L'équipe de la pièce Le procès à l'ancienne au profit de la Société historique du Saguenay se prépare pour le soir de première prévu le jeudi 6 avril à l'école secondaire Charles-Gravel. Les reconnaissez-vous tous?

Le procès à l'ancienne

CHRONIQUE / Je me suis laissé embarquer dans l'activité de financement de la Société historique du Saguenay pour présenter devant public Le procès à l'ancienne, inspiré de l'actualité de 1917, pour retourner 100 ans en arrière comme le voulait la tradition du Carnaval souvenir de Chicoutimi à l'époque.
Nous nous transportons en plein coeur de la Première Guerre mondiale en pleine campagne de conscription pour obliger les gens à joindre les rangs de l'armée. Les pro et les anti-conscription font leur cabale dans le premier acte et le procès s'installe au deuxième acte pour juger ceux qui ne veulent pas joindre les rangs de l'armée et entendre les témoins experts qui se font cuisiner par les avocats Me Lazurette et Me Manjuaro, incarnés par Mark Dickey et Martin-Thomas Côté de KYK Radio X. Les auditeurs dans la salle pourront les chahuter ou les applaudir en direct. Vous trouverez qu'ils ont fière allure avec leur toge et leur rabat et qu'ils ont encore la langue bien pendue.
Je personnifierai le rôle du greffier aux côtés du juge Quidor joué par Robert Hakim qui tentera de faire régner l'ordre dans le tribunal qui fera comparaître plusieurs témoins dont le maire et rédacteur en chef du Progrès du Saguenay de l'époque J.-Dominique Guay campé par l'avocat Charles Cantin de Jonquière qui s'amuse un brin dans ce rôle d'élu municipal.
La distribution
Georges Vézina (le conseiller municipal Luc Boivin), le syndicaliste John-Mark Crevier (Élise Girard-Gagnon d'Arianne Phosphate), Mgr Thomas Labrecque (Me Frédéric Michel de Cain Lamarre), le chercheur Taylor Bouchard (Me Guillaume Desautels de Cain Lamarre), le Dr Edmond Savard (Me Sylvain Morissette de Cantin Bouchard Boulianne), Charles-Eugène Simard (Me Stéphanie Turcotte de Cain Lamarre), Jean-Joseph Girard (Me Marianne Girard de Cain Lamarre), le chasseur amérindien Aurore Beauréal (Me Dominique Delisle de Cain Lamarre), le curé Joseph Roy de La Baie (Me Frédéric Michel de Cain Lamarre), Arthur Du Tremblay (Me Dominique Delisle de Caïn Lamarre), l'officier Durocher (Denis Villeneuve, journaliste au Quotidien) L. G. Belley (Me Stéphanie Turcotte de Cain Lamarre), une féministe (Me Marianne Girard de Cain Lamarre), l'officier de la cour (André Doré, collectionneur); font partie de la distribution. La voix de Dominik Fortin (KYK Radio X) vous sera servie en guise d'introduction.
Sous la présidence d'honneur du préfet de la MRC du Fjord Gérald Savard, le scénario a été écrit par Richard Banford et la mise en scène est de Jean-Marie Gagnon. Ce dernier a réussi à faire d'un sujet sérieux une belle rigolade avec des gens qui n'ont aucune, ou presque, expérience de comédien. Vous pouvez vous imaginer que le tribunal s'amuse. C'est une bonne idée de la Société historique du Saguenay de faire revivre le procès à l'ancienne, une activité de financement qui cadre bien avec sa mission.
L'activité nous permet de revisiter un aspect de notre histoire, met en vedette des personnages de l'époque et surtout ça permet aux spectateurs de se moquer de quelques personnalités publiques qui ont dû faire de grands efforts pour camper leur personnage et mémoriser leur texte. Tous espèrent y arriver avant le soir de première...
Une page d'histoire
Évidemment, nous serons costumés avec les couleurs de l'époque et le plus grand défi sera de ne pas rire sur scène. Quand les comédiens s'amusent, ça promet d'être un bon moment. Depuis deux mois, les participants à ce projet se rencontrent deux fois par semaine pour ne pas trop mal paraître sur scène et se donner la réplique. Il y a quelques personnages délicieux que je vous laisse le plaisir de découvrir lors des performances sur scène.
Les représentations auront lieu les 6, 7 et 8 avril à l'auditorium Daniel Vaillancourt de l'école secondaire Charles-Gravel. Les billets coûtent 20 $ (418-549-2805), à la fois pour une bonne cause et pour le plaisir de rire.