Comme les Norvégiens

CHRONIQUE / Salut Boss ! Je suis en vacances, comme tu le sais, mais il faut que je t’écrive, que je te raconte ! Je suis en Norvège, à Molde, sur le bord d’un fjord, comme à La Baie, mais en plus gros. Il est 23 h 50 et au moment d’écrire ces lignes, il fait soleil comme en plein jour. Ils appellent ça le soleil de minuit. On a beau fermer les rideaux de la chambre d’hôtel, on a juste le goût de regarder dehors.

De ma chambre d’hôtel, à Molde, on peut voir 222 sommets enneigés surplombant le fjord, un peu comme on peut voir le mont Valin et le mont Victor-Tremblay à partir de la rive nord du Saguenay, sauf qu’il faut que tu imagines 222 montagnes une à côté de l’autre. Tu n’as qu’à écrire « Molde fjord sommets » sur Google et tu vas comprendre de quoi je parle ; c’est incroyablement beau !

Il faut voir d’autres fjords pour comprendre à quel point le nôtre est beau. Il est petit comparativement à ceux d’ici, mais il rivalise de beauté. C’est juste qu’ici, les fjords sont aussi grands que des fleuves. Robert Bouchard, l’ancien député fédéral du Bloc québécois dans Chicoutimi–Le Fjord, a bien raison. On devrait organiser des croisières sur le fjord du Saguenay ; ce serait sûrement très populaire.

James Bond

Les gens qui sont en congrès ici, à Molde, ont dû changer leur programme à cause du tournage du 25e James Bond. Le réalisateur devait tourner des images sur la route de l’Atlantique, une des plus féériques routes du monde, mais il y avait un rassemblement de BMW dans le coin, et quelques voyous du volant en ont profité pour faire des grandes « beurrées » de pneus sur l’asphalte. Ça n’a pas plus aux producteurs du film. C’est ce que le chauffeur de taxi m’a raconté et ce que j’ai pu confirmer dans les médias norvégiens. Le monde en parlait en ville.

En passant, ça impressionne un peu quand tu demandes à la réception de l’hôtel de commander un taxi et que c’est une Mercedes Benz qui vient te cueillir. Pour faire plaisir à ma belle-fille, le conducteur a demandé à l’ordinateur de bord de changer la couleur de la lumière intérieure de la voiture.

Opéra casse-cheville

Nous sommes atterris à Oslo, la capitale de la Norvège, à notre arrivée. Nous avions seulement une journée devant nous pour profiter de l’endroit et comme tout bon touriste, nous sommes allés marcher sur la structure en pente qui entoure l’édifice de l’Opéra. C’est une espèce de Place du citoyen, mais en plus beau.

Pendant les 30 minutes de visite à cet endroit, j’ai vu deux personnes se fouler la cheville d’aplomb, et plusieurs autres qui ont failli tomber. Non, mais c’est qui l’architecte qui a pensé à ça ? Il y a des imperfections, créées volontairement dans la structure, qui sont pratiquement impossibles à voir, mais qui vous foulent une cheville sans avertir. Si on avait ça à Saguenay, ça fait longtemps qu’on l’aurait dénoncé. Enfin, chaque ville a ses pyramides...

Petits détails

Souvent, en voyage, on se retrouve devant de petits détails et on se demande pourquoi ce n’est pas comme ça chez nous. Tiens, par exemple, dans un restaurant, il y a des petites serviettes humides, comme chez Saint-Hubert, pour s’essuyer les doigts un peu huileux. Après deux doigts, la serviette humide est déjà déchirée, alors qu’ici, à Molde, au restaurant Egon, les serviettes humides sont en coton humide dans leur emballage. On pourrait se passer la débarbouillette dans la face, et elle serait intacte. Ce serait le temps que Saint-Hubert se mette aux normes internationales.

Le saumon de la Norvège

Depuis mon arrivée, je mange du saumon de la Norvège le plus souvent possible dans les restaurants. J’ai vu par la fenêtre de l’avion des sites d’élevage et je les ai fait remarquer à ma blonde. Pour en savoir davantage sur le sujet – tu nous connais les journalistes, on veut savoir –, je suis tombé sur un documentaire de journalistes français qui ont enquêté sur les poissons, dont le saumon de la Norvège.

Maintenant, je mange des hamburgers.

Le documentaire porte sur une enquête menée en Norvège, en Suède, au Danemark, en France et au Vietnam sur l’industrie du poisson d’élevage. Il semble qu’on mange beaucoup de pesticides, de mercure, de métaux lourds, de PCB, de dioxines, de polyphosphates, d’antibiotiques et d’éthoxyquine.

Je te raconterai à mon retour.