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Roger Blackburn

Une miraculée des dons croisés pancanadiens

CHRONIQUE / Michèle Brassard se considère comme une miraculée. Elle a reçu une greffe de rein d’un donneur d’Alberta qui est venu au Québec pour donner son rein alors que, la même journée, son conjoint Carl Lachance faisait le don d’un de ses reins dans un hôpital de Winnipeg pour une personne en attente de greffe ; ça se passait en novembre 2017. C’est ce qu’on appelle des dons croisés pancanadiens.

« La veille, j’étais au bureau et pendant la nuit, je me suis retrouvée aux soins intensifs après un choc septique (infection générale du sang) et mes deux reins étaient dysfonctionnels, un état qui provoque la mort chez 95 % des gens », raconte Michèle Brassard, que j’ai rencontrée mercredi midi lors du dîner pour les dialysés à l’hôpital de Chicoutimi organisé par le chapitre régional de la Fondation canadienne du rein.

CHRONIQUES

Rencontres intergénérationnelles à La-Descente-des-Femmes

CHRONIQUE / « Je me souviendrai. » C’est le titre de l’événement hommage au temps passé qui se tiendra le samedi 14 décembre à la bibliothèque de Sainte-Rose-du-Nord.

La coordonnatrice de la bibliothèque a eu la bonne idée d’envoyer les jeunes du primaire piquer une jasette avec leurs grands-parents pour découvrir ce qui s’est passé dans leur passé.

Roger Blackburn

Voyage obligatoire à la Baie-James

CHRONIQUE / Un ami me faisait part récemment à quel point il a apprécié sa visite des barrages hydroélectriques de la Baie-James, l’aménagement Robert-Bourassa et la centrale La Grande-1, au mois de septembre dernier. « Au lieu d’organiser un voyage à New York, les élèves du secondaire devraient organiser un voyage pour visiter les barrages de la Baie-James. C’est tellement impressionnant et c’est chez nous. Ça devrait même être un voyage obligatoire à faire dans son parcours scolaire », m’a-t-il dit.

« Un beau voyage au pays de la techno et de notre plus grande force à nous, les Québécois : l’ingéniosité, la créativité et la débrouillardise ! Tu reviens de ce voyage avec un sentiment de fierté », a-t-il partagé. Excellente idée, que je lui dis avant de confesser que je n’ai jamais visité ces installations. J’ai pourtant vu de nombreux reportages télés sur cet ambitieux projet, j’ai toujours été impressionné par ces barrages géants, mais je n’y ai jamais mis les pieds.

Roger Blackburn

Le Lapeyrie vin vin

CHRONIQUE / L’année vingt-vingt a rendu le jeu de mots facile pour le guide Lapeyrie vin vin (2020). Le sommelier et porte-parole du Festival des vins du Saguenay, Philippe Lapeyrie, était de passage au restaurant Inter de Chicoutimi, mardi dernier, pour lancer son neuvième guide des vins.

Ça m’impressionne toujours de savoir qu’une personne a dégusté 2000 bouteilles de vin pour choisir 300 coups de cœur, qu’elle nous propose annuellement dans son guide des vins. « Je ne suis pas un critique de vin, je goûte, je recrache, évidemment, et si j’aime, j’en parle et si je n’aime pas, je n’en parle pas », lance le sommelier, qui n’est attaché à aucune maison de vins et qui publie ses coups de cœur en toute indépendance.

La page blanche à Black

Le défi des familles de Gérald Linteau

CHRONIQUE / «La loi de Dieu pardonne tout, il est uniquement amour. Et si l’enfer existe, il doit être vide ». C’est l’abbé Linteau qui m’avait dit cette phrase en conclusion d’une entrevue qu’il m’avait accordée, le 1er juin 2016, au sujet de la Fête de l’amour organisée dans la paroisse Sainte-Claire à Chicoutimi, secteur nord. Il est décédé subitement à son domicile cinq jours plus tard.

Son départ, à l’âge de 72 ans, a créé une onde de choc dans la communauté, mais son oeuvre est demeurée bien active dans le milieu communautaire et un groupe de personnes, sous la présidence du cardiologue Gérald Tremblay, se sont mobilisées pour continuer à soutenir son oeuvre en créant la Fondation Gérald Linteau.

Chroniques

Mangez et buvez-en tous

CHRONIQUE / Mangez et buvez-en tous, c’est le titre du dernier livre de recette du Saguenéen Sylvain Perron, mais notre vieux fond judéo-chrétien ne peut nous empêcher, en lisant cette phrase, de voir le curé de la paroisse derrière l’autel en portant l’hostie vers le ciel.

« La nuit même où il fut livré, il prit le pain, en te rendant grâce il le bénit, il le rompit et le donna à ses disciples, en disant : “Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous”. »

Chroniques

Semer des graines de pilotes

CHRONIQUE / Ils courent dans les corridors, la tuque toute croche, la morve en dessous du nez, ils sont tout excités, ils touchent à tous les boutons dans le simulateur de vol et ils ont le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Un groupe de 29 élèves de l’École primaire l’Horizon de Chicoutimi a été invité à visiter le Centre québécois de formation aéronautique (CQFA) à Saint-Honoré et à vivre une première expérience de vol avec les élèves-pilotes du Cégep de Chicoutimi.

Il fallait les voir descendre de l’avion sur le tarmac de l’aéroport après leur vol au-dessus de la ville. Je les regardais au travers de la fenêtre alors qu’ils revenaient à l’intérieur du bâtiment après leur envolée. Ils discutaient tout au long pendant leur retour au bercail, les mains en l’air, en gesticulant pour décrire ce qu’ils avaient vécu.

Chroniques

Là où on célèbre la vie

CHRONIQUE / C’était ma première visite dans un CHSLD. Je me suis rendu à la résidence Sainte-Marie de Jonquière pour y rencontrer des bénévoles qui installent des décorations de Noël pour égayer ce moment de l’année tout aussi important pour ces gens qui reçoivent des soins de longue durée.

Je suis parti à cette rencontre avec tous les préjugés qui entourent ces centres d’hébergement ; ces endroits où on stationne nos vieux malades, là où les résidents bénéficient seulement d’un bain par semaine, là où on sert du manger mou, là où on manque de ressources pour donner des soins. Ces endroits qu’on appelle des mouroirs avec des employés à bout de souffle.

Chroniques

«Mais je suis bien»

CHRONIQUE / On passe le temps comme on peut quand on a 87 ans, qu’on habite dans un petit un et demi dans une résidence pour personnes âgées et qu’on souffre d’un manque d’équilibre dans ses déplacements. Il suffit parfois de peu de choses pour remplir sa vie et les journaux n’en parlent pas.

Rosaire Verreault a pris la décision de s’installer au Manoir Champlain il y a près de quatre ans.

Chroniques

Vers la Skiroute des bleuets

CHRONIQUE / Piquer une jasette avec Pierre Lavoie, ce n’est jamais anodin. Je lui téléphone la semaine dernière pour lui parler de Force 4, une initiative pour faire bouger les jeunes 60 minutes par jour dans les écoles primaires et il m’informe au sujet de la grande marche de nuit, la Nuit du Grand défi Pierre Lavoie, pour les élèves du secondaire, qui aura lieu le 17 avril.

Quelques minutes après l’entrevue, il me rappelle pour me dire qu’une de ses plus belles réalisations est La Petite Expé. « C’est un projet pilote qui a commencé chez nous, au parc de la Rivière-du-Moulin à Chicoutimi. On prête des équipements de ski de fond gratuitement aux jeunes et l’accès aux pistes est gratuit. Ça facilite la participation des élèves lors de classes des neiges alors que les écoles n’ont pas besoin de fournir les équipements ou de payer pour en louer », explique-t-il.

Chroniques

Pour qu’ils bougent encore et toujours

CHRONIQUE / Je me suis retrouvé au coeur d’une brigade de la Force 4, mercredi après-midi, à l’école Sainte-Claire de Chicoutimi-Nord. La Force 4 c’est une autre idée de Pierre Lavoie et son équipe du Grand défi pour faire bouger les jeunes dans toutes les écoles du Québec.

«En fait, c’est né d’un besoin et c’est le ministère de l’Éducation qui nous a approchés pour trouver une façon de faire bouger les jeunes au moins une heure par jour. C’est une recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière d’activité physique et nous avons monté un programme très inclusif pour faire bouger tous les jeunes en dehors des objectifs de performance», explique Pierre Lavoie, que j’ai joint au téléphone alors qu’il était sur la route, mercredi dernier.

Chroniques

L’histoire de l’imprimerie à La Pulperie

CHRONIQUE / La Pulperie de Chicoutimi tient une consultation citoyenne, le mercredi 20 novembre, à 18 h 30, pour recevoir les perceptions et les suggestions des gens sur le site actuel et son potentiel de développement pour réaliser une planification stratégique de développement.

Un collègue de travail me faisait remarquer qu’ici, dans les locaux du journal, nous avons une belle vieille grosse presse rotative qui sert à imprimer des journaux sur du papier fabriqué à partir de la pâte des usines de pulpe comme le faisait à l’époque la Compagnie de pulpe de Chicoutimi fondée le 24 novembre 1896 par Joseph-Dominique Guay (maire de Chicoutimi et propriétaire du Progrès du Saguenay) et le jeune banquier, Julien-Édouard-Alfred Dubuc qui en était le directeur-gérant.

Chroniques

Un gros merci !

CHRONIQUE / Nous allons savoir mardi ou le mercredi 20 novembre, si l’offre des employés de Groupe Capitales Médias pour sauver nos journaux régionaux sera acceptée par le syndic PricewaterhouseCoopers en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité. La rumeur semble positive.

Grâce à votre soutien, nous avons réussi à élaborer un plan d’action pour sauver nos journaux de la faillite et à mettre sur pied un modèle d’affaires avec des coopératives de solidarité. Sans le support de la population, ce projet n’aurait pas été possible.

Chroniques

Un agrandissement de fierté

CHRONIQUE / J’ai serré la main de la fierté saguenéenne, mercredi après-midi, au magasin Sports Experts-Atmosphère de Place du Royaume à Chicoutimi, quand je suis allé à la rencontre d’un jeune homme d’affaires, lors de l’ouverture officielle du commerce après six mois d’importants travaux d’agrandissement pour suivre les tendances de consommation.

On pourrait parler d’un magasin «Next Generation», pour faire référence à Star Trek, alors que les anciens propriétaires ont passé le flambeau aux plus jeunes. «On est content, les gens de la région n’auront pas besoin d’aller à Québec ou Montréal pour trouver un aussi beau magasin de sport. Tout a été fait et pensé en fonction des nouvelles tendances de mise en marché et d’expérience de consommation», a commenté Simon Turcotte, copropriétaire avec sa soeur Mélanie et leurs conjoints respectifs.

Chroniques

#MonCotonOuatéMonChoix

CHRONIQUE / J’ai rencontré des femmes qui portaient un coton ouaté, mardi, pour être solidaires avec la femme et la députée Catherine Dorion à qui on a refusé l’entrée au Salon bleu de l’Assemblée nationale, le 7 novembre, parce qu’elle était vêtue d’un chandail en coton ouaté. La solidarité des femmes s’est manifestée sur Facebook et les initiatrices du mouvement, Willy Blomme et Andréanne Pâquet, invitaient les femmes à démontrer leur solidarité et leur ras-le-bol en portant un coton ouaté et en se prenant en photo sur les réseaux sociaux avec le hashtag : #MonCotonOuatéMonChoix.

J’aime bien la députée de Taschereau, une jeune femme politicienne qui n’a pas la langue de bois, qui avance des idées nouvelles, qui fait face à la musique, qui se tient debout, qui ne craint pas les débats, en chambre et en public, et qui est en plus une excellente oratrice.

Chroniques

«Ok boomer»

CHRONIQUE / J’ai découvert l’expression « Ok boomer » en fin de semaine dernière. C’est ma fille de 33 ans qui m’a montré un lien Facebook pour savoir si je connaissais l’expression. J’ai grêlé en masse contre les baby-boomers dans mes écrits passés. Statistiquement, je fais partie de cette génération née après la guerre entre 1945 et 1965, mais socialement et économiquement, je me sens plus comme un X, ceux qui sont nés entre 1960 et 1980, dits de la génération du « baby bust » qui fait le pont entre les baby-boomers et les milléniaux.

L’expression « Ok boomer » est apparue en 2018, mais c’est seulement depuis le début du mois qu’elle attire l’attention des médias, alors que plusieurs articles lui sont consacrés. Le 29 octobre, le New York Times titrait : « “‘OK boomer”’ marque la fin des relations intergénérationnelles amicales ».

Chroniques

Les jeunes s’intéressent à l’actualité

CHRONIQUE / J’ai été agréablement surpris cette semaine de constater que les jeunes, de 12 à 13 ans, s’intéressent à l’actualité et au travail journalistique. Je croyais, à tort, que les ados n’en avaient que pour les jeux vidéo et les réseaux sociaux.

En début de semaine, j’ai rencontré des élèves de 6e année de l’école Sainte-Claire de Chicoutimi-Nord qui visitaient le département d’Art et technologie des médias (ATM) du Cégep de Jonquière. Une prof d’ATM, mon ancienne collègue Katerine Belley-Murray, s’était rendue dans cette école dans les semaines précédentes pour parler d’information et d’actualité avec ces ados qui sont inondés d’informations avec les réseaux sociaux.

Chroniques

La saison de motoneige se prépare

CHRONIQUE / Pour une première année dans l’histoire des clubs de motoneigistes du Québec, les droits d’accès en sentier sont vendus exclusivement en ligne sur le site Internet de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ).

« C’est un gros changement et ça se déroule bien jusqu’à maintenant. Évidemment, il y a des motoneigistes qui n’ont pas d’adresse courriel ou qui n’ont pas d’ordinateur, mais on invite ces personnes à communiquer avec leur club local qui a déjà mis en place des mesures pour les aider à acheter leur droit d’accès en ligne », a mentionné Gaston Fortin, administrateur pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean et secrétaire de la FCMQ.

Chroniques

15 ans après un coup d'éclat

CHRONIQUE / La campagne de financement qu’on mène présentement pour sauver Le Quotidien et l’information régionale donne lieu à des témoignages touchants. Nous ne sommes pas toujours conscients de l’impact de nos écrits. Yvan Morin, de la Ferme familiale Morivan de Saint-Bruno, m’a raconté comment une chronique de 2003 lui a remonté le moral et l’a incité à continuer à militer pour le mouvement agricole.

En octobre 2003, le Québec était en plein cœur de la crise de la vache folle. Plus d’une centaine de producteurs agricoles du Saguenay–Lac-Saint-Jean avaient organisé une manifestation au bord d’un champ situé le long de la route 170, près de l’intersection de la route 169 à Saint-Bruno. Au plus fort de la protestation, Yvan Morin, qui était alors vice-président de Nutrinor et qui militait pour la défense des producteurs, a abattu une vache de réforme et un veau devant les caméras de télévision pour les enterrer dans un trou.

Roger Blackburn

Chasser la perdrix dans la Réserve faunique des Laurentides

CHRONIQUE / C’est le dimanche 3 novembre que se termine la chasse au petit gibier dans la Réserve faunique des Laurentides. Les amateurs peuvent réserver en ligne et imprimer leur droit d’accès à la maison, sans avoir à passer par le poste d’accueil.

Sur le territoire libre dans la zone 28, qui regroupe l’ensemble du territoire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, la période de chasse au petit gibier s’étend jusqu’au 15 janvier 2020. Le mois de novembre réserve de belles journées de chasse pour les amateurs. Il n’y a presque plus de feuilles dans les arbres, ce qui procure une meilleure visibilité pour les chasseurs.

La chasse à la perdrix est l’activité par excellence pour initier les jeunes à la chasse sportive. La sortie en forêt peut se limiter à une demi-journée et la pratique de cette activité permet de mettre en pratique les comportements de sécurité avec les armes à feu, en plus d’échanger sur les techniques de chasse.

Moins de contraintes

Contrairement à la chasse au gros gibier, les adeptes de la gélinotte huppée peuvent avoir une conversation dans les sentiers de chasse sans craindre d’effaroucher le gibier. Le chasseur expérimenté peut prendre son temps pour initier le jeune chasseur. Il peut ainsi lui apprendre comment repérer le gibier qu’on peut souvent observer de loin sur un chemin forestier, perché sur une branche, immobile sur une souche ou qui se déplace lentement dans le sous-bois.

On peut prendre le temps pour lui montrer à charger son arme, à faire une approche discrète, comment épauler le fusil de chasse et mirer la cible. C’est une belle occasion de lui rappeler comment manipuler une arme de chasse en ne pointant jamais le canon vers quelqu’un. Si le gibier se fait rare, on peut laisser le jeune chasseur s’exercer au tir dans un endroit sécuritaire.

La chasse à la perdrix est une occasion extraordinaire pour se connecter avec la nature. Rencontrer un autre chasseur dans le chemin forestier est une occasion pour échanger avec lui et de fraterniser, contrairement à la chasse au gros gibier où ce genre de rencontre n’est pas souhaitable.

Les chasseurs un peu plus expérimentés peuvent aussi en profiter pour pratiquer la chasse au vol quand les perdrix se déplacent d’une branche à l’autre. C’est une chasse qui peut aussi se pratiquer en couple ou même en groupe. Les adeptes n’ont pas les mêmes contraintes que la chasse au gros gibier où les bruits, les odeurs et les mouvements peuvent faire manquer votre chasse. 

Rappelons que la période de chasse au petit gibier, tout comme la chasse au gros gibier, débute une demi-heure avant le lever du soleil et se termine une demi-heure après le coucher du soleil et que la limite de prise et de possession pour les gélinottes, tétras et perdrix grises est de 5 en tout, par jour, et que la limite de possession est de 15 en tout. Il n’y a aucune limite pour le lièvre d’Amérique.

Roger Blackburn

«À boute» du manque de main-d’oeuvre

CHRONIQUE / Le manque de main-d’oeuvre commence à avoir des effets néfastes pour de nombreux commerçants. Des affiches «nous embauchons» sont placardées sur plusieurs portes de commerces un peu partout dans la région et dans les centres commerciaux.

Sonia Gagnon, propriétaire du restaurant Le Garelais à Alma, commence à être au bout du rouleau. «Ça fait 15 ans que je n’ai pas pris de vacances. On manque de monde, ça épuise. J’ai beau afficher les emplois disponibles sur la porte du restaurant ou publier sur Facebook, il n’y a personne pour combler les postes», déplore la dame qui se dit épuisée mentalement.

Roger Blackburn

Les baux de villégiature indexés

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec, Jonatan Julien, était de passage à Chicoutimi lundi midi pour annoncer une nouvelle tarification des baux de villégiature en forêt à compter de janvier 2020. « La Coalition avenir Québec (CAQ) avait dénoncé la fluctuation excessive des loyers des baux de villégiature qui étaient dans un cycle haussier depuis les 15 dernières années. À partir de la prochaine année, la hausse des loyers sera indexée au taux de l’inflation », a déclaré le ministre lors d’une rencontre de presse.

Pour les villégiateurs, c’est une bonne nouvelle. « Ça va endiguer l’hémorragie provoquée par les libéraux, mais ça ne corrigera pas l’erreur de 2015 alors que le gouvernement a revu à la hausse la valeur de référence permettant de fixer le loyer annuel des baux de villégiature, une hausse étalée sur cinq ans pour mieux faire passer l’augmentation », a fait valoir Réjean Thibeault, ancien président provincial du Regroupement des locataires des terres publiques du Québec (RLTP) et conseiller à l’exécutif provincial.

Roger Blackburn

Circuit de tir extérieur pour les archers

CHRONIQUE / Le Club des archers de Chicoutimi inaugurera son circuit de tir à l’arc extérieur le samedi 2 novembre sur le Chemin des Ruisseaux à Saint-Honoré. Les archers ont aménagé leur terrain de tir sur cible dans le boisé voisin du champ de tir à la carabine de l’Association chasse et pêche de Chicoutimi.

« Nous avons aménagé un parcours en pleine forêt qui comprend neuf postes de tir et 18 cibles animales à différentes distances. Cet aménagement permettra aux archers de s’exercer au tir dans un environnement naturel en simulant des situations de chasse », a expliqué le président du club, René Bergeron, que j’ai rencontré au champ de tir vendredi matin.

Roger Blackburn

La différence à la manière de Voltam

CHRONIQUE / J’ai fait la connaissance de Gaétan Tremblay, autour d’un feu à Chambord, sur le bord du lac Saint-Jean. Autour d’un feu par une chaude soirée d’été, il se discute de beaucoup de sujets avec une franche camaraderie et l’actualité n’y échappe pas.

Ce soir-là, la pénurie de main-d’oeuvre s’est invitée dans la conversation et le directeur général de l’entreprise Voltam, Gaétan Tremblay, m’a fait savoir que son entreprise de 70 employés spécialisée dans la fabrication d’appareillage électrique n’était pas affectée par ce phénomène. « Si ça t’intéresse, je vais te relancer cet automne et je vais t’inviter à venir voir les efforts qu’on fait pour garder notre personnel et intéresser les travailleurs à se joindre à notre équipe », m’avait-il dit alors que je sirotais un verre de vin en pleine période des vacances estivales.

Roger Blackburn

La Fabuleuse a le coeur gros

CHRONIQUE / La Fabuleuse avait les yeux dans l’eau, mardi après-midi, et les comédiens avaient le cœur gros au Théâtre du Palais municipal de La Baie. Il s’agissait de la dernière représentation du metteur en scène Louis Wauthier, lui qui a consacré 32 ans de sa vie à ce spectacle qui fait partie de l’ADN culturel et touristique de la région.

« Ça va très bien, c’est très émotif. Je ne veux pas leur dire que c’est la dernière fois que je leur dis que je les aime », a lancé Louis Wauthier avant qu’il ne regarde pour une dernière fois La Fabuleuse avec ses yeux de metteur en scène.

Chroniques

Le béguin pour Bégin

CHRONIQUE / Bégin fait partie de la vingtaine de villages de la région qui comptent moins de 1000 habitants. La moindre initiative pour ces petites municipalités contribue souvent à changer la vie des villageois. «Hier, un jeune homme d’affaires a décidé d’ouvrir un dépanneur. Le seul qu’on avait est fermé depuis quelques mois. Pour nous, c’est une excellente nouvelle. Ça fait partie des services essentiels et il ouvrira ses portes à la fin du mois de décembre», fait savoir Gérald Savard qui est maire de Bégin depuis 22 ans.

Celui qui est aussi préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay m’avait invité il y a quelques semaines pour découvrir les 19 sculptures en bois qui ont été restaurées dans le sentier pédestre de cinq kilomètres qui offre une vue imprenable sur la petite municipalité, dont le slogan «J’ai le béguin pour Bégin», une trouvaille marketing pour le 75e anniversaire du village.

Roger Blackburn

La légalisation, un an plus tard

CHRONIQUE / Il y a un an, le gouvernement de Justin Trudeau rendait légale la vente de cannabis au Canada. Cette légalisation a engendré de nombreuses discussions dans les chaumières un peu partout au pays. Alors que dans plusieurs villes du Québec, des consommateurs de cannabis faisaient la file dans les succursales de la Société québécoise du cannabis (SQDC), les fumeurs de pot du Saguenay-Lac-Saint-Jean devaient s’approvisionner en ligne sur le site Internet de la nouvelle société d’État.

Il aura fallu attendre plus d’un an pour que des succursales ouvrent à Alma (940 avenue du Pont Sud) et à Chicoutimi (317 rue Montcalm). La succursale d’Alma devrait ouvrir dans quelques jours alors que la marchandise commence à prendre place sur les tablettes. À Chicoutimi, les ouvriers, qui complètent l’aménagement intérieur, m’ont indiqué, lors d’une brève visite mercredi après-midi, que les corps de métier doivent libérer la place en fin de semaine pour une ouverture prévue à la fin du mois d’octobre.

Chasse et pêche

De plus en plus d’armes enregistrées

Selon les informations les plus récentes du ministère de la Sécurité publique du Québec, il y avait, en date du 30 septembre 2019, plus ou moins 824 250 armes à feu qui ont été inscrites au Service d’immatriculation des armes à feu (SIAF). Selon certaines estimations, il y aurait plus de 1,6 million d’armes à feu au Québec. Le registre aurait donc réussi à enregistrer un peu plus de la moitié des armes de la province.

À l’ouverture de la chasse au gros gibier sur le territoire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, les policiers de la Sûreté du Québec, les agents de la protection de la faune et les contrôleurs routiers ont tenu une vaste opération dans la ZEC Martin-Valin.

Roger Blackburn

Le visage du bénévolat

CHRONIQUE / Réal Payette, c’est le vieux monsieur qui joue depuis 32 ans dans La Fabuleuse Histoire d’un Royaume. Réal Payette faisait partie du comité qui a fondé le Salon du livre de Jonquière et il y participe depuis 55 ans. Certains ont connu Réal Payette via le personnage Pikauba, un quêteux raconteur de contes dans le cadre du Carnaval-Souvenir de Chicoutimi. Réal Payette a eu 89 ans le vendredi 4 octobre et a reçu le Prix Hommage Aînés 2019 de la Table régionale de concertation des aînés du Saguenay–Lac-Saint-Jean dans le cadre de la Journée internationale des aînés, qui avait lieu à Saint-Prime le 1er octobre.

J’ai rencontré ce beau et gentil monsieur mardi midi, au Centre d’hébergement Georges-Hébert d’Arvida, alors qu’il se préparait à animer une activité de conte pour les résidants de la maison, qui profitent de soins de longue durée.

Roger Blackburn

Partis du Saguenay malgré tout

CHRONIQUE / La mairesse de Saguenay, Josée Néron, a fait part, récemment, d’un plan d’action pour accueillir et intégrer de façon durable les immigrés qui arrivent dans la métropole régionale. Le ministre de l’Immigration du Québec, Simon Jolin-Barrette, était aux côtés de la mairesse pour annoncer la création de deux nouveaux postes d’agents d’aide à l’intégration, un à Chicoutimi et l’autre à Jonquière, afin de faciliter l’accompagnement des nouveaux arrivants.

Honnêtement, le défi d’inciter des immigrants à demeurer de façon permanente au Saguenay exige un alignement des planètes qui n’arrive qu’en de rares exceptions.