Simon Gagnon, un professeur d’éducation physique, est entraîneur certifié au Centre récréatif En Équilibre du parc industriel de Chicoutimi, un terrain de jeux intérieur destiné aux jeunes et aux ados qui ont le goût de bouger.

Centre récréatif En Équilibre: faire bouger les jeunes

CHRONIQUE / J’aurais tellement aimé ça, dans ma jeunesse, avoir un terrain de jeux intérieur comme celui du Centre récréatif En Équilibre du parc industriel de Chicoutimi. Dans un ancien entrepôt de bières, il y a des trampolines, une corde à Tarzan, un parc à planche à roulettes, un gymnase, un gros bac de blocs de mousse pour se garrocher dedans, un mur d’escalade et des équipements pour différents sports intérieurs avec des animateurs qualifiés et des entraîneurs certifiés pour s’occuper des jeunes.

Voilà un endroit rêvé pour se défouler, lâcher son fou et faire des prouesses acrobatiques. « Nous avons créé cet espace parce que nous aurions aimé ça, nous aussi, avoir ce genre d’endroit pour nous amuser quand nous étions jeunes », laisse tomber Simon Gagnon, un des cinq fondateurs du parc intérieur pour jeunes et ados.

500 jeunes par semaine

« Il y a au moins 500 personnes par semaine qui fréquentent notre centre récréatif. Nous avons notre école de snowboard et de skateboard, des élèves en sport-études. Il y a aussi l’Académie de taekwondo de Chicoutimi et au moins une dizaine de fêtes d’enfants par fin de semaine qui louent nos espaces pour s’amuser entre amis », fait savoir Simon Gagnon, lui-même un professionnel de skateboard depuis une dizaine d’années.

« Ça peut sembler intense comme installation, mais la sécurité est au cœur de nos interventions », assure le professeur d’éducation physique.

« Il y a des matelas bleus partout pour amortir les chutes et nous donnons des formations en psychomotricité pour développer les habiletés des jeunes qui sont ici avant tout pour s’amuser », fait valoir celui qui consacre beaucoup de temps à ce projet initié en 2017.

J’ai entendu parler du Centre récréatif En Équilibre dans le temps des Fêtes, alors que je discutais avec des parents de jeunes enfants. Je soulignais le fait que les jeunes d’aujourd’hui avaient de nombreuses possibilités d’activités sportives comparativement à ceux de ma génération, qui avaient le choix entre jouer au hockey ou jouer au basketball.

Simon Gagnon, un professeur d’éducation physique, est entraîneur certifié au Centre récréatif En Équilibre du parc industriel de Chicoutimi, un terrain de jeux intérieur destiné aux jeunes et aux ados qui ont le goût de bouger.

Loisirs diversifiés

Aujourd’hui, les jeunes peuvent pratiquer une panoplie de sports organisés avec des infrastructures convenables, que ce soit le ski alpin, le ski de randonnée, les raquettes, la randonnée pédestre, l’escalade, la planche à neige, la planche à roulettes, le hockey, le patinage de vitesse ou d’autres sports intérieurs, comme le tennis, le badminton, le karaté, la gymnastique ou tout ce que vous pouvez imaginer comme loisir.

Quand j’étais ado, il y avait un trampoline par école secondaire, aucune piste cyclable et de très petits centres de ski alpin. Notre terrain de jeux de prédilection était les balançoires du parc de quartier, les sous-bois, les pics de sable et la rue. J’avais déjà 22 ans quand le Valinouët a ouvert ses pentes de ski alpin. De nos jours, les jeunes et les ados ont deux centres de ski alpin d’importance dans la région et peuvent même faire partie d’une équipe de compétition.

Quand j’étais ado, on avait la Grosse Machine, où on pouvait pratiquer le patin à roulettes (à quatre roues), au son de la musique disco, avec une boule miroir en guise d’éclairage. Alors, je me réjouis quand je vois des jeunes, début trentaine, hypothéquer leur maison pour mettre sur pied un organisme à but non lucratif pour offrir un espace de jeux aux jeunes du Saguenay.

Lieu de rassemblement

« Ça fait sept ans que j’opère une école de snowboard et de skateboard avec Claude-David Gaudreault. Nous sommes des passionnés et nous allons l’être encore longtemps, un peu comme les mordus de 40 et 45 ans qui viennent pratiquer la planche à roulettes dans le skatepark intérieur. On veut que les jeunes s’éclatent et s’amusent dans ce lieu de rassemblement et nos affaires vont bien. Il faut réserver deux semaines à l’avance pour organiser des fêtes d’enfants les fins de semaine. C’est un beau milieu pour eux », estime le professeur de 32 ans.

« Même les jeunes des garderies viennent ici plusieurs fois par semaine. Ça aide les tout-petits à développer leur motricité et leur habileté, dit-il fièrement. Nous offrons nos locaux en location pour ceux qui souhaitent pratiquer des activités intérieures, alors que le skatepark est gratuit les soirs de semaine et la fin de semaine », ajoute Simon Gagnon, qui est partenaire dans cette aventure avec Claude-David Gaudreault, François Boulianne, Charles-André Perron, Audrey Thibeault et Simon Courtemanche.

Ces jeunes entrepreneurs ont reçu, en 2017, le prix J’ai la fibre ! décerné par l’Association des entreprises du parc industriel du Haut-Saguenay.