Le journal Ouest France a consacré un article au libérateur Adrien Boivin.

Adrien Boivin, le doyen des vétérans, est décédé

CHRONIQUE / Le doyen des vétérans de la région, un des derniers survivants de la bataille de Normandie, le colonel Adrien Boivin, est décédé le 16 mars dernier, deux semaines avant son 97e anniversaire, vient-on d’apprendre avec la publication de son avis de décès dans Le Quotidien.

Je l’ai rencontré le 11 juin dernier pour une de ses dernières entrevues afin de commémorer le 75e anniversaire du débarquement de Normandie. Il avait encore une excellente mémoire et ses témoignages ont été consignés par les anciens combattants dans le projet Mémoire. Adrien Boivin a participé à la libération de la France comme soldat canadien lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Sur le site du 75e anniversaire du débarquement, une fiche descriptive lui est consacrée : « Né le 30 mars 1923 à Kénogami, Québec, Adrien Boivin appartient à une famille de onze enfants. Il a commencé comme simple soldat et terminé la campagne d’Europe en tant que caporal. De retour au Canada fin décembre 1945, Adrien Boivin s’enrôle en 1948 comme sous-officier breveté.

Il s’enrôle en 1938, à l’âge de 15 ans, dans la Réserve (Régiment du Saguenay) et en 1940 dans les forces actives canadiennes. Il arrive en Angleterre en 1943, où il rejoint le Régiment de Maisonneuve (2e Division). Il débarque en France le 6 juillet 1944, à Courseulles-sur-Mer, et rejoint le Régiment de la Chaudière quelques semaines plus tard. Capturé par les Allemands en octobre 1944 à Oostburg au nord de la Hollande, il est détenu pendant dix jours à Knokke, au nord de la Belgique, avant d’être libéré par les troupes canadiennes. »

Le média Ouest France, de Courseulles-sur-Mer, a souligné le décès de ce fils de la région, un de ses derniers témoins de la bataille de Normandie.