Roger Blackburn
Père à distance

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Père à distance

CHRONIQUE / Fête des Pères, mon oeil ! Je ne peux pas voir mes enfants à moins de deux mètres. C’est la même chose qu’à la fête des Mères. Mes enfants et moi, on ne vit plus sous le même toit depuis des années, donc distanciation obligée.

Ma fille et mon fils vivent à Montréal ; ma blonde et moi, à Chicoutimi. On côtoie des gens immunosupprimés, on fréquente des personnes âgées et on voit des gens qui ont des systèmes respiratoires fragiles. On doit donc respecter les consignes de la santé publique, même si, dans la région, on le constate, le deux mètres ressemble de plus en plus à un mètre, surtout depuis qu’on peut se rassembler à l’intérieur et dans les restaurants.

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Bene dicere: dire du bien

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Bene dicere: dire du bien

CHRONIQUE / L’évêque de Chicoutimi, monseigneur René Guay, a effectué sa première sortie publique, mardi, en procédant à la bénédiction des balcons à la résidence pour personnes âgées (RPA) Villa Saguenay.

Ce n’est pas tant les balcons, comme les gens qui l’attendaient, haut perchés, que monseigneur est venu bénir. «Bénir, ça vient du latin, une langue que vous et moi connaissons, de bene dicere: dire du bien. En disant du bien de quelqu’un, on le bénit. En disant du bien des uns et des autres, on rend le monde plus beau. C’est d’ailleurs la chanson de Jean Ferrat, “Que c’est beau la vie”, que j’écoutais dans mon auto en venant ici», a fait savoir l’homme d’Église dissertant sous les balcons.

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Ça fait du bien

Roger Blackburn

Ça fait du bien

CHRONIQUE / L’expression « Ça fait du bien » avait remplacé le « ça va bien aller », lundi midi, dans les restaurants qui avaient ouvert leurs portes après presque trois mois, jour pour jour, de fermeture pour cause de pandémie.

Les restaurateurs sont contents, mais les clients le sont encore beaucoup plus.

Roger Blackburn
De la Underwood au MacBook Pro

Chroniques

De la Underwood au MacBook Pro

CHRONIQUE / Nous avons quitté définitivement la Maison de la presse la semaine dernière, ce grand bâtiment qui abritait les presses rotatives du journal et tout le personnel des journaux Le Progrès et Le Quotidien. Je me suis rendu une dernière fois dans l’édifice du boulevard Talbot pour m’imprégner de cette bâtisse que j’ai fréquentée pendant plus de 35 ans.

J’ai fait le tour de la salle de rédaction pour une dernière fois avec Yvon Rainds, un vendeur de pub à la retraite qui donnait un coup de main pour vider les lieux. Quand j’ai commencé dans le métier, nous écrivions nos textes sur des dactylos manuelles, des piocheuses, dont j’ai gardé l’habitude. Je pioche presque aussi fort sur les touches de mon MacBook Pro que je le faisais sur ma vielle Underwood, au grand dam des jeunes qui me connaissent et qui effleurent les touches de leur clavier.

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Occupons enfin nos espaces publics

Roger Blackburn

Occupons enfin nos espaces publics

CHRONIQUE / Le conseil municipal de Saguenay a annoncé lundi, par un avis de motion, que la consommation d’alcool pour accompagner un repas serait permise dans sept parcs de la ville dans le cadre des mesures sanitaires liées à la COVID-19.

Cette décision prise en pleine pandémie pour accommoder les commerces devrait être la norme en tout temps pour l’avenir. Les citoyens devraient avoir ce droit depuis longtemps. Pensons aux jeunes qui n’ont pas d’endroit pour se réunir et prendre une bière ensemble, pensons aux amis qui vivent dans des appartements et qui n’ont pas de cour arrière pour pique-niquer entre eux avec une bouteille de vin.

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Le colonel et ses épices secrètes

Roger Blackburn

Le colonel et ses épices secrètes

CHRONIQUE / Rémi Dubé, le Colonel Sanders de Chicoutimi, avait hâte de brasser ses épices secrètes dans son restaurant de Place de Royaume, lundi, dans le cadre de la réouverture de ce secteur commercial. Rémi Dubé travaille depuis 42 ans pour les franchises de Poulet frit Kentucky (PFK) au Saguenay.

« Je suis sur mes derniers milles Roger, j’ai 64 ans. Là, j’étais tanné d’être arrêté, ça faisait deux mois et demi, c’était le temps qu’on se remette au travail. Après 42 ans, j’avais hâte de reprendre », dit-il, alors que je l’ai rencontré devant son comptoir de service dans l’aire de restauration du centre commercial du boulevard Tablot.

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Les gens vont faire le show

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Les gens vont faire le show

CHRONIQUE / On apprenait cette semaine que la Ville de Drummondville autoriserait la consommation dans certaines rues pour relancer la vie au centre-ville. Quelle excellente idée de laisser couler l’alcool au coeur de la ville au vu et au su de tout le monde !

Supposons qu’il fait chaud, qu’on fait du télétravail à la maison et qu’on n’a pas de climatiseur. Supposons que pour souper, ça ne nous tente pas d’allumer la cuisinière, alors que la maison est déjà elle-même un four. On décide d’aller au centre-ville pour commander dans un restaurant un repas pour emporter, pour ensuite aller le manger sur la zone portuaire, près de la rivière où un peu de fraîche nous fera le plus grand bien.

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Un festival historique pour la région

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Un festival historique pour la région

CHRONIQUE / Un festival historique au Saguenay-Lac-Saint-Jean pendant le mois de juin. Voilà l’idée que soumet le Chicoutimien Jacques Pelletier au président de la Société historique du Saguenay (SHS), Simon Coutu, dans une lettre ouverte proposée au Quotidien.

Quelle excellente idée, d’autant plus qu’en 2022, nous allons célébrer le 375e anniversaire de l’arrivée du premier Européen dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le père Jean Dequen, qui a remonté le Saguenay jusqu’à Métabetchouan lors d’une expédition en canot à partir de Tadoussac, guidé par deux Montagnais.

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Faut pas virer fou avec ça…

Roger Blackburn

Faut pas virer fou avec ça…

CHRONIQUE / « C’est assez le niaisage, faut pas virer fou avec ça, y a des limites à capoter sur ce virus, il n’y a presque pas de cas ici dans la région. »

Voilà ce qui résume un peu comment la fin de semaine de déconfinement s’est terminée.

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Ça va faire du bien

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Ça va faire du bien

CHRONIQUE / On avait hâte « en p’tit Jésus de plâtre » de se regrouper. Aussitôt que la vice-première ministre, Geneviève Guilbeault, a annoncé la possibilité pour les rassemblements de trois résidences avec un maximum de dix personnes, le téléphone a sonné. On avait des rassemblements prévus le vendredi, le samedi et le dimanche.

Ça va faire du bien ! On avait envie de se voir autrement que dans l’entrée d’auto et à travers le cadre de porte. On avait hâte de se retrouver en gang, de se couper la parole et de s’entendre rire sans que le son soit coupé sur l’écran d’ordinateur ou que l’image disparaisse.

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Un site récréotouristique est né cet hiver à Métabetchouan

Roger Blackburn

Un site récréotouristique est né cet hiver à Métabetchouan

CHRONIQUE / Au cours des derniers mois, un nouveau concept d’hébergement touristique a vu le jour sur les rives de la Belle-Rivière à Métabetchouan, au Lac-Saint-Jean, le long de la route 170. Les promoteurs Natasha Tremblay et Patrick Ouellet ont construit pendant l’hiver six yourtes de 20 pieds pouvant accueillir six personnes et une yourte de 32 pieds qui peut servir de salle de réunion. Les premiers coups de pelles ont été donnés au début du mois de février, un mois avant la pandémie.

«Il n’y a pas beaucoup d’offres d’hébergement dans ce secteur. Le site est à côté de la Véloroute des Bleuets, sur les berges de la Belle-Rivière en face de la marina et à proximité des sentiers de motoneige en saison hivernale. Les yourtes sont à la base un mode d’hébergement hivernal, et notre site sera fort apprécié des motoneigistes», soutient le promoteur.

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Le fardeau des commissions

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Le fardeau des commissions

CHRONIQUE / J’ai commencé à lire La déesse des mouches à feu, de Geneviève Pettersen, qui raconte la vie trépidante d’une adolescente de Chicoutimi-Nord en 1996.

Quand son père part faire des commissions l’avant-midi, il arrête au bar pour prendre quelques bières avant de revenir « chaudaille » en fin d’après-midi. Il est assez cocktail pour lui signer un chèque de 1000 $ comme cadeau d’anniversaire, ce qui fait chier sa femme, qui n’est pas souvent d’accord avec lui.

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Une triste fête des Mères

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Une triste fête des Mères

CHRONIQUE / C’est épouvantable ce que vivent nos vieilles mères avec cette pandémie qui les confine, qui les isole, qui les a esseulées, qui les rend anxieuses et qui les attriste. Elles sont prisonnières de la COVID-19 et d’un système de santé qui a perdu notre confiance.

Des mamans se retrouvent seules sur le chemin de la fin, dans les CHSLD, dans ce dernier virage où on aurait tant besoin de se faire tenir la main. Quelle tristesse que de voir rôder la mort dans ces corridors, une mort qui arrivera plus vite que prévu, et ce, sans le support des proches.

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La maison passe sous le radar

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La maison passe sous le radar

CHRONIQUE / Le député de Jonquière à l’Assemblée nationale, Sylvain Gaudreault, ne décolère pas à la suite de l’information diffusée sur les réseaux sociaux concernant la démolition de la maison située au 1155 rue Jacques-Cartier Est, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce à Chicoutimi.

« Je suis tellement écoeuré du manque de vision et des gestes destructeurs du patrimoine dans ma ville. Encore un joyau du patrimoine moderne mal aimé qui disparaît », a-t-il publié sur son fil twitter.

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Trop d’actualité pour l’actualité

Roger Blackburn

Trop d’actualité pour l’actualité

CHRONIQUE / Pour Éric Arseneault, professeur d’actualité internationale au département d’Art et technologie des médias du Cégep de Jonquière, la pandémie de COVID-19 se montre aussi très virulente face à l’actualité. Toutes les informations, qu’elles soient d’ordre politique, économique, scientifique, environnemental ou social, tournent autour de cette crise mondiale et l’actualité se concentre autour de ça, presque uniquement.

« Ce qui est frustrant, c’est que nous sommes inondés, voire ensevelis, sous un déluge d’informations. Et ce qui est difficile, c’est de faire la part entre ce qui est important et pas important et quels sont les enjeux majeurs et secondaires. Il faut décider qui on lit et quoi on lit dans tout ce lot d’informations quotidiennes », met en lumière le professeur.

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Encore 10 jours de contrôle routier

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Encore 10 jours de contrôle routier

CHRONIQUE / Les agents Dominic Gagnon et Carl Tremblay, de la Service de police de Saguenay, en ont encore pour deux semaines à surveiller la circulation routière sur la route 175, à l’entrée de la Réserve faunique des Laurentides. La réouverture de la région est prévue pour le 11 mai, si tout va bien.

Ces deux agents n’ont pas choisi le travail de policier pour faire du contrôle routier douze heures par jour, mais en période de pandémie, ils se confinent le long de la 175 pour contrôler les véhicules qui sortent de la région, une occasion pour eux de découvrir un autre aspect de leur travail.

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Une deuxième vague de bénévoles

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Une deuxième vague de bénévoles

Le téléphone ne dérougit pas et les oreilles des bénévoles non plus. Les besoins sont toujours là, même en temps de pandémie. «Avec le retour au travail dans certains secteurs économiques, on redoute de perdre les gens qui s’étaient mobilisés sur le site jebénévole.ca. Nous craignons de faire face à une deuxième vague de départ de nos bénévoles», exprime Sonia Tremblay, directrice générale du Centre d’action bénévole de Chicoutimi (CABC).

Quand le premier ministre François Legault a demandé aux gens de 70 ans et plus de rester à la maison, tout le filet social du Québec s’est retrouvé privé de ses citoyens les plus actifs au plan communautaire dans la société. Le lendemain de la mise sur pause, ceux qui avaient perdu leur emploi temporairement ont levé la main pour venir en aide aux organismes communautaires qui avaient perdu presque la moitié de leurs bénévoles.

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Comme un bourdon dans un cruchon

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Comme un bourdon dans un cruchon

CHRONIQUE / Le psychologue Louis Legault, qui est aussi le directeur de l’ÉcolAction de Chicoutimi, attendait avec impatience le point de presse du ministre de l’Éducation Jean-François Roberge pour coordonner la réouverture des écoles primaires prévue pour le 11 mai.

« Les enfants sont tannés, ils ont hâte de revoir leurs amis et d’avoir des contacts, ils ont hâte de retourner à l’école. Les ados sont d’ailleurs très déçus d’apprendre que leur école secondaire demeure fermée. Les jeunes manquent de contacts humains, le Facetime et les rencontres virtuelles commencent à montrer leurs limites », exprime Louis Legault, qui possède une longue expérience chez les jeunes et dans le monde de l’éducation.

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La caméra pas cachée de Foglia

Chroniques

La caméra pas cachée de Foglia

CHRONIQUE / C’est un vieux chroniqueur, j’aurais bien aimé le lire pendant cette pandémie. Il nous aurait peut-être parlé d’autre chose, comme des gosseux de poils de grenouilles. Foglia était dans une classe à part, il arrivait toujours avec une réflexion du champ gauche. Un ami qui partage son admiration pour le vieux chroniqueur m’a relayé une vieille chronique datant du 25 novembre 2006 dans La Presse papier de l’époque.

En novembre 2006, dans les chaumières du Québec, on parle, sur toutes les tribunes, d’images filmées par une caméra cachée dans une chambre de CHSLD. Ces images montrent une préposée aux bénéficiaires qui traîne un vieux monsieur par terre en le tirant par le bras.

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«Well done, this is fantastic!» [VIDÉO]

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«Well done, this is fantastic!» [VIDÉO]

CHRONIQUE / Martin Larose, du Studio Septentrio de Jonquière, a réalisé un vidéoclip réunissant virtuellement 25 musiciens et interprètes, de la région et d’ailleurs, pour lancer sur les réseaux sociaux une interprétation de la chanson Join together de la formation musicale The Who. Le résultat est touchant, d’une excellente qualité technique et a été visionné par plus de 7000 personnes.

Le gestionnaire de la page Facebook du groupe britannique a posté la vidéo avec le message « Well done, guys, this is fantastic! »

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« On va manquer de coeur et de bras »

Roger Blackburn

« On va manquer de coeur et de bras »

CHRONIQUE / Gaétan Bouchard est un préposé aux bénéficiaires dans le secteur de Trois-Rivières, un aide-soignant, dit-on, dans d’autres contrées. Il fait partie de la race de ceux et celles qui sont au front dans nos CHSLD. Il est aussi un artiste-peintre talentueux et blogueur.

Il en blogue un coup ces temps-ci, sur son travail et sur la résidence dans son milieu de travail, qu’il compare à Tchernobyl. Il a raconté sa nuit pascale dans une publication du 12 avril et c’est très touchant. Voici en résumé ce qu’il a à dire, un portrait de ce qui se passe dans nos CHSLD :

Roger Blackburn
Pour qu’ils restent à domicile

Chroniques

Pour qu’ils restent à domicile

CHRONIQUE / Pendant que les préposés aux bénéficiaires surchauffent dans les CHSLD et dans le réseau des résidences pour personnes âgées, le centre communautaire des Aînés de Jonquière multiplie les efforts pour maintenir à domicile plus de 3000 personnes âgées qui vivent dans leur milieu.

« Chaque jour, nos baladeurs (livreurs) distribuent plus de 200 repas à des personnes âgées confinées dans leur maison ou leur appartement. Ça fait partie des services offerts pour favoriser le maintien à domicile », fait valoir la directrice générale des Aînés de Jonquière, Annie Hovington.

Roger Blackburn
Pire que le 11 septembre

Chronique

Pire que le 11 septembre

Ginès-Didier Cano, le directeur propriétaire du « Crestwood Music Education Center » de New York, est originaire de Chicoutimi et il traverse la crise du coronavirus avec la même vigilance que les New-Yorkais, lesquels vivent dans l’épicentre de l’épidémie.

La région la plus touchée des États-Unis, l’État de New York, avait enregistré 778 nouveaux décès au cours des dernières 24 heures, mardi midi, ce qui portait le bilan à 10 834 décès depuis le début de la pandémie.

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<em>Andrà tutto bene</em>

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Andrà tutto bene

CHRONIQUE / Arièle Butaux, journaliste française, auteure de romans et de pièces de théâtre, est confinée à Venise, en Italie, en raison de la crise du coronavirus. L’auteure rédige de très beaux papiers, depuis quelques jours, sur cette ville romantique désertée par les touristes. Les Véniciens la redécouvrent dans sa presque authenticité.

Dans L’actualité du mois d’avril, elle nous écrit de cette « ville où les chiens promènent les humains et où la farine commence à manquer parce que la pasta a casa est redevenue la première religion du pays ! On avait un peu oublié comment cela sonnait, un rire à Venise », écrit-elle.

Roger Blackburn
L’indomptable Monsieur Paul

Chronique

L’indomptable Monsieur Paul

C’est l’angoisse, la peur et la paranoïa qui se sont installées à l’Accommodation des 21, à La Baie, dans le quartier Saint-Alexis. Le dépanneur est situé à proximité de la Villa St-Alexis où 17 cas de la COVID-19 ont été confirmés au sein du personnel et des résidants.

« Ce sont tous des gens qui venaient ici comme clients. On capote, les gens sont délinquants. On leur demande de se laver les mains en entrant et il y en a qui nous envoie promener. Je suis à la veille de me choquer », lance Constance Bouchard, caissière au dépanneur à qui j’ai parlé en respectant les deux mètres de distanciation sociale à l’intérieur du dépanneur.

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Pourquoi donc faudrait-il se plaindre ?

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Pourquoi donc faudrait-il se plaindre ?

CHRONIQUE / Le professeur émérite de l’UQAC spécialiste de la survie en forêt et auteur du Surviethon, André-François Bourbeau, a poussé sa réflexion sur les réseaux sociaux pour comparer le confinement de la COVID-19 à la survie en forêt. Je lui ai lâché un coup de téléphone pour jaser un peu.

« Lorsque survient une situation de survie, il est tout à fait normal au début de ne pas y croire. Quand un individu se perd en forêt, il demeure convaincu, pour un certain temps, qu’il retrouvera son chemin de façon magique s’il continue simplement de marcher. Pourtant, il aggrave son cas en perdant de l’énergie à chaque pas. Il en est de même pour la COVID-19. Malgré les chiffres, certaines personnes font fi des mots “exponentiel” et “danger”, considérant que le virus n’est guère pire que les autres causes de mort comme le cancer ou le tabac. D’autres, jeunes et insouciants, croient qu’ils sont invincibles ou que la maladie ne les affectera pas ou peu », déplore-t-il.

Roger Blackburn
Ce qui devrait rester

Roger Blackburn

Ce qui devrait rester

CHRONIQUE / On l’entend sur toutes les tribunes depuis quelques semaines : il y aura un avant et un après COVID-19. Il paraît qu’il y a des choses qui vont changer, il paraît qu’il y a des choses qu’on ne faisait pas avant et qu’on fera dorénavant. Il y a effectivement bien des changements qui devraient demeurer pour un meilleur vivre-ensemble.

J’aimerais bien que les épiceries restent fermées le dimanche. Je me rappelle d’une époque où les affaires étaient plus faciles pour les dépanneurs quand les supermarchés n’étaient pas ouverts le dimanche et seulement les jeudis et vendredis soir. Je me souviens d’avoir acheté une pinte de lait 0,50 $ plus cher qu’à l’épicerie pour me dépanner un dimanche matin. C’était l’époque où les dépanneurs servaient à dépanner.

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Un filet social en santé

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Un filet social en santé

CHRONIQUE / « Je n’ai pas de chiffres récents d’aujourd’hui, mais après l’appel du premier ministre François Legault, dès le lendemain, sur la plateforme Jebénévole.ca, il y avait 150 000 noms. Ici, au Centre d’action bénévole de Chicoutimi (CABC), notre banque de bénévoles a atteint 11 500 personnes et nous avons 9000 jumelages de faits », m’informe Sonia Tremblay, directrice générale du CABC.

« Sur cette plateforme, les gens qui ont du temps à donner comme bénévole et les organismes qui ont des besoins s’inscrivent sur le site et on s’occupe de jumeler les besoins », explique Sonia Tremblay, qui dirige des équipes très occupées par les temps qui courent.

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Les autres maladies continuent

Roger Blackburn

Les autres maladies continuent

CHRONIQUE / Contrairement à la majorité des gens qui restent à domicile, la jeune infirmière Émilie Veilleux, de la firme Émédic de Chicoutimi, va de maison en maison pour offrir des soins aux malades confinés dans leur résidence.

« Les autres maladies et les soins de santé ne sont pas en pause, pendant la pandémie de coronavirus. De nombreux patients confinés à la maison ont besoin de soins, mais ne peuvent pas sortir de leur maison, c’est là que mon rôle devient important », raconte l’infirmière de 24 ans, lors d’une entrevue téléphonique.

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On vous aime, les vieux

Roger Blackburn

On vous aime, les vieux

Pendant que le Domaine La Florida de Saint-Ambroise se prépare à recevoir sa clientèle de snowbirds dans les prochaines semaines, qui devront rester deux semaines dans leur campeur motorisé, un ami m’a suggéré un beau petit message Facebook pour eux et les 70 et plus.

Sur un ton d’humour, deux ados à la bouille bien sympathique ont monté une vidéo qui s’adresse aux vieux. Dans ce contexte, le mot «vieux» est amical et respectueux. Le clip est en noir et blanc, ils sont assis sur un divan de cuir. Le plus jeune mène la conversation, l’autre commente et «gosse» un peu pendant leurs commentaires et ça va comme suit.