Le camping de la Descente des femmes offre un coup d’oeil sur le village et le fjord, tout en offrant le meuglement des vaches comme réveille-matin.

Rien à envier à la côte Est

CHRONIQUE ESTIVALE / En camping, la côte Est américaine demeure un endroit de choix. Les Bar Harbor, Provincetown et Cape Ann nous ravissent avec leurs plages, leurs eaux tempérées et les villages de pêcheurs. Mais année après année, depuis que j’ai acquis ma première autocaravane en 1994, « le tour du Lac » demeure mon coup de coeur incontournable.

Ne me demandez pas quel est le plus beau camping de la région. Même si je suis saisonnier à la Dam-en-Terre depuis 2009, ma conjointe et moi ne pouvons laisser passer un été sans parcourir le Saguenay-Lac-Saint-Jean, comme nous le faisions avec nos deux garçons à l’époque où nous étions plus nomades.

Val-Jalbert
À partir d’Alma, le camping de Val-Jalbert est une valeur sûre. À l’époque, la nuitée donnait accès au village fantôme, mais depuis les investissements qui ont suivi le déluge de 1996, il faut acheter sa passe de saison ou son billet journalier. Val-Jalbert offre des terrains très vastes, et le camping est propre et bien aménagé. Et même si on y a ajouté une piscine et des jeux d’eau il y a une dizaine d’années, il faut absolument aller se tremper dans le petit ruisseau Maltais, qui sépare la zone de camping sauvage pour les tentes de celle avec services. On peut s’asseoir sur les rochers ou directement dans le lit du ruisseau pour se rafraîchir. Les plus audacieux pourront aller explorer la rivière Ouiatchouan en amont, où elle disparaît dans les grottes qu’elle a creusées dans la roche calcaire.

Cette photo, qui remonte au début des années 2000, montre l’espace auquel on avait droit devant notre emplacement de camping Chute à l’Ours de Normandin, pour prendre le soleil et l’apéro sur le bord des chutes. À l’arrière, on voit notre équipement, bien placé pour la vue.

Mashteuiatsh
Pas très loin, le camping Plage Robertson, à Mashteuiatsh, est un arrêt obligatoire. Nous, on choisit un terrain sur le bord de la magnifique plage, d’où on peut admirer les couchers de soleil et se baigner dans une eau pas trop froide. Un cycliste, même pas très en forme, n’aura pas de problème à aller prendre son petit déjeuner à Saint-Prime en empruntant la piste cyclable aménagée sur l’emprise de la voie ferrée.

Rapides du tonnerre
Notre tour du lac s’est déjà arrêté au camping Chute à l’Ours, à Normandin. Puisque ma blonde est toujours à la recherche des beaux coups d’oeil, nous avions choisi un terrain près des rapides, le nez du motorisé à quelques mètres des rochers plats où nous pouvions prendre l’apéro. Le bruit est assourdissant, c’est vrai, mais on finit par l’oublier. À vrai dire, nous avions très bien dormi.

En revenant vers l’est, le camping Chute des Pères à Mistassini offre aussi ce genre de spectacle, et on est à seulement quelques centaines de mètres, à pied, du site du Festival du bleuet.

Porte ouverte sur le fjord
Ce n’est pas autour du lac, mais il ne passe pas un automne sans qu’on arrête au camping de Sainte-Rose-du-Nord et au camping municipal de L’Anse-Saint-Jean. Le premier passe inaperçu, bien placé en plein coeur du village au bord d’un petit lac artificiel qu’entretient jalousement sa propriétaire, et plusieurs se montrent étonnés quand je leur dis que je campe à Sainte-Rose. On ne se lasse pas de la vue qu’il nous offre sur le fjord, puisqu’il est légèrement en surplomb du village, en face de l’école. On ne manque pas de faire un peu d’exercice en se rendant à pied à l’anse d’en Bas pour monter sur les roches à marée basse et grimper sur le belvédère pour profiter du coup d’oeil qu’il offre, vers l’est, sur le fjord, et vers l’ouest, sur La Baie. Les moins sportifs peuvent y accéder en voiture... si elle a de bons freins.

De l’autre côté du Saguenay, le camping de L’Anse, à l’Action de grâce, nous permet de profiter de la vue sur les deux rivières qui le baignent, et du symposium de peintures Village en couleurs.

Mais il faut s’y prendre de bonne heure, car les campeurs s’arrachent les places, non seulement à cause du coup d’oeil, mais aussi parce que les campings se font rares, après la fête du Travail.