semblait aussi avoir hâte de renouer avec les spectateurs après le cinquième match de la demi-finale. «Il y a eu des sacrifices tout au long de la saison par les joueurs, mais aussi le personnel. Nous avons des enfants, ça fait 40 jours qu’on ne les a pas vus, c’est le “fun” pour eux, pour les joueurs et pour nous de leur donner la chance de venir nous voir.»

Indiquant qu’il a beaucoup de respect pour les Foreurs, Cloutier insiste pour dire que son équipe ne va pas à Québec pour faire une visite, mais bien pour gagner. «On sait qu’on va affronter une bonne machine de hockey et des joueurs bien reposés. Par contre, depuis le début des séries, on a rencontré de l’adversité : on a gagné en trois contre Rouyn-Noranda, mais les matchs ont tous été serrés, ensuite on s’est rendu à la limite contre l’Armada de Blainville-Boisbriand. Finalement, on avait le dos au mur lors du quatrième match contre Charlottetown et on a gagné en cinq.»

Transactions

Cloutier n’est pas peu fier de ses acquisitions de la période des Fêtes, les attaquants Alex Beaucage, Benjamin Tardif, Shawn Element et le défenseur Alexis Arsenault. «Beaucage et Arsenault sont des gars qui ont du vécu et qui ont déjà gagné la Coupe du président alors que Shawn est un gars de Victo qui n’a pas eu l’occasion de se rendre jusqu’au bout avec Sherbrooke l’an dernier en raison de l’annulation des séries et qui veut finir sa carrière en beauté. Tardif est le deuxième marqueur des séries», analyse-t-il.

«Notre équipe est rendue à maturité avec des joueurs comme Mikhail Abramov, Egor Serdyuk et Conor Frenette, alors c’est certain que je ne regrette pas ces échanges en voyant que nous sommes maintenant en finale. De plus, on n’a pas hypothéqué notre avenir pour obtenir ces joueurs, on repêche encore en première ronde cette année», indique Cloutier, qui est aussi très fier du rendement de son gardien Nikolas Hurtubise.

«Après 11 matchs en 18 jours, on lui avait donné un jour de congé et envoyé Fabio (Iacobo) dans le deuxième match contre Charlottetown, mais Nikolas carbure à la pression et en veut toujours plus. Il a réussi un blanchissage dans le match décisif de la série, c’est très impressionnant», poursuit le DG des Félins.

Pour Carl Mallette, la finale revêt un cachet particulier puisqu’il était de l’édition des Félins qui a remporté le championnat en 2002 avec les Matthew Lombardi, Pierre-Luc Sleigher et Danny Groulx. «Ça fait presque 20 ans qu’il n’y a pas eu de finale à Victoriaville. Même si on n’a pas pu jouer devant des spectateurs, on les sentait derrière nous. Je n’ai pas parlé de 2002 avec les joueurs, mais j’ai des souvenirs incroyables de ce championnat. Je vois des “flashbacks”, comme le fait qu’on tirait de l’arrière 3-2 en demi-finale et qu’on avait gagné nos deux derniers matchs», termine-t-il. (avec la collaboration de Carl Tardif)