Marilou Blackburn-Boulianne et Maxime Brassard ont récolté une belle mouchetée sur le lac Général-Tremblay, en plein coeur de la Réserve faunique des Laurentides, dans le secteur des Portes-de-l’Enfer.

Le paradis aux Portes-de-l’Enfer

CHRONIQUE / Il reste encore des disponibilités jusqu’au 29 août pour un forfait de pêche en plan américain au pavillon des Portes-de-l’Enfer dans la Réserve faunique des Laurentides. Situé à 1 h 30 de Québec et à moins d’une heure de Chicoutimi, le secteur des Portes-de-l’Enfer est le seul forfait de pêche du réseau de la Sépaq en plan américain. C’est aussi la seule réserve faunique au Québec qui offre des repas en salle à manger en plus du forfait pêche.

À la fin août, le directeur des Portes, Marc Laperrière, se montre même plus flexible en ce qui regarde la capacité d’accueil. « Deux personnes peuvent réserver un chalet pour quatre ou quatre personnes peuvent réserver un chalet pour huit », informe le responsable du secteur, qui a constaté une augmentation de l’achalandage cette année.

Bon rapport qualité-prix

Pour bien comprendre l’offre, faites le calcul vous-même pour considérer un produit qui vous coûtera entre 186 $ et 200 $ par jour. Le forfait comprend l’hébergement en chalet rustique avec chambres à coucher, literie, douche, réfrigérateur et service d’entretien pendant la journée, comme à l’hôtel.

En plus, les pêcheurs ont droit à trois repas par jour à la salle à manger avec service aux tables. Le matin, les déjeuners à la carte sont offerts alors que le midi, les pêcheurs ont le choix de se faire préparer un lunch – incluant sandwich, soupe chaude, café, dessert et breuvages –, qu’ils apporteront sur leur lac de pêche pour pique-niquer, ou de revenir au pavillon sur l’heure du midi pour dîner avec un spaghetti. Plusieurs plans d’eau possèdent un abri avec une table de pique-nique, ce qui est très pratique en cas de pluie.

Certains lacs de pêche sont situés à moins de 15 minutes du pavillon alors que d’autres sont plus éloignés – certains nécessitent même plus d’une heure de route. Il appartient aux pêcheurs de choisir leur option en fonction du temps de pêche qu’ils veulent investir. Pour le souper, le chef Donovan Ouellet, un ancien chef au restaurant La Bûche de Québec, propose une carte très variée avec des entrées et plats principaux dans une formule apportez votre vin.

Tout inclus

En plus de l’hébergement et des trois repas par jour, les pêcheurs ont droit à une embarcation et à un moteur. Avant de se diriger vers un des 30 lacs de pêche disponibles sur le territoire, les pêcheurs se dirigent à la cabane du gardien pour prendre possession du moteur avec un bidon d’essence. Le préposé fera une démonstration sur le fonctionnement du moteur deux forces, en plus de remettre des vestes de flottaisons individuelles et des coussins flottants pour poser ses fesses sur le banc de la chaloupe. On vous prêtera même une canne à pêche si vous avez oublié votre équipement.

Le préposé vous remettra également une glacière en plastique avec de la glace pour le transport et la conservation des truites durant la journée. Les pêcheurs passeront ensuite à la cuisine pour prendre possession de la glacière qui contient les lunchs, s’ils ont décidé de manger sur le bord du lac.

La veille, les adeptes auront choisi avec le gérant du secteur sur quel lac ils iront pêcher en fonction des disponibilités et du plan de pêche établi.

Une fois rendus à leur lac, les sportifs n’auront qu’à installer le moteur sur la chaloupe et à repérer les meilleurs spots de pêche indiqués par le gérant de secteur sur la carte détaillée du lac. Certains plans d’eau comptent quatre chaloupes, d’autres trois ou deux, et il est même possible d’avoir un lac à nous seul durant toute la journée. Les 30 lacs disponibles aux Portes sont tous d’excellents plans d’eau pour l’omble de fontaine, qu’on appelle aussi truite mouchetée.

6000 truites

L’an dernier, il s’est capturé plus de 2000 truites sur le lac Thérèse, sur le lac à Mars et sur le lac Marchand, pour un total de 6000 truites pour les trois lacs. Ça vous donne une idée de la qualité de la pêche. Toutes les statistiques de pêche sont d’ailleurs disponibles sur le site de la réserve faunique, avec le nombre moyen de captures par pêcheur et le poids moyen des truites.

Lors du retour, en fin de journée, les amateurs rapportent leurs prises aux préposés à l’accueil, qui se pourront les éviscérer et les nettoyer pour les conserver au réfrigérateur jusqu’à la fin du voyage de pêche. Pour votre retour à la maison, les préposés vous fourniront la glace nécessaire pour conserver votre poisson au frais.

Les pêcheurs ont seulement huit kilomètres de chemins forestiers à rouler, à partir du kilomètre 144 – ou 149 en partant de Chicoutimi – de la route 175, pour se rendre au pavillon principal, où il est facile de circuler en voiture. Certains lacs sont facilement accessibles en voiture alors que d’autres nécessitent un véhicule utilitaire. Les amateurs de VTT peuvent même se rendre sur certains plans d’eau avec leur véhicule de loisir.

Force est de constater qu’il s’agit d’un excellent rapport qualité-prix pour un forfait de pêche à moins d’une heure de Chicoutimi. Ça coûte moins cher qu’une chambre d’hôtel dans certains établissements du Vieux-Québec.

125e de la réserve

La Réserve faunique des Laurentides célébrera par ailleurs son 125e anniversaire en 2020. Un historien planche sur un livre pour raconter ce qui s’est passé sur ce vaste territoire forestier.

Il y aura sûrement un chapitre sur les Portes-de-l’Enfer, où coule la rivière Pikauba. Rappelons qu’en 1865, une voie de colonisation relia le Lac-Saint-Jean et Québec. Les voyageurs devaient y affronter la neige, la glace, le vent et le débordement de la rivière au printemps.

En arrivant dans ce secteur, il y a deux montagnes, comme une porte d’entrée vers les difficultés, d’où l’expression «Portes-de-l’Enfer» qui est aujourd’hui un paradis de la pêche.

Notre chroniqueur a été invité par la Sépaq dans le cadre de ce reportage.