Chroniques

Abolir les bouteilles d’eau en plastique

CHRONIQUE / La nouvelle est tombée dans la boîte courriel mercredi : le Mouvement des associations étudiantes de l’Université du Québec à Chicoutimi (MAGE-UQAC) nous annonçait qu’il ne vendrait plus de bouteilles d’eau à usage unique à la cantine, à la cafétéria, au traiteur, au Baruqac et dans les machines distributrices lui appartenant.

Bon, le mouvement s’amorce enfin chez nous, alors que de plus en plus d’organisations prennent la décision de se débarrasser des bouteilles de plastique. Depuis l’an dernier, le mouvement a entraîné des campus, des cégeps, des entreprises, comme Produits forestiers Résolu, des arrondissements municipaux, comme Verdun, et différents organismes, comme Contact-Nature à La Baie.

Chroniques

Les autres ne sont pas normaux

CHRONIQUE / Je me souviens de ces porte-clés qu’on recevait par la poste dans une enveloppe avec une lucarne en plastique pour y lire notre adresse. Il y avait des petites plaques d’immatriculation qu’on devait attacher à notre porte-clés. Je voyais mes grands frères attacher ce petit bidule en aluminium et ils me disaient que s’ils perdaient leurs clés, ils les recevraient par la poste.

Tout jeune, on savait déjà que c’était des plaques fabriquées par des amputés de guerre, qu’il suffisait de déposer les clés dans une boîte aux lettres et que, comme par magie, les clés retourneraient à leur propriétaire, un peu comme lorsque la fée des dents transforme une molaire en pièce de deux dollars. C’est plus vieux, en voyant des reportages à la télévision, que j’ai compris qu’il n’y avait rien de magique là-dedans et que ce sont des personnes amputées qui fabriquaient ces petites plaques.

Roger Blackburn

Le premier élève du CQFA

CHRONIQUE / La ville de Saint-Honoré a invité des membres de la direction générale du Cégep de Chicoutimi, mercredi dernier, dans le cadre d’un déjeuner-conférence et de réseautage, une occasion pour l’établissement d’enseignement de faire connaître leurs services et de mieux faire connaissance avec la ville qui accueille le Centre québécois de formation en aéronautique (CQFA).

Le directeur général du cégep, André Gobeil, a d’ailleurs qualifié le CQFA comme étant une école dans un cégep. L’école de pilotage reçoit environ 360 demandes d’inscriptions par année pour suivre des cours de pilotage et le CQFA recrute seulement 40 étudiants en première année pour en diplômer environ 35 après trois ans de formation.

Roger Blackburn

Dégazer les TDAH

CHRONIQUE / Le jeune enfant que j’étais autrefois serait sûrement traité au Ritalin aujourd’hui. Assurément, j’avais un problème d’attention et de concentration. J’étais aussi hyperactif. Sauf que dans ce temps-là, on disait d’un enfant qu’il était distrait et excité ; ce n’était pas un trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH), comme cela est si bien diagnostiqué aujourd’hui.

Les compagnies pharmaceutiques doivent être vraiment heureuses que l’industrie ait trouvé une façon de faire prendre des pilules aux enfants. Je n’y vois ni complot ni marketing médical, mais admettons que la prescription est facile.

Chroniques

Ceux qui ne fêtent pas

CHRONIQUE / La Saint-Valentin, fête commerciale pour faire vendre des fleurs, du chocolat et remplir les salles à manger des restaurants tout comme à la fête des Mères. J’ai toujours eu un peu de difficulté avec ces fêtes de la consommation. Enfin, le souper au restaurant demeure une bonne option pour s’offrir un petit deux heures d’intimité, les yeux dans les yeux, loin des enfants, des tâches ménagères, devant un bon repas qu’on n’a pas eu besoin de préparer.

On connaît les plaisirs d’un souper en amoureux, mais je me suis demandé comment ça pouvait se passer chez les couples qui ne fêtent pas la Saint-Valentin, ces couples qui passent la soirée à servir les amoureux à leur table ?

Chroniques

Sextos et sexfies: la prévention ne suffit pas

CHRONIQUE / Les préventionnistes du Service de police de Saguenay traitent le phénomène des sextos et des sexfies chez les jeunes en maximisant les interventions dans les écoles avec des outils comme les Couloirs de la violence amoureuse (un outil multimédia), la trousses contre l’intimidation pour les élèves du secondaire I et la trousse Gang de choix pour les jeunes de 6e année.

« La cybercriminalité est présente dans toutes les écoles. L’an dernier, nous avons rencontré 1500 jeunes dans 65 écoles pour les sensibiliser et tous les deux ans nous revenons avec l’activité des Couloirs de la violence amoureuse, un outil qui transporte les jeunes dans l’intimité des premières expériences amoureuses, qui a été présenté à plus de 4000 jeunes », fait valoir l’agent de prévention Dominique Simard.

Chroniques

Le gardien du bridge

CHRONIQUE / Jean-François Boucher est un joueur de bridge depuis plus de 40 ans. Il organise des parties de cartes dans des salles communautaires, il a été chroniqueur de bridge au Quotidien pendant plusieurs années et participe à des tournois et à des championnats au pays et aux États-Unis. À 62 ans, il fait partie des plus jeunes joueurs de bridge de la région.

«Quand j’ai commencé à 20 ans, j’étais parmi les plus jeunes joueurs, et c’est encore le cas aujourd’hui. Jouer aux cartes est une tradition qui s’est perdue. Les jeunes ne jouent plus aux cartes», témoigne celui qui donne encore des cours de perfectionnement pour les joueurs qui veulent s’améliorer.

Chroniques

Sextos et sexfies : attention!

CHRONIQUE / Les sextos, les sexfies, le sextage, les égoportraits à moitié nus, voilà une nouvelle tendance chez les jeunes des écoles secondaires qui veulent mettre du piquant dans leur vie bouleversante d’ados. Des cas d’autoexploitation juvénile qui viennent compliquer la vie des jeunes, la vie des dirigeants d’école, la vie des policiers et la vie du système judiciaire.

Autoexploitation juvénile

En prenant des photos d’elle-même pour séduire un prétendant, la jeune fille mineure vient de produire du matériel de pornographie juvénile. En conservant ces photos dans son téléphone portable, elle se rend coupable de possession de porno juvénile. En les faisant parvenir par texto (d’où le nom sexto) à son ami, elle se rend coupable de distribution de porno juvénile.

Roger Blackburn

Radicalisation et réseaux sociaux

CHRONIQUE / La radicalisation menant à la violence ou à l’extrémisme violent. C’était le sujet de la conférence publique présentée à L’Érudit Café de Chicoutimi, le lundi 28 janvier, soit la veille du deuxième anniversaire de l’attentat de la grande mosquée de Québec, par le Groupe de recherche et d’intervention régionales de l’Université du Québec à Chicoutimi (GRIR-UQAC), en collaboration avec le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV) de Montréal.

Rassurez-vous, cette conférence n’avait pas lieu au Saguenay–Lac-Saint-Jean parce les intellectuels ont remarqué une tendance à la radicalisation dans les villages qui ceinturent la région.

Chroniques

De l’idolâtrie maladive

CHRONIQUE / Quand j’étais jeune, ma mère me racontait des anecdotes de son époque. Elle est née en 1918. Elle a vu évoluer la technologie tout au long de sa vie, elle qui a grandi dans le bois et à la campagne.

Par exemple, un soir que nous écoutions Les Filles de Caleb, on a vu Émilie Bordeleau (Marina Orsini) arriver dans un appartement en ville avec son bel Ovila Pronovost (Roy Dupuis). Elle a tiré sur une corde pour allumer la lumière, un geste qu’elle répétait à plusieurs reprises pour admirer la modernité avec le sourire et les yeux ronds.