Un gros merci à tous ceux qui ont participé à notre encan pour sauver Le Quotidien. Cette toile que le peintre René Gagnon de Sacré-Coeur nous a généreusement donnée a été vendue pour 6000 $.

Un gros merci !

CHRONIQUE / Nous allons savoir mardi ou le mercredi 20 novembre, si l’offre des employés de Groupe Capitales Médias pour sauver nos journaux régionaux sera acceptée par le syndic PricewaterhouseCoopers en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité. La rumeur semble positive.

Grâce à votre soutien, nous avons réussi à élaborer un plan d’action pour sauver nos journaux de la faillite et à mettre sur pied un modèle d’affaires avec des coopératives de solidarité. Sans le support de la population, ce projet n’aurait pas été possible.

Le 20 août, nous étions une entreprise de presse sous la protection de la loi sur la faillite et il se peut qu’à partir du 20 novembre, nous soyons l’entreprise de presse la plus solide du marché, grâce notamment à la mobilisation citoyenne, au support des gouvernements, des institutions municipales, du monde des affaires et du milieu coopératif.

Quand un gouvernement constate que les milieux s’impliquent, c’est plus facile pour un conseil des ministres de voter une loi pour soutenir l’information régionale. Si la faillite de Groupe Capitales Médias s’était faite dans l’indifférence totale de la population, je ne suis pas certain que nos représentants syndicaux auraient pu faire tout ce chemin en moins de trois mois.

Fin de l’information gratuite

Si notre projet de coopérative est retenu, les défis seront encore plus grands à l’avenir et nous aurons encore plus besoin de vous, car l’information que nous produisons et que vous lisez sur vos téléphones mobiles ne pourra plus être gratuite. Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais les abonnements feront partie de la principale source de revenus.

Déjà, depuis le lancement de la campagne de financement « Je coopère pour mon journal », vous avez été nombreux à supporter votre journal régional en vous abonnant ou en faisant un don en argent. Tous ces dons et supports financiers de votre part ont donné une crédibilité à la réalisation de notre nouveau modèle d’affaires et les autorités gouvernementales vous ont entendus. Tous se sont mobilisés pour que nos journaux ne ferment pas leurs portes et tous ont reconnu l’importance de l’information régionale parce que vous leur avez dit que c’était important.

Je vous ai entendus me dire que ce n’était pas normal de vous offrir notre application gratuite sur vos appareils mobiles. « Moi, je lis Le Quotidien tous les matins sur mon téléphone et j’aurais payé pour ça, mais vous nous l’offrez gratuitement », que vous m’avez raconté. C’est probablement ce qui va arriver dans notre nouveau modèle d’affaires et on espère que vous serez au rendez-vous pour la fin de l’information gratuite.

C’est grâce à vous que nous allons continuer à raconter vos histoires et je voulais vous dire un gros merci pour votre support. Les Saguennéens et Jeannois ont toujours été solidaires dans les moments importants et vous avez considéré que c’était important de conserver votre information locale.

Merci pour l’encan

Le 5 novembre dernier, nous avons organisé un encan que j’avais l’honneur d’animer et qui nous a permis d’amasser 40 000 $ grâce à votre générosité. Merci aux artistes (vos œuvres à elles seules nous ont rapporté plus de 25 000 $), merci aux gens d’affaires, merci aux producteurs-diffuseurs de spectacles et d’événements, merci à nos athlètes, merci aux syndicats, merci aux coopératives, merci aux nombreux donateurs, merci aux acheteurs qui se sont déplacés pour cette occasion, merci à Robert Hakim pour son assistance technique, merci à Éric Larouche de l’Hôtel Chicoutimi pour nous avoir reçus lors de cet événement, merci aux employés qui ont consacré du temps pour réaliser cet encan, merci à ceux qui animent la page Facebook (Je coopère pour Le Quotidien), merci à ceux qui téléphonent aux gens pour les solliciter, merci à vous qui nous supportez.

Nous aurons une grande réflexion collective dans les mois à venir si notre coopérative s’impose comme nouveau modèle. Il est important de s’adapter aux nouvelles tendances et on compte sur vos lettres d’opinion, vos courriels et commentaires sur les réseaux sociaux pour nous permettre de rester pertinents et à l’écoute de vos besoins dans cette nouvelle ère de l’information régionale.

Malheureusement, ce que vit l’industrie de la presse écrite risque de toucher la télévision et la radio à moyen terme. Les géants du numérique comme Google, Amazon, Facebook, Apple, sans parler de Netflix et Disney, n’ont pas fini d’envahir nos champs d’intervention. Si la tendance se maintient, nos journaux devraient être là pour vous supporter et comme vous l’avez fait ; être solidaire à votre cause.

Un gros merci.