Frédéric Dion, une version 2.0 de notre aventurier André-François Bourbeau, donnera une conférence-spectacle le 17 janvier à Chicoutimi.

Regarder ce qu’on a

CHRONIQUE/ C’est une phrase que j’ai souvent prononcée, dans toutes sortes de circonstances, dans des moments difficiles, au moment de faire le point ou lorsqu’on a besoin de prendre du recul face à certaines situations. « Il faut regarder ce qu’on a, pas ce qu’on n’a pas. » C’est simplement une façon de voir la vie du bon côté et d’apprécier la vie qu’on mène.

CHRONIQUE/ C’est une phrase que j’ai souvent prononcée, dans toutes sortes de circonstances, dans des moments difficiles, au moment de faire le point ou lorsqu’on a besoin de prendre du recul face à certaines situations. « Il faut regarder ce qu’on a, pas ce qu’on n’a pas. » C’est simplement une façon de voir la vie du bon côté et d’apprécier la vie qu’on mène.

Survivre à la survie

La dernière aventure de Frédéric Dion aura été de survivre 10 jours au Yukon, sans eau, sans nourriture et sans GPS. « C’est André-François Bourbeau qui a choisi l’endroit où j’ai été largué en hélicoptère. Il a choisi le pire endroit où on pouvait se perdre. André-François, c’est mon mentor. En fait, dit-il en riant, il s’est pratiqué dans le bois à l’époque pour que je puisse vivre mes aventures. »

Frédéric Dion se prête au jeu des comparaisons avec son dix jours de survie de l’été 2016 et le Surviethon du professeur de l’UQAC en 1984. « André-François est demeuré statique 31 jours au même endroit au coeur de la forêt boréale, alors que mon défi était de sortir du bois et de retrouver mon chemin vers la civilisation », explique l’aventurier.

Il fait valoir cependant que sur le plan psychologique, les deux expériences les ont confrontés aux mêmes démons, aux mêmes angoisses. « L’objectif qu’on veut atteindre semble toujours très loin et on doute. On se retrouve dans l’urgence d’agir et on a parfois des pensées nuisibles. C’est là qu’on met en pratique ‘‘l’antidoute’’ et qu’on ose agir dans le moment présent. ‘‘L’antidoute’’, c’est l’art de diviser des objectifs en étapes simples pour qu’ils deviennent facilement réalisables. C’est une façon efficace de nous ancrer dans le présent et d’empêcher le doute d’envahir nos pensées. Elle nous ramène à l’essentiel de la vie : ici et maintenant », résume Frédéric Dion.

J’imagine qu’à un moment donné, on se demande ce qu’on fait ici, en plein coeur d’une forêt, dans le seul espoir de survivre ? On doit avoir le goût de tout plaquer là ? « Plus maintenant, parce qu’on fait des choix qui nous rendent heureux. Pourquoi André-François Bourbeau a choisi de passer 31 jours dans le bois ou moi de me perdre au Yukon ? C’est parce que ça nous rend heureux, parce que ça nous procure du bonheur », explique l’aventurier qui a déjà traversé l’Antarctique en ski et couru 33 marathons en sept semaines.

Dans ses conférences, Frédéric Dion invite les gens à appliquer l’antidoute dans leur vie quotidienne

En divisant un projet en petites étapes, nous nous concentrons sur le moment présent et le vivons en pleine conscience. La motivation est la base de la majorité des projets, il faut ensuite passer à l’action pour finalement arriver à la réalisation. Ce sont trois étapes qui prennent racine dans la confiance et l’estime de soi », philosophe l’aventurier qui a remplacé André-François Bourbeau comme coach de survie pour l’émission Expédition extrême à Canal Z.

Le psychologique devient l’outil principal en situation de survie. « La pensée magique, ça n’existe pas, il faut se mettre en action, faire un pas de plus, oser l’aventure. Ma conjointe est psychologue clinicienne et nous avons travaillé ensemble pour l’écriture du livre Survivre avec l’antidoute », fait valoir celui qui a déjà prononcé plus de 2000 conférences à travers le monde.

Frédéric Dion sera à l’hôtel Le Montagnais le 17 janvier pour rencontrer les gens du Royaume, une région où il dit avoir des liens importants avec des gens d’ici, mais aussi avec l’immense territoire qu’il a parcouru à plusieurs reprises.

Frédéric Dion