Gille Tremblay des Verts boisés du fjord et Hans Blackburn du Cégep de Jonquière ont dévoilé les résultats d’un sondage concernant l’acceptabilité sociale du projet du Circuit des rivières de Chicoutimi.

Un beau projet pour Josée Néron

CHRONIQUE / Ceux qui ont vu les travaux d’aménagement en cours dans le parc de la Rivière-du-Moulin, soit un nouveau sentier cyclopiétonnier de 3,5 km partant de l’embouchure de la rivière dans le Saguenay pour relier les sentiers du parc en passant sous le pont du boulevard de l’Université, doivent considérer qu’il s’agit de la première étape du projet du Circuits des rivières de Chicoutimi.

L’organisme Les Verts boisés du fjord et un groupe d’étudiants du programme Sciences, lettres et arts du Cégep de Jonquière, sous la direction du professeur Hans Blackburn, ont dévoilé jeudi les résultats d’un sondage visant à connaître la perception de la population de l’arrondissement de Chicoutimi concernant le projet du Circuit des rivières.

Il s’agit d’un circuit aménagé par une piste cyclopiétonnière qui part de Chicoutimi-Nord, qui traverse le Saguenay pour longer la Zone portuaire jusqu’à l’embouchure de la rivière du Moulin pour rejoindre le nouveau sentier en construction et qui longe ensuite la rivière urbaine jusqu’à Laterrière, derrière l’usine de Rio Tinto. Le circuit projeté traverse ensuite jusqu’au barrage du Portage-des-Roches pour longer la rivière Chicoutimi jusqu’à La Pulperie, en passant par la petite maison blanche dans le quartier du bassin, pour terminer sa course au poste de traite.

Le sondage réalisé auprès des résidants de Laterrière, du secteur de la rivière Chicoutimi et du secteur nord de l’arrondissement révèle que 82% de la population est d’accord avec le projet. Plus de 62 % des répondants estiment que ce projet devrait entraîner des retombées économiques intéressantes, qui devraient entraîner une hausse des valeurs de leur propriété.

Du point de vue environnemental, 84% des personnes interrogées considèrent important que la municipalité procède à la mise en oeuvre de mesure de conservation alors que 71% croient que le projet va favoriser une meilleure protection de l’environnement.

En ce qui concerne l’acceptabilité sociale, 81% des gens consultés estiment que le projet aura des répercussions positives alors que 76% jugent qu’une meilleure concertation entre les différents acteurs est nécessaire pour que ce projet se concrétise.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’au point de vue de l’acceptabilité sociale, la concrétisation de ce projet a fait ses preuves. «Nous espérons que les élus du nouveau conseil d’arrondissement de Chicoutimi portent ce projet en avant. Il ne manque que la volonté politique pour réaliser la plus belle véloroute des rivières de la région», fait valoir Gille Tremblay des Verts boisés du fjord, qui travaille activement sur ce projet depuis 2014.

Des liens existent déjà pour la concrétisation de ce projet. On connaît déjà le parc de la Rivière-du-Moulin et la piste cyclable de la zone portuaire jusqu’à la petite maison blanche. Une traverse a même été aménagée sous le pont de la nouvelle portion de l’autoroute sous la rivière du Moulin, et des routes de terres existent déjà dans le secteur de La Pulperie. Il suffit d’une volonté politique pour lancer ce projet.

La mairesse Josée Néron, avec le conseiller de Laterrière Michel Potvin, a devant elle un beau projet qui s’inscrit parfaitement dans son programme électoral de protection de l’environnement et de mise en valeur du milieu. «Il faut que le monde se parle. Il faut que les conseillers municipaux des différents districts touchés par ce projet travaillent ensemble. Il faut que les intervenants de La Pulperie, de la Zone portuaire, du Parc de la Rivière-du-Moulin et des Verts boisés du fjord s’unissent pour faire atterrir ce projet», s’emballe Gille Tremblay qui fait confiance aux nouveaux élus de l’arrondissement Chicoutimi.

Les terrains qui couvrent le circuit des rivières sont situés en milieu agricole ou appartiennent à la ville, en majorité. «On ne peut pas morceler des terres agricoles, mais les agriculteurs peuvent faire des cessions de servitude de conservation. Notre organisme détient un statut de fiducie foncière détentrice d’un numéro de charité pour des reçus d’impôt, ce qui permet aux donateurs de déduire la valeur du terrain cédé de leurs impôts», explique Gille Tremblay.

Voilà un beau défi pour la mairesse Josée Néron et les élus de Chicoutimi quand elle aura fini de mettre de l’ordre dans l’hôtel de ville.