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La tentation du relativisme

Chroniques

La tentation du relativisme

CHRONIQUE / Dans une société de plus en plus diversifiée et changeante, la tentation du relativisme est très forte. Il est tentant, en effet, de transformer ce vieil adage qui veut que chacun ait droit à son opinion en une sorte d’injonction à respecter toutes les opinions, aussi fausses ou insensées puissent-elles être. En elle-même, l’idée selon laquelle chacun devrait être libre d’exprimer publiquement son opinion n’est pas mauvaise, bien au contraire. Néanmoins, il ne faudrait pas perdre de vue que certaines opinions peuvent être foncièrement moins bonnes que d’autres, notamment parce qu’elles ne sont pas appuyées sur des faits ou un raisonnement logique et cohérent.

Le relativisme peut évidemment prendre différentes formes, mais de manière générale, il se définit comme un ensemble de doctrines qui ont pour point commun de défendre la thèse selon laquelle le sens et la valeur des croyances et des comportements humains n’ont pas de références absolues qui seraient « transcendantes », c’est-à-dire qui seraient valables universellement. Autrement dit, le relativisme soutient qu’il n’y a pas d’opinion vraie ou fausse, mais que cela dépend simplement du point de vue que nous adoptons.

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Le doute raisonnable

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Le doute raisonnable

CHRONIQUE / « Un mensonge répété dix fois reste un mensonge; répété dix mille fois, il devient la vérité. » - Adolf Hitler

D’entrée de jeu, je m’excuse de débuter cette chronique avec une citation qui s’apparente à un point Godwin. Cela dit, rassurez-vous, je ne vais comparer personne à Hitler ou au nazisme. Seulement, cette citation illustre selon moi très bien la problématique des fake news – et de la désinformation en général – dont je vais vous parler dans ce texte.

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Pour une éthique de la vertu

Chroniques

Pour une éthique de la vertu

CHRONIQUE / « Il y a de nos jours des professeurs de philosophie, mais pas de philosophes. Encore est-il admirable de professer ce pour quoi il fut jadis admirable de vivre. Être philosophe ne consiste pas simplement à avoir de subtiles pensées, ni même fonder une école, mais à chérir assez la sagesse pour mener une vie conforme à ses préceptes, une vie de simplicité, d’indépendance, de magnanimité, et de confiance. Cela consiste à résoudre quelques-uns des problèmes de la vie, non pas en théorie seulement, mais en pratique. » - Henry David Thoreau, Walden ou La vie dans les bois

Comment mener une bonne vie? Comment devenir une bonne personne? Ces questions sont intemporelles. Nous aimerions tous connaître le secret du bonheur ou avoir en notre possession le mode d’emploi qui nous permettrait de réussir notre vie à coup sûr. C’est impossible, évidemment, mais il n’en demeure pas moins qu’en réponse à ces questions, la tradition philosophique occidentale propose généralement trois grandes approches distinctes : le déontologisme, le conséquentialisme et l’éthique de la vertu. Dans ce texte, j’aimerais vous présenter brièvement chacune d’elles, puis vous proposer ce qui constitue à mes yeux la meilleure façon d’introduire les enfants à la philosophie, et plus largement à la vie morale.

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La fosse à purin

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La fosse à purin

CHRONIQUE / « Le premier ennemi de la connaissance n’est pas l’ignorance, mais plutôt l’illusion de connaissance. » - Stephen Hawking

Aussi bien vous avertir dès le départ, cette chronique ne sera probablement pas la plus nuancée que vous lirez aujourd’hui. Elle ne sera pas très originale non plus. Ce sera un « coup de gueule », en quelque sorte. Un coup de gueule contre celles et ceux qui déversent des idées saugrenues, voire dangereuses, sur les réseaux sociaux, mais aussi contre les « gérants d’estrade » qui portent des jugements à l’emporte-pièce. Et Dieu sait qu’ils sont nombreux!

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Le pouvoir de l’amour

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Le pouvoir de l’amour

CHRONIQUE / « L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est pas envieux ; l’amour ne se vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il ne soupçonne pas le mal, il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité ; il pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. L’amour ne meurt jamais. » - Épîtres aux Corinthiens, 13 :4-8

L’amour est le thème universel par excellence. Depuis des siècles, il inspire les artistes et les penseurs en tous genres. Certains philosophes, notamment Platon, en ont même fait un des piliers de leur « système philosophique ». Il faut dire que, pour les Anciens, la philosophie est intimement liée à l’amour, et plus particulièrement au désir de la connaissance. Étymologiquement, le mot philosophie signifie d’ailleurs « amour de la sagesse ». Cela explique, d’une part, que le philosophe n’est pas un sage, mais un aspirant à la sagesse, mais aussi que nous désirons toujours ce que nous ne possédons pas. Du moins, c’est ce que les Grecs croyaient.

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La révolution inachevée

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La révolution inachevée

CHRONIQUE / Dernièrement, il a beaucoup été question de l’Accord du lac Meech. Il y a 30 ans presque jour pour jour, en effet, mourrait cet ambitieux projet de réforme constitutionnelle qui comptait reconnaître le Québec à titre de société distincte. C’était le rêve de Brian Mulroney, mais aussi de nombreux Québécois : un Québec fort dans un Canada uni. Les conséquences de cet échec sont multiples et nous n’avons probablement pas fini de les mesurer (et de les subir). Mais que reste-t-il de cet accord avorté? Quelque part, l’esprit de Meech est-il toujours vivant?

Pour rappel, l’Accord du lac Meech devait ni plus ni moins corriger l’erreur de 1982, notamment le rapatriement de la Constitution et la Loi constitutionnelle de 1982, lesquels avaient repoussé le Québec dans la marge. À ce jour, le Québec n’a d’ailleurs jamais signé cette nouvelle Constitution canadienne, jugeant que l’introduction de la Charte canadienne des droits et libertés et d’une nouvelle procédure de modification de la Constitution allait à l’encontre de ses intérêts fondamentaux. En outre, cet amendement à la Loi constitutionnelle de 1867 aurait pour effet de faciliter la centralisation des pouvoirs du gouvernement fédéral, trahissant ainsi en partie le pacte fédératif originel, lequel était basé sur l’autonomie des provinces.

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Racisme: briser les solitudes

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Racisme: briser les solitudes

CHRONIQUE / Dernièrement, il a beaucoup été question de racisme au Québec. En effet, même si cela s’est produit aux États-Unis, la mort tragique et atroce de George Floyd a suscité de vives réactions et provoqué un débat de société douloureux, mais nécessaire. Pour plusieurs, le débat consiste à évaluer s’il y a oui ou non du racisme systémique au Québec. N’étant pas un spécialiste de cette question, je vais laisser cela aux autres. Ce qui est certain, en revanche, c’est qu’un malaise persiste et qu’il est toujours difficile pour certains membres de la communauté noire (et d’autres personnes issues des minorités visibles) de prendre leur place dans la société québécoise.

La question de la gestion de la diversité ethnoculturelle et religieuse est toujours délicate, car elle confronte généralement deux modèles d’intégration radicalement différents. D’un côté, il y a les tenants de l’universalisme républicain, lesquels croient que la nation doit se construire autour d’une identité et de valeurs communes – lesquelles ont une portée universelle qui ne saurait être altérée par aucune forme de particularisme ou d’exclusivisme ethnique. Dans ce modèle, le citoyen est donc appelé à transcender son identité particulière pour embrasser l’universel.

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Confinement cosmique

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Confinement cosmique

CHRONIQUE / « Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie » - Blaise Pascal

En cette période de confinement, nombreuses sont les personnes qui souffrent de solitude ou d’isolement. Cela m’a donné envie de vous faire voyager un peu dans le cosmos en repoussant encore plus loin les limites de notre confinement – ou plutôt en l’amenant dans une tout autre dimension. Avez-vous déjà pensé au fait que nous sommes confinés sur cette planète? Jusqu’à nouvel ordre, du moins, il semble que nous ne pouvions envisager sérieusement de quitter la Terre pour coloniser une autre planète. À peine arrivons-nous à voyager jusque sur la Lune. Mais est-ce le cas des autres civilisations qui peuplent notre univers?

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Le supplice de Tantale

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Le supplice de Tantale

CHRONIQUE / Les mythes ont ceci d’extraordinaire qu’ils sont universels et intemporels. Quelle que soit l’époque, quel que soit le lieu, ils rencontrent toujours un écho favorable, car ils raisonnent jusqu’au plus profond de nous-mêmes. Les mythes sont la manifestation des angoisses et des espérances qui peuplent le cœur des hommes. Ainsi, bien que plusieurs siècles nous séparent d’eux, il est fascinant de constater à quel point les mythes grecs ont conservé toute leur pertinence. Ils sont même parfois d’une étonnante actualité.

Aujourd’hui, j’aimerais vous raconter l’histoire tragique de Tantale, fils de Zeus et de la nymphe Ploutô. Il est aussi roi de Phrygie, donc un homme riche et puissant. C’est un mortel, mais il est ami des dieux, ce qui signifie qu’il est parfois invité à se joindre à eux jusque dans l’Olympe, le domaine des dieux. C’est un privilège extraordinaire, mais nous verrons que tout cela ne suffira pas à contenter Tantale. En dépit des richesses et des privilèges dont il jouit, ce dernier demeure toujours insatisfait. Il envie les dieux et aspire à devenir un des leurs. Mais comme vous vous en doutez probablement, cette ambition dévorante va éventuellement le mener à sa perte.

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Le gloubi-boulga médiatique

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Le gloubi-boulga médiatique

CHRONIQUE / En ces temps de pandémie, alors que nous sommes confinés et à l’affût de la moindre information susceptible de nous aider à mieux comprendre ce qui se passe, il est facile de s’y perdre face à la quantité colossale d’informations qui nous sont transmises quotidiennement.

La semaine dernière, mon collègue Jean-François Cliche, du Soleil, a rédigé un article dans lequel il expliquait qu’il est pour ainsi dire impossible de s’y retrouver à travers l’avalanche de statistiques et de graphiques qui nous sont présentés chaque jour dans les différents médias. Trop, c’est comme pas assez, disait-il, et surtout, on commet généralement l’erreur de chercher à comparer des pommes avec des oranges. Si ce n’est déjà fait, je ne saurais trop vous recommander la lecture de son texte (et de tous ses textes, à vrai dire).

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La vie normale

Chroniques

La vie normale

CHRONIQUE / Voilà maintenant un peu plus d’un mois que nous sommes confinés, et déjà plusieurs d’entre nous sont impatients de revenir à la vie normale. C’est tout à fait compréhensible, car le confinement nous prive de nombreux petits plaisirs auxquels nous étions profondément attachés. Et surtout, le confinement nous empêche de vaquer à nos occupations habituelles, lesquelles constituent pour ainsi dire notre « zone de confort ». Cela dit, était-elle si bien que ça, cette vie normale dont nous nous ennuyons tant ? Était-elle aussi confortable que nous le prétendons ?

L’être humain a la fâcheuse tendance à avoir la mémoire courte, et aussi beaucoup de difficulté à voir plus loin que ses intérêts propres et immédiats. Tout cela explique probablement pourquoi, en période de crise, nous nous attachons si facilement au « bon vieux temps », c’est-à-dire à une vision idéalisée du passé, mais aussi à une certaine idée que nous nous faisons de la « vie normale », aussi imparfaite soit cette dernière. Il faudrait pourtant se souvenir qu’avant cette pandémie, les raisons de se battre et de revendiquer ne manquaient pas. Nous y reviendrons.

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Pas de panique

Chroniques

Pas de panique

CHRONIQUE / Selon le dictionnaire Larousse, la panique est définie comme une «terreur soudaine et irraisonnée, souvent collective». Dans la croyance populaire, on imagine effectivement souvent la panique comme une sorte de sentiment exacerbé et incontrôlable, voire carrément comme un état d’affolement dans lequel un individu ou un groupe sombre lorsqu’il est confronté à une situation inhabituelle ou dangereuse.

On a tous déjà vu une scène semblable dans un film: une bombe explose, ou alors il s’agit d’une fusillade, puis les gens se mettent à courir dans tous les sens pour fuir le danger immédiat. Bref, c’est la panique! Enfin, c’est ce qu’on dit, mais est-ce bien le cas? Car si la panique est bel et bien une terreur irraisonnée, alors voulez-vous bien me dire en quoi ce serait irraisonné de prendre ses jambes à son cou dans de telles circonstances? Il me semble au contraire que la réaction la plus rationnelle (c’est-à-dire la plus adéquate) face à une menace immédiate est précisément de chercher à la fuir le plus rapidement possible.

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La déraison du plus fort

Chroniques

La déraison du plus fort

CHRONIQUE / « Il n’y a que dans l’adversité qu’on découvre la vraie valeur des êtres. » — Bernard Werber

À cette citation de Werber, j’ajouterais que c’est aussi en temps de crise qu’on découvre la véritable valeur d’une idée. Car au-delà des grands débats théoriques, c’est lorsqu’une idée est confrontée au réel qu’on peut en évaluer la pertinence et le bien-fondé.

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Amour et COVID-19

Opinions

Amour et COVID-19

CHRONIQUE / Eh oui, encore une chronique sur le coronavirus ! Au départ, je ne voulais pas en parler. Je n’en avais pas vraiment envie, à vrai dire. En fait, je me demandais surtout ce que je pourrais bien dire qui n’aurait pas déjà été dit mille fois. En plus, je ne suis spécialiste d’aucun domaine qui pourrait nous aider à mieux comprendre ou gérer cette crise adéquatement. Mais je me devais quand même de vous en parler. Je me devais de vous partager ma lecture de la situation, aussi insignifiante puisse-t-elle être en regard de la gravité de la situation.

Comme je vous disais, je ne suis spécialiste d’aucun domaine pertinent en lien avec les virus et la santé publique. Alors, tout comme vous, je me rabats sur toutes les informations que je peux trouver. Et surtout, je m’en remets à l’avis des experts. Mais ça m’a pris du temps. Au début, j’avoue que j’ai été un peu naïf et inconscient. Je croyais que toute cette crise n’était qu’une sorte de délire collectif. Je trouvais que les gens en faisaient un peu trop. Et j’ai ri de toutes ces personnes qui se ruaient chez Costco pour acheter du papier de toilette et des denrées non périssables. Mais j’avais tort.

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Travailler, c’est trop dur

Chronique

Travailler, c’est trop dur

CHRONIQUE / « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour. » – Confucius

Pourquoi travaille-t-on ? La plupart d’entre nous répondront probablement qu’on travaille pour gagner sa vie, pour faire de l’argent. Ce n’est pas une mauvaise réponse. Après tout, comme le dit l’adage populaire, nous ne pouvons vivre que d’amour et d’eau fraîche. Or, au-delà de sa nécessité, quel rôle peut bien jouer le travail dans nos vies ?

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Prendre les droits au sérieux

Chroniques

Prendre les droits au sérieux

CHRONIQUE / L’État libéral et démocratique peut-il assurer le vivre-ensemble et le bien commun ? Depuis quelques années, par le biais de tous ces débats sur la laïcité et les accommodements raisonnables, les Québécois ont été appelés à réfléchir à cette question, et plus particulièrement à la valeur qu’ils souhaitent accorder aux libertés individuelles. En outre, il s’agit de déterminer jusqu’où l’État peut ou doit soutenir une conception de la vie bonne, notamment en limitant certaines pratiques religieuses comme le port de signes « ostensibles ».

La réponse à cette question semble varier selon l’angle sous lequel elle est abordée. En matière de liberté d’expression, par exemple, nombreux sont les commentateurs qui s’évertuent à dénoncer, non sans raison, la rectitude politique. On notera cependant qu’en matière de liberté de conscience, laquelle englobe la liberté de religion, ces mêmes commentateurs n’hésitent souvent pas à imposer à leur tour une sorte de « rectitude religieuse ». À lire certains d’entre eux, en effet, il semble que l’expérience religieuse devrait être ni plus ni moins reléguée à la sphère privée, si ce n’est carrément combattue.

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Le crépuscule des idoles

Chroniques

Le crépuscule des idoles

CHRONIQUE / « Le pouvoir tend à corrompre. Le pouvoir absolu corrompt absolument. » – Lord Acton

Ça y est ! Harvey Weinstein a finalement été jugé coupable d’agression sexuelle et de viol. C’est une grande victoire pour le mouvement #MeToo, et plus largement pour toutes les femmes. Dans les dernières années, plusieurs procès ou scandales sexuels nous ont effectivement permis de prendre conscience de l’ampleur du phénomène. Il y a une véritable culture du viol. Les révélations et les accusations ne cessent d’ailleurs de s’accumuler, au point où l’on se demande quand cela va s’arrêter.

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Les apôtres de la non-violence

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Les apôtres de la non-violence

CHRONIQUE / À la suite de ma chronique de la semaine dernière intitulée Les agents du chaos, j’aimerais faire une mise au point. Avec le recul et en regard de certains commentaires que j’ai reçus, je suis conscient que mes propos ont pu être mal interprétés, de sorte à laisser entendre que je cautionnais les actions violentes, voire que j’y incitais. J’en suis sincèrement désolé, car en réalité, je cherchais simplement à susciter la réflexion autour de la notion de désobéissance civile comme outil de pression sociale et politique.

À bien y penser, ma principale erreur aura été de me référer au personnage du Joker. Sur le fond, je persiste à croire que l’exemple était valable, mais ce personnage étant un peu trop associé à la violence, il allait de soi que mon propos allait être mal perçu. Cela dit, rappelons qu’expliquer n’est pas justifié. Ainsi, bien que je ne cautionne pas les actions violentes du Joker, je peux néanmoins les expliquer à partir d’une autre forme de violence, la violence systémique. À proprement parler, on pourrait donc considérer que le Joker n’agit pas, mais qu’il réagit.

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Les agents du chaos

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Les agents du chaos

CHRONIQUE / Le 7 décembre, un groupe de militants antispécistes s’est introduit dans une porcherie de Saint-Hyacinthe pour dénoncer les conditions de vie des cochons d’élevage. En plus de susciter des débats virulents, cet événement a aussi eu des effets inattendus et indésirables sur certains porcs qui, à la suite de l’occupation, sont devenus fiévreux et malades. Cela n’a évidemment pas manqué de choquer une partie de l’opinion publique qui, d’ordinaire, n’est pourtant pas très sympathique à la cause animale. Comment l’expliquer ?

Bien qu’étant moi-même végane et convaincu du bien-fondé de l’idéologie antispéciste, je dois admettre que je ne sais jamais trop quoi penser de ces actions directes qui, bien souvent, ont pour effet de polariser encore davantage l’opinion publique. Personnellement, quand je parle du véganisme, je le fais en invitant à la réflexion et au dialogue. C’est plus constructif ainsi, il me semble. N’empêche, je comprends parfaitement celles et ceux qui se tournent vers des moyens plus draconiens pour faire entendre leur message, surtout qu’il s’agit de dénoncer de graves injustices.

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La forme et le fond

Chroniques

La forme et le fond

CHRONIQUE / Je le répète constamment à qui veut bien l’entendre, mais depuis quelques années, notre débat public est vraiment en piteux état. Que ce soit sur des sujets aussi variés que la laïcité ou le véganisme, il semble effectivement très difficile de tenir une quelconque discussion sans que cela ne vire à la foire d’empoigne. Les réseaux sociaux y sont certainement pour quelque chose, mais d’autres raisons, plus fondamentales, sont nécessairement en cause. Après tout, les réseaux sociaux ne sont que des outils, des canaux, dont la pertinence et l’utilité dépendent de l’usage que nous en faisons.

Le problème n’est donc pas tellement les réseaux sociaux eux-mêmes, mais plutôt notre incapacité à en faire bon usage et à débattre convenablement. Cela tient notamment à notre manque de rationalité, mais aussi, je crois, à une certaine dose de malhonnêteté intellectuelle. Notons, par exemple, qu’il apparaît toujours plus facile de tenir pour vrai des propos qui vont dans le sens de nos propres convictions que des propos qui les contredisent, et ce, indépendamment de leurs qualités intrinsèques. C’est ainsi que nous nous enfermons toujours davantage dans les chapelles idéologiques, avec la dose de mauvaise foi et de dogmatisme que cela implique.

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L’État et les chambres à coucher

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L’État et les chambres à coucher

CHRONIQUE / La semaine dernière, la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Gabrielle Bouchard, a fait pas mal parler d’elle en raison d’un tweet que nombreux ont qualifié de « maladroit » et « déplacé ». Elle-même s’est d’ailleurs rétractée en reconnaissant qu’il s’agissait d’une erreur de jugement. Je ne vais donc pas ajouter ma voix à tous celles et ceux qui ont déjà expliqué en quoi et pourquoi les propos de Mme Bouchard étaient indignes de sa fonction, mais je voudrais néanmoins saisir cette occasion pour réfléchir plus attentivement à la teneur de ceux-ci. Et si elle n’avait pas tout faux ?

« Les relations de couple hétérosexuel sont vraiment violentes. En plus, la grande majorité sont des relations basées sur la religion. Il est peut-être temps d’avoir une conversation sur leur interdiction et abolition. » Voilà ce qu’elle a écrit sur Twitter. L’ensemble est assez confus, j’en conviens, mais allons-y passage par passage pour tenter de comprendre ce qu’il en est.

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Les limites de la tolérance

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Les limites de la tolérance

CHRONIQUE / Dernièrement, La Presse a présenté une série de reportages sur le projet Immersion, dans lequel trente policiers ont été retirés de la patrouille pendant cinq semaines afin de plonger au cœur de réalités sociales et culturelles qu’ils connaissent peu ou mal. En soi, l’initiative est parfaitement valable, mais soulève néanmoins de nombreuses questions, notamment en ce qui a trait à l’étendue et aux limites de la tolérance et de l’ouverture à l’autre.

Je ne vous cacherai pas que j’ai ressenti un immense malaise en lisant certains extraits de ce reportage. Pour tout dire, j’ai été particulièrement choqué – dans tous les sens du mot – par la complaisance avec laquelle ont été rapportés les propos et les idées de l’imam Foudil Selmoune, du Centre communautaire islamique de la Rive-Sud. En fait, j’ai surtout eu la désagréable impression qu’on ne demandait pas seulement à ces policiers de comprendre la réalité des musulmans au Québec, mais aussi d’accepter tout et n’importe quoi. Bref, ils étaient là pour se faire sermonner.

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Maudits véganes!

Chroniques

Maudits véganes!

CHRONIQUE / Oui, je sais, ils vous énervent. Oui, je sais, je vous en parle très souvent ces temps-ci, mais je vais quand même vous reparler des véganes et du véganisme, car ils ont mauvaise presse au Québec, notamment depuis qu’un groupe de militants a investi le restaurant Joe Beef, à Montréal, et ce, afin de sensibiliser les clients à la problématique de l’élevage industriel et de la cruauté envers les animaux.

Les réactions n’ont pas tardé et elles ont été assez violentes. Certains chroniqueurs, dont j’éviterai de mentionner le nom ici, ont en outre saisi cette occasion pour casser du sucre sur le dos des véganes à coups d’arguments fallacieux et de propos malveillants.

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Éthique et culture religieuse 2.0

Chroniques

Éthique et culture religieuse 2.0

CHRONIQUE / La semaine dernière, nous avons appris que le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, avait l’intention d’abolir le cours d’éthique et culture religieuse (ECR) pour le remplacer par un nouveau programme dont le contenu exact reste à déterminer. À y regarder de plus près, on constate cependant qu’il ne s’agit peut-être pas d’une abolition à proprement parler, mais davantage d’une refonte ou d’une révision en profondeur. En effet, le cours ne portera plus le même nom, mais certains de ses éléments de contenu demeureront vraisemblablement au programme.

Pour tout dire, on a l’impression que cette démarche vise essentiellement à réviser à la baisse la place de la religion dans le corpus scolaire. Globalement, je crois que c’est une bonne chose, mais encore faut-il garder à l’esprit que la religion a toujours été et continue d’être un fait anthropologique et sociologique important. Pour le meilleur et pour le pire, en effet, les religions maintiennent leur emprise sur de nombreuses personnes un peu partout à travers le monde. Ne serait-ce que pour cette raison, il apparaît incontournable que les jeunes acquièrent certaines connaissances à propos du fait religieux.

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Ce en quoi je crois

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Ce en quoi je crois

CHRONIQUE / « Je crois au Dieu de Spinoza qui se révèle lui-même dans l’ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un Dieu qui se soucie du destin et des actions des êtres humains. » - Albert Einstein, réponse au rabbin Herbert S. Goldstein, Télégramme, 1930.

Dans les dernières semaines, j’ai passablement écorché les croyances de nombreuses personnes, notamment les tenants des religions monothéistes. J’ai effectivement remis en question l’existence d’un Dieu unique, transcendant et personnel, allant même jusqu’à affirmer qu’à la lumière de nos connaissances actuelles, l’existence d’un tel Dieu m’apparaît hautement improbable, pour ne pas dire carrément impossible. Des lecteurs m’ont contacté pour me féliciter pour cette prise de position, mais d’autres m’ont signalé leur frustration et leur déception.

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L’empire des hommes

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L’empire des hommes

CHRONIQUE / Connaissez-vous l’anthropocène ? Il s’agit d’une nouvelle ère géologique caractérisée par la place prépondérante qu’occupe l’être humain dans l’ensemble des écosystèmes terrestres. Cela fait aussi référence à l’incidence globale et significative de l’activité humaine sur l’écosystème terrestre, et plus particulièrement sur le climat. C’est un changement de paradigme important, car pour la première fois de son histoire, l’être humain possède le pouvoir de transformer son environnement comme bon lui semble. C’est un pouvoir extraordinaire, mais qui s’accompagne aussi d’un grand péril.

En soi, ce pouvoir n’est ni un mal ni un bien. Ce qui importe, c’est ce que nous en faisons. La connaissance peut donc être une force créatrice ou destructrice, selon les circonstances. C’est ainsi qu’en utilisant les radiations, nous avons développé certains traitements contre le cancer. Mais c’est aussi avec cette même technique que nous pouvons fabriquer des armes de destruction massive. Le progrès n’est donc pas condamnable en lui-même, bien au contraire, mais il importe cependant de se méfier de son potentiel destructeur. Plus précisément, c’est de nous-mêmes dont nous devrions le plus nous méfier.

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Hédoniste égoïste

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Hédoniste égoïste

CHRONIQUE / « Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà, je crois, toute la morale. » – Nicolas de Chamfort

Plus que la joie, je crois que le plaisir occupe de nos jours une place centrale dans la vie des gens. Notre époque est hédoniste, c’est-à-dire qu’elle fait du plaisir le fondement de la vie bonne. Autrement dit, c’est par l’accumulation des plaisirs, voire des possessions matérielles, que nous cherchons à atteindre le bonheur. Que nous soyons d’accord ou non avec ce principe, force est d’admettre qu’il est difficile d’y être totalement indifférent ou, à tout le moins, de ne pas en tenir compte de temps en temps.

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Le miracle 
de Noël

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Le miracle de Noël

CHRONIQUE / Croyez-vous aux miracles ? Personnellement, oui, mais encore faut-il s’entendre sur le sens et la portée de ce qu’est un miracle. Pour les croyants, cette notion renvoie généralement à des événements extraordinaires qui défient toute logique et qui n’ont aucune explication scientifique. Le miracle est alors attribué à une intervention divine, laquelle permet de suspendre ou de transgresser temporairement les lois de la nature.

Pour ma part, vous le savez, je ne suis pas croyant, donc il n’est pas question d’accepter une telle explication. Bien entendu, il se produit parfois des événements que la science n’arrive pas à expliquer – un renversement de diagnostic, par exemple –, mais ce n’est pas pour autant qu’il faille en conclure qu’il s’agit de Dieu. Il faut continuer de chercher, tout simplement, ou alors suspendre son jugement.

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Petit papa païen

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Petit papa païen

CHRONIQUE / Comme chaque année, alors que Noël approche, je me questionne sur ce que peut bien signifier cette fête pour les gens qui, comme moi, ne sont pas chrétiens ni croyants. Évidemment, on me répondra qu’il y a des lustres que la dimension religieuse de cette fête a été sacrifiée sur l’autel du consumérisme, mais il n’en demeure pas moins pertinent de se demander ce que nous pourrions faire pour « sauver » l’esprit de Noël. C’est ce à quoi j’aimerais réfléchir avec vous dans le cadre de mes chroniques du temps des Fêtes.

Noël est souvent décrit comme la fête de l’amour et du partage, mais est-ce toujours le cas ? Est-ce bien de l’amour que de passer du temps avec nos proches ? Et est-ce bien de la générosité que de leur offrir des cadeaux ? Je ne dis pas que nous ne faisons pas tout cela par amour, mais je me questionne néanmoins sur nos autres motivations. Comprenons-nous la véritable nature de l’amour, et qui plus est le sens profond de cette fête ? Voilà le genre de question que je me pose chaque Noël.

Pour illustrer mon propos, je vais vous parler du père Noël et de ce qu’il symbolise dans la culture populaire. Je ne suis pas un spécialiste du sujet, mais en gros, je crois comprendre que le père Noël est l’incarnation moderne de l’esprit de Noël, celui-là même qui met en pratique les vertus chrétiennes qui sont à l’origine de cette fête. Le père Noël, c’est ni plus ni moins la version païenne de Dieu. Tout comme Dieu, il « descend du ciel » pour distribuer les récompenses et pour répandre la joie. Mais tout comme Dieu, il peut aussi sanctionner les méchants en les privant de cadeaux.

Mais ce qui fait du père Noël un être d’amour au même titre que Dieu, c’est qu’il s’intéresse d’abord au sort des plus démunis et des exclus de la société. Pour peu que leurs intentions soient pures, tous les enfants méritent des cadeaux. Le père Noël aime tous les enfants également, sans distinction de race, de sexe ou de richesse. Et lorsqu’il punit, ce n’est pas par méchanceté ou par vengeance, mais par souci de justice.

Ainsi, pour perpétuer l’esprit de Noël, et ce, pendant toute l’année, ne faudrait-il pas veiller à ce que les nécessiteux ne manquent de rien ? Car passer du temps avec nos proches et leur offrir des cadeaux, c’est bien, mais c’est un peu facile. Ce qui l’est moins, en revanche, c’est d’accepter de réduire nos propres besoins afin de les harmoniser avec ceux des autres.

C’est dans cet esprit qu’au fil des années, j’essaie de faire de Noël une fête moins clinquante et superficielle. J’essaie de faire preuve d’humilité et de me souvenir que tous n’ont pas la même chance que moi et mes proches. Mais, pour tout dire, je crois que j’ai encore bien du chemin à faire pour comprendre et incarner le véritable esprit de Noël.

Et vous, que faites-vous pour honorer l’esprit de Noël ? Que signifie cette fête pour vous ? Vous pouvez m’écrire pour m’en parler... et m’inspirer.

Retour sur Dieu

Dans ma chronique, la semaine dernière, j’ai affirmé que Dieu n’existe – probablement – pas. Évidemment, cette affirmation n’a pas manqué de faire réagir certaines personnes, notamment des croyants. Je maintiens ma position, mais je me rends néanmoins compte que si j’avais pris la peine de bien définir ce qu’est Dieu, mon propos aurait certainement moins porté à confusion.

Dieu est un concept complexe et polysémique. Selon les croyances et les cultures, sa signification peut passablement varier. Dans mon texte, je faisais cependant référence à la définition la plus commune de Dieu, c’est-à-dire celle qui renvoie à l’existence d’un être transcendant et personnel. Le Dieu théiste, autrement dit. Un Dieu qui a créé le monde et qui veille sur nous. Ce n’est pas un Dieu indifférent ou impersonnel, comme dans le déisme ou dans le panthéisme, mais un Dieu qui intervient dans le monde et avec lequel nous pouvons entrer en relation.

Bref, c’est le Dieu des religions monothéistes, et c’est ce Dieu qui, selon toute vraisemblance, n’existe pas. C’est ce Dieu qui, s’il existait réellement, aurait forcément laissé quelques traces de son existence. Et c’est ce Dieu que les croyants défendent, mais sans aucune preuve tangible.

Sébastien Lévesque
Le Quotidien
Sébastien Lévesque
L'Ascension de Skywalker, le film de la dernière chance

Chroniques

L'Ascension de Skywalker, le film de la dernière chance

CHRONIQUE / C’est finalement demain (ou ce soir, pour les plus motivés d’entre nous qui iront à l’avant-première) que Star Wars : L’Ascension de Skywalker prendra l’affiche partout au Québec et en Amérique du Nord. Il s’agit du neuvième et dernier volet de la saga Skywalker, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’une pression énorme repose sur les épaules du réalisateur J.J. Abrams. En effet, ce film doit non seulement clore la nouvelle trilogie initiée par Disney en 2015, mais aussi l’ensemble de la saga Skywalker qui s’est amorcée il y a plus de 40 ans.

C’est donc toute une page de l’histoire du cinéma qui se tournera sous nos yeux avec ce film. Et pour l’occasion, j’aimerais vous faire part de mes attentes pour cet ultime opus, mais aussi des défis qui attendent Disney et Lucasfilm pour la suite des choses. Mais avant toute chose, est-ce que les attentes des fans seront enfin comblées ? L’Ascension de Skywalker sera-t-il un bon film ? Car, au final, c’est tout ce qui compte.