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Chroniques

Le béguin pour Bégin

CHRONIQUE / Bégin fait partie de la vingtaine de villages de la région qui comptent moins de 1000 habitants. La moindre initiative pour ces petites municipalités contribue souvent à changer la vie des villageois. «Hier, un jeune homme d’affaires a décidé d’ouvrir un dépanneur. Le seul qu’on avait est fermé depuis quelques mois. Pour nous, c’est une excellente nouvelle. Ça fait partie des services essentiels et il ouvrira ses portes à la fin du mois de décembre», fait savoir Gérald Savard qui est maire de Bégin depuis 22 ans.

Celui qui est aussi préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay m’avait invité il y a quelques semaines pour découvrir les 19 sculptures en bois qui ont été restaurées dans le sentier pédestre de cinq kilomètres qui offre une vue imprenable sur la petite municipalité, dont le slogan «J’ai le béguin pour Bégin», une trouvaille marketing pour le 75e anniversaire du village.

Roger Blackburn

La légalisation, un an plus tard

CHRONIQUE / Il y a un an, le gouvernement de Justin Trudeau rendait légale la vente de cannabis au Canada. Cette légalisation a engendré de nombreuses discussions dans les chaumières un peu partout au pays. Alors que dans plusieurs villes du Québec, des consommateurs de cannabis faisaient la file dans les succursales de la Société québécoise du cannabis (SQDC), les fumeurs de pot du Saguenay-Lac-Saint-Jean devaient s’approvisionner en ligne sur le site Internet de la nouvelle société d’État.

Il aura fallu attendre plus d’un an pour que des succursales ouvrent à Alma (940 avenue du Pont Sud) et à Chicoutimi (317 rue Montcalm). La succursale d’Alma devrait ouvrir dans quelques jours alors que la marchandise commence à prendre place sur les tablettes. À Chicoutimi, les ouvriers, qui complètent l’aménagement intérieur, m’ont indiqué, lors d’une brève visite mercredi après-midi, que les corps de métier doivent libérer la place en fin de semaine pour une ouverture prévue à la fin du mois d’octobre.

Chasse et pêche

De plus en plus d’armes enregistrées

Selon les informations les plus récentes du ministère de la Sécurité publique du Québec, il y avait, en date du 30 septembre 2019, plus ou moins 824 250 armes à feu qui ont été inscrites au Service d’immatriculation des armes à feu (SIAF). Selon certaines estimations, il y aurait plus de 1,6 million d’armes à feu au Québec. Le registre aurait donc réussi à enregistrer un peu plus de la moitié des armes de la province.

À l’ouverture de la chasse au gros gibier sur le territoire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, les policiers de la Sûreté du Québec, les agents de la protection de la faune et les contrôleurs routiers ont tenu une vaste opération dans la ZEC Martin-Valin.

Roger Blackburn

Le visage du bénévolat

CHRONIQUE / Réal Payette, c’est le vieux monsieur qui joue depuis 32 ans dans La Fabuleuse Histoire d’un Royaume. Réal Payette faisait partie du comité qui a fondé le Salon du livre de Jonquière et il y participe depuis 55 ans. Certains ont connu Réal Payette via le personnage Pikauba, un quêteux raconteur de contes dans le cadre du Carnaval-Souvenir de Chicoutimi. Réal Payette a eu 89 ans le vendredi 4 octobre et a reçu le Prix Hommage Aînés 2019 de la Table régionale de concertation des aînés du Saguenay–Lac-Saint-Jean dans le cadre de la Journée internationale des aînés, qui avait lieu à Saint-Prime le 1er octobre.

J’ai rencontré ce beau et gentil monsieur mardi midi, au Centre d’hébergement Georges-Hébert d’Arvida, alors qu’il se préparait à animer une activité de conte pour les résidants de la maison, qui profitent de soins de longue durée.

Roger Blackburn

Partis du Saguenay malgré tout

CHRONIQUE / La mairesse de Saguenay, Josée Néron, a fait part, récemment, d’un plan d’action pour accueillir et intégrer de façon durable les immigrés qui arrivent dans la métropole régionale. Le ministre de l’Immigration du Québec, Simon Jolin-Barrette, était aux côtés de la mairesse pour annoncer la création de deux nouveaux postes d’agents d’aide à l’intégration, un à Chicoutimi et l’autre à Jonquière, afin de faciliter l’accompagnement des nouveaux arrivants.

Honnêtement, le défi d’inciter des immigrants à demeurer de façon permanente au Saguenay exige un alignement des planètes qui n’arrive qu’en de rares exceptions.

Roger Blackburn

Quand le soleil arrose les montagnes

CHRONIQUE | Une équipe de tournage de l’émission française Des racines et des ailes était de retour dans le parc du Saguenay, au cours des derniers jours, pour compléter les entrevues et les prises d’images pour la production d’un épisode de deux heures intitulé Le goût du Québec. Il sera diffusé en janvier 2020 sur les ondes de France 3 et on pourra le voir sur TV5 au Québec.

« L’immensité du territoire, le froid et l’hiver, les couleurs de l’automne et des gens passionnés pour nous raconter l’histoire et leur attachement à leur territoire feront partie de cette production », exprime Lucile Béllanger, journaliste et réalisatrice de l’émission, que j’ai rencontrée jeudi dernier sur les rives de la baie Éternité, au cœur du parc national du Fjord-du-Saguenay.

Actualités

Les Blue Velvet de retour pour un soir

CHRONIQUE / Ça se passait dans le temps, dans les années 1990 à Chicoutimi, le samedi soir au Vio Rest-O-Rang, qui était situé en face de Rona, de l’autre côté du boulevard du Royaume. Une bande de joyeux lurons avait formé le groupe Les Blue Velvet et présentait une comédie musicale dans le cadre d’un souper spectacle axé sur l’humour et reprenant les grands classiques de l’époque yéyé du Québec.

Les musiciens et chanteurs présentaient un pot-pourri d’une soixantaine de chansons en caricaturant des artistes comme le petit gros des Classels, Johnny Farago en Elvis, René Simard, Les Baronnets, César et les Romains et d’autres artistes de partout dans le monde. Tous ceux qui ont vu ce spectacle se souviendront de l’imitation du regretté Jean-Guy Boulianne interprétant What a Wonderfull World en imitant Louis Amstrong à une époque où le « black face » ne faisait pas scandale et que tout le monde fumait dans les restaurants.

Chroniques

Économie contre faune et environnement

CHRONIQUE / Les erreurs du passé en matière de protection de la faune, des habitats fauniques et de l’environnement rattrapent les promoteurs de projets industriels qui, dorénavant, ne peuvent plus aller de l’avant sans prendre les mesures nécessaires pour ne pas mettre à risque des espèces de poissons, des animaux sauvages et la qualité de l’environnement.

Nous avons vu cette semaine se dresser un drapeau rouge concernant l’utilisation de la voie navigable sur le Saguenay relativement aux trois projets de développement industrialo-portuaires sur les rives du fjord. Ces projets de développement augmenteront le nombre de navires qui circulent sur le Saguenay et des scientifiques s’inquiètent pour la santé des bélugas, une population considérée comme en voie de disparition au sens de la Loi sur les espèces en péril du Canada.

Chroniques

Le Queen Mary 2 moins populaire

CHRONIQUE / La baie des Ha ! Ha ! a enfilé ses plus beaux atours, mardi, pour accueillir le bateau de croisière Queen Mary 2 qui en est à sa quatrième visite au quai d’escale de La Baie. Le paysage « fjordesque » n’a pas encore revêtu sa robe automnale, mais le temps était suspendu pour l’amarrage de ce grand hôtel flottant sous un lumineux soleil.

Le géant des mers attire moins les foules que lors de sa première visite en 2016. À peine quelques centaines de visiteurs s’étaient déplacés pour admirer le paquebot transatlantique britannique. Il y a trois ans, le maire Jean Tremblay et la direction de Promotion Saguenay avaient fait tout un événement de cette visite, en présentant des spectacles musicaux, en offrant des navettes d’autobus aux 15 minutes pour amener les curieux, des cartes postales, des drapeaux et des feux d’artifice. Des milliers de visiteurs s’étaient donné rendez-vous pour l’occasion.

Actualités

La toponymie autochtone du territoire

CHRONIQUE / L’anthropologue, écrivain, animateur et conférencier Serge Bouchard présentera une visioconférence sur la protection et la mise en valeur des toponymes autochtones le mardi 10 septembre à l’hôtel de Montagnais de Chicoutimi. Voilà déjà deux toponymes d’origine amérindienne dans la première phrase de cette chronique et force est de constater que notre région en compte plusieurs qui ont traversé le temps.

« Les Anglais avaient l’habitude de donner des noms royalistes aux sites et lieux alors que les Français catholiques avaient la maladie mentale de donner des noms de saints et de martyrs pour nommer les lieux. Le lac Pekuakami a été rebaptisé lac Saint-Jean par le père Jean Dequen, la première robe noire à mettre les pieds dans votre région. Des endroits qui portent le nom de Saint-Jean, on n’est plus capable d’en voir. Jacques-Cartier a rebaptisé la rivière Hochelaga ‘‘Saint-Laurent’’ parce que la journée qu’il s’est rendu compte qu’il s’agissait d’un fleuve c’était la fête de Saint-Laurent, on commence à avoir fait le tour du martyrologe », lance d’entrée de jeu le grand admirateur des premières nations.

Roger Blackburn

Une visibilité qui explose

CHRONIQUE / Le parc national du Fjord-du-Saguenay est passé de 88 000 jours/visites en 2014 à 155 000 jours/visites en 2018. L’achalandage a presque doublé en quatre ans, une heureuse augmentation pour le directeur du parc, Jérôme Gouron.

« L’aménagement de la via ferrata sur les parois rocheuses du secteur de Rivière-Éternité a généré un véritable attrait pour le parc. On accueille environ 5000 personnes par année pour cette activité, et les photos spectaculaires publiées sur les réseaux sociaux ont fait exploser notre visibilité. Les points de vue exceptionnels du fjord constituent une vitrine incomparable pour le parc, et ce, partout dans le monde », fait valoir Jérôme Gouron, que j’ai rencontré au Café Summum de La Baie.

Chroniques

L’histoire s’écrit au Progrès

CHRONIQUE / Nous recevons beaucoup de témoignages depuis deux semaines sur l’importance et la pertinence des journaux régionaux. Parmi les commentaires, on entend entre autres qu’on ne peut pas imaginer notre vie de tous les jours sans notre journal quotidien.

Je vous comprends, ça fait 132 ans que le Progrès du Saguenay vous raconte vos vies, votre histoire, ce qui se passe dans votre communauté et qu’on prend le pouls de la population. Si vous voulez savoir ce qui s’est passé dans votre communauté il y a 100 ans par exemple, en 1919, la principale source de référence est le Progrès du Saguenay.

Chroniques

Rodrigue Langevin: un homme inspirant

CHRONIQUE / Les funérailles de Rodrigue Langevin ont été célébrées dimanche midi à l’Alliance funéraire du Royaume à Chicoutimi. Son épouse, Adèle Copeman, lui a rendu hommage devant une centaine de personnes.

Rodrigue Langevin a laissé une trace indélébile de son passage dans la région en tant qu’athlète, comme professeur en éducation physique, pour l’organisation des Jeux Timi en 1972 à Chicoutimi, pour les Jeux du Canada en 1983, pour la sécurité dans les sports et dans le tourisme régional.

Sports

Du CFP de La Baie à la Sépaq

CHRONIQUE / Les élèves du programme de protection et exploitation de territoires fauniques du Centre de formation professionnelle (CFP) du Fjord à La Baie constituent une véritable pépinière d’employés pour la Sépaq, qui embauche les finissants en les déployant sur ses territoires.

Lors d’une récente visite dans la Réserve faunique des Laurentides, j’ai rencontré Patrick Verreault, qui est maintenant gérant de secteur du Gîte-du-Berger, le long de la route 169. Le jeune guide de chasse et pêche en a fait du chemin depuis sa sortie du CFP du Fjord en 1997. « J’ai commencé comme homme d’entretien au camp Cyriac, mais après deux semaines, on m’a transféré comme guide pour la pêche et la chasse à l’orignal aux Portes-de-l’Enfer, un poste que j’ai occupé pendant 16 ans », raconte le passionné de chasse et de pêche, qui a aussi été guide de chasse à la Sépaq d’Anticosti pendant 17 ans.

Chroniques

Quand ça goûte meilleur

CHRONIQUE / C’est le temps des récoltes et il y a des produits maraîchers d’ici un peu partout dans les kiosques fermiers de la région. J’ai fait une halte au kiosque fermier Potager Merci la terre de Métabetchouan, sur le bord de la route 169, tout près du Camp musical.

Le samedi, c’est la fête au potager. Nous avons fait la connaissance de Marion, la maraîchère, et de son père Réjean Côté, et le charme a opéré immédiatement. De bonnes miches chaudes sortaient tout juste du four à pain, des partenaires et amis du potager arrivaient pour participer à diverses activités et faire le plein de bons légumes bios.

Actualités

La dame de la Petite Maison blanche

CHRONIQUE / Rose Laforest aura 90 ans le 30 août. Rose Laforest, c’est la dame de la Petite Maison blanche, celle qui a reproduit des milliers d’exemplaires de l’emblème du quartier du Bassin, à Chicoutimi, qui a résisté au déluge et que les touristes achètent en souvenir.

Je l’ai rencontrée dans le confort de sa demeure à Chicoutimi et je lui ai dit qu’elle semblait très en forme pour son âge. « Je fais encore toutes mes choses moi-même, je cuisine tous les jours, je fais des confitures avec les cerises et les petites pommettes qui poussent sur mon terrain, je m’occupe des fleurs et de l’entretien de la maison. J’ai renouvelé mon permis de conduire récemment sans aucune difficulté, je fais mes courses et je vois mes amis régulièrement », lance tout de go la vieille dame.

Sports

Le paradis aux Portes-de-l’Enfer

CHRONIQUE / Il reste encore des disponibilités jusqu’au 29 août pour un forfait de pêche en plan américain au pavillon des Portes-de-l’Enfer dans la Réserve faunique des Laurentides. Situé à 1 h 30 de Québec et à moins d’une heure de Chicoutimi, le secteur des Portes-de-l’Enfer est le seul forfait de pêche du réseau de la Sépaq en plan américain. C’est aussi la seule réserve faunique au Québec qui offre des repas en salle à manger en plus du forfait pêche.

À la fin août, le directeur des Portes, Marc Laperrière, se montre même plus flexible en ce qui regarde la capacité d’accueil. « Deux personnes peuvent réserver un chalet pour quatre ou quatre personnes peuvent réserver un chalet pour huit », informe le responsable du secteur, qui a constaté une augmentation de l’achalandage cette année.

La page blanche à Black

La vie tranquille au bord du lac

CHRONIQUE / Je reviens de trois semaines de vacances, bien ancré dans notre petit chalet d’été à Chambord sur les rives du lac Saint-Jean. Je ne suis pas sorti de la région, j’ai vagabondé entre Saint-Gédéon et Dolbeau-Mistassini.

Quoi faire quand nous sommes en vacances au Lac? D’abord, ne rien faire est une option intéressante, c’est-à-dire s’asseoir sur le bord de l’eau en sirotant un café le matin avec un bon livre. En commençant les journées de cette façon, ça m’a permis de lire Sapiens: une brève histoire de l’humanité, sortie en 2015, de l’auteur et historien israélien Yuval Noah Harari. Certains le considèrent comme le penseur le plus important du monde. L’histoire d’homo sapiens est assez passionnante quand elle est expliquée par ce professeur d’histoire. Ça faisait plus de trois ans qu’on me recommandait cette lecture, j’aurais dû m’y intéresser bien avant. Les vacances servent aussi à rattraper un peu de temps.

Sports

Les bars rayés du Saguenay s’alimentent de crustacés

CHRONIQUE / Le mystère du bar rayé dans la rivière Saguenay commencer à s’éclaircir. Selon la dernière mise à niveau réalisée par les spécialistes du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), les deux espèces de bars du Québec remonteraient le fjord jusqu’à Chicoutimi en période estivale.

Il faut rappeler qu’il existe deux populations distinctes de bars rayés dans les eaux du Québec : la population du sud du golfe du Saint-Laurent (bars rayés du golfe), originaire du Nouveau-Brunswick, et la population du fleuve Saint-Laurent, résidante du fleuve (bars rayés du fleuve), réintroduite en 2002. Les deux populations n’ont ni les mêmes statuts légaux ni le même niveau d’abondance.

La page blanche à Black

Retour des cloches à Roberval

CHRONIQUE / Roberval a inauguré un superbe monument mercredi matin en faisant résonner les cloches retrouvées de l’Église Saint-Jean-de-Brébeuf. Cette église située en face de la Place de la Traversée a été désacralisée en 2008 et les cloches ont été vendues en 2010 à l’entreprise Léo Goudreau et fils de Laurierville à Québec, une firme spécialisée dans la réparation et la revente de cloches. «La paroisse avait besoin d’argent», a confié un membre du comité des cloches.

C’est une résidante de Roberval, Lise Dufour, qui vit maintenant à Québec, qui a sonné l’alarme en 2010, indignée d’apprendre que la fabrique avait vendu ses cloches qui font partie de l’histoire de Roberval. Les trois cloches ont été achetées par un marguillier de l’époque, Érice-Raoul Truchon, en 1934 au coût de 2615 $.

Chroniques

Les microtorréfacteurs s’installent

CHRONIQUE / Après l’avènement des microbrasseurs et des microdistillateurs, voici que la vague des microtorréfacteurs émerge dans la région. J’ai rencontré quatre Arvidiens bien ancrés dans leur milieu qui se sont lancés dans l’aventure de la torréfaction il y moins de six mois sous le vocable Arvida Roasting Company.

L’idée a été lancée par Celia Meighen-McLean à l’issue de voyages de volontariat international au Costa Rica et en Indonésie, entre autres. « Ça sent bon un caféier et j’ai toujours rêvé de marcher dans une caféière. Ce sont des cultures qui ne sont pas très accessibles, ce ne sont pas des lieux touristiques comme des vignobles, par exemple. Il faut connaître quelqu’un qui va vous faire visiter », raconte Celia Meighen-McLean, qui a découvert, lors de ses voyages, que torréfier son propre café était une chose possible.

Roger Blackburn

Le faux visage de Champlain

CHRONIQUE / L’artiste peintre et sculpteur Jérémie Giles de Jonquière s’indigne encore une fois que le buste en bronze de Samuel de Champlain dévoilé lors de l’inauguration du pont du même nom à Montréal soit encore une fausse image.

« C’est innacceptable de continuer à associer une image qu’on sait fausse à celui qui devrait être reconnu comme le père du Canada. C’est Champlain qui a jeté les bases du Canada qu’on connaît aujourd’hui et nous n’avons pas besoin de cette fausse image sur ce pont. C’est une insulte à l’intelligence », a dénoncé le peintre que j’ai rencontré dans une gloriette aménagée dans un sous-bois derrière sa maison.

Chronique

Desbiens: extrêmement historique

CHRONIQUE / L’embouchure de la rivière Métabetchouane à Desbiens est l’endroit le plus riche et le plus palpitant de l’histoire régionale. Bien avant l’arrivée du maire Nicolas Martel, Desbiens est extrême depuis au moins 6000 ans.

C’est ce qu’on découvre en visitant le Poste de traite sur le site de la Métabetchouane à Desbiens. C’est là que le père jésuite Jean Dequen, le premier homme blanc européen à s’aventurer dans la région, a posé les pieds, le 16 juillet 1647. C’est là que commence notre histoire régionale, la rencontre d’un Européen (né vers 1603 à Amiens, en Picardie au nord de la France) avec les nations autochtones qui vivaient sur le territoire du Pekuakami depuis des millénaires.

La page blanche à Black

L’époque révolue des bûcherons

CHRONIQUE / Cette semaine, pour la première fois de ma vie, j’ai visité le Centre d’histoire Sir-William-Price, à Kénogami. J’ignore pourquoi je n’ai jamais pensé à découvrir ce lieu historique, qui raconte notre histoire du bois à travers la compagnie Price.

Si votre père ou votre grand-père a travaillé dans les chantiers, dans les scieries ou dans une usine de pâtes et papiers, c’est leur histoire que le musée raconte. Mon père, qui a passé près de 20 ans dans les chantiers comme bûcheron, m’a tellement raconté d’histoires sur ce dur métier qui a marqué mon imaginaire. Le musée Sir-William-Price les fait revivre.

Actualités

On prend un p’tit deux sur le toit

CHRONIQUE / « Les gens sont gentils. En début de semaine, alors qu’une de nos équipes de couvreurs était en pause, une dame est venue leur déposer des serviettes d’eau froide derrière la nuque pour les rafraîchir », me raconte Frédéric Coulombe, couvreur professionnel, que j’ai rencontré sur la rue Saint-Jean-Baptiste à Jonquière.

C’est que la journée de jeudi était particulièrement chaude, à Saguenay, avec plus de 33 degrés au mercure. Je prenais des notes au soleil et la sueur me coulait sur les tempes. J’avais de la difficulté à imaginer comment des travailleurs de la construction pouvaient survivre sur une toiture à clouer du bardeau d’asphalte par une telle chaleur.

Actualités

La Reine du sébaste n’est plus

CHRONIQUE / « Le 28 juin 2019, est décédée au CIUSSS du Saguenay Lac-Saint-Jean Hôpital de La Baie, à l’âge de 88 ans, Mme Charlotte Perron, épouse de feu M. Henri Otis demeurant à La Baie. Elle était la fille de feu Mme Alice Fillion et de feu M. Wellie Perron », peut-on lire dans l’avis de décès ; les funérailles ont eu lieu le mardi 2 juillet à la Coopérative funéraire du Fjord.

Mme Charlotte Perron était aussi et surtout la « Reine du sébaste » sur les glaces de la baie des Ha ! Ha ! Son couronnement remonte au 4 janvier 1994, alors que mon ancien collègue et journaliste du Quotidien, Yvon Bernier, l’avait baptisée, en une du journal, la « Reine du sébaste » dans le cadre d’un reportage sur la pêche blanche sur le fjord du Saguenay. « L’an dernier, j’ai sorti 2056 sébastes des eaux du Saguenay, cette année, je devrais être en mesure de faire beaucoup mieux », avait-elle déclaré au journaliste avec son enthousiasme contagieux. Il y a de cela 25 ans et, tous les hivers, on raconte encore l’histoire de la « Reine du sébaste ».

Sports

Le plaisir d’une deux livres

CHRONIQUE / Ouf ! Que ça cogne dans les poignets quand une mouchetée de deux livres (1kg) se lance à l’attaque sur votre appât et que le frein de votre moulinet est très tendu. Il a fallu que je me raidisse les bras quand la truite a décidé de piquer vers le fond du lac avec beaucoup d’agressivité. C’est une belle sensation et ça n’arrive pas souvent dans une vie de pêcheurs d’omble de fontaine de se connecter avec une prise de cette taille. On a tous vu et entendu parler certain de nos amis et connaissances raconter la superbe prise qu’ils ont réalisée. À part quelques exceptions, les truites mouchetées qu’on capture entrent aisément dans notre panier de pêche, sans que la queue dépasse.

Un omble de deux livres, c’est costaud. Vous avez la possibilité de réaliser cet exploit dans les lacs de la Réserve faunique de Portneuf dans la région de Québec, non loin du village de Val-Cartier. Le territoire compte des lacs qui offrent la possibilité de capturer des truites de plus de deux livres.

Chroniques

Québécois ou Canadiens?

CHRONIQUE / Le Québec a beaucoup changé depuis les 50 dernières années. Il fut une époque, dans mon jeune temps, où la fête du Canada était boudée par un bon nombre de Québécois qui ne se disaient pas Canadiens. Même que les artistes québécois qui participaient au spectacle de la fête du Canada se faisaient discréditer sur la place publique. On les traitait presque de traîtres à la nation.

C’est que je suis né en 1961 et que la première fois que j’ai voté, c’était lors du référendum de mai 1980. J’ai donc passé une partie de mon âge adulte à débattre et à discuter de la séparation du Québec, jusqu’à l’autre référendum d’octobre 1995.

Chroniques

Découvrir l’histoire de la Défense aérienne

CHRONIQUE / Chose promise chose due, j’ai visité le musée de la Défense aérienne de Bagotville. À l’occasion du spectacle aérien, c’est une bonne occasion pour vous de faire ce que j’ai fait, une heure de visite intéressante qui permet d’en apprendre beaucoup sur l’histoire de l’aviation canadienne et sur la Base militaire de Bagotville.

Je vous suggère la visite guidée, car les préposés ont de petites anecdotes qui agrémentent la visite. Se faire raconter les débuts de l’aviation canadienne nous révèle des choses étonnantes. On apprend notamment que lors de la Première Guerre mondiale, les pilotes de chasse ne portaient pas de parachute à bord de leur avion. Les stratèges militaires craignaient que les pilotes abandonnent leur avion en sautant en parachute dès qu’ils arriveraient dans une zone de danger, pour sauver leur vie.

Actualités

Une table bistrot au Lac

CHRONIQUE / Les gens d’Imago Village, ceux qui opèrent, entre autres, une offre de restauration gastronomique dans une yourte avec vue panoramique sur le Valinouët, se lancent dans l’aventure d’un bistrot sur les berges de la Belle-Rivère, à Métabetchouan, le long de la route régionale.

Ça fait plaisir de renouer avec les talents culinaires du chef Claude Laprise, une vieille connaissance que j’ai vue évoluer au restaurant Inter sur la rue Racine, à Chicoutimi, pendant une douzaine d’années. Le bistrot La Boca, qui se traduit par « La Bouche », propose un menu qui nous fera oublier les multiples cabanes à patates frites de la route régionale.