Chicoutimi est magnifique, vue de la croix de Sainte-Anne.

Une région trop vaste

CHRONIQUE ESTIVALE / Si j’avais de la visite à la maison pour quelques heures et que ces gens en étaient à leur première présence dans la région, je serais bien hésitant à leur proposer un site qui représente le mieux notre région. Nous avons tellement de beaux endroits à découvrir et à visiter. S’ils sont ici pour quelques heures, disons une demi-journée, je devrais choisir entre le fjord ou le lac. Même si un fjord c’est plus inusité, je ne pourrais me résigner à ce seul aspect de notre royaume.

En partant de Chicoutimi, j’opterais pour une balade en voiture, en commençant par la croix de Sainte-Anne dans le secteur nord de Chicoutimi, pour leur montrer la ville et la rivière. Ensuite, j’irais nous virer au village de Saint-Rose-du-Nord pour une vue sur le fjord. Après cet aller-retour d’une heure et demie, je filerais prendre une bière sur la terrasse du Camp musical de Métabetchouan pour leur montrer l’immensité du lac Saint-Jean. Voilà les deux plus belles places à visiter en quatre heures.

Un fjord
Tout en roulant, je leur parlerais des bélugas de la baie Sainte-Marguerite, des villages le long du fjord, de la flèche du littoral à partir d’où le fjord devient la rivière Saguenay, du parc du cap Jaseux, du parc des Monts-Valin, de la pêche au saumon sur les quatre rivières du fjord, de la pêche blanche l’hiver et de la future pêche au bar rayé, des noisettes de Bertrand Gravel à Valin, des fraises de la Ferme du Ruisseau, de la route des fourrures à partir du poste de traite de Chicoutimi et de l’occupation du territoire par les autochtones depuis 5000 ans.

La terrasse du Camp musical de Métabetchouan donne un coup d’oeil extraordinaire sur le lac Saint-Jean.

Un lac
En montant au Lac-Saint-Jean, je leur expliquerais d’où vient le nom de l’autoroute de l’Aluminium, d’Arvida qui veut être reconnu par l’UNESCO, de nos quatre alumineries, du projet d’un gars de Larouche qui voulait en faire une ville-musée, du Roi de L’Anse, de nos microbrasseries, du gin Km12 et de nos fromages. Je passerais par le petit village d’Hébertville pour leur montrer le berceau du Lac-Saint-Jean pour leur parler de la colonisation et l’industrialisation de la région ainsi que du spectacle de la Fabuleuse histoire d’un Royaume.

Sur la terrasse du Camp musical de Métabetchouan, en sirotant une bière, je leur parlerais du légendaire Hôtel Beemer de 300 chambres à Roberval, de la ouananiche qui saute dans les chaloupes des pêcheurs et des immenses bleuetières. J’aime bien raconter aux gens de Montréal qui ne connaissent pas notre région, qu’au mois d’août, tout le monde se promène avec un escabeau sur le toit de leur voiture pour cueillir les bleuets qui poussent dans les arbres, ça fait une belle image. Il faut voir le doute et l’incrédulité dans leur visage, ça me fait rire.

À la deuxième bière, je leur dirais que c’est dommage qu’ils soient ici seulement pour quatre heures, car il y a le Zoo, Val-Jalbert, la Véloroute, les festivals de la bière, des vins, des Rythmes du Monde, de jazz, du court métrage, un pow-wow et même un championnat mondial de pétanque en septembre à Desbiens.

Si mes invités n’étaient pas si pressés, pour quatre heures de plus, je les amènerais visiter l’aquarium du Musée du fjord avant de passer à la Galerie d’art Touverre de Giuseppe Benedetto à La Baie, pour finalement les inviter à souper à l’Auberge des 21, du chef Marcel Bouchard, près du quai de croisière en face de la magnifique Baie des Ha ! Ha !

C’est en ouvrant la deuxième bouteille de vin que je leur dirais qu’ils n’ont rien vu, car notre plus longue saison touristique c’est l’hiver. Là je leur parlerais du cassoulet de Pachon, de la tourtière du Lac, de la vallée des Fantômes, de la pêche blanche sur le fjord, de nos centaines de kilomètres de sentiers de motoneige, du sentier des sommets sur les monts Valin, du village de glace de Roberval et de nos villages alpins ensevelis sous des tonnes de neige.

Finalement, le principal attrait de la région, c’est la proverbiale gentillesse des gens d’ici, leur accueil, leur sens de l’exagération, notre magnifique accent, notre esprit festif, notre goût pour le plaisir, notre sentiment d’appartenance à notre coin de pays et que finalement, tant qu’à venir ici, aussi bien y passer la semaine.

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Faire trempette du nord au sud

CHRONIQUE ESTIVALE / Lorsque je suis allée en Gaspésie l’an dernier, nous nous étions offert une sortie en paddleboard, mon chum et moi. Le fleuve étant déchaîné cette journée-là, le gars qui nous avait vendu notre sortie nous avait informés qu’on se rendrait sur les rives d’un lac idyllique pour l’activité. «Vous allez voir, c’est absolument merveilleux. L’eau est extrêmement chaude et c’est vraiment beau, le lac est turquoise. Vous allez capoter, il y a même une île au milieu», nous avait promis le jeune homme.

Lorsque nous étions finalement arrivés sur les rives de ce lac miniature, «frette» et brun, qui me faisait d’ailleurs plutôt penser à l’un de ces nombreux plans d’eau qu’on peut voir dans la Réserve faunique des Laurentides, je me suis retenue pour ne pas partager ma déception.

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Une ville, une rivière

CHRONIQUE ESTIVALE / Elle a donné son nom à une ville, à une région. Si ce Royaume compte une reine, c’est décidément la majestueuse rivière Saguenay. On raffole du fjord, mais on peut aussi profiter du cours d’eau en zone urbaine, dans la capitale régionale, pour un petit moment ou un plus long. Voici quelques idées.

De la Petite et Grande Décharge au Lac-Saint-Jean jusqu’au fleuve Saint-Laurent, le Saguenay coule sur 160 kilomètres. Malheureusement, on ne dispose pas toujours d’assez de temps pour descendre jusqu’aux baleines à Tadoussac, en passant par la statue de la Vierge à Cap-Trinité, ou pour remonter jusqu’à la Ville de l’Hospitalité, porte d’entrée de la contrée des Bleuets. S’il faut demeurer à Saguenay, on peut aussi en tirer parti. Notez que je côtoie plus la rive sud que la nord, désolée pour ceux qui se sentiraient délaissés.

Actualités

Baie Saint-Étienne: une visite au pays de Lilas

CHRONIQUE ESTIVALE / Que faire pour charmer la visite de l’extérieur ? Nos journalistes ont réfléchi à la question et vous proposent des incontournables pour une première – ou une seconde – impression à la hauteur de la réputation touristique de notre région. Trésors cachés, attraits touristiques avérés, activités de plein air ou attractions farfelues... Bonne découverte !

 Le Bas-Saguenay regorge de trésors cachés. Parmi eux figure le chemin conduisant à la baie Saint-Étienne, accessible via le village de Petit-Saguenay. Il s’agit d’un lieu paradisiaque en raison de la présence d’une merveilleuse plage de sable sauvage qui constitue l’une des rares fenêtres sur le Saguenay face à l’Anse-de-Roche, mais aussi des gens qui l’habitent.

Le programme que je vous suggère permet de bien remplir une belle journée d’été avec la petite famille avec une courte visite à la ferme d’élevage de cerfs qui pourrait être suivie d’un calme pique-nique avec baignade dans les eaux du Saguenay. Le tout peut prendre fin avec une dégustation d’une consommation au bar du Village Vacances Petit-Saguenay.

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Un bijou à découvrir

CHRONIQUE ESTIVALE / Rouler à vélo sur la route du Horst de Kénogami sans véritablement craindre la circulation, en admirant de beaux paysages et prendre le temps de s’arrêter pour admirer le lac Kénogami ou la baie Cascouia, le détour en vaut le coup.

Moins connu que la Véloroute des Bleuets, le Horst de Kénogami offre des points de vue très intéressants aux amateurs de cyclisme.

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Secrets bien gardés des sites de pêche

CHRONIQUE ESTIVALE / La magnifique voix radiophonique de l’anthropologue Serge Bouchard raconte sur les ondes de Radio-Canada la découverte du lac Saint-Jean par les riches Américains qui en font une destination touristique de rêve. Un lac d’une eau d’une pureté exceptionnelle alimenté par de grandes rivières sauvages habitées par des ouananiches en abondance qui virevoltent dans les rapides au grand plaisir des pêcheurs munis de cannes de bambou...

Le lendemain matin, je prends place dans le «freighter» 18 pieds de la Corporation Lactivité Pêche en compagnie du guide Luc Girard à la hauteur de la halte des Draveurs sur la rivière Ashuapmushuan. Une petite balade de sept kilomètres entre les roches et nous accostons sur le banc de gravier à l’embouchure de la rivière du Cran, un lieu bien connu des pêcheurs et des Innus.

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Rien à envier à la côte Est

CHRONIQUE ESTIVALE / En camping, la côte Est américaine demeure un endroit de choix. Les Bar Harbor, Provincetown et Cape Ann nous ravissent avec leurs plages, leurs eaux tempérées et les villages de pêcheurs. Mais année après année, depuis que j’ai acquis ma première autocaravane en 1994, « le tour du Lac » demeure mon coup de coeur incontournable.

Ne me demandez pas quel est le plus beau camping de la région. Même si je suis saisonnier à la Dam-en-Terre depuis 2009, ma conjointe et moi ne pouvons laisser passer un été sans parcourir le Saguenay-Lac-Saint-Jean, comme nous le faisions avec nos deux garçons à l’époque où nous étions plus nomades.

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L’anse à Poulette, un joyau méconnu

CHRONIQUE ESTIVALE / Le secteur du sentier Eucher, à La Baie, est bien connu, car il offre l’un des meilleurs ratios effort/panorama depuis le sommet où trône la croix du Centenaire sur la péninsule du cap à l’Ouest. Peu s’aventurent au-delà de la cime très fréquentée dominant la baie des Ha ! Ha ! Pourtant, la boucle qui se poursuit permet de visiter un endroit idyllique et sauvage aux abords du fjord du Saguenay : l’anse à Poulette. Entourée de murailles, elle se dessine entre une faille géologique et un bucolique ruisseau.

Accessible par le sentier de difficulté intermédiaire nommé Les berges, ce havre de mouillage est aussi une destination de prédilection pour les activités de nautisme au départ de La Baie, particulièrement le kayak de mer ou la voile. Le ruisseau qui s’y jette dans le Saguenay est magnifique, et le point de vue sur l’imposante paroi François-Xavier-Garneau et le cap Rasmussen est sensationnel.

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Un retour aux sources

CHRONIQUE ESTIVALE / Il y a de ces paysages qui marquent, qui laissent un souvenir indélébile dans nos mémoires. Le site de L’Anse-de-Tabatière, à L’Anse-Saint-Jean, et la vue imprenable qu’il offre sur le fjord du Saguenay, fait partie, pour moi, de ceux-là.

L’endroit, offrant une vue sur l’anse du même nom et situé sur le territoire du Parc national du Fjord-du-Saguenay, a en fait été l’un de mes premiers contacts avec la région. Lavalloise d’origine, j’ai emménagé à 17 ans au Saguenay, afin d’y poursuivre des études en journalisme, au Cégep de Jonquière, en Art et technologie des médias.

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Dans ma BMW, je t’emmènerai

CHRONIQUE ESTIVALE / Steeve Fiset chantait il y a plus de 40 ans : « Dans ma Camaro, je t’emmènerai sur tous les chemins d’été. »

Moi, je n’ai pas eu de Camaro, mais plutôt une BMW 318i 1992 décapotable. Durant huit ans, j’ai eu l’occasion d’emmener l’amour de ma vie, mes enfants, mes petits-enfants, des amis et même ma belle-mère, qui avait plus de 90 ans à l’époque, pour une balade.