Josée Néron

Josée Néron: une femme structurée et organisée

Notre chroniqueur Roger Blackburn s’est invité dans la course à la mairie de Saguenay en vue des élections municipales du 5 novembre. Il a passé une journée avec chacun des candidats pour vivre le quotidien d’une campagne électorale. Il a côtoyé Jean-Pierre Blackburn, le bon père de famille doté d’une grande sensibilité, Josée Néron, une femme organisée et structurée, Dominic Gagnon, un verbomoteur inspiré par les saines habitudes de vie, et Arthur Gobeil, l’anti-politicien à l’écoute du milieu. Aujourd’hui, Josée Néron.

CHRONIQUE / Nous avions rendez-vous au Manoir Champlain, une résidence pour personnes âgées au centre-ville de Chicoutimi. Josée Néron était accompagnée de Valérie Tremblay, la candidate de son équipe dans ce quartier. Dès son entrée, les résidants la reconnaissent. Elle se présente quand même et remet son carton de présentation. « On va voter pour vous », sont les premiers mots que j’ai entendus. D’autres passent à côté d’elle en la pointant du doigt « c’est la prochaine mairesse de Saguenay ». C’est probablement l’influence du dernier sondage.

On constate sur le terrain que les femmes sont derrière elle et lui disent qu’elles sont très contentes de la rencontrer. Un homme attablé à la salle à manger lui dit :« Ma femme m’a dit qu’elle allait voter pour vous, madame ». « Et vous monsieur ? », rétorque la candidate. « Moi, je ne contrarie jamais ma femme », laisse-t-il tomber.

Josée Néron est bien connue dans le milieu. Elle est sous les feux de la rampe depuis quatre ans et certaines de ses polémiques avec le maire sortant sont légendaires. À la blague, les personnes âgées lui parlent du bac brun. « Généralement, les gens sont polis à mon endroit. Ça me fait toujours quelque chose de visiter ce genre de résidence, car je revois mes parents dans les yeux des personnes âgées », me dit-elle avec une certaine émotivité.

Femme de classe

Je dois avouer qu’on a l’impression de violer l’intimité des aînés quand on se pointe dans ce genre d’endroit pour serrer des mains, comme la plupart des candidats le font. Ça nous interpelle quand on voit des gens âgés et des vieillards qui avancent l’un derrière l’autre en s’appuyant sur leur marchette en direction de la salle à manger. Certains ont les yeux dans le vide et ne semblent pas comprendre ce qui se passe.

C’est que la vieillesse n’est pas égale pour tous. Il y a ceux en santé, souriants, allumés, à l’esprit vif qui vous écoutent pour entreprendre la conversation et il y a les autres en perte d’autonomie. Josée Néron affiche vraiment la classe d’une personne qui devine ces choses et qui choisit de discuter avec ceux qui veulent lui parler sans insister auprès des autres même si elle s’assure de serrer les mains de tout monde, sans négliger personne.

Les hommes qui la rencontrent lui parlent de son père, Majoric Néron, et de son grand-père Xavier Néron. Les aînés ont toujours le réflexe de faire référence aux gens de leur génération. « J’ai bien connu votre père. C’est lui qui a bâti l’hôpital et le Grand séminaire » est une phrase que j’ai entendue souvent lors de cette visite.

Structurée et organisée

Au cours des échanges, on apprend que le surnom de Josée Néron, alors enseignante au cégep, était Émilie Bordeleau, en référence à la série télévisée Les filles de Caleb. « J’ai cinq enfants, c’est une grande famille aujourd’hui, c’est pour ça qu’on me donnait ce surnom », confie-t-elle.

Les valeurs familiales de celle qui se voit comme la première mairesse de Saguenay sont toujours présentes. Josée Néron est une femme structurée et organisée. « Ça fait dix ans qu’on me demande d’aller en politique, mais je voulais commencer par être à la table du conseil. Ça prend du mentorat pour se lancer en politique. Il y a des gens qui m’ont conseillée, qui ont été mes mentors comme moi je le fais avec d’autres aujourd’hui », explique la politicienne qui se prépare depuis quatre ans à faire campagne à la mairie.

Même si elle ne manque pas d’anecdotes, Josée Néron refuse de casser du sucre sur l’ancienne administration. « Je veux aller de l’avant, je veux que les gens en place puissent avoir de l’information précise pour prendre de bonnes décisions », dit-elle.

« Je souhaite diriger la ville de Saguenay, la fonction publique m’attend. Il y a des gens exceptionnels au sein des employés municipaux, des gens qui croient en leur ville. Il faut les mettre à contribution », soutient la candidate.

En après-midi, Josée Néron a accepté l’invitation de Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui voulait faire connaître son organisme. Elle s’est montrée curieuse et à l’écoute des responsables de l’organisation qui travaillent contre le gaspillage alimentaire. Elle assure toujours les organismes de sa collaboration et remet toujours à l’avant-plan l’importance de son équipe.