À la boxe comme dans la vie

CHRONIQUE / Dernièrement, en raison des blessures subies par Adonis Stevenson, il a beaucoup été question de boxe. L’état de santé de ce dernier inquiète toujours, mais il devrait s’en sortir – non sans séquelles, cela dit. N’empêche que cet incident soulève de nombreuses questions quant aux risques associés à la pratique de ce sport, que certains jugent barbare et rétrograde. Devrait-on bannir ce sport dangereux ?

Personnellement, je m’y connais assez peu en boxe et je n’ai pas du tout envie de porter un jugement de valeur sur le choix de celles et ceux qui, volontairement, s’exposent à de tels risques.

J’avoue cependant ne pas très bien comprendre ce qui pousse certaines personnes à jouer ainsi avec leur santé, mais je me dis que ce n’est finalement pas vraiment de mes affaires. Bref, dans la mesure où les boxeurs sont conscients des risques qu’ils encourent en pratiquant leur sport, il n’y a, selon moi, pas grand-chose à redire. « Ce sont les risques du métier », comme l’a si bien dit Jean Pascal.

Par ailleurs, si nous jugeons que la boxe est trop dangereuse, il faudrait aussi songer à interdire d’autres activités à risque, comme le parachutisme, l’alpinisme ou encore... l’exploration spatiale !

Ce n’est pas une blague, chaque fois que nous envoyons des astronautes dans l’espace, ces derniers courent de graves dangers, notamment parce qu’ils sont exposés au rayonnement radioactif pendant les missions. On me rétorquera certainement que dans le cas des astronautes, les risques encourus ont à tout le moins une certaine valeur ou utilité, mais qui nous dit que ce n’est pas le cas avec la boxe ?

Certes, je ne connais pas grand-chose à la boxe, mais pour connaître certaines personnes qui pratiquent ce sport, je peux vous assurer qu’elles en tirent une grande satisfaction.

Et en tant qu’amateur de la saga Rocky, je peux vous dire que la boxe n’est pas une activité aussi triviale qu’il y paraît. Ne riez pas, car au-delà des clichés et des exagérations, cette série de films est véritablement porteuse de grandes leçons.

À sa façon, la boxe est une analogie de la « vraie vie ». En lui-même, le personnage de Rocky Balboa est d’ailleurs l’archétype de l’antihéros, un homme ordinaire appelé à accomplir de grandes choses.

Un homme simple et humble qui apprend à faire face aux aléas de la vie et à supporter la dureté du réel. Rocky est donc une sorte de philosophe stoïcien, qui demeure toujours droit devant les événements et qui assume pleinement la responsabilité de ses actes, de ses bons coups comme de ses erreurs.

L’empereur romain Marc Aurèle, aussi philosophe stoïcien, a une fois comparé la vie au pugilat, cet ancêtre de la boxe. Dans la vie comme au pugilat, disait-il, il faut toujours relever sa garde, car les coups qui font le plus mal ne sont pas nécessairement les plus forts, mais ceux que l’on ne voit pas venir.

Autrement dit, à la boxe comme dans la vie, il n’y a pas d’échappatoire et il faut apprendre à encaisser les coups durs.

Retour sur le végétarisme

En terminant, je tenais à revenir brièvement sur ma dernière chronique sur le végétarisme, car elle a suscité de nombreuses réactions, positives et négatives. Je ne vais pas y répondre maintenant, mais sachez que je me réjouis de constater que ce sujet vous intéresse autant. J’y reviendrai donc éventuellement, mais d’ici là, je me dois de vous transmettre ma recette de tourtière végétarienne, car vous avez été nombreux à me la demander. Cela dit, ce n’est pas vraiment « ma » recette, mais celle que j’ai trouvée dans le livre Végane, mais pas plate ! . Je ne fais pas de publicité, mais je tiens tout de même à dire que c’est un excellent livre pour s’initier à la cuisine végane. Voici donc les ingrédients. Pour ce qui est de la préparation et de la cuisson, c’est comme une tourtière « normale ».

Ingrédients

1 bloc de tofu ferme, coupé en cubes

2 c. à soupe de sauce soya

1 c. à soupe d’assaisonnements italiens

1 c. à soupe d’huile végétale

1 oignon haché

1 tasse de haricots blancs en conserve

1 tasse de lentilles en conserve

1 tasse de pommes de terre coupées en dés

1 tasse de patates douces coupées en dés

1 c. à thé de moutarde en poudre

450 g de pâte à tarte

1 tasse de bouillon de légumes

Sel et poivre au goût