Robert Hakim promet toute une soirée, samedi, à l’hôtel Le Montagnais, pour son party des années 90.

Place aux années 90

CHRONIQUE / Le promoteur Robert Hakim organise un party des années 1990, samedi, à l’hôtel Le Montagnais. Ça fait trois ans qu’il organise le party des années 1980 en avril. L’an passé, ils étaient 1700 sur la piste de danse à lâcher leur fou. Il tente l’expérience en automne pour revisiter une autre décennie.

« Ce sont des retrouvailles. Il y en a pour qui c’est leur seul party de l’année. Je te jures, tu n’es pas capable de faire le tour de la salle au complet pour serrer la main ou faire des accolades à tout le monde que tu connais, les gens ont un méchant fun », décrit Robert Hakim, le spécialiste des événements à Saguenay.

Je ne sais pas si c’est une question de nostalgie, mais 1700 personnes qui se pointent un soir dans la salle de bal du Montagnais pour danser toute la soirée au son de l’époque de leur jeunesse, il faut croire qu’ils avaient du fun dans ce temps-là.

« Tout ça a commencé autour d’un verre de vin un soir. J’ai été propriétaire de bar pendant 10 ans à Chicoutimi dans ces années-là et on voulait se faire un party retrouvailles avec les gens qui ont travaillé dans ces bars. On devait être 150, et là, Chantale (sa conjointe) me dit qu’on devrait inviter d’autre monde parce qu’il y a sûrement des clients de l’époque qui aimeraient ça. On a mis des billets en vente sur Reservatech. En peu de temps, on avait vendu 600 billets et la première édition a attiré 1300 personnes », raconte le promoteur.

« C’est un phénomène. Il n’y a plus d’endroit, comme dans le temps, où on peut danser et chanter à tue-tête. Et dans ces partys, ce sont les gens qui font le show. Ils se sont approprié l’événement, les gens se déguisent, on ne leur a jamais demandé de le faire. Ça chante, ça danse et ça veille tard. Rappelle-toi, dans ce temps-là, on commençait à sortir à 23 h et on rentrait à 3 h du matin. Il n’y a pas beaucoup de bars qui ferment à 3 h aujourd’hui », relate l’organisateur pour témoigner d’une époque révolue.

Lors des partys des années 80, il y avait des gens de plus de 60 ans qui s’éclataient sur la piste de danse au son de la musique de cette époque. Au party des années 90, le promoteur va peut-être intéresser des gens dans la quarantaine en plus des cinquantenaires.

Robert Hakim... il y a quelques années.

Avec les DJ de l’époque

« J’ai retracé les DJ de l’époque pour qu’ils s’occupent de l’ambiance. Dany Laplante qui a travaillé à L’Audace, L’Orchidée, le Pile Pub et au Guinness; Stéphane Harvey du Garbo, de La Tour et du Pub O’Tool; Stéphane Martel, de l’Express, et Hugues Tremblay qui a travaillé au Cocktail, au Magic et au Zinc seront derrière le volet musical. Ces gars-là étaient des vedettes à l’époque », se souvient l’ex-tenancier de bar.

Le promoteur a fait le ménage de ses photos pour les diffuser sur écran géant. « J’ai pas moins de 8000 photos de ces années-là, pas tous publiables, mais j’en ai suffisamment pour évoquer de beaux souvenirs », assure-t-il.

Robert Hakim trempe dans les événements depuis 20 ans à Saguenay. On le connaît pour le Salon jeunesse, les Rythmes du monde, Ciel et neige (2004), les Hivernades (2005), le Festival des bières, l’événement mode Panache, ses partys de célibataires et ses partys des années 80. 

« À force de faire des événements, on finit par savoir ce que veut le monde. Ces partys retrouvailles ne sont qu’une réponse à la demande des gens. Il suffit d’annoncer une date et les billets s’envolent rapidement. Il nous reste seulement à être un peu imaginatifs pour l’animation et ça fait des soirées extraordinaires, ce sont les gens qui font le party », dit-il.

Époque des discothèques

Les jeunes ont leur party à eux aujourd’hui, ils ont leurs sorties et leurs endroits, mais c’est vrai que les années 80 et 90 ont été marquantes. Il y avait du monde, dans ce temps-là, c’était la force de l’époque, ça fumait dans les bars, les lois étaient moins sévères pour la boisson. « Le party commence à 19 h, certains vont arriver tôt et partir avant minuit alors que d’autres, comme dans le temps, vont arriver à 23 h pour fermer le bar à 3 h du matin », fait remarquer Hakim qui commence à songer à reproduire le concept dans quatre autres villes au Québec, comme il l’avait fait avec ses soirées de célibataires. Le volet musical risque d’être très intéressant.