Les directeurs généraux de la LHJMQ sont prêts à tenter de nouveaux un tournoi dans une «bulle»
Les directeurs généraux de la LHJMQ sont prêts à tenter de nouveaux un tournoi dans une «bulle»

«Bulle» de la LHJMQ: des DG déjà prêts à recommencer

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Leur tournoi dans la «bulle» du Centre Vidéotron n’était pas encore terminé que, déjà, des directeurs généraux d’équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) se disaient prêts à tenter de nouveau l’expérience, peut-être même avant les Fêtes.

«C’est certain que comme directeur général de hockey, j’aimerais ça que l’expérience soit répétée, mais en fin de compte, c’est la ligue et les propriétaires qui vont décider. On ne connaît pas encore tous les coûts, mais on sait que les tests, ce n’est pas donné. Les hôtels et les repas pour une trentaine de personnes par équipe non plus, sans oublier le coût du Centre Vidéotron», a déclaré au Soleil Kevin Cloutier, directeur général des Tigres de Victoriaville.

À eux seuls, les tests de dépistage réalisés au privé auront coûté au moins 200 000 $ puisqu’un test coûte 200 $ et qu’environ 210 joueurs et membres du personnel ont été testés au moins cinq fois chacun depuis le 17 novembre.

«L’idéal serait cependant de revenir à la normale, même si la «bulle» était intéressante. Loger à l’hôtel durant dix jours pour les joueurs et le «staff», ce n’est pas évident. Les joueurs professionnels ont vécu ça cette année et ils ont trouvé ça dur même s’ils gagnent des millions $!», poursuit Cloutier.

Hors bulle

Comme deux autres directeurs généraux des équipes participantes, Kevin Cloutier ne faisait d’ailleurs pas partie de la bulle de son équipe puisqu’il n’avait pas commencé sa quarantaine en même temps que le reste du personnel.

«Je pouvais entrer, mais seulement pour voir les matchs de mon équipe et je n’avais pas accès aux joueurs ni au personnel», explique celui qui s’était rendu à Rimouski pour voir l’Océanic à l’oeuvre alors que les membres de son organisation s’isolaient en prévision du tournoi.

«Une chose est certaine, l’expérience de la «bulle» a été super pour les joueurs, pour l’équipe au complet qui a pu jouer des matchs de hockey. De plus, c’était très sécuritaire pour nos joueurs, qui ont été testés avant de partir, puis quatre fois par la suite», ajoute Cloutier.

Même son de cloche de la part de Philippe Boucher, directeur général des Voltigeurs de Drummondville. «L’expérience est A-1, les gars s’amusent, jouent au hockey et passent du temps ensemble et je connais assez l’organisation des Remparts pour savoir qu’avec des gens comme Louis Painchaud et Nicole Bouchard, ils sont habitués à tenir des événements spéciaux», indique celui qui a occupé autrefois les mêmes fonctions à Québec et à Rimouski.

Dès décembre

«Notre première option serait bien sûr que tout le monde retombe en zone verte pour pouvoir jouer des matchs avec des gens dans les estrades, sinon en zone orange où on pourrait jouer sans public. Mais si ce n’est pas possible, bien sûr que j’aimerais ça qu’il y ait une autre mini-bulle, peut-être même avant les Fêtes», ajoute Boucher, indiquant que plusieurs scénarios seront analysés lundi lors d’une conférence téléphonique entre les différentes équipes de la ligue.

«Cependant, on n’a pas encore eu la facture finale. Je sais qu’il y a des coûts associés à ça et c’est certain qu’on était heureux que les propriétaires disent qu’ils allaient assumer la facture parce qu’ils voulaient que les gars jouent», poursuit Boucher.

Le DG des Voltigeurs ne retient que du positif de l’événement, même si son équipe est entrée dans la «bulle» une journée plus tard que les autres en raison de la crainte d’une éclosion. «Ça s’additionnait à ce qu’on vit depuis le début de cette saison rocambolesque où on a eu quelques cas de Covid-19 durant le camp d’entraînement. Mais c’est agréable de voir que dans la «bulle», tous les tests se sont avérés négatifs depuis le début», termine Boucher.

Par ailleurs, la période annuelle des transactions, qui normalement se déroulerait du 15 décembre au 5 janvier, pourrait bien être modifiée cette année. La LHJMQ a confirmé au Soleil que le dossier était en discussion et qu’une décision devrait également être prise lundi. On chuchote que la période pourrait être allongée cette année.