L’Almatois d’origine Marc Moffatt est le directeur général de la CIDAL, un organisme de développement économique fondé en janvier 2017.

L’homme qui cogne aux portes

CHRONIQUE / Lors d’une entrevue avec Marc Moffatt, le directeur général de la CIDAL (Corporation d’innovation et développement Alma–Lac-Saint-Jean-Est), je lui ai demandé : « Est-ce qu’on pourrait dire que votre organisation est le Promotion Saguenay d’Alma ? Êtes-vous le Ghislain Harvey d’Alma ? » Le non verbal de Marc Moffatt en disait long. Il y a des comparaisons qui ne sont pas à propos par les temps qui courent, et l’homme de confiance d’Alma n’a pas voulu aborder le sujet.

L’organisme fondé en janvier 2017, qui joue à quelques exceptions près le même rôle que Promotion Saguenay, regroupe les services du CLD (Centre local de développement), de l’aéroport d’Alma, du Centre d’excellence des drones (CED), de tourisme Alma–Lac-Saint-Jean-Est et de la Dam-en-Terre. « Le milieu voulait avoir un guichet unique. Nous sommes allés voir ce qui se faisait dans d’autres villes comme Rimouski, Sherbrooke, Drummondville et même Saguenay. Nous avons fait du ‘‘benchmark’’ (point de comparaison) pour élaborer le modèle qui conviendrait le mieux à Alma et à la MRC Lac-Saint-Jean-Est », explique Marc Moffat, un Almatois d’origine qui a fait carrière pendant 20 ans dans les Forces armées canadiennes en plus d’avoir travaillé près de cinq ans pour General Dynamics.

Homme de confiance

Marc Moffat est l’homme de confiance du milieu. Il est revenu dans sa ville natale en atterrissant à la direction du CED. Détenteur d’un baccalauréat en économie de l’Université du Manitoba et d’une maîtrise en gestion de projet à l’Université du Québec en Outaouais, il avoue qu’il a travaillé de la même façon au CED que tout au long de sa carrière militaire. « J’ai passé beaucoup de temps au cours de ma vie professionnelle à cogner aux portes pour des produits de formation à l’international. J’ai déjà vendu un contrat de formation militaire de 30 millions $ aux Émirats arabes unis. Nous avions développé une expertise et nous l’offrions aux autres pays. J’ai visité de nombreux pays pour faire connaître notre savoir-faire », explique le démarcheur économique.

« L’ouverture d’un poste au CED coïncidait avec la fin des études de mes deux filles et l’envie de faire un retour dans ma région natale. En entrant en fonction, j’ai continué de frapper aux portes pour faire connaître le CED au Canada et à l’international. Nous sommes maintenant reconnus, et notre position nous ouvre beaucoup de portes », fait valoir le développeur.

À la barre du CED, Marc Moffatt a pu côtoyer des élus municipaux, des gens d’affaires et différents acteurs du développement économique. « J’ai participé à des discussions avec des gens qui cherchaient à créer une synergie, et nous avons cheminé vers une réflexion. On se demandait comment orchestrer les diverses demandes face aux gouvernements. J’étais au courant de plusieurs dossiers et je me sentais apte pour poser ma candidature à la direction de cette corporation et ainsi m’assurer de poursuivre ma carrière dans ma région », expose celui qui vient de compléter l’année de construction du CIDAL.

Formation militaire

Au sein des Forces armées canadiennes, Marc Moffatt avait le grade de lieutenant et devait avoir des dossiers bien préparés quand il rencontrait ses supérieurs. « J’ai gardé mes vieux réflexes de ma formation militaire et je veux que nos dossiers soient bien montés », fait valoir le directeur général de la CIDAL.

La nouvelle corporation s’occupe principalement de développement économique. « Les subventions aux organismes demeurent la responsabilité des élus et Ville d’Alma Spectacles conserve son rôle de diffuseur », a précisé Marc Moffatt en réponse à une question comparant la CIDAL à Promotion Saguenay.

La confiance du maire Asselin

Le maire d’Alma, Marc Asselin, se réjouit du retour en région de Marc Moffatt. « Il a dirigé le CED avec une vision d’avenir. Quand nous faisions des rencontres à l’extérieur pour créer des contacts avec le monde de l’aviation, il connaissait un nombre impressionnant de gens dans ce domaine. Il est parfait bilingue, rassembleur et a une vision globale du développement économique », fait valoir le maire Asselin.

« La dernière année a été consacrée à la mise en place de la CIDAL avec le personnel. La structure travaillera en collaboration avec les 14 villes et villages de la MRC qui comptent plus de 53 000 habitants avec le soutien d’Alma et de ses 32 000 habitants. Il sera plus facile de faire du développement économique avec cet organisme. Auparavant, on attendait de connaître nos surplus pour faire du développement. Maintenant, ce sera une préoccupation à temps plein », indique le maire, qui a été reporté au pouvoir sans opposition aux dernières élections municipales.