Christophe Trarieux, caméraman, Isabelle Lord et Corentin Chaillon, gardes-parc, Lucile Béllanger, journaliste et réalisatrice, et Sylvain Delacroix, preneur de son, se préparaient à prendre des images des couleurs de l’automne dans les sentiers du parc national du Fjord-du-Saguenay pour l’émission Des racines et des ailes.

Quand le soleil arrose les montagnes

CHRONIQUE | Une équipe de tournage de l’émission française Des racines et des ailes était de retour dans le parc du Saguenay, au cours des derniers jours, pour compléter les entrevues et les prises d’images pour la production d’un épisode de deux heures intitulé Le goût du Québec. Il sera diffusé en janvier 2020 sur les ondes de France 3 et on pourra le voir sur TV5 au Québec.

« L’immensité du territoire, le froid et l’hiver, les couleurs de l’automne et des gens passionnés pour nous raconter l’histoire et leur attachement à leur territoire feront partie de cette production », exprime Lucile Béllanger, journaliste et réalisatrice de l’émission, que j’ai rencontrée jeudi dernier sur les rives de la baie Éternité, au cœur du parc national du Fjord-du-Saguenay.

L’hiver et le froid

« Nous sommes partis à la rencontre de gens passionnés par leur territoire qui nous font découvrir des paysages avec leurs yeux pour le faire vivre aux téléspectateurs. Nous avons découvert, l’hiver dernier, avec Rémi Aubin de La Baie, que la pêche blanche sur les glaces est un véritable mode de vie. La pêche est un prétexte pour vivre une expérience, pour créer des liens et favoriser des rencontres », fait valoir celle qui a fait connaissance avec les rigueurs de nos hivers en janvier dernier.

Les Québécois passionnés avec qui ils ont partagé la beauté du fjord et les couleurs du parc national sont les gardes-parc Corentin Chaillon et Isabelle Lord. « Quand ils sont arrivés à l’aéroport, l’hiver dernier, il faisait -40 degrés Celsius avec le facteur éolien. Ils ont vite compris à quoi pouvaient ressembler nos hivers. Mais le lendemain, malgré le froid, le soleil était éclatant sur les glaces et ils en ont profité pour échanger avec les propriétaires de cabanes à pêche dans la baie Éternité. Ils ont capté de beaux moments dans leurs échanges avec les pêcheurs », de raconter Corentin Chaillon, un Français originaire de la Bretagne installé au Québec depuis 20 ans.

Des images extraordinaires

Le garde-parc a reçu une formation en biologie de l’Université du Québec à Rimouski et se passionne pour la vie en plein air. « Nous avons été vraiment chanceux, lors de notre sortie en Zodiac ce matin, sur le fjord. Nous étions à distance réglementaire des bélugas en avant de la baie Sainte-Marguerite et un troupeau de phoques a émergé près du bateau. Ils ont pu faire des images extraordinaires avec un drone », évoque le passionné du Saguenay.

« La lumière était merveilleuse, ce matin, avec le soleil qui arrose les montagnes ; les images captées avec les drones sont splendides », a commenté le caméraman Christopher Trarieux. Il a d’ailleurs reporté au lendemain matin la sortie prévue dans une érablière pour capter les couleurs du feuillage en fin d’après-midi et profiter de la luminosité matinale. Corentin Chaillon leur a proposé de vivre un coucher de soleil sur le fjord à partir du cap de l’anse de Tabatière à L’Anse-Saint-Jean, un des plus beaux endroits le long du fjord pour les couchers de soleil flamboyants.

Le Saguenay en vedette

« Les couleurs de l’automne font partie des particularités du Québec tout comme les rigueurs de l’hiver. Corentin Chaillon fait partie de ces gens qui sont des ambassadeurs de leur territoire et c’est à travers ses yeux que nous découvrons l’immensité du territoire du Saguenay. Samedi, nous partirons en randonnée pour nous rendre au sommet du point de vue du géant », a fait savoir la réalisatrice, impatiente de découvrir cette balade de dix kilomètres aller-retour en montagne.

L’épisode de 120 minutes sur le Québec débutera avec l’hiver au Saguenay pour se terminer avec l’automne sur le fjord. « Outre le Saguenay, nous avons survolé la ville de Québec avec l’historien du ciel et photographe Pierre Lahoud ; rencontré un fabricant de cidre de glace à l’île d’Orléans ; visité la forêt Montmorency ; et même capté des images à bord d’un brise-glace », détaille la réalisatrice, qui prendra la direction de Charlevoix dans les prochains jours.