Il y a vraiment de tout

CHRONIQUE / J’entre dans le nouveau magasin Sail de Chicoutimi, mardi après-midi, dans le cadre d’une préouverture pour les médias et différents partenaires. C’est grand, immensément grand, avec des photos géantes et un inventaire impressionnant de vêtements et d’articles de plein air.

Je fais le tour du proprio pour jeter un œil sur la marchandise. Je constate qu’il y a de tout pour le plein air et le camping, mais peu de choses pour les amateurs de chasse et de pêche. J’avais mal regardé, c’est qu’il y a une autre section à l’autre bout du magasin, derrière un mur avec sa propre porte d’entrée aménagée avec un superbe orignal naturalisé par Bilodeau de Normandin. L’espace représente un tiers de la surface totale, c’est encore plus grand que je pouvais l’imaginer. Les salles d’essayage portent les noms de Sainte-Marguerite et Ashuapmushuan, deux rivières à pêche de la région.

Magasin régional

Le président de Sail, Norman Décarie, était sur place pour cette ouverture médiatique. « Beaucoup de gens du Saguenay nous rendaient visite à notre magasin de Québec. Ç’a été l’étincelle qui nous a allumés pour ici. Nous avons réalisé une étude de marché et les résultats ont été concluants », a confié celui qui a procédé à l’ouverture du sixième magasin Sail au Québec.

« C’est le premier magasin régional que nous ouvrons et c’est la première fois qu’on pense l’intérieur d’un magasin en fonction de la région où il est installé. C’est le premier magasin régional d’une longue liste à venir », a lancé le président, qui a choisi un endroit stratégique, voisin du Costco et de Rona sur le boulevard Talbot.

Le président de Sail, Norman Décarie, a procédé à une rencontre de presse à la veille de l’ouverture au grand public du magasin de plein air, chasse et pêche.

Capitale du grand air

On se demande d’ailleurs comment ça se fait que cette chaîne de magasins de plein air, de camping, de chasse et de pêche ne soit pas arrivée plus tôt dans la région. Le Saguenay–Lac-Saint-Jean s’impose comme la capitale provinciale du plein air, de la chasse et de la pêche. On compte environ 60 000 adeptes de la pêche, près de 30 000 chasseurs, plus de 26 000 motoneigistes, quelque 35 000 propriétaires de quad (VTT), sans compter les milliers d’adeptes de randonnée en plein air.

La région compte trois parcs nationaux et un parc marin fédéral-provincial. Le parc national des Monts-Valin affiche presque complet été comme hiver. On compte dix zecs de chasse et pêche avec plus de 10 000 chalets de villégiature, en plus des amateurs de pêche hivernale. Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation a fait de l’aventure et de l’écotourisme des créneaux et des pôles d’excellence pour la région.

Il y a un Baccalauréat en plein air à l’Université du Québec à Chicoutimi, le Cégep de Saint-Félicien offre Techniques de tourisme et Techniques du milieu naturel, et le Centre de formation professionnelle de La Baie forme des guides de chasse et pêche que la Sépaq et les pourvoyeurs s’arrachent chaque année.

Spécialiste de la nature

« Nous avons mis deux mois pour embaucher la centaine d’employés, les gens d’ici sont des passionnés de plein air, de chasse et de pêche », a fait valoir le président.

On m’a dit que plus de 800 personnes se sont présentées pour offrir leurs services. De toute évidence, dans la région, les spécialistes du grand air sont plus faciles à trouver que les soudeurs.

Pour Norman Décarie, les vêtements occupent une place importante dans les nouvelles tendances en plein air. « Les gens s’achètent un kit pour promener leur chien dans la rue, des vêtements mode pour aller en plein air ou pour faire du camping. C’est une tendance à la hausse partout et ce n’est pas près de diminuer. »