Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Avec l’émergence du mot <em>féminicide</em>, on inclut désormais, dans le mobile, d’autres facteurs incontournables de la condition féminine. Autrement dit, on tient maintenant compte de ce qui vient avec le fait d’être une femme, pas seulement d’être de sexe féminin, comme ce fut le cas lors des meurtres de Polytechnique.
Avec l’émergence du mot <em>féminicide</em>, on inclut désormais, dans le mobile, d’autres facteurs incontournables de la condition féminine. Autrement dit, on tient maintenant compte de ce qui vient avec le fait d’être une femme, pas seulement d’être de sexe féminin, comme ce fut le cas lors des meurtres de Polytechnique.

Élargir la notion de féminicide

L’utilisation du terme « féminicide » m’apparaît galvaudée dans les médias et contribue selon moi à faire un amalgame malsain entre la violence familiale et la violence haineuse faite aux femmes parce qu’elles sont des femmes. Qualifier de féminicide le meurtre d’une femme dans un contexte de violence conjugale est présomptueux, car rien n’a encore démontré l’intention haineuse. Ce qui, à mon avis, biaise le débat sur la violence conjugale ou familiale. De traiter chaque meurtre de femme comme un féminicide, cela impose à l’opinion publique la croyance qu’un mobile haineux se cache derrière chaque assassinat d’une femme. Qu’en dites-vous? [Maurice Marcotte, Saint-Raymond-de-Portneuf]