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Des questions intelligentes

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Des questions intelligentes

CHRONIQUE /J’aime ça quand les gens posent des questions et qu’il y a des réponses sans qu’on nous bourre de mensonges. J’étais aux audiences du BAPE mercredi après-midi à l’hôtel Le Montagnais et ça jasait de transport maritime, de bruit des bateaux, de protection des bélugas et d’actes terroristes contre les méthaniers.

Il y a une vingtaine de spécialistes à l’avant, d’autres en ligne et les deux commissaires reposent les questions du public si les réponses ne sont pas claires et ne se gênent pas pour en ajouter une couche s’ils veulent en savoir plus.

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Gendron Bicycles: 70 ans à la même adresse

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Gendron Bicycles: 70 ans à la même adresse

CHRONIQUE / Ça fait 70 ans cette année que l’entreprise Gendron Bicycles a pignon sur rue au 387 Price à Chicoutimi. Depuis trois générations, le grand-père, Robert, qui a tenu le commerce durant 42 ans, son fils Marcel et maintenant le petit-fils David vendent et réparent des vélos à la même adresse.

«Ç’a été mon premier travail. Dès mon jeune âge, je donnais un coup de main et à 14 ans, je travaillais à la boutique pendant l’été avec mon père. À 30 ans j’ai acheté le commerce», me raconte David Gendron que j’ai rencontré dans son petit bureau au deuxième étage du magasin, tout près du Cégep de Chicoutimi.

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La dernière patrouille de Serge Tremblay

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La dernière patrouille de Serge Tremblay

CHRONIQUE / Serge Tremblay, directeur adjoint du Service de police de Saguenay (SPS), partira à la retraite le mercredi 23 septembre, après 32 ans de carrière. Quand je l’ai rencontré dans son bureau, au quartier général d’Arvida, il a retiré sa veste pare-balle et a ajusté son arme de service le long de sa hanche avant de s’asseoir.

«Je reviens d’une patrouille avec Dany, le fils de mon premier partenaire, André Gagné, quand j’étais policier temporaire. On offre parfois ce genre d’opportunité [NDLR Une dernière patrouille avec son fils ou sa fille qui sont devenus patrouilleurs] aux policiers qui partent à la retraite. Nous sommes allés visiter son père. On s’est rappelé des souvenirs», raconte le directeur adjoint, qui a quand même remis quatre billets d’infraction durant sa dernière patrouille.

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Des sourires sans masques

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Des sourires sans masques

Ken Gagnon et Vanessa Lachance, les propriétaires du Tim Horton sur Talbot, près de la rue des Saguenéens à Chicoutimi, se lèvent tous les matins à 3 h 55 pour ouvrir leur restaurant dès 5 h, six jours sur sept. «Avec la pénurie de main-d’oeuvre, nous avons dû travailler 32 jours en ligne dernièrement, mais là, on peut prendre nos dimanches», me fait savoir Ken Gagnon, qui exprime de la vaillance dans ses yeux et un sourire sous son masque.

Comme si ce n’était pas suffisant, le couple de propriétaires s’implique à fond dans la campagne du Biscuit sourire, au même titre que les 22 autres restaurants de la chaîne Tim Horton de la région, en appui à la Fondation Jean Allard pour la cause de l’autisme au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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Bon pour ma fille, bon pour tous

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Bon pour ma fille, bon pour tous

CHRONIQUE / En 1993, la fille de Nicole Tremblay a subi un traumatisme craniocérébral (TCC) lors d’un accident de VTT. « Je suis éducatrice spécialisée de formation alors j’ai pris ma fille en charge et je lui ai apporté tout le soutien que je pouvais lui donner. Je l’ai accompagnée, j’ai fait des démarches pour qu’elle rencontre des gens qui avaient subi le même traumatisme. J’ouvrais des portes pour trouver des ressources et trouver de l’aide. J’ai collaboré avec le département des sciences neurologiques de l’hôpital et c’est le docteur Aubin, à l’époque, qui m’a interpellé. Il m’a dit “on a un budget de 5000 $ pour que les gens puissent recevoir des services et de l’aide des ressources sociales” », raconte la dame que j’ai rencontrée lors de l’inauguration des nouveaux locaux de l’Association renaissance des personnes traumatisées crâniennes à Jonquière.

Il a fallu plusieurs rencontres de cuisine, à l’époque, pour structurer cette organisation qui soutient 345 membres au Saguenay-Lac-Saint-Jean. « À l’époque, les gens allaient à Québec pour recevoir des services de réadaptation. Les personnes traumatisées craniocérébrales ont des séquelles toute leur vie. Pour une grande partie des TCC, il n’y a pas de retour à l’école possible ou de retour au travail », explique celle qui a fondé l’organisme.

Chlorophylle: une marque, 40 ans [PHOTOS]

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Chlorophylle: une marque, 40 ans [PHOTOS]

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CHRONIQUE / La marque Chlorophylle fête ses 40 ans cette année et le cinéaste saguenéen Philippe Belley vient de terminer un court métrage pour souligner cet anniversaire. Il s’est mis sur la trace des fondateurs pour nous raconter l’histoire de cette marque régionale qui a rayonné partout dans le monde.

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai toujours ressenti une fierté en portant des vêtements Chlorophylle. Je suis un peu chauvin, je l’avoue. Quand ça vient d’ici, ça goûte meilleur. Je ressens les mêmes sentiments pour les vélos Devinci, les sacs Lavoie, la sauce Vio et tous les autres produits régionaux.

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Un retour à la vie pour Bardsville

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Un retour à la vie pour Bardsville

CHRONIQUE / Le site d’hébergement de Bardsville, sur les rives de la rivière Sainte-Marguerite, à Sacré-Coeur, a été sauvé de l’abandon par la MRC du Fjord-du-Saguenay, en 2012, mais il reste encore beaucoup à faire pour lui redonner vie et en faire éventuellement une destination de villégiature touristique.

J’ai eu droit à une visite guidée en compagnie du préfet de la MRC, Gérald Savard, de la responsable des communications, Janick Gagné, et de la conseillère en développement stratégique, Julie Caron, responsable de la restauration et de la mise en valeur du site. L’endroit patrimonial témoigne de l’histoire de la pêche au saumon depuis les années 1860.

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Un gyotaku de sébaste pour anoblir sa pêche

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Un gyotaku de sébaste pour anoblir sa pêche

CHRONIQUE / Alexis Aubin-Laperrière, un créateur en art visuel originaire de Chicoutimi qui vit à Montréal, a célébré son 33e anniversaire, mardi, au coeur du fjord du Saguenay, dans le cadre d’une partie de pêche au poisson de fond à bord du bateau du pourvoyeur, M. Jigg.

C’est un cadeau d’anniversaire que lui a offert sa conjointe, la comédienne Alice Pascual, elle-même passionnée de pêche. En plus de vivre son rêve de pêcher sur le fjord, cette expédition était à la base d’une performance artistique, soit de réaliser un gyotaku avec les prises de la journée.

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Un maître-chef pizzaiolo à l’Inter

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Un maître-chef pizzaiolo à l’Inter

CHRONIQUE / Un maître pizzaiolo italien qui parle anglais ne passe pas inaperçu quand il débarque à Chicoutimi. Je l’ai croisé au restaurant l’Inter, sur la rue Racine, vendredi dernier. Il est ici comme consultant, les gens de l’Inter et de Fabbrica souhaitant fabriquer et mettre en marché des pâtes fraîches et apprendre le secret de la pizza napolitaine.

Il s’appelle Pasquale Ponticiello, il est né à Naples en Italie et vit à Toronto. Il est membre de l’Association Verace pizza napoletana (AVPN) dont la mission est de promouvoir et de protéger, en Italie et partout dans le monde, la « vraie pizza napolitaine ». Un peu comme le chef Daniel Pachon est un maître-chef cassoulet de Carcassonne, Pasquale Ponticiello est un maître-chef certifié de la pizza napolitaine. Il a gagné, en 2015, le premier prix du concours de l’Association Pizzaioli in Giro per il Mondo 4,0 du Canada.

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La chasse aux patins à roulettes

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La chasse aux patins à roulettes

CHRONIQUE / Laurence Dubé, 22 ans, de Chicoutimi, a reçu cette semaine le titre d’étudiante entrepreneure du mois d’août 2020 par l’Association des clubs d’entrepreneurs étudiants du Québec (ACEEQ), pour avoir créé Patinodrome Saguenay, une entreprise de production d’événements de patins à roulettes vintage.

En 2018, elle a participé à l’événement Retour à la Grosse Machine, en collaboration avec La Plug Production, en hommage à l’ancienne Grosse Machine de Chicoutimi, un genre de patinodrome où les jeunes allaient patiner au son de la musique disco.

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Rentrée scolaire: enfin les amis!

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Rentrée scolaire: enfin les amis!

CHRONIQUE / Les enfants, les enseignants et le personnel du Centre de services scolaire des Rives-du-Saguenay avaient tous hâte à cette rentrée scolaire 2020.

Les professeurs et les directions avaient prévu accueillir les élèves à l’extérieur pour regrouper les classes et les diriger lentement vers leurs locaux, mais une pluie diluvienne a forcé la mise en place du plan B à l’école Jean-Fortin de Saint-Honoré.

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Des jeunes sautent à partir du quai [PHOTOS]

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Des jeunes sautent à partir du quai [PHOTOS]

CHRONIQUE / Une vingtaine de jeunes, garçons et filles, s’amusaient à sauter en bas du quai de croisière, à La Baie, lundi après-midi, sous un chaud soleil d’été. La scène était tout de même remarquable avec des plongeons de plus de huit mètres et le fjord comme décor en arrière-plan.

Je sais, il y en a parmi vous qui vont dire que c’est dangereux. Ce l’est probablement un peu, mais les jeunes avaient vraiment du plaisir à se défier entre eux. Évidemment, il y en a toujours des plus téméraires qui grimpaient sur le garde-fou du quai pour monter encore plus haut, alors que d’autres sautaient en tandem à la course pour se donner un élan. C’était de toute beauté, j’aurais voulu avoir 14 ans pour le faire avec eux.

Fini de courir la vache

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Fini de courir la vache

CHRONIQUE / Comme bien des hommes de ma génération, quand nous étions jeunes, on jouait au baseball, dans la rue, sur un terrain vague ou sur un vrai terrain municipal avec un backstop pour arrêter les fausses balles et une clôture au champ pour les coups de circuit.

Quand on jouait entre amis, il fallait courir la vache avant de frapper au bâton. On devait jouer au champ avant de pouvoir se présenter au bâton. On courait les balles, où on pouvait attendre de longues minutes avant de voir de l’action ; c’était très ennuyant. Bien souvent, on finissait par s’asseoir en indien ou on lançait des roches en attendant de voir une balle arriver.

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Six heures pour sortir du bois

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Six heures pour sortir du bois

CHRONIQUE / L’homme qui s’est perdu en forêt, dimanche, sur les monts Valin, s’appelle Michel Gagnon, de Chicoutimi. C’est un policier retraité de la Sûreté du Québec, âgé de 67 ans, bon père de famille et bien connu dans le milieu. Il a marché pendant six heures en forêt pour se sortir du bois. Il était d’ailleurs très content de tomber sur une route forestière et un bon Samaritain, après tous ses efforts pour retrouver son chemin. Je l’ai rencontré, mardi soir, alors qu’il assistait au match de baseball moustique de son petit-fils, au parc Sainte-Claire, à Chicoutimi-Nord.

«J’étais parti avec un ARGO (un véhicule tout-terrain) afin de déplacer deux échelles de bois pour notre mirador, sur notre site de chasse à l’orignal, pas loin du Valinouët, vers 11h30 du matin. Le chemin était mal dégagé et j’avais un petit bout à faire à pied pour me rendre à la cache. Mais là, en marchant à travers les branches, j’ai perdu mes lunettes. Je n’avais pas de lunettes pour trouver mes lunettes. Ça fait que je cherchais à l’aveugle sur le sol, dans le bois, en tournant en rond», raconte l’amateur de chasse et pêche.

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Il nous reste le plein air

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Il nous reste le plein air

CHRONIQUE / Ma fille me texte, il y a quelques semaines, en me disant qu’un de ses amis avait loué un campeur motorisé et qu’il avait l’intention de passer quelques jours à Saguenay. Elle me demande de lui suggérer quelques activités à faire pour un couple de jeunes touristes.

Je vais vous dire une chose, à part le plein air et les musées, il n’y a pas grand-chose à faire au Saguenay quand il n’y a pas d’événements. On ne descend pas de Montréal pour venir souper Chez Georges, même si le restaurant est un incontournable.

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C'est comme l'hiver, il faut faire avec!

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C'est comme l'hiver, il faut faire avec!

CHRONIQUE / Le masque, le calvaire de masque. On va finir par s’habituer, mais c’est drôlement emmerdant. Je l’oublie encore, d’ailleurs. Ce n’est pas encore un automatisme. Des fois, j’entre au dépanneur pour payer l’essence et je dois retourner dans l’auto pour l’enfiler. Évidemment, comme bien des gens, je laisse traîner des masques dans l’auto, sur le comptoir de la cuisine, dans les poches de mes pantalons et partout où je le peux.

Une proche me faisait remarquer récemment que la COVID-19, c’est comme l’hiver. Il faut faire avec.

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Une fenêtre inexploitée sur le fjord [PHOTOS]

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Une fenêtre inexploitée sur le fjord [PHOTOS]

CHRONIQUE / Je trouve des fois qu’on n’est vraiment pas bon. Le rang Saint-Martin à Chicoutimi, du chemin de la Grande-Anse jusqu’au boulevard du Saguenay Est, à Rivière-du-Moulin, représente une des plus belles portions de la Route du fjord. Je l’ai déjà écrit et je le répète, cette route campagnarde et bucolique offre de magnifiques fenêtres sur le fjord du Saguenay.

C’est une des plus belles routes de la région et elle figure au 10e rang des pires routes du Québec en 2019, selon le palmarès de CAA-Québec. Je m’explique mal comment ça se fait que nos élus n’ont pas cette vision de mettre en valeur ces 14 kilomètres de beautés naturelles.

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Datation des peintures rupestres

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Datation des peintures rupestres

CHRONIQUE / Deux chercheurs de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), un géochimiste, Paul Bédard, et un archéologue, Érik Langevin, se lancent dans un projet de recherche pour dater l’art rupestre, un problème qui turlupine les archéologues depuis toujours.

La peinture rupestre, voilà un beau sujet qui arrive directement du champ gauche pour un retour de vacances; ça va nous éviter de parler de la COVID-19 et de traiter d’un art peu connu au Québec en ce mois de l’archéologie.

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«Je te rappelle avec le vent de dos»

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«Je te rappelle avec le vent de dos»

CHRONIQUE / C’est aujourd’hui que commencent mes vacances estivales. J’ai l’intention de consommer local et de ne pas sortir de la région. Je connais bien mon coin de pays, mais il y a encore de nombreux endroits à découvrir.

Sur ma liste d’activités, je vais sûrement suivre le conseil de Pierre Lavoie d’aller rouler sur la Véloroute du Fjord du Saguenay, un circuit dont il est ambassadeur. La Véloroute du Fjord était quelque chose d’improbable, il y a dix ans. Quand Pierre Lavoie a mis sur pied la randonnée des Cols du Fjord, pour pédaler sur les deux rives du Saguenay pendant trois jours, peu de gens y croyaient. À l’époque, le cofondateur du Grand défi avait demandé l’aide de Saguenay pour mettre sur pied son projet. On lui avait répondu : « Ben voyons donc, Pierre ! Voir si le monde va commencer à faire du vélo dans des côtes. » On s’était quelque peu moqué de lui. Pierre, visionnaire comme à l’habitude, savait que la Véloroute du Fjord était un parcours exceptionnel.

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Grosse famille, grosse ferme

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Grosse famille, grosse ferme

CHRONIQUE / L’union des producteurs agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean célèbre cette année ses 90 ans d’existence, mais ça fait plus de 180 ans que les agriculteurs défrichent, dessouchent, labourent et cultivent la terre dans la région.

Avant de se regrouper et d’unir leurs forces, les cultivateurs étaient des agroforestiers, un terme inventé par le professeur de l’UQAC, Normand Séguin dans les années 70. Les hommes cultivaient la terre en période estivale et bûchaient en forêt pendant l’hiver. L’argent qu’ils gagnaient en travaillant pour les compagnies forestières leur permettait d’investir dans leur petite ferme pendant l’été.

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La gloire de vivre à deux

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La gloire de vivre à deux

CHRONIQUE / Un ami d’enfance m’écrit et me demande si j’avais un intérêt pour rencontrer ses parents qui célèbrent cette année leur 70e anniversaire de mariage? En couple depuis 70 ans, c’est déjà intéressant, mais en plus ce sont des gens du quartier où j’ai grandi et que je n’avais pas revus depuis 50 ans.

Dans mon enfance, j’allais souvent flâner chez eux, chez mon ami Daniel (qu’on surnommait Picotte à l’époque) après l’école. Quand je suis arrivé en face de la petite maison de la rue Chauvin, j’ai fait comme dans le temps et je suis passé par la cour arrière. «Fais comme avant, t’as juste à crier Picotte, pis je vais sortir », me lance Daniel, bien assis dans le petit salon.

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Les baleines, un produit local

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Les baleines, un produit local

CHRONIQUE / J’ai été témoin du retour de trois jeunes femmes enchantées d’une excursion d’observation aux baleines sur le fleuve, à bord d’un Zodiac de l’entreprise Croisière Escoumins, près de Tadoussac.

Vous savez, quand trois jeunes, en même temps, se coupent la parole pour vous raconter ce qu’elles viennent de vivre, que les mots se bousculent à la sortie tellement ils ont de choses à dire ! Elles avaient le sentiment d’avoir vécu quelque chose d’unique et d’exceptionnel.

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Les fraises ont eu chaud

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Les fraises ont eu chaud

Les fraises de la fraisière biologique sur la pointe de Chambord ont souffert de la chaleur, depuis le début de la saison. Ce sera la pire saison depuis 2002 pour le producteur Régis Bolduc, un passionné de la terre.

«Ç’a été trop sec sur la pointe, nous avons manqué d’eau. J’ai irrigué un peu, mais je n’étais pas organisé pour faire face à des températures extrêmes de 37 degrés», avoue le producteur de fruits biologiques.

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Le lac Saint-Jean, un des plus beaux lacs de pêche au Canada

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Le lac Saint-Jean, un des plus beaux lacs de pêche au Canada

CHRONIQUE / C’est la Semaine nationale de la pêche, du 4 au 12 juillet. « Avec plus d’un million de lacs, rivières et ruisseaux et trois océans, le Canada peut à juste titre se vanter d’être l’un des environnements naturels les plus diversifiés de la planète », précise le communiqué de la Fondation canadienne de la pêche sportive.

Alors quoi de mieux que d’aller rencontrer des maniaques de pêche sportive sur un des plus beaux lacs de pêche du Canada, le lac Saint-Jean, sur un site où on pêche la ouananiche depuis plus de 5000 ans, au Camping de la pointe, à Mashteuiatsh.

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Père à distance

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Père à distance

CHRONIQUE / Fête des Pères, mon oeil ! Je ne peux pas voir mes enfants à moins de deux mètres. C’est la même chose qu’à la fête des Mères. Mes enfants et moi, on ne vit plus sous le même toit depuis des années, donc distanciation obligée.

Ma fille et mon fils vivent à Montréal ; ma blonde et moi, à Chicoutimi. On côtoie des gens immunosupprimés, on fréquente des personnes âgées et on voit des gens qui ont des systèmes respiratoires fragiles. On doit donc respecter les consignes de la santé publique, même si, dans la région, on le constate, le deux mètres ressemble de plus en plus à un mètre, surtout depuis qu’on peut se rassembler à l’intérieur et dans les restaurants.

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Bene dicere: dire du bien

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Bene dicere: dire du bien

CHRONIQUE / L’évêque de Chicoutimi, monseigneur René Guay, a effectué sa première sortie publique, mardi, en procédant à la bénédiction des balcons à la résidence pour personnes âgées (RPA) Villa Saguenay.

Ce n’est pas tant les balcons, comme les gens qui l’attendaient, haut perchés, que monseigneur est venu bénir. «Bénir, ça vient du latin, une langue que vous et moi connaissons, de bene dicere: dire du bien. En disant du bien de quelqu’un, on le bénit. En disant du bien des uns et des autres, on rend le monde plus beau. C’est d’ailleurs la chanson de Jean Ferrat, “Que c’est beau la vie”, que j’écoutais dans mon auto en venant ici», a fait savoir l’homme d’Église dissertant sous les balcons.

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Ça fait du bien

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Ça fait du bien

CHRONIQUE / L’expression « Ça fait du bien » avait remplacé le « ça va bien aller », lundi midi, dans les restaurants qui avaient ouvert leurs portes après presque trois mois, jour pour jour, de fermeture pour cause de pandémie.

Les restaurateurs sont contents, mais les clients le sont encore beaucoup plus.

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De la Underwood au MacBook Pro

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De la Underwood au MacBook Pro

CHRONIQUE / Nous avons quitté définitivement la Maison de la presse la semaine dernière, ce grand bâtiment qui abritait les presses rotatives du journal et tout le personnel des journaux Le Progrès et Le Quotidien. Je me suis rendu une dernière fois dans l’édifice du boulevard Talbot pour m’imprégner de cette bâtisse que j’ai fréquentée pendant plus de 35 ans.

J’ai fait le tour de la salle de rédaction pour une dernière fois avec Yvon Rainds, un vendeur de pub à la retraite qui donnait un coup de main pour vider les lieux. Quand j’ai commencé dans le métier, nous écrivions nos textes sur des dactylos manuelles, des piocheuses, dont j’ai gardé l’habitude. Je pioche presque aussi fort sur les touches de mon MacBook Pro que je le faisais sur ma vielle Underwood, au grand dam des jeunes qui me connaissent et qui effleurent les touches de leur clavier.

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Occupons enfin nos espaces publics

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Occupons enfin nos espaces publics

CHRONIQUE / Le conseil municipal de Saguenay a annoncé lundi, par un avis de motion, que la consommation d’alcool pour accompagner un repas serait permise dans sept parcs de la ville dans le cadre des mesures sanitaires liées à la COVID-19.

Cette décision prise en pleine pandémie pour accommoder les commerces devrait être la norme en tout temps pour l’avenir. Les citoyens devraient avoir ce droit depuis longtemps. Pensons aux jeunes qui n’ont pas d’endroit pour se réunir et prendre une bière ensemble, pensons aux amis qui vivent dans des appartements et qui n’ont pas de cour arrière pour pique-niquer entre eux avec une bouteille de vin.

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Le colonel et ses épices secrètes

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Le colonel et ses épices secrètes

CHRONIQUE / Rémi Dubé, le Colonel Sanders de Chicoutimi, avait hâte de brasser ses épices secrètes dans son restaurant de Place de Royaume, lundi, dans le cadre de la réouverture de ce secteur commercial. Rémi Dubé travaille depuis 42 ans pour les franchises de Poulet frit Kentucky (PFK) au Saguenay.

« Je suis sur mes derniers milles Roger, j’ai 64 ans. Là, j’étais tanné d’être arrêté, ça faisait deux mois et demi, c’était le temps qu’on se remette au travail. Après 42 ans, j’avais hâte de reprendre », dit-il, alors que je l’ai rencontré devant son comptoir de service dans l’aire de restauration du centre commercial du boulevard Tablot.