La ferme Le Maraîcher du 1er rang de Roberval offre une activité d’autocueillette de framboises dans un décor unique avec une vue en plongée sur le lac Saint-Jean, une découverte coup de coeur.

La vie tranquille au bord du lac

CHRONIQUE / Je reviens de trois semaines de vacances, bien ancré dans notre petit chalet d’été à Chambord sur les rives du lac Saint-Jean. Je ne suis pas sorti de la région, j’ai vagabondé entre Saint-Gédéon et Dolbeau-Mistassini.

Quoi faire quand nous sommes en vacances au Lac? D’abord, ne rien faire est une option intéressante, c’est-à-dire s’asseoir sur le bord de l’eau en sirotant un café le matin avec un bon livre. En commençant les journées de cette façon, ça m’a permis de lire Sapiens: une brève histoire de l’humanité, sortie en 2015, de l’auteur et historien israélien Yuval Noah Harari. Certains le considèrent comme le penseur le plus important du monde. L’histoire d’homo sapiens est assez passionnante quand elle est expliquée par ce professeur d’histoire. Ça faisait plus de trois ans qu’on me recommandait cette lecture, j’aurais dû m’y intéresser bien avant. Les vacances servent aussi à rattraper un peu de temps.

Véloroute et accotement

Quoi faire au Lac après avoir lu en buvant son café au bord de l’eau? Il faut bien bouger un peu, alors ma blonde m’a fait remonter sur mon vélo. Ça faisait au moins cinq ans que je n’avais pas monté en selle sur mon deux roues. Comme la Véloroute des Bleuets est un produit d’appel touristique au Lac, c’est sur cette piste cyclable que je me suis réconcilié avec cette activité physique.

La Véloroute est capable du meilleur et du pire. Du Camping Chambord jusqu’à Roberval, c’est un véritable bonheur de rouler tout comme le parcours en partant de la halte routière de Chambord jusqu’à Saint-Gédéon. Pédaler sur la Véloroute à Métabetchouan, ça donne le vertige, tellement le décor est magnifique. Ce bout de la Véloroute est de calibre international.

Il en va tout autrement quand on se retrouve sur les accotements routiers entre Roberval et Mashteuiatsh ou le long de la route 169 entre Saint-Félicien et Dolbeau-Mistassini, ou encore pour traverser le village de Chambord. Quand les trains routiers passent à 100 km/h et que vous roulez sur l’accotement, votre expérience se fait les fesses serrées et il n’y a rien d’agréable. Vous pestez sur votre choix d’activité et vous avez en tête l’envie de rebaptiser le parcours du nom de la Véloroute d’accotements des Bleuets. C’est une très mauvaise expérience de rouler en bordure de la 169.

En ce moment, 50 % de la Véloroute se parcourt sur piste cyclable, alors que 25 % se font dans les rangs ou des routes secondaires. Il reste un 25 % qu’on doit rouler sur l’accotement de la route régionale, la 169. Il est plus que temps de régler ce 25 % qui nuit à la réputation de la Véloroute. Les 1500 cyclistes du Grand tour Desjardins, organisé par Vélo Québec, qui étaient dans la région la semaine dernière, n’ont sûrement pas apprécié les portions de la Véloroute sur les accotements de la 169.

En vacances au chalet, on reçoit de la visite et c’est un plaisir de faire découvrir un coin de pays à des gens qui ne le connaissent pas. La marina de Roberval est un site exceptionnel et c’est une belle découverte pour les gens qui n’y ont jamais mis les pieds. On leur fait découvrir la Place de la Traversée en expliquant que c’est ici que les nageurs terminent leur marathon de 32 kilomètres. On joue au guide touristique en faisant découvrir aux autres ce que l’on connaît. Raconter ce que l’on sait a quelque chose de gratifiant. Roberval a une histoire riche avec le château de Beemer qui comptait 257 chambres et qui attirait les riches personnalités du pays.

Framboises coup de coeur

La cueillette de petits fruits nous ramène à nos racines de chasseur-cueilleur, très bien expliqué dans le livre Sapiens. En fin de semaine dernière, j’ai découvert le trésor caché de la ferme Le Maraîcher du 1er rang de Roberval, un endroit que je ne connaissais pas. J’ai cueilli des framboises dans un magnifique décor avec une vue imprenable sur le lac Saint-Jean.

En arrivant au kiosque situé dans le champ, la dame aux framboises me dit: «Il y a des framboises en abondance, vous allez les cueillir deux à la fois et il va en tomber trois au sol.» Je reconnaissais dans ces propos notre tendance à tout exagérer et à grossir les vérités. Mais non, la dame avait raison, les petits fruits étaient vraiment très abondants. Les fermiers manquent de cueilleurs pour tout ramasser. Faites un détour, ça vaut la peine.

les cloches de l’église st-joachim

Dans Le Progrès du samedi 20 juillet, juste avant de partir en vacances, j’ai écrit malencontreusement que les cloches de l’église St-Joachim de Chicoutimi étaient à Val-Jalbert, alors qu’elles sont à l’Ermitage St-Antoine de Lac-Bouchette depuis 2008, comme me l’a fait remarquer le père Michel Gagné, capucin, dans un courriel.