Le conseiller municipal Martin Harvey, la mairesse de Saguenay, Josée Néron, et le président et le directeur général de Contact-Nature, Dany Tremblay et Marc André-Galbrand.

Un bilan positif pour la pêche blanche

CHRONIQUE / Les nouvelles modalités de pêche blanche de la saison 2019 sur les deux sites de la baie des Ha ! Ha ! auront fait fuir 173 propriétaires de cabane à pêche comparativement à la saison 2018. La nouvelle tarification, qui a fait passer les coûts de 85 $ à 165 $ par cabane, plus les taxes, a incité certains pêcheurs à manifester leur mécontentement en désertant les villages de glace.

« Il y a eu de la grogne au début, il s’est dit beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, mais je n’ai jamais douté qu’on relèverait le défi de la gestion des sites de pêche blanche », a fait valoir Dany Tremblay, président de l’organisme Contact-Nature à qui Saguenay a confié la gestion de la pêche. L’organisme a présenté le bilan de la dernière saison, mardi matin, au Pavillon des croisières de La Baie, en compagnie de la mairesse Josée Néron.

Rappelons qu’en 2018, Saguenay avait déboursé plus de 600 000 $ pour maintenir cette activité sur les glaces. Pour diminuer les coûts de gestion, les conseillers municipaux avaient confié le mandat à Contact-Nature et son directeur général, Marc-André Galbrand, de gérer les sites à l’intérieur d’une enveloppe de 400 000 $.

« Nous avons réussi à compléter la saison de pêche blanche avec un véritable succès en permettant à la Ville d’économiser 167 000 $ comparativement à 2018, a dit fièrement Marc-André Galbrand. La saison a été exceptionnelle alors que les premières cabanes ont pu embarquer sur les glaces à compter du 10 janvier grâce à la collaboration de dame Nature qui a permis au couvert de glace d’atteindre rapidement les 12 pouces (30 cm) de glace nécessaires pour un embarquement sécuritaire.

« Nous avons ensuite multiplié les interventions pour diminuer les coûts de gestion en optimisant les opérations de déneigement, en évitant d’embaucher une compagnie pour le bornage, une tâche que nous avons accomplie avec nos employés et les bénévoles. Nous avons aussi fait appel à nos employés pour gérer les guérites et la surveillance de nuit, deux services qui ont été confiés à des firmes extérieures par le passé », met en relief celui qui gère également le Centre plein air Bec-Scie, la rivière à Mars, le Camping du Jardin de mon père et le site Okawari à La Baie.

« La gestion du site de pêche blanche nous permet d’offrir des postes à temps plein pour nos 28 employés qui travaillent maintenant à longueur d’année », ajoute-t-il.

Pour ce qui est des 173 cabanes de moins sur le site, Marc-André Galbrand se dit confiant d’en récupérer une bonne partie en 2020.

« Certains adeptes ont regretté d’avoir boudé l’activité. Ils pensaient que ce serait moins bien géré que par la Ville en plus de s’opposer à la hausse des tarifs. La saison a été exceptionnelle avec l’embarquement modulé en fonction du poids des cabanes qui s’est bien déroulé et tout le monde a profité d’une belle saison. Nous avons même eu des demandes de gens qui voulaient s’acheter des cabanes », rapporte Marc-André Galbrand.

Un des principaux enjeux sur les glaces pour la prochaine saison est d’augmenter les espaces de stationnement. « C’est notre cheval de bataille pour l’an prochain. Nous autorisons une voiture par cabane à l’éperlan et deux autos pour les secteurs des poissons de fond. Chaque site, l’Anse-à-Benjamin et Grande-Baie, compte un espace de 125 stationnements. En 2018, les fins de semaine, nous pouvions accueillir 430 voitures par site », explique le directeur général de Contact-Nature.

« Si nous voulons recevoir plus de visiteurs et nous ouvrir davantage sur le tourisme, nous devrons trouver des solutions pour accueillir plus de véhicules. La sécurité des sites est notre priorité et nous travaillons en collaboration avec les services de génie de la Ville pour trouver des solutions. Pendant le Festival des glaces, par exemple, nous avons refusé l’accès à des centaines de visiteurs », met en relief Marc-André Galbrand.

Un site féerique

Pour la mairesse Josée Néron, la pêche blanche est une activité phare pour La Baie. « Le village de pêche blanche de La Baie est un site rassembleur et festif pour les citoyens et les familles en plus d’être un attrait touristique unique avec ses aspects féeriques. Le village de pêche est une belle carte de visite pour la région, c’est un produit de niche par excellence. Promotion Saguenay va travailler en collaboration avec Contact-Nature pour développer encore plus cette activité et en assurer la pérennité », a fait valoir la mairesse en entrevue après la rencontre de presse.

Le conseiller municipal de La Baie et responsable du dossier de pêche blanche, Martin Harvey, semblait soulagé de rendre public ce bilan positif de la pêche blanche. « Ce fût un dossier difficile et problématique avec les enjeux de sécurité et de redressement des finances, mais nous sommes contents d’avoir redonné la pêche aux gens grâce à la collaboration de tous », a lancé le conseiller en début de rencontre.

« Nous souhaitons signer une entente de trois ans avec Contact-Nature, un organisme du milieu qui a fait ses preuves et qui travaille en collaboration avec les gens de leur milieu », a conclu la mairesse.