Chroniques

Fini d’enrichir le crime!

CHRONIQUE / La vague cannabis au Québec a été plus forte médiatiquement parlant que le bogue de l’an 2000. Tout un buzz, sans jeu de mots. Il ne manquait qu’un décompte pour que le jour fatidique de la légalisation du pot prenne sa place dans l’histoire.

Plusieurs personnes étaient étonnées de voir les longues files devant les succursales de la Société québécoise du cannabis (SQDC). Il n’y a rien de surprenant devant cette ruée vers le pot, car il ne faut pas oublier qu’il y a plus d’un million de fumeurs de cannabis au Québec. Ces gens-là s’approvisionnaient dans la rue.

Chroniques

Il y a vraiment de tout

CHRONIQUE / J’entre dans le nouveau magasin Sail de Chicoutimi, mardi après-midi, dans le cadre d’une préouverture pour les médias et différents partenaires. C’est grand, immensément grand, avec des photos géantes et un inventaire impressionnant de vêtements et d’articles de plein air.

Je fais le tour du proprio pour jeter un œil sur la marchandise. Je constate qu’il y a de tout pour le plein air et le camping, mais peu de choses pour les amateurs de chasse et de pêche. J’avais mal regardé, c’est qu’il y a une autre section à l’autre bout du magasin, derrière un mur avec sa propre porte d’entrée aménagée avec un superbe orignal naturalisé par Bilodeau de Normandin. L’espace représente un tiers de la surface totale, c’est encore plus grand que je pouvais l’imaginer. Les salles d’essayage portent les noms de Sainte-Marguerite et Ashuapmushuan, deux rivières à pêche de la région.

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Retour à l’époque du Tamagotchi

CHRONIQUE / Le promoteur Robert Hakim récidive avec son Party des années 1990, samedi prochain, à l’hôtel Le Montagnais. « Tant que les gens ne s’essoufflent pas, on va continuer à l’organiser, tout comme celui des années 80. C’est l’événement le moins difficile à organiser », finit-il par avouer, lors d’une rencontre dans son bureau orné de photos de Paul McCartney.

« On choisit une date et un endroit et ça part en fou sur les réseaux sociaux. Les billets s’envolent comme des petits pains chauds et les gens s’approprient l’événement. Sur la page Facebook du party, les participants écrivent des commentaires, se relancent entre eux, se rappellent des souvenirs, publient des photos de l’époque et suggèrent les chansons qu’ils veulent entendre », fait savoir le promoteur, avouant que l’élément nostalgie mobilise bien du monde.

Roger Blackburn

Pour qui n’aime pas les surprises

CHRONIQUE / Ces dernières années, j’ai participé à près d’une dizaine de partys pour fêter le 50e anniversaire de naissance de proches et d’amis dont certains étaient des rendez-vous avec l’effet de surprise. C’est vrai que 50 ans, ça se fête ; 60 ou 70 aussi, mais ce n’est pas tout le monde qui aime ça se faire fêter.

« Je vous avertis, je ne veux pas de fête pour mon anniversaire », clament haut et fort ceux qui n’aiment pas les foules et les grands rassemblements. Que ce soit nos parents, nos amis, notre conjoint ou nos proches, il faut respecter ça. Même si nous souhaitons célébrer l’anniversaire de quelqu’un qui nous est cher, il faut s’assurer que ça lui plaise, le cas contraire risque de provoquer un grand malaise.

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Le tabou des hommes battus

CHRONIQUE / C’est un peu compliqué d’aborder le sujet des hommes battus alors que ça fait des années que les femmes subissent de la violence conjugale, un fait de société qui a été traité dans de nombreux documents d’actualité, avec des témoignages accablants. L’expression « syndrome de la femme battue » a tenté de nous faire comprendre pourquoi la femme qui subissait de la violence conjugale restait au foyer avec un conjoint qui la battait.

On nous a aussi expliqué pourquoi une grande majorité de femmes refusaient de porter plainte et de dénoncer leur agresseur, et comment le système judiciaire compliquait la vie de celles qui dénonçaient. Nous avons vu naître des centres d’aide aux victimes d’actes criminels, des centres pour violence conjugale. De plus en plus de femmes dénoncent. La sensibilisation a fait son œuvre et les victimes se font entendre avec de plus en plus de ressources pour les écouter.

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Un congé pour manger de la dinde

CHRONIQUE / Ça vous dit quoi, vous les jeunes, le congé de l’Action de grâce ? « Absolument rien... C’est un long congé de trois jours... Je sais qu’on mange de la dinde... C’est pour célébrer les récoltes... » Voilà ce qu’avaient à dire quelques représentants de la génération Y au sujet de ce long congé.

C’est impressionnant de constater comment les références historiques et sociales s’étiolent au cours des années selon les générations. Sur le site Internet de Statistique Canada, on définit une génération comme un groupe de personnes qui ont à peu près le même âge et qui ont vécu, le plus souvent pendant leur enfance ou au début de l’âge adulte, des événements historiques particuliers, tels qu’une crise ou une période de prospérité économique, une guerre ou des changements politiques importants. Ces événements peuvent influencer leur vision du monde.

Chroniques

Une soupe populaire accueillante

CHRONIQUE / Il y avait foule, mardi midi, sur le parvis de la Soupe populaire de la rue du Havre, à Chicoutimi. Les réguliers, comme on pourrait les appeler, ne s’étaient pas vus depuis deux jours pour cause de rénovation. Le lieu a fait peau neuve, des travaux de 180 000 $ pour un endroit qui en avait grand besoin.

Devant l’entrée, une cinquantaine de personnes s’étaient rassemblées. On se fait l’accolade, on se salue, on se dit bonjour, on s’informe comment ça va, ça placote un brin avant l’ouverture prévue à 11 h 15. Ça sentait même le pot, un peu avant sa légalisation du 17 octobre. Il existe une fraternité chez ces gens de tous âges, en majorité des hommes à 90 %. « Ce midi, nous étions un peu serrés pour l’ouverture et nous avons eu une généreuse contribution du Marché centre-ville qui nous a fourni de la lasagne pour le dîner », précise Bertin Riverin, directeur général de la Soupe populaire, ravi de cette réouverture et de la fin des travaux.

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Un jardin nourricier à la fois

CHRONIQUE / Arbre par arbre, plante par plante, parcelle de terrain en parcelle de terrain, de village en village ou de ville en ville, l’organisme voué aux actions environnementales Eurêko ! sème des jardins nourriciers et des forêts nourricières en redonnant vie à des coins de terre oubliés un peu partout dans la région.

Depuis l’aménagement de la première forêt nourricière dans le quartier Saint-Paul à Chicoutimi en 2015, les semeurs de terrains publics multiplient ce genre de projets au Saguenay-Lac-Saint-Jean et les derniers en lice sont les forêts nourricières de Chambord et Saint-Félicien, qui seront inaugurées au cours des prochains jours.

La page blanche à Black

Du bouilli pour la mémoire

CHRONIQUE / C’est la période des bouillis, le moment de l’année où on sort la plus grosse marmite qui traîne dans nos armoires pour la remplir de légumes. Je ne sais pas d’où ça vient, mais c’est comme une tradition familiale, nos mères en faisaient et nous en faisons.

J’imagine que c’est l’abondance des légumes de jardin qui sont prêts à être cueillis avant que le gel se pointe le nez qui nous incite à reproduire la recette de nos mères. Comme bien des gens, je n’ai pas de jardin, mais l’appel du bouilli se manifeste chaque automne.

Chroniques

Melon miel et cantaloup à La Baie

CHRONIQUE / Vous ne me croirez pas, mais j’ai mangé du melon miel, du melon canari et du cantaloup qui poussent dans des champs du rang Saint-Joseph, à La Baie. Ce n’est pas croyable quand même. « Pour moi, c’est un rêve de jeune fille d’être jardinière. J’avais cinq ans et je disais à ma mère qu’un jour je voudrais être jardinière. C’est ce que je fais aujourd’hui et ça me rend très heureuse », confie Josée Gagné, propriétaire des Jardins Baielactée que j’ai rencontrée au kiosque fermier de son immense jardin.

« Nous ne sommes pas dans la zone agricole idéale pour faire pousser des melons, mais j’aime relever des défis. Quand on me dit qu’il faut être fou pour faire pousser ça ici, ça me motive, j’adore les défis », dit-elle.