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Roger Blackburn
Le Quotidien
Roger Blackburn
Michelle Simard a mis plus d’une semaine pour construire son village de Noël, une tradition qu’elle perpétue en mémoire de sa mère.
Michelle Simard a mis plus d’une semaine pour construire son village de Noël, une tradition qu’elle perpétue en mémoire de sa mère.

Pour Michelle Simard, Noël est dans les détails [PHOTOS]

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CHRONIQUE / Je voulais nous trouver une belle histoire de Noël pour finir l’année en douceur, pour terminer 2020 calmement, avec tous ces cas de COVID-19 qui ne cessent d’augmenter et le nouveau variant qui se manifeste fortement au Royaume-Uni et qui fait monter le niveau d’anxiété partout sur la planète.

Je me suis donc invité chez Michelle Simard pour ma dernière entrevue de l’année. On m’avait dit : « Va voir son village de Noël au pied du sapin, c’est tellement beau ! »

J’ai rencontré une femme qui raconte des histoires avec des santons, des petites maisons, des lumières et des objets de toute sorte. Le miniature a quelque chose de grand, parfois, et Noël est dans les détails cette année. « J’ai profité de la COVID-19 pour en faire plus que d’habitude. J’avais le temps. J’ai donc consacré huit jours à raison de huit à douze heures par jour », fait savoir l’artiste de Chicoutimi-Nord.

Se pencher pour apprécier

Le village au pied de l’arbre fait environ 12 pieds sur 12 pieds. Il faut s’accroupir et regarder de près pour apprécier et se laisser envoûter. « Il y a une logique pour chaque arrangement et les personnages sont placés selon l’environnement qui les entoure. Il y a le village rural, la scierie, l’église du village, la montagne de ski, le lac gelé pour les patineurs », énumère Michelle Simard, me faisant visiter son village en pointant du doigt.

« Je poursuis la tradition de ma mère, qui vivait à Arvida. Elle a conçu des villages de Noël jusqu’à l’âge de 90 ans, avant qu’elle soit transférée dans un CHSLD pour finir ses jours. J’ai des figurines et des maisons qui lui appartenaient et que j’utilise avec nostalgie quand je construis mon village », raconte celle qui se décrit comme étant un peu maniaque quant au souci du détail.

Les rues des différents aménagements sont éclairées avec des lampadaires miniatures. « C’est très long à organiser, car je dois cacher tous les fils sous le décor. Pour cette conception, j’avais oublié d’installer des lumières dans le village en haut de la montagne. J’ai dû défaire et refaire mes installations pour placer les lampadaires », raconte Michelle Simard, qui fait preuve d’une grande patience.

Créer des histoires selon L’inspiration

L’artiste a accumulé les figurines et les maisons de son village au cours des années. « Je n’ai pas tout utilisé. J’ai encore de nombreuses pièces qui sont restées dans leur boîte. Le décor varie d’une année à l’autre. Ça va selon l’inspiration du moment », dit-elle.

La patinoire, à l’avant-plan, et une chute qui coule sous un pont, à l’arrière

« Il faut se créer une histoire dans sa tête en plaçant les personnages. Comme ici, à la montagne de ski, avec des gens autour du feu et une voiture avec des skis sur le toit. Ici, pour la scierie, j’ai dû ramasser des branchages pour concevoir une corde de bois. Autour de la patinoire, j’ai placé un banc avec des parents qui regardent les enfants jouer au hockey. Au pied de la chute, j’ai placé un personnage qui revient avec des seaux d’eau et là, sur le pont, un monsieur cède le passage à un couple », détaille la raconteuse.

Michelle Simard n’a pas fait le décompte des figurines et objets qui meublent sa création. « Il y en a trop ! Il y a ceux que j’ai fabriqués, il y a ceux que j’ai achetés et il y a ceux que ma mère nous a laissés en héritage. J’ai fait une clôture à neige, j’ai ajouté des arbres, fabriqué une chute d’eau, une pente de ski. Il y a des boîtes à lettres, des bornes-fontaines, une motoneige. Ça fait beaucoup de détails ! », fait-elle remarquer.

« Le plus triste dans tout ça, c’est que je vais devoir le défaire et ranger les pièces dans des boîtes après le jour de l’An. Les maisons ont leur propre boîte de rangement avec des moules en mousse pour éviter qu’elles ne se brisent », explique-t-elle.

Le village pourra être vu sur Zoom lors du réveillon virtuel que sa famille va célébrer cette année, à l’image de bien d’autres.

Il y a l’adage qui dit que le diable est dans les détails ; il faudra le réinventer, car pour Michelle Simard, c’est Noël qui est dans les détails.

L’écurie avec les chevaux ­
L’écurie avec les chevaux
Rue commerciale du village dans la montagne ­
Des santons qui se réchauffent autour d’un feu extérieur
Ce chalet accueille les skieurs qui dévalent la pente