Chroniques

La famille irakienne s’intègre

CHRONIQUE / À mon retour de vacances, je me suis permis une petite visite à l’improviste chez Réjean Bergeron et Monique Simard, de la ferme d’élevage Alpaga Bersi, dans le secteur nord de Chicoutimi. Le couple a parrainé une famille de réfugiés irakiens, au mois de mars dernier, et est allé les accueillir à l’aéroport de Montréal par une nuit de tempête hivernale.

J’étais curieux de savoir comment les nouveaux arrivants s’organisaient dans leur nouvelle vie de Saguenéens, et si l’intégration se faisait sans embûche. « C’est merveilleux ce qui se passe avec cette famille. On se pose toujours des questions à savoir s’ils vont s’adapter et s’ils vont se sentir bien ici et comment ça va se passer dans la communauté. Jusqu’à maintenant, c’est impeccable », a commenté Réjean Bergeron, que j’ai rencontré à l’ombre d’un gazebo au cœur de la ferme d’élevage, mardi après-midi.

Roger Blackburn

L’ADN du fjord

CHRONIQUE / « Mon père dit que quand tu habites sur le bord d’une baie, y a deux façons de voir la vie : quand tu regardes comme ça, c’est une ouverture vers le monde, pis quand tu regardes de l’autre côté, bien, c’est un cul-de-sac . » C’est l’image que dépeint la comédienne Karelle Tremblay au comédien Pierre-Luc Brillant dans la bande-annonce du film La disparition des lucioles de Sébastien Pilote, qui sortira le 21 septembre.

C’est avec de l’émotion dans la voix que la directrice du Musée du fjord de La Baie, Guylaine Simard, rapporte cette allégorie.

Roger Blackburn

Le lien entre tourisme et culture

CHRONIQUE / Ça prenait juste un Italien pour ouvrir un atelier de verre soufflé à La Baie, un endroit couru par les touristes et les amateurs d’art. L’artiste verrier de l’économusée Touverre à La Baie, Giuseppe Benedetto, avait 16 ans quand il a quitté la Sicile pour rejoindre son père au Québec.

« Mon père a travaillé à la construction des barrages Manic I et Manic II. Je suis arrivé à Hauterive, Baie-Comeau aujourd’hui, avec ma mère, mon frère, ma soeur, et je ne parlais pas français. J’ai tout de suite trouvé un travail comme aide-cuisinier dans un restaurant. Le propriétaire voulait bien me garder à son emploi, mais j’avais d’autres ambitions. Je voulais travailler dans le domaine des arts », se rappelle le sculpteur de verre, que j’ai rencontré dans son atelier, lundi matin.

Chroniques

Val-Jalbert charme Disney Cruise

CHRONIQUE / Si ça fait longtemps que vous n’êtes pas allés au village historique de Val-Jalbert, vous êtes obligés d’y retourner, vous allez retomber en amour avec ce site extraordinaire où la chute rivalise de beauté avec les bâtiments du village. Les 21 millions $ investis dans la revitalisation du site de 2010 à 2014 ont vraiment mis en valeur tous les aspects de ce bijou touristique de la région.

J’y suis retourné jeudi pour voir si la construction du barrage électrique, terminée en 2015, avait changé le paysage et comment tout ça s’harmonisait sur le site. J’ai trouvé ça plus beau qu’avant. Il y a une grande terrasse par-dessus la centrale électrique avec un circuit d’interprétation pour les visiteurs qui veulent voir la turbine et les installations.

Chroniques

En amour avec les fraises biologiques

CHRONIQUE / C’est un peu gênant de l’avouer, mais je n’avais jamais cueilli de fraises, même pas à l’île d’Orléans, avant de mettre les pieds dans les rangs nattés de la Fraisière biologique de Chambord. Je mange rarement des fruits pendant la cueillette, mais là je n’ai pu résister à croquer dans une belle grosse fraise rouge chauffée par le soleil. Ça goutte le ciel.

Ça fait trois ans que les amies au chalet capotent sur les fraises biologiques de la route de la Pointe. J’en mangeais goulûment chaque début de mois de juillet dans les paniers de fraises que ma blonde rapportait de l’autocueillette, mais je n’avais pas mis les pieds dans les champs situés presque dans la cour arrière de notre chalet.

Roger Blackburn

La camerise pique la curiosité

La camerise a piqué ma curiosité, cette semaine. J’ignore où j’étais ces dernières années, mais j’ai manqué la montée en popularité de ce petit fruit dans la région. C’est la petite controverse soulevée par le préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Luc Simard, qui s’est dit déçu de la décision de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean d’avoir mis de l’avant la camerise plutôt que le bleuet en première page du guide touristique de la région.

J’ai été bien surpris de constater que ce petit fruit, que je ne connaissais pas, était assez populaire pour être utilisé en vitrine pour la saison touristique. J’ai été aussi étonné de revoir ce petit fruit bleu revenir dans la controverse avec le monde culturel. De jeunes artistes de la région ont fondé l’Ordre de la camerise (en contrepoids à l’Ordre du bleuet qui rend hommage à des artistes bien établis) pour honorer les jeunes qui se distinguent sur la scène culturelle.

Roger Blackburn

À chacun sa plaque

CHRONIQUE / « ENFIN », ont titré certains médias pour annoncer que la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) allait de l’avant avec le projet des plaques d’immatriculation personnalisées, qui seront offertes à compter du 27 juillet.

Il s’agit d’une initiative que de nombreux Québécois attendent depuis longtemps. Ça ne va rien changer dans nos vies, mais ça va mettre un peu de couleur sur nos routes. Je revois le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, alors qu’il était ministre des Transports en 2014, exhiber sa plaque « SYLVAIN », lors de la conférence de presse annonçant ce projet que le Parti « LIBERAL » a ensuite mis sur les tablettes.

Chroniques

Une fenêtre unique sur le fjord

CHRONIQUE / Le Parc Aventures Cap Jaseux de Saint-Fulgence offre une fenêtre unique sur le fjord du Saguenay et représente le modèle touristique le mieux adapté au créneau d’excellence qu’est le tourisme d’aventure de la région. La coopérative de gestion a inauguré récemment un nouveau quai pour les navettes maritimes et un pavillon d’accueil en bois rond d’une grande beauté face au fjord.

J’ai fait le tour du parc avec le coordonnateur des travaux et des bâtiments, Marcel Savoie, qui est enraciné dans ce parc depuis 30 ans. « Les plus beaux points de vue sur le fjord sont mis en valeur. D’ici, on voit le Cap au Leste et le Cap à l’ouest, à la hauteur de la baie des Ha ! Ha ! », montre Marcel Savoie, debout sur le coin de la galerie du pavillon d’accueil.

Actualités

Liquider le plastique

CHRONIQUE / Je ne suis généralement pas alarmiste. Que ce soit les réchauffements climatiques, l’avènement de l’intelligence artificielle, la déforestation, la disparition de certaines espèces ou autres phénomènes du genre, ça ne provoque pas d’anxiété chez moi. Je m’intéresse, me tiens au courant, pour suivre l’évolution de ces dossiers, et constate ce que les scientifiques en pensent.

Ces sujets ne m’inquiètent guère et je ne considère pas, à tort peut-être, qu’un changement de comportement de ma part va changer quoi que ce soit dans ces problèmes planétaires. Je ne m’achèterai pas une voiture électrique pour sauver la planète, ou je n’arrêterai pas de faire des feux au chalet pour diminuer les gaz à effet de serre. J’ai l’impression que ce sont les leaders mondiaux qui ont les solutions entre leurs mains pour ces enjeux.

Chroniques

50 ans pour La bonne patate

CHRONIQUE / La dernière fois que je me suis assis sur un tabouret au comptoir du casse-croûte La bonne patate à Chicoutimi-Nord, il faisait nuit après une soirée festive. J’y suis retourné cette semaine, sur l’heure du midi, l’établissement fêtera ses 50 ans le 7 juillet.

« Les gens croient parfois que c’est facile de faire des hot-dog, des frites et des burgers, mais il faut que ça sorte, on est souvent dans le “rush” », exprime Stéphane Gagné, propriétaire du restaurant depuis 18 mois seulement.