Roger Blackburn

Alex Gravel au temple de la renommée

CHRONIQUE / Alex Gravel, une joueuse de basketball originaire de Chicoutimi, a été intronisée en février dernier au Temple de la renommée d’athlétisme de l’Université du Texas Rio Grande Valley (UTRGV). Celle qui a fait ses classes dans les équipes de minibasket à Chicoutimi a marqué son sport avec l’équipe des Broncs dans la ligue féminine de basketball universitaire aux États-Unis de 1999 à 2003. Elle a établi des records qui sont encore imbattus aujourd’hui.

C’est un parcours exceptionnel qu’a réalisé cette femme qui est aujourd’hui professeur d’anglais au secondaire à l’École Leblanc de Laval. « Je suivais ma grande soeur, Marie-Josée quand elle jouait au minibasket, quand j’avais cinq ans. Je n’ai jamais arrêté de jouer depuis ce temps. Je performais bien et je me distinguais chaque année », raconte Alexandra Gravel (elle a fait carrière sous le nom d’Alex) lors d’une entrevue téléphonique à partir de sa résidence à Laval.

Joueuse d’exception

« J’ai quitté Chicoutimi après mon secondaire III, mes parents ont déménagé à Laval pour des raisons professionnelles. J’ai continué à jouer au basket pour les Cheetahs Lady Basketball du Collège Vanier à Montréal de 1996 à 1998 pendant mes années de cégep », raconte l’athlète d’élite. 

Elle a terminé sa carrière dans la Ligue collégiale AAA avec des statistiques impressionnantes, dont une moyenne de 14,5 points et de 7,8 rebonds par match, en plus d’avoir réalisé 37,4 % de ses tirs derrière l’arc. Elle a été nommée joueuse la plus utile à son équipe au match des étoiles du Québec. Elle a également été membre de l’équipe provinciale du Québec qui a terminé quatrième aux Jeux du Canada pendant trois étés consécutifs.

Rêve d’une carrière universitaire

« Pour moi c’était un rêve de jouer pour une université américaine. Je me suis inscrite au Collège Vanier pour apprendre à parler anglais, car pour être admis dans une université américaine, il faut réussir un test d’anglais et un test de mathématiques lui aussi en anglais », explique celle qui voulait faire partie de l’élite du basketball universitaire américain.

« Je n’ai pas été recrutée après mes études collégiales, mais j’ai persévéré, même si peu de joueuses canadiennes étaient recrutées pour jouer aux États-Unis. Mes parents avaient des images de mes matchs sur des cassettes vidéo. J’ai réalisé le montage d’une vidéo de mes meilleurs moments et j’ai fait une vingtaine de copies que j’ai expédiées par la poste, au hasard, parmi les 300 clubs d’universités américaines. Il n’y avait pas d’Internet à cette époque et c’était la seule façon de me faire connaître », raconte Alex Gravel qui était déterminée à réussir.

Recrutée par le Texas

« Le hasard a voulu que l’entraîneur de l’Université du Texas, Rod Lee, était un gars d’Ottawa et il connaissait le calibre de basket qu’on jouait au Collégial AAA. Il m’a recruté et j’ai réussi à faire l’équipe. Ça représente une bourse de 25 000 $ par année quand nous sommes choisies par une université. J’ai pu faire mes études universitaires gratuitement pendant cinq ans. Ils ont quand même investi 125 000 $ pour que je fasse partie de l’équipe », fait valoir celle qui a été l’une des premières athlètes du Québec à obtenir une bourse d’athlétisme dans une université américaine. 

« Ce fut un privilège de vivre ces années universitaires comme joueuses de basketball. C’est une grande chance lorsque vous obtenez une bourse d’études et que vous participez à cette expérience sportive », dit celle qui complété un baccalauréat en communication. « Ce sport m’a permis de voyager dans plusieurs villes américaines et de vivre des expériences extraordinaires », dit la meilleure marqueuse féminine de tous les temps en basketball de l’UTRGV pendant près de 10 ans.

Des records qui tiennent encore 

« Je n’étais pas retournée au Texas depuis la fin de mes études en 2003. Les gens qui verront ma photo sur un mur de l’université devront prendre leur téléphone et vérifier sur Google Maps pour savoir où se trouvent Chicoutimi et le Québec », dit-elle en riant, tout de même fière d’avoir fait rayonner le nom de Chicoutimi au Texas. « J’étais fière de constater que certains de mes records tenaient encore. J’ai travaillé très fort pendant ces cinq années, loin de ma famille et la barrière du langage en début de carrière », dit la femme de 39 ans.

Alex Gravel a oeuvré deux ans comme entraîneuse adjointe à l’Université de Norwich, au Vermont, avant de revenir au Québec. Elle travaillé comme animatrice de radio jusqu’en 2016 avant d’être professeur dans une école secondaire. « Je partage maintenant ma passion pour le basketball en m’impliquant comme entraîneuse de l’équipe féminine de la catégorie benjamin. Ici au Québec, on ne paye pas pour de bons entraîneurs, c’est dommage, car nous avons des athlètes exceptionnelles qui ne peuvent pas se développer », commente la mère de deux enfants.

Pour les amateurs de statistiques

Alex Gravel a été membre de l’équipe provinciale du Québec qui a terminé quatrième aux Jeux du Canada pendant trois étés consécutifs. Avec les Broncs de l’Université du Texas, elle a remporté les honneurs de la première équipe d’étoiles de la ligue en 2002-2003 et a remporté le titre pour la deuxième équipe en 2000-2001 et 1999-2000. Elle a remporté le titre d’athlète féminine de l’année à l’université tous sports confondus en 1999-2000. Elle détient des records pour les lancers de trois points en carrière (258), le pourcentage de tir à trois points (.366) et le pourcentage de lancers francs (.827) et elle est également la meilleure marqueuse de l’histoire du basketball féminin de l’UTPA avec 1227 points.

Chroniques

Un jeune Mexicain sauvé de la noyade

CHRONIQUE / Johanne Bouchard, de Jonquière, et sa belle-fille Valérie Tremblay, d’Arvida, se souviendront longtemps de leur dernier voyage dans le Sud sur une plage du Mexique, à Puerto Vallarta. Elles ont sauvé un enfant de huit ans d’une noyade certaine dans les vagues du littoral, à la fin du mois de mars. « L’océan était à marée basse et il y avait beaucoup de plage à découvert. On pouvait se rendre très loin dans l’eau en marchant. J’avais de l’eau jusqu’aux cuisses quand j’ai vu un enfant au loin qui venait de prendre un bouillon dans les vagues. Quand il s’est relevé, il crachait de l’eau par sa bouche et il titubait, il n’avait pas l’air à “feeler”. Le premier réflexe que j’ai eu, en courant vers le garçon, a été de crier à ma belle-mère. Elle travaille à l’hôpital, elle garde toujours son sang-froid et je me disais qu’elle saurait quoi faire avec le garçon », détaille Valérie Tremblay que j’ai rencontrée à sa résidence en compagnie de sa belle-mère.

Le visage à l’eau

« Lorsque que je suis arrivé près du garçon, il flottait à la surface le visage dans l’eau et il portait une veste de flottaison. Quand je l’ai sorti de l’eau, Johanne est arrivée près de moi pour m’aider à pencher la tête de l’enfant vers l’avant pour lui faire cracher l’eau qu’il avait avalée. Il était lourd à soulever avec sa flotte », se souvient celle qui travaille comme enseignante.

Johanne Bouchard raconte que l’enfant était tout blanc et qu’il ne respirait plus. « Après avoir craché l’eau qu’il avait dans les poumons, j’ai dit à Valérie que le jeune revenait à lui, je le voyais tousser », explique Johanne Bouchard qui travaille comme préposée aux bénéficiaires.

« Tout de suite j’ai crié à mon “chum” qui a son RCR (réanimation cardio-respiratoire) à jour. Quand il m’a vu, il s’est mis à siffler très fort pour avertir les sauveteurs et c’est là que la mère du petit nous a vus avec son fils dans nos bras. Le père du garçon est arrivé en même temps que les sauveteurs pour le transporter vers la plage », explique Valérie Tremblay, qui se rappelle encore de tous les détails.

Vie sauve

Sans l’intervention des deux Saguenéennes, le jeune garçon aurait pu perdre la vie. « Tout ça se passe rapidement, on n’a pas le temps de réfléchir, on suit notre instinct. En criant à ma belle-mère, je savais qu’elle saurait comment réagir », se rappelle Valérie Tremblay.

« Les parents de l’enfant sont venus pour nous remercier, “muchas gracias” qu’ils nous ont dit, mais en raison de la barrière de la langue nous n’avons pas eu plus d’explication sur la situation. Les sauveteurs ont fait le suivi pendant une quarantaine de minutes dans un petit local près de la plage. Je crois que la famille était mexicaine. C’est difficile pour nous de juger de la vigilance des parents dans une telle situation, alors qu’ils ont grandi sur les plages et les vagues », commente la travailleuse de la santé qui n’en était pas à son premier sauvetage dans les pays chauds.

Seconde nature

Pour Johanne Bouchard, c’est une seconde nature de surveiller ce qui se passe tout autour d’elle, dans son environnement immédiat. Quand son conjoint l’accompagne sur la plage, il lui dit de cesser de faire le « lifeguard » et de surveiller tout autour les enfants qui jouent dans l’eau. « C’est plus fort que moi, il faut que je surveille », dit-elle en riant.

« L’été dernier à Cuba, au restaurant, une femme s’est effondrée dans son assiette, elle était toute molle et ne respirait plus. Je ne pouvais pas rester à ma place. Je me suis levée pour la prendre dans mes bras, la soulever et lui faire la manœuvre de Heimlich, vous savez la pression en forme de J dans l’estomac pour débloquer les voies respiratoires », précise-t-elle. « La dame du restaurant a non seulement craché le morceau qui lui obstruait la gorge, mais a recraché tout son repas sur la table et j’en avais partout sur moi. Elle était toute molle et ne respirait plus. Avec les quelques mots d’espagnol que je baragouine, je lui demandais de parler de dire “si, no” et je disais “médécino, médécino” », se rappelle la dame qui avait déjà pratiqué la méthode d’Heimlich à quelques reprises quand elle travaillait dans la restauration il y a quelques années.

Sa seconde nature la suivra toute sa vie et Johanne Bouchard ne s’empêchera pas de voyager tout en continuant à se soucier de ce qui se passe autour d’elle et n’hésitera pas à intervenir pour sauver une vie.

Roger Blackburn

À Montréal pour les gens des régions

CHRONIQUE / La directrice de la Maison des greffés Lyna Cyr de Montréal, Micheline Cyr Asselin, était de passage dans la région, lundi, pour faire connaître cette résidence destinée aux patients de toutes les régions du Québec. Cette maison fondée par sa mère, Lyna, en 1994 accueille les personnes en attente de greffe d’organe, avant, pendant et après cette aventure médicale.

« Quand ton nom est sur la liste d’attente, tu dois être près de l’hôpital pour recevoir un don d’organe, ça doit se faire rapidement. La maison des greffés nous permet d’attendre et de vivre notre convalescence et d’être accompagnés de nos proches à raison de 25 $ par jour, nourri et logé », fait valoir Stéphane Gagnon de Jonquière, qui a profité des services de cette maison pour une greffe du foie en mars 2016. Il a accepté le rôle d’ambassadeur pour la région en vue de la campagne de financement qui sera lancée le 26 avril.

À Montréal pour les régions

« La maison est située à Montréal, mais ce sont les gens des régions qui en profitent, car les gens de Montréal habitent déjà près des hôpitaux où se font les opérations médicales », explique Micheline Cyr Asselin. Depuis l’ouverture de la maison, pas moins de 2098 personnes du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont été hébergées. « En 2015-2016, 64 greffés et 127 accompagnateurs de la région ont passé 357 jours en hébergement », met en relief la directrice de la maison.

On ne sait jamais quand un organe sera accessible pour une greffe. La Maison doit être ouverte et accessible 24 heures par jour, 365 jours par année. « Les malades qui reçoivent une greffe du foie ou du poumon doivent passer de deux à trois mois à l’hôpital, et consacrer une période équivalente à leur convalescence. Les gens ne peuvent pas vivre leur convalescence à l’hôtel, ça finit par être trop coûteux », fait valoir Micheline Cyr Asselin.

« Au début, dans l’attente de ma greffe, je logeais à l’hôtel. J’étais sur que j’allais mourir, alors ça ne me dérangeait pas de dépenser mon argent. Ce fut un petit moment de folie avant de découvrir la Maison des greffés, un endroit propre, sécuritaire et très accueillant », commente Stéphane Gagnon.

Sentiment étrange

Vivre avec le foie d’un étranger dans son corps demande un bon six mois d’adaptation, fait savoir Stéphane Gagnon. « Au début, on se demande si c’est un homme ou une femme, si le donneur est vieux ou jeune. On se pose un paquet de questions. On a toujours peur d’un rejet, mais on finit par accepter », explique celui qui a reçu une deuxième vie après avoir été diagnostiqué d’un cancer du foie.

Le Jonquiérois se considère chanceux, car il a attendu seulement deux mois avant de recevoir une greffe après son inscription sur la liste. « Le don d’organes est très important. Une seule personne peut sauver huit vies à son décès en donnant ses reins, le foie, les poumons, le cœur, le pancréas et l’intestin », souligne-t-il.

Avertir la famille

La directrice de la Maison des greffés rappelle que signer sa carte d’assurance maladie ne suffit pas pour faire le don d’organes. « Il faut absolument en parler aux membres de votre famille. Même si vous avez signé votre carte, si les membres de votre famille refusent, il n’y aura pas de dons d’organes. Les personnes sont maintenues en vie artificiellement et trop souvent les membres de la famille vivent de grandes émotions et refusent le don d’organes », explique Micheline Cyr Asselin.

Stéphane Gagnon se rappelle d’ailleurs avoir refusé qu’on pratique une autopsie lors du décès de sa mère en 1996. « C’est l’émotion qui a embarqué, les médecins l’avaient déjà opéré deux fois et ma réponse a été : “vous l’avez ouvert deux fois, c’est assez”. Maintenant je n’hésiterais pas à dire oui avec tout ce que j’ai vécu, ne serait-ce que pour la science », confie l’ambassadeur de la Maison des greffés.

« Comme les patients sont maintenus en vie artificiellement, les familles deviennent très émotives, il est donc essentiel d’avoir ces discussions avec vos proches pendant que vous êtes en santé », insiste celle qui vit quotidiennement avec des gens en attente d’un don d’organe.

Roger Blackburn

Le tabou des prothèses dentaires

CHRONIQUE / La docteure Chantal Malevez était à Chicoutimi, la semaine dernière. Elle est une sommité mondiale à titre de chirurgienne maxillo-faciale originaire de la Belgique. Elle était l’invitée des docteurs Guy Leblanc, Marie-Hélène Lajoie et Marc Blackburn du Centre de chirurgie maxillo-faciale et d’implantologie de Chicoutimi. Ils ont pratiqué ensemble, en salle d’opération, de nouvelles méthodes pour fixer des prothèses dentaires sans greffe osseuse. L’implant s’ancre dans l’os de la joue (zygoma ou os malaire) pour ressortir au niveau de la gencive afin d’y fixer la prothèse. L’opération se fait en une seule journée et le soir vous avez un beau sourire.

La plupart d’entre nous y voient un beau sourire, mais en vérité c’est une nouvelle réalité pour une personne édentée. Je ne m’étais jamais posé la question, à quel point un dentier peut être désagréable à porter. J’ai vu mes parents mettre leurs dents dans un verre d’eau avant de se coucher. J’ai déjà vu, dans mon jeune âge, ma mère brosser son dentier dans le lavabo de la salle de bain avant de le mettre dans sa bouche. J’ai déjà vu aussi un dentier sortir de la bouche de quelqu’un qui s’esclaffait de rire ou en éternuant. Ça finissait toujours par un éclat de rire pour les gens autour, mais je n’aurais jamais cru que tant de honte et d’isolement pouvaient être liés à des prothèses dentaires.

Honte d’avoir des prothèses

Dans son exposé devant 75 personnes réunies dans une salle de l’hôtel OTL Gouverneur, la Dre Chantal Malevez a présenté à l’aide de vidéos et de photographies ce qu’elle appelle les implants zygomatiques. Elle raconte, dans sa présentation, qu’elle a eu les confidences de ses patients édentés. Vous n’avez pas idée des effets psychologiques néfastes sur les gens qui portent des prothèses dentaires.

Les plus vieux vont se rappeler des images à la télé de Radio-Canada du professeur Paul Charpentier, présentateur d’un candidat du Ralliement créditiste, qui  perd son dentier lors d'une envolée oratoire. La femme de 102 ans, sur une vidéo YouTube, qui perd son dentier en soufflant les bougies de son gâteau d’anniversaire, provoque un fou rire pour toute la famille, mais perdre son dentier reste une honte pour la plupart des gens, a fait valoir la Dre Malevez.

« Les personnes vivant avec une prothèse dentaire ont renoncé à plusieurs aspects de leur vie sociale. Certains n’osent plus prendre la parole lors de discussions entre amis de peur que leur prothèse se déplace dans leur bouche. D’autres ont renoncé d’aller au restaurant, car ils sont incapables de manger ce qu’il y a sur le menu. Il y a cette dame qui prenait du champagne dans les soirées mondaines. Le champagne faisait fondre la colle de sa prothèse dentaire et elle devait se rendre à la salle de bain pour la recoller. Vous imaginez la honte devant le miroir avec votre dentier entre les mains quand quelqu’un fait irruption ? »

Plaisir de croquer

J’écoutais parler cette dame, pendant qu’elle diffusait des vidéos et des publicités captées sur YouTube en rapport avec les prothèses dentaires et je pensais au nombre de personnes que je connais et qui se sont privées de parler autour de la table en mettant leur main sur la bouche, de peur de perdre leur dentier.

Je revois encore ma mère couper les épis de blé d’Inde avec un couteau pour manger les grains à la fourchette, sans parler d’avoir renoncé au plaisir de croquer dans une pomme ou dans un pain baguette. Des gens ont passé leur vie à avoir de la difficulté à mastiquer des aliments et à déposer leur prothèse sur la tablette du foyer en arrivant à la maison.

La conférencière a montré des photos de gens qui avaient l’air tristes et qui ont été transformés après une opération pour avoir une apparence heureuse avec des implants dentaires. Ça transforme les gens non seulement sur le plan esthétique, mais sur l’ensemble de la qualité de vie.

« Ne laissez pas un dentiste ou un professionnel de la santé vous dire qu’il ne peut plus rien faire pour vous, parce que vous n’avez plus de masse osseuse dans vos mâchoires. Il existe maintenant de nouvelles technologies pour fixer des prothèses dentaires », dit-elle aux professionnels de la santé.

C’est vrai que ça coûte plusieurs milliers de dollars pour fixer une prothèse dentaire à des implants, mais pensez à toute la qualité de vie que vous allez gagner. 

Croquer dans la vie, ça vaut bien quelques voyages dans le sud.

Chroniques

La vallée des Fantômes affiche complet

CHRONIQUE / François Guillot, c’est l’homme de la Sépaq pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il est directeur du Parc national des Monts-Valin et de celui de la Pointe-Taillon. Dernièrement, on lui a également confié la direction du Centre touristique du Lac-Kénogami. Il y a des projets à développer dans les trois sites, mais le Parc des Monts-Valin a connu tout un hiver avec la quantité de neige qui est tombée sur le toit du Saguenay.

La popularité du Parc national des Monts-Valin a atteint son plein potentiel cette année, alors que les chalets de la vallée des Fantômes ont affiché complet durant tout l’hiver. «Depuis que le chalet Dubuc fait partie de l’offre d’hébergement dans la montagne, nous avons connu une progression de l’achalandage de 10% par année depuis cinq ans», fait valoir François Guillot.

Développement sans motoneige

En fait, le développement du parc et la hausse du nombre de visiteurs coïncident avec l’interdiction pour les motoneiges de circuler dans les limites du parc national. C’est un débat qui a fait couler beaucoup d’encre depuis la création du territoire protégé en 1996. Les motoneigistes se rendaient au pic de la Hutte en très grand nombre chaque hiver, qui prenait la forme d’un pèlerinage sur les monts Valin pour profiter de la vue unique sur le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il était hors de question pour eux de perdre ce privilège dont ils bénéficiaient depuis l’invention de la motoneige.

Même si la loi sur les parcs interdisait la présence de motoneige, les maires, députés, préfet de MRC, hôteliers et clubs de motoneigistes de la région s’opposaient formellement à l’exclusion de la motoneige dans le parc. Le gouvernement du Québec a dû allonger près de 400 000 $ pour aménager un sentier de contournement à l’extérieur du parc en offrant en contrepartie cinq nouveaux sommets aux motoneigistes.

«La cohabitation entre motoneigistes et raquetteurs n’était plus possible. Ce n’est qu’une fois la construction terminée de ce nouveau sentier de motoneige à l’extérieur du parc que nous avons pu mettre de l’avant la phase II du plan de développement du parc», explique François Guillot. «On n’a plus entendu les motoneigistes se plaindre d’avoir perdu l’accès au pic de la Hutte avec le nouveau sentier des sommets qui est maintenant rendu un produit d’appel pour ce loisir motorisé», dit-il.

Roger Blackburn

À Jonquière pour «péter de la broue»

CHRONIQUE / Le professeur, auteur et bièrologue Mario D’Eer était de passage au Cégep de Jonquière, mercredi, pour péter de la broue (c’est son expression) avec les élèves du programme d’attestation d’études collégiales (AEC) de techniques de production en microbrasserie. Il a également rencontré les 250 participants de la conférence Les micros de la région, c’est pas de la petite bière, une rencontre de dégustation, qui en était à sa deuxième édition en collaboration avec les 10 microbrasseries du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

La bière fait partie de notre ADN, nous avons grandis entourés de ce breuvage mousseux, d’abord à la maison en voyant nos pères consommer les traditionnelles Labatt 50, O’Keefe, Dow ou Molson. Au début de ma vie adulte, nous buvions, dans les bars, de la Laurentide, de la Labatt bleue et de la Black Label. Nous avons aussi assisté à l’arrivée des bières américaines comme la Budweiser et la Miller. Plus tard, nous avons vu débarquer des bières comme Heineken, Corona, Grolsch et Stella Artois qui se sont retrouvées à un moment donné sur les tablettes de nos réfrigérateurs.

Une référence dans la bière

Le bièrologue Mario D’Eer fait partie de l’histoire de la bière au Québec et il a émergé en même temps que les microbrasseries. Il compte à son actif 14 livres sur la bière et il parle de ce breuvage sur toutes les tribunes depuis 30 ans. « Mon père est d’origine belge et j’ai fait plusieurs voyages en Belgique pour visiter des microbrasseries. Les premières microbrasseries du Québec ont vu le jour au milieu des années 1980 et je me suis intéressé au goût des bières brassées au Québec. J’ai écrit un petit guide en 1991 et j’ai tout de suite constaté la curiosité des gens pour en savoir plus sur le sujet. Quand les microbrasseurs se faisaient poser des questions par des journalistes, ils leur disaient de me contacter pour en savoir plus. Je suis donc devenu une référence malgré moi et j’ai continué à documenter mes connaissances par de nombreux voyages », raconte Mario D’Eer, amateur, connaisseur, buveur et dégustateur de bière.

Comme bien des amateurs, Mario D’Eer a brassé sa bière. « C’est difficile de brasser de la bière. On doit accomplir de nombreux petits gestes plates à exécuter. Il faut apprendre à aimer chaque petit geste. Mais aujourd’hui, quand tu es tanné de faire ces petits gestes quotidiens, tu peux engager un technicien du Cégep de Jonquière pour le faire à ta place », lance en boutade le spécialiste devant la vingtaine de finissants de la 2e cohorte de techniciens brasseurs qui partiront en stage en milieu de travail, dès lundi, dans une des 200 microbrasseries du Québec.

On ne boit pas la bière de notre père

Les jeunes finissants ont posé plusieurs questions au conférencier et ils lui ont entre autres demandé ce qu’il pensait des premières bières de microbrasserie comme La Belle-Gueule, La Boréale ou la Tremblay qui sont devenues, selon eux, des bières ordinaires ou des bières commerciales. « Mes amis brasseurs du début ont commencé petits, comme l’ensemble des micros d’aujourd’hui et leur bière étaient révolutionnaire dans le temps, alors qu’elles sont considérées ordinaires aujourd’hui. Ça, c’est le temps qui passe et le fait, aussi, que les jeunes n’aiment pas boire la bière que leur père buvait et ils les ont vu boire de la Boréale », met en relief le spécialiste, indiquant que c’est comme ça pour toutes les générations.

Pour ce qui est de l’avenir des micros au Québec, Mario D’Eer assure que tout est à faire encore dans ce domaine. « Au début des années 2000, on me demandait combien on pourrait compter de microbrasseries un jour au Québec et j’avais répondu 50. On riait de moi alors qu’on en compte plus de 200 aujourd’hui », dit-il, reconnaissant que Robert Charlebois a été le porte-parole qui a véritablement popularisé les bières de microbrasserie.

Plein d’autres bières à inventer

« Il y a un côté très créatif dans le monde de la bière au Québec et il se fait de plus en plus de recherche sur les cultivars, le houblon et les levures. C’est un grand monde à explorer et il y a encore plein de choses à inventer » élabore celui qui parcourt le monde pour goûter des bières et découvrir de nouvelles saveurs.

En ce qui concerne les intentions de l’Association des microbrasseurs du Québec d’élaborer un sceau de qualité afin de certifier les brasseurs québécois, Mario D’Eer estime que ça ne garantira pas la qualité des produits une fois sortie de l’usine. « Il sera possible de certifier un brasseur avec des normes de qualité et de salubrité des équipements, mais ça ne pourra pas empêcher un mauvais entreposage de la part des distributeurs et des revendeurs, ce qui pourrait altérer le goût de la bière d’origine », fait valoir celui qui prétend que la meilleure bière est celle qu’on boit avec des gens qu’on aime. Il a quand même confié que la Tante Tricotante de la Microbrasserie du Lac-Saint-Jean est une des meilleures bières québécoises.

Roger Blackburn

La Bolduc nous fait taper du pied

Chronique / Enfin, un film sur La Bolduc ! Je l’ai vu jeudi à l’occasion d’un visionnement de presse dans le cadre de la tournée promotionnelle des comédiens et du réalisateur. En anglais, ils appellent ça un feel good movie, que je traduirais par un film qui fait du bien à voir.

Dès les premières images, on se sent ému par la comédienne Debbie Lynch-White, qui campe à merveille le personnage de La Bolduc, avec son gros rouge à lèvres rouge et son collier de perles. Debout sur scène avec son harmonica, elle entonne la pièce J’ai un bouton sur le bout de langue. J’ai entendu cette chanson à plusieurs reprises depuis ma tendre enfance, comme un bruit de fond, surtout dans le temps des Fêtes, mais pour la première fois, je me suis rendu compte qu’elle parlait du Saguenay.

J’ai d’la misère à marcher

J’ai une morsure en d’sour du pied

Quand je mets mes gros souliers

J’vous assure ça m’fait boiter

J’ai fait ça l’été passé

Quand j’étais au Saguenay

C’est en m’en allant baigner

Une écrevisse m’a pincé l’pied

Pis j’en ai un su’ l’bout d’la langue

Et qui m’empêche de turluter

Pis ça me fait b... b... bégayer

Mary Travers

Le nom de fille de La Bolduc était Mary Travers, mais comme c’était la convenance à l’époque, elle vivait sous le nom de son mari, Édouard Bolduc. Ce sont ses fans qui l’appelaient La Bolduc, un nom qu’elle n’affectionnait pas beaucoup. Son père était Irlandais et vivait à Newport en Gaspésie. C’est de son père et de la tradition Irlandaise que lui venait le turlutage qui ponctuait ses chansons.

J’ai toujours aimé le répertoire de cette dame. La Bolduc est la première auteure-compositrice-interprète du Québec et elle raconte la vie quotidienne dans ses chansons. C’est cet aspect raconteur qui m’a toujours charmé, dans son oeuvre de 84 chansons, qui racontaient aussi l’actualité de l’époque, comme avec la chanson Toujours l’R-100.

On nous a toujours présenté La Bolduc comme une battante, une femme qui a fait carrière dans la chanson alors que ce n’était pas dans les moeurs de la religion catholique. « Mary Travers a fait carrière par nécessité. C’est parce que son mari (joué par Émile Proulx-Cloutier) est tombé malade qu’elle a offert ses services comme violoniste dans des soirées musicales au Monument-National de Montréal, pour remplacer un musicien qui était mal en point. Elle était une catholique pratiquante qui voulait rester à la maison pour élever ses enfants. Sans la maladie de son mari, on ne saurait dire si Mary Travers aurait fait carrière », commente le réalisateur François Bouvier, qui était de passage à Chicoutimi jeudi.

Contre ses convictions

Un homme qui partait sur les chantiers pour travailler à l’extérieur de la maison faisait preuve de bonne volonté, mais une femme qui partait en tournée pour chanter sur scène et gagner des sous était une personne qui abandonnait ses enfants. C’est comme ça que ça se passait en 1930. « La Bolduc adorait être sur scène, mais ce n’était pas dans ses convictions », rappelle le réalisateur, qui met ce fait en évidence dans une scène où Mary Travers interdit à sa fille aînée, Denise, de se rendre à Hollywood après avoir gagné un concours d’audition.

Sans blague, j’ai tapé du pied tout au long de la diffusion de ce film musical. La comédienne Debbie Lynch-White a aussi des talents de chanteuse et elle interprète toutes les chansons qui accompagnent le film. « J’ai pris cette audition très au sérieux, j’ai dû apprendre à turluter, à jouer de l’harmonica et à mimer les gestes sur un violon. Je voulais vraiment avoir ce rôle. C’était pour moi », a fait savoir l’artiste en entrevue. Elle a su plus tard qu’elle a été la seule à auditionner pour ce rôle.

Allez voir ce film, vous allez passer un beau moment. Les plus jeunes pourront voir comment on gravait un disque à l’époque. C’est le comédien Serge Postigo qui joue le rôle du producteur de disques, qui a vendu 12 000 copies en un mois à l’époque, en pleine crise des années 30.

Leçon d’histoire

La Bolduc, qui prendra l’affiche le 6 avril, est aussi une belle leçon d’histoire de l’époque des années 30, alors que la féministe Thérèse Casgrain se bat dans les rues pour le droit de vote des femmes et que la crise de 1929 touche toutes les familles québécoises. « Les contraintes sont nombreuses quand on tourne un film d’époque. On choisissait les figurants en fonction de la taille des costumes que nous avions. Il fallait respecter les décors de l’époque », explique le réalisateur François Bouvier, qui a tourné le film en moins de 30 jours.

Nous n’avons pas eu la chance de voir des images sur la composition de la toune C’est dans l’temps du jour de l’An, mais ces petits couplets vous donnent un peu le ton des chansons de la Bolduc.

Va t’acheter une perruque

Fais-toi poser des dents

C’est vrai t’as rien qu’moi à plaire

Mais tu s’rais plus ragoûtant...

Il y en a qui sentent la pipe

Et d’autres qui sentent les oignons

J’aime bien mieux vous l’dire tout de suite

La plupart sentent la boisson...

C’est dans le temps du jour de l’An...

Chroniques

Une famille irakienne à Chicoutimi

CHRONIQUE / Une famille de réfugiés irakiens a immigré à Chicoutimi dans la nuit de mardi à mercredi. Les huit membres de la famille, les deux parents, leurs cinq enfants et la grand-mère sont partis de Beyrouth, au Liban, où ils vivaient en exil depuis quatre ans, vers Istanbul, en Turquie, pour finalement atterrir à Montréal mardi soir.

J’accompagnais Réjean Bergeron et Monique Simard de Chicoutimi, le couple qui a entrepris le parrainage privé des réfugiés avec Denis Tremblay de la paroisse Sainte-Anne. Le comité d’accueil avait loué un autobus Intercar pour se rendre à Montréal et ramener la famille irakienne à Chicoutimi, dans une maison entièrement meublée qui les attendait et où ils pourront vivre pour au moins un an.

Chroniques

Autiste et câlineur professionnel

CHRONIQUE / Annie Perron est incapable de tolérer le jappement des chiens. Quand on est propriétaire de l’entreprise de toilettage Beauté canine et féline de Chicoutimi, ça pourrait causer problème, mais pour cette femme qui adore les animaux, cette situation a été l’occasion d’inventer le métier de câlineurs de chiens avec des personnes autistes.

« Souvent, nous avons de huit à neuf chiens ici en même temps et quand un animal plus anxieux que les autres se met à japper il excite les autres et la situation devient insupportable. Nous avons donc implanté en collaboration avec le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean des stages en entreprise avec des personnes atteintes du spectre de l’autisme pour faire des câlins aux animaux qui sont anxieux pour les calmer », raconte Annie Perron.

Calmes et doux

« Les autistes ou Asperger qui nous sont recommandés par le CIUSSS sont des personnes calmes qui adorent les animaux. Quand ils se présentent devant un chien, ils le font lentement et avec douceur, c’est dans leur nature. Ils prennent le chien dans leurs bras et lui font des caresses pour le rassurer », explique la propriétaire du centre de toilettage que j’ai rencontrée pour souligner le Mois de l’autisme en avril.

C’est un genre de relation idéale entre une personne qui aime caresser des animaux et un chien qui aime bien se faire cajoler. « Ils ont le don d’approcher les animaux pour les calmer et ça rend l’atmosphère de travail plus calme », fait savoir celle qui a inventé le métier de câlineurs de chien.

Samuel en profite

J’ai fait la connaissance de Samuel Ouellet lors de ma visite chez Beauté canine et féline. Il est âgé de 25 ans, on lui en donnerait 15 et il adore son travail qu’il accomplit à raison de trois jours par semaine. « J’ai toujours été élevé avec des animaux quand on vivait à Saint-David de Falardeau. J’ai eu plusieurs chiens et on avait une petite ferme avec des poules et des cochons, mais nous n’avons plus d’animaux depuis que nous sommes déménagés à Chicoutimi. Mon travail ici me permet de rester en contact avec des animaux et j’en profite », explique l’aide-toiletteur.

« Je n’aime pas le bruit, je n’ai pas la notion du temps et je ne décode pas le langage non verbal. Mais nous, les Asperger, quand nous avons une passion on ne peut plus nous arrêter, on approfondit le sujet et on veut toujours en savoir plus », décrit le jeune homme en décrivant son spectre de l’autisme.

La page blanche à Black

Procès sur la prohibition

Pour une deuxième année, j’essaie d’être comédien en jouant dans le Procès à l’ancienne, une activité de financement de la Société historique du Saguenay. Outre le fait de se rendre disponible pour une bonne cause, c’est aussi une occasion de replonger dans notre passé et de suivre une leçon d’histoire.

Selon la tradition du Carnaval souvenir de l’époque, nous plongeons 100 ans en arrière pour reprendre un procès qui a véritablement eu lieu à Chicoutimi. En 1918 nous sommes en pleine période de la prohibition alors que la vente d’alcool est interdite. Les pharmaciens et les médecins de la ville vendent et prescrivent des médicaments sous forme liquide qui font plaisir et grand bien à leurs patients.

Des plaintes de citoyennes et des dames de la Ligue de tempérance, appuyées par le clergé, souhaitent que Chicoutimi devienne une « ville sèche ». Des accusations de ventes illégales de boissons sont portées contre le docteur Alphonse Hamel et le pharmacien Edgar Casgrain. Les deux accusés ont déjà été condamnés à des amendes de 300 $ et à 30 mois de prison en première instance et ils en appellent de la décision devant le juge Quiry de la Cour du Banc du Roi.

Un vrai procès avec humour

Il s’agit d’un vrai procès d’époque avec de vrais personnages campés par des comédiens amateurs qui ont bien voulu se prêter au jeu. Évidemment, l’auteur de la pièce, Richard Banford, et son complice metteur en scène, Jean-Marie Gagnon, se sont permis quelques largesses pour adapter le scénario et faire quelques clins d’oeil à l’actualité de 2018. Ça pourrait nous faire penser à ce qui se passe dans le dossier du cannabis par les temps qui courent.

Audrey Naud et Joëlle Hardy, de la Société historique du Saguenay, ont fouillé dans les documents historiques pour trouver la trame de fond du Procès à l’ancienne avec des personnalités publiques très connues en ce début de siècle, à la fin de la Première Guerre mondiale. Ça se déroule à une époque où un avocat pouvait être maire de la ville et représenter des clients qui contournent les règlements municipaux sans se soucier des conflits d’intérêts.

Je camperai le rôle du maire de Chicoutimi de l’époque, Me Elzéar Lévesque, qui agit à titre d’avocat de la défense et je serai opposé au procureur de la ville de Chicoutimi, Me Laurent Alain dit Bradette, qui sera joué par le producteur Robert Hakim. C’est l’avocat jonquiérois, Charles Cantin, qui personnifiera le juge Quyri, qui a maille à partir avec son greffier (le chef Daniel Pachon) qui est un peu dur de la feuille. 

Des témoins tels que le Dr Edmond Savard (Me Sylvain Morissette) ; le forgeron Henri Tremblay (Marc Dickey de KYK radio) ; le maître tailleur Michel Gagnon (Jean-Pierre Girard de Radio-Canada) ; Onézime Tremblay, greffier de la ville (Élise Gagnon-Girard) ; Albertine Lemay, ménagère (Jennifer Paré), les frères Eugène et Amédée Boivin, témoins : (Me Frédéric Michel et Me Guillaume Desautels) feront partie du procès, où, avouons-le, l’alcool coule à flots.

Le rideau s’ouvrira, dans le premier acte, pendant une réunion de la Chambre de commerce de Chicoutimi où les gens d’affaires discutent des projets économiques de l’époque. Le clergé, avec Mgr Eugène Lapointe et les dames de la Ligue de tempérance, viendra perturber l’assemblée pour mettre à l’ordre du jour le dossier de la prohibition. Vous ferez la connaissance de l’épouse de J.E.A. Dubuc, Mme Anne-Marie Palardy (Jennifer Paré) qui verse dans le féminisme prohibitif.

Il y a toute une équipe derrière cette campagne de financement de la Société historique du Saguenay et les représentations auront lieu les 5 et 6 avril à la salle François-Brassard du Cégep de Jonquière. Les billets sont à 20 $ et disponibles sur réservatech.net.

D’autres comédiens font aussi partie de la distribution dont l’épouse du Forgeron Tremblay (Mylène Lavoie) ainsi que Marc Larocque, Jean Villeneuve, Eugénie Bédard, Denis Lepage, Élise Gagnon-Girard, Laurence-Gagné-Girard, Jeanne-Gagné-Girard, Sandrine Bédard, Aurélie Grenier, Édouard Lavoie, William Morissette, Dominique Gravel et Stéphanie Girard.