La chorale du CRDA présentera un concert de Noël, le samedi 8 décembre, à la Salle François-Brassard du Cégep de Jonquière, au profit le l’organisme Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«Chanter: ça rend de bonne humeur»

CHRONIQUE / La chorale du Centre de recherche et développement Arvida (CRDA) présentera son concert-bénéfice de Noël, samedi, à la salle François-Brassard de Jonquière, au profit de Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean cette année. L’ensemble vocal célèbre son 20e anniversaire et espère dépasser les 200 000 $ donnés en 20 ans avec les profits du prochain événement. L’organisme a récolté plus de 195 000 $ depuis sa création.

La fondatrice de la chorale du CRDA, Yollande Tremblay, fait toujours partie de l’aventure après toutes ces années. « Pour moi, chanter, ç’a toujours été mon rêve, depuis que je suis toute petite, j’aime chanter », dit-elle.

Quand j’étais membre des 4H, j’adorais chanter en groupe des chants de la Bonne Chanson. Je n’ai pas une voix de soliste et j’avais toujours l’impression que je ne savais pas chanter, parce que je n’étais pas capable de monter haut. Quand j’ai découvert le chant choral et que je pouvais chanter alto dans un autre répertoire et dans un groupe, ç’a été comme un accomplissement intérieur », raconte la dame de 67 ans qui chante encore toutes les semaines au sein de la chorale.

Sensation de bien-être

« Vous savez, j’ai déjà fait de la méditation et je ressens la même sensation avec le chant choral, on chante et on ne pense à rien d’autre qu’à notre chanson, ça nous rend de bonne humeur », confie Yollande Tremblay.

« Chanter en groupe, ça donne de l’énergie, c’est bon pour la respiration, ça ravigote et la plupart des membres de la chorale ressentent cette sensation de bien-être », assure la fondatrice du groupe vocal. Yollande Tremblay ne croyait pas être encore là 20 ans après le premier concert interprété pour le Noël de 1998.

« Nous avions décidé, au mois d’octobre, de former une chorale pour donner un concert au 5 à 7 de Noël des employés du CRDA, à la Légion canadienne. Nous avions un répertoire de huit chansons à quatre voix mixtes avec deux mois de pratique, je n’avais pas imaginé que ça prendrait cette ampleur-là. Depuis 20 ans, on remplit nos salles chaque année », dit-elle.

Des chants à quatre voix

« Nos collègues de travail riaient un peu de nous à l’époque et ils pensaient nous voir arriver comme une chorale à l’église. Mais quand ils nous ont entendu chanter à quatre voix, ils ont été impressionnés. En voyant leur réaction, on s’est dit qu’on devait être bons », dit-elle. « Il n’y avait pas d’enregistrement à cette époque pour nous faire entendre ce qu’on avait chanté, mais en s’exécutant, on ressentait que c’était beau », se rappelle l’alto.

« Nous avons pris la décision de continuer en raison du bel accueil des employés. Les choristes ont pris la décision de continuer de chanter ensemble pendant l’année, mais il fallait trouver d’autres objectifs que le 5 à 7 de Noël, car les employés vont se tanner de nous entendre », raconte-t-elle en riant. « C’est là que nous avons pris la décision de faire un concert-bénéfice et de remettre les profits à différents organismes », relate celle qui a fondé le groupe avec Jocelyn Claveau.

Concentration

« Ça prend beaucoup de concentration pour chanter à quatre voix. Nous sommes séparés en quatre voix différentes. Il y a les femmes sopranos, qui chantent très haut, ce sont ces voix qui interprètent la mélodie. Il y a ensuite les femmes altos, on chante plus bas, nous sommes les voix d’accompagnement. Les ténors chantent haut aussi, mais pas dans le même registre que les femmes, et finalement, il y a les basses, des hommes avec une voix plus grave. Chaque pupitre de voix pratique indépendamment des autres avant qu’on chante tous ensemble », explique cette passionnée de chant.

Faire partie d’un tout

« Quand on se retrouve tous ensemble, c’est ça qui fait la richesse de la chanson. Ça prend beaucoup de concentration quand la chorale chante à l’unisson, même si nous sommes à quatre endroits différents dans le chœur », explique-t-elle.

« Vous savez, la sensation de faire partie d’un tout et de se retrouver au cœur de la chorale et d’entendre les voix de chacun, c’est extraordinaire. Le plaisir de chanter, ça dure toute notre vie », philosophe Yollande Tremblay.

Répertoire classique

Cette année la Chorale du CRDA compte pas moins de 45 choristes et l’ensemble vocal pigera dans le répertoire classique des 20 dernières années, dont l’incontournable Minuit chrétien. Pas moins de 160 choristes ont traversé l’histoire de cette chorale, au cours des années, et tous étaient là pour le plaisir du chant.

Ce ne sont plus seulement les employés du CRDA qui font partie de la chorale. Avec les années, le recrutement s’est élargi avec la présence de conjoints, d’enfants ou d’amis des employés qui ont montré un intérêt et du talent pour faire partie du projet.

Une rencontre des anciens choristes est d’ailleurs prévue à la fin du mois de janvier 2019 pour souligner le 20e anniversaire.

Une vingtaine de chansons classiques de Noël seront au programme du concert du 8 décembre, lequel débutera à 19 h 30.

Des billets seront disponibles à la porte, une autre occasion d’être généreux et de profiter d’une prestation de grande qualité, les billets sont au coût de 20 $.