Le Quotidien
Steve Bergeron
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Madame, Monsieur, Mondame...

Séance d'orthographe

Madame, Monsieur, Mondame...

CHRONIQUE / Lors de tests préopératoires, j’ai été récemment orientée par une personne dont l’identité de genre était indéfinie pour moi. Je ne pouvais pas dire «monsieur» ni «madame» sans risque de la blesser. Je disais : «Pardonnez-moi !» Sans plus. Je me suis donc retrouvée devant un vide de notre belle langue française. J’ai pensé à l’émission «Star Trek : The Next Generation», dans laquelle tout le monde sur la passerelle était appelé «sir», peu importe son genre. Y a-t-il une façon polie de s’adresser à quelqu’un dont l’identité de genre nous est inconnue [Ginette Houle, Québec]?
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Un adjectif à sa royale place

Séance d'orthographe

Un adjectif à sa royale place

CHRONIQUE / Le Royal 22e Régiment ne devrait-il pas plutôt se nommer le 22e Régiment royal? Selon une règle que j’ai trouvée sur le site Espacefrançais.com, «une série d’adjectifs dits adjectifs de relation, qui sont l’équivalent d’un complément prépositionnel, sont obligatoirement postposés». Par exemple, une carte géographique pour une carte de géographie, le voyage présidentiel pour le voyage du président… Pourquoi alors le «royal régiment» pour le régiment du roi? Et, en passant, en français, le CN ne devrait-il pas s’appeler le National canadien, l’adjectif de nationalité devant être placé après le nom [Benoît Bouffard, Lévis]?
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Concernant les concernés...

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Concernant les concernés...

CHRONIQUE / Le mot «concerner» a infecté les textes comme un variant de coronavirus. Il est tellement contagieux qu’on peut le retrouver plus d’une fois dans la même phrase. Utilisé ad nauseam en remplacement de formules comme «de, à propos, au sujet, pour…», il ne devrait pas être employé au passif en français, mais, sous influence de l’anglais, il l’est abusivement. Qu’en pensez-vous [Serge Sokolski, Québec]?
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L’heure du t

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L’heure du t

CHRONIQUE / Je me posais la question suivante : d’où vient le «t» dans «pourquoi le chien remue-t-il la queue?». Ou encore «y a-t-il quelqu’un?». Ça aurait pu être n’importe quelle autre consonne pour permettre une liaison. Pourquoi un «t» [Danielle Dallaire, Québec]?
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Dans tous les «quand qu’on»

Séance d'orthographe

Dans tous les «quand qu’on»

CHRONIQUE / Alors que la liaison d’un mot se terminant par la lettre d se fait avec le son [t], comment se fait-il que des gens aient la mauvaise habitude de prononcer le son [k]? Par exemple, on dira : «Quand(t) on y pense, Napoléon fut un grand(t) homme.» Et non «quand(k) on y pense». Ni «comme(k) on dit par chez nous [Serge Bergeron, Sherbrooke]».
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L’erreur la «plus pire»

Séance d'orthographe

L’erreur la «plus pire»

CHRONIQUE / J’ai toujours le goût de corriger l’emploi de «moins pire». Ça m’agace! Si c’est «moins pire», c’est que c’est mieux. Exemple : au lieu de «c’est moins pire aujourd’hui», je dirais «c’est mieux aujourd’hui». Je pense que cela ne devrait pas se dire. Merci de me donner votre opinion [Marie-France Lamarche, Saguenay].
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Les tournures signatures

Séance d'orthographe

Les tournures signatures

CHRONIQUE / Un nouveau sens figuré du mot «signature» a fait son apparition dans notre vocabulaire depuis quelques années : «Style propre à un artiste, représentatif de son parcours et de sa renommée.» On retrouve également «signature» utilisé comme adjectif pour qualifier une œuvre, un ouvrage, un plat et même un cocktail. Sans avoir fait de recherche poussée, je note que «signature» est employé en anglais avec «dish» et «bridge», dans un sens plus précis et technique. Serait-ce un anglicisme à proscrire? Ou alors un glissement de sens que l’usage est en train de consacrer [Bruno Lévesque, Sherbrooke]?
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Élidons! Élidez!

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Élidons! Élidez!

CHRONIQUE / Est-ce vrai qu’on ne doit jamais faire l’élision devant un nom propre? Je vous le demande non pas parce que la question m’a été posée, mais parce que j’ai remarqué cette tendance sur le web, les réseaux sociaux, et parfois chez mes collègues de l’écrit, de la radio et de la télé : je tombe plus souvent, ces temps-ci, sur des sites et des reportages où il est écrit «de Alma», «présentation de André Ouellet», «le Grand Prix de Indianapolis», «l’équipe de Anaheim»...
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Salami en beau fusil

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Salami en beau fusil

Dernièrement, cette phrase que j’ai lue m’a fait douter, plus précisément « ça l’a » : « Ça l’a en quelque sorte libéré… » Cela s’écrit ainsi? [Charlotte Roger, Québec]; Depuis plusieurs années, j’observe, de la part de personnalités publiques mais aussi de la population en général, de fausses liaisons avec le pronom « ça » suivi d’un verbe commençant par une voyelle. Par exemple : « Ça l’aide, ça l’arrive, ça l’ajoute, etc. » Je crois qu’il y a des situations où la liaison est justifiée, mais un éclairage à ce sujet serait grandement apprécié, non seulement au profit de tous, mais également pour apaiser ma « dissonance auditive » [Wilson Bernier, Lévis].
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Ces mots qui ne servent à rien

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Ces mots qui ne servent à rien

« Je m’interroge sur l’usage du mot "ne" dans ce genre de phrases : "Dépêchez-vous d’arriver avant qu’il ne soit trop tard." Vous l’avez probablement déjà expliqué, mais j’ai raté cette chronique [Denise Trépanier, Québec]. »
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Les nouveaux locataires du Robert

Séance d’orthographe

Les nouveaux locataires du Robert

CHRONIQUE / Chaque édition du Petit Robert et du Petit Larousse apporte son lot de points d’interrogation: «Comment? Ce mot n’était pas encore accepté depuis tout ce temps? Et ils ont déjà fait entrer celui-là? Dis, t’as vu comment ils utilisent cette expression là-bas?» Et ainsi de suite.
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Comment multiplier la crème glacée

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Comment multiplier la crème glacée

CHRONIQUE / J’aimerais avoir votre avis sur l’emploi du mot différent lorsqu’il s’applique à des choses qui sont par essence différentes. Par exemple: «Nous offrons dix saveurs différentes de crème glacée.» Ou encore: «Il a visité cinq pays différents.» Je comprends que l’Autriche ressemble à l’Allemagne, que la Chine est différente des deux premiers et que cela pourrait signifier des pays qui sont différents entre eux. Mais généralement, j’entends le mot différent associé à un nombre comme pour insister sur la quantité. Est-ce une erreur d’employer le mot différent dans ce sens? Ma seconde question porte sur l’expression fait réel que l’on note souvent dans la description d’un film quand il raconte des événements qui ne relèvent pas de la fiction. Mais un fait n’est-il pas réel par définition? Pourquoi alors ajouter réel [Gilles Legrand, Québec]?
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Osez les « -euse»

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Osez les « -euse»

CHRONIQUE / En bientôt 19 ans de chroniques linguistiques, je suis tombé sur toutes sortes de légendes urbaines quant aux règles de grammaire. La plus célèbre, vous la connaissez (j’en ai tellement parlé souvent!), ce sont ces fameux « chevals » que l’on aurait maintenant le droit d’écrire alors que rien n’est plus faux.
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Une énigme « seau, sot »

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Une énigme « seau, sot »

J’ai toujours été intrigué par cette phrase qui, à ce qu’on m’a déjà dit, ne peut s’écrire en français. Elle met en scène un homme sot, qui transporte sur un cheval un seau d’eau et le sceau officiel du roi. Le cheval se cabra et les trois (sot, seau, sceau?) se retrouvèrent à terre. Comment orthographier le mot en question? Il serait assez extraordinaire qu’une phrase ne puisse pas s’écrire en français et qu’une langue écrite nous empêche de décrire une action. C’est probablement le cas avec d’autres homophones de la langue. Y a-t-il une règle à ce sujet [Paul Lacoursière, Trois-Rivières]?
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Quand la table ne tourne pas rond

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Quand la table ne tourne pas rond

« Nous allons en discuter avec notre panel. » Chaque fois que j’entends Patrice Roy prononcer cette phrase à son émission de fin de journée à RDI, je sursaute. Évidemment, il faut plutôt parler de table ronde. Le pire, c’est que M. Roy dit fréquemment à ses invités qu’il va faire un tour de... table. Je m’explique difficilement pourquoi les services linguistiques de Radio-Canada ne lui ont pas encore fait le message [Louis Garneau, Lévis].
La majorité pas simple

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La majorité pas simple

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CHRONIQUE / Récemment, dans un bulletin de nouvelles à la radio de Radio-Canada, nous apprenions que « la grande majorité des députés SONT de retour à l’Assemblée nationale ». Quelques minutes plus tard, un journaliste de TF1 mentionnait que « la majorité des gens a quitté la ville ». Est-ce qu’on devrait accorder le verbe avec « majorité » ou avec « députés » et « gens »? Qui dit vrai [Gaétan Audet, Québec]?
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Niveler par le bas, vraiment?

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Niveler par le bas, vraiment?

Le commentaire le plus désapprobateur que j’ai reçu ou lu après mes deux plus récentes chroniques, sur un éventuel abandon de la règle d’accord du participe passé employé avec avoir, c’est que cette réforme consisterait à niveler par le bas. Autrement dit, plusieurs lecteurs ont l’impression qu’en supprimant cette règle (le participe passé serait alors toujours invariable avec avoir), on adapterait la norme grammaticale aux élèves les plus faibles.
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Justifier la règle par l’exception ?

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Justifier la règle par l’exception ?

« L’idée de rendre toujours invariable le participe passé conjugué avec "avoir" m’indispose et m’inquiète. Cela m’apparaît comme une démission et un coup d’épée dans l’eau. Je crains aussi pour la compréhension dans certains contextes. Je vous fournis deux exemples. Le premier : "Elle évoque les causes chères à Justin Trudeau, qu’elle a embrassé (ou embrassées) toute sa vie." Le deuxième : "Je vous annonce la mort d’un homme que j’ai désiré (ou désirée) toute ma vie." Avouez que, dans ces deux cas, l’accord traditionnel du participe passé est franchement de nature à clarifier le propos [Martin Parent, Québec]. »
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« Kièvement blessés »

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« Kièvement blessés »

Branle-bas de combat dans les salles de rédaction cette semaine : l’orthographe occidentale de la capitale ukrainienne, Kiev, s’est retrouvée au cœur d’un dilemme, après que l’on eut appris qu’il s’agissait d’une translittération russe du véritable nom ukrainien, Kyïv (ou Kyiv). Des médias québécois, tout comme plusieurs de leurs homologues européens et nord-américains, ont donc annoncé qu’ils bannissaient cette orthographe pour celle mise de l’avant par les Ukrainiens en 1995 et adoptée par les Nations Unies en 2012.
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Cachez ce participe passé que je ne saurais accorder

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Cachez ce participe passé que je ne saurais accorder

L’automne dernier, lorsque l’Association québécoise des professeurs de français a annoncé qu’elle demandait au ministère de l’Éducation de simplifier la règle d’accord des participes passés, j’étais persuadé que je recevrais au moins quelques messages sollicitant mon opinion. Comme ce ne fut pas le cas, j’ai supposé deux choses : soit vous approuvez majoritairement cette réforme espérée, soit vous pensez que je suis totalement contre, étant donné que je connais cette règle presque sur le bout des doigts.
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Peut-on faire faire

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Peut-on faire faire

La semaine dernière, je vous ai entretenus des auxiliaires « avoir » et « être », qui se font parfois la guerre pour accompagner certains verbes. Mais levez la main, pour voir, ceux et celles qui ont déjà entendu parler des semi-auxiliaires.
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La guerre des auxiliaires

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La guerre des auxiliaires

Certains verbes de mouvement demandent l’auxiliaire « être » ou « avoir », selon qu’ils sont intransitifs ou transitifs. Or je constate que, aussi bien dans le langage courant que dans la presse écrite, c’est presque toujours le mauvais auxiliaire qui est utilisé. Ainsi je lis : « Les copains sont débarqués à l’improviste, mes amis sont déménagés hier, le vieux a tombé dans la neige, les images sont disparues de l’album. » Ça me paraît contraire aux règles de grammaire. Je sursaute également chaque fois que je lis ou que j’entends : « J’ai écouté un film, une émission de télé. » Il me semble que ce serait mieux de le regarder, ce film, non [Serge Sokolski, Québec]?
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Des dimanches sans variété

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Des dimanches sans variété

Le mot « variété » est féminin. Pourtant, dans l’émission « Star Académie », il est utilisé au masculin. Exemple : « Tu vas participer au variété de dimanche. » Ou « le variété est retardé de deux semaines à cause de la COVID ». Quel est votre avis [Alain Naud, Québec]?
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Et vint deux mille vingt...

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Et vint deux mille vingt...

« J’ai remarqué que, depuis la fin de l’année 2021, certains animateurs de télévision et de radio disent "vingt vingt-deux" au lieu de "deux mille vingt-deux". Je trouve que cela prend de l’ampleur et on l’entend même à Radio-Canada. Il me semble que c’est un anglicisme [Bruno Lapointe, Trois-Rivières]. »