Sports

Le paradis aux Portes-de-l’Enfer

CHRONIQUE / Il reste encore des disponibilités jusqu’au 29 août pour un forfait de pêche en plan américain au pavillon des Portes-de-l’Enfer dans la Réserve faunique des Laurentides. Situé à 1 h 30 de Québec et à moins d’une heure de Chicoutimi, le secteur des Portes-de-l’Enfer est le seul forfait de pêche du réseau de la Sépaq en plan américain. C’est aussi la seule réserve faunique au Québec qui offre des repas en salle à manger en plus du forfait pêche.

À la fin août, le directeur des Portes, Marc Laperrière, se montre même plus flexible en ce qui regarde la capacité d’accueil. « Deux personnes peuvent réserver un chalet pour quatre ou quatre personnes peuvent réserver un chalet pour huit », informe le responsable du secteur, qui a constaté une augmentation de l’achalandage cette année.

La page blanche à Black

La vie tranquille au bord du lac

CHRONIQUE / Je reviens de trois semaines de vacances, bien ancré dans notre petit chalet d’été à Chambord sur les rives du lac Saint-Jean. Je ne suis pas sorti de la région, j’ai vagabondé entre Saint-Gédéon et Dolbeau-Mistassini.

Quoi faire quand nous sommes en vacances au Lac? D’abord, ne rien faire est une option intéressante, c’est-à-dire s’asseoir sur le bord de l’eau en sirotant un café le matin avec un bon livre. En commençant les journées de cette façon, ça m’a permis de lire Sapiens: une brève histoire de l’humanité, sortie en 2015, de l’auteur et historien israélien Yuval Noah Harari. Certains le considèrent comme le penseur le plus important du monde. L’histoire d’homo sapiens est assez passionnante quand elle est expliquée par ce professeur d’histoire. Ça faisait plus de trois ans qu’on me recommandait cette lecture, j’aurais dû m’y intéresser bien avant. Les vacances servent aussi à rattraper un peu de temps.

Sports

Les bars rayés du Saguenay s’alimentent de crustacés

CHRONIQUE / Le mystère du bar rayé dans la rivière Saguenay commencer à s’éclaircir. Selon la dernière mise à niveau réalisée par les spécialistes du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), les deux espèces de bars du Québec remonteraient le fjord jusqu’à Chicoutimi en période estivale.

Il faut rappeler qu’il existe deux populations distinctes de bars rayés dans les eaux du Québec : la population du sud du golfe du Saint-Laurent (bars rayés du golfe), originaire du Nouveau-Brunswick, et la population du fleuve Saint-Laurent, résidante du fleuve (bars rayés du fleuve), réintroduite en 2002. Les deux populations n’ont ni les mêmes statuts légaux ni le même niveau d’abondance.

La page blanche à Black

Retour des cloches à Roberval

CHRONIQUE / Roberval a inauguré un superbe monument mercredi matin en faisant résonner les cloches retrouvées de l’Église Saint-Jean-de-Brébeuf. Cette église située en face de la Place de la Traversée a été désacralisée en 2008 et les cloches ont été vendues en 2010 à l’entreprise Léo Goudreau et fils de Laurierville à Québec, une firme spécialisée dans la réparation et la revente de cloches. «La paroisse avait besoin d’argent», a confié un membre du comité des cloches.

C’est une résidante de Roberval, Lise Dufour, qui vit maintenant à Québec, qui a sonné l’alarme en 2010, indignée d’apprendre que la fabrique avait vendu ses cloches qui font partie de l’histoire de Roberval. Les trois cloches ont été achetées par un marguillier de l’époque, Érice-Raoul Truchon, en 1934 au coût de 2615 $.

Chroniques

Les microtorréfacteurs s’installent

CHRONIQUE / Après l’avènement des microbrasseurs et des microdistillateurs, voici que la vague des microtorréfacteurs émerge dans la région. J’ai rencontré quatre Arvidiens bien ancrés dans leur milieu qui se sont lancés dans l’aventure de la torréfaction il y moins de six mois sous le vocable Arvida Roasting Company.

L’idée a été lancée par Celia Meighen-McLean à l’issue de voyages de volontariat international au Costa Rica et en Indonésie, entre autres. « Ça sent bon un caféier et j’ai toujours rêvé de marcher dans une caféière. Ce sont des cultures qui ne sont pas très accessibles, ce ne sont pas des lieux touristiques comme des vignobles, par exemple. Il faut connaître quelqu’un qui va vous faire visiter », raconte Celia Meighen-McLean, qui a découvert, lors de ses voyages, que torréfier son propre café était une chose possible.

Roger Blackburn

Le faux visage de Champlain

CHRONIQUE / L’artiste peintre et sculpteur Jérémie Giles de Jonquière s’indigne encore une fois que le buste en bronze de Samuel de Champlain dévoilé lors de l’inauguration du pont du même nom à Montréal soit encore une fausse image.

« C’est innacceptable de continuer à associer une image qu’on sait fausse à celui qui devrait être reconnu comme le père du Canada. C’est Champlain qui a jeté les bases du Canada qu’on connaît aujourd’hui et nous n’avons pas besoin de cette fausse image sur ce pont. C’est une insulte à l’intelligence », a dénoncé le peintre que j’ai rencontré dans une gloriette aménagée dans un sous-bois derrière sa maison.

Chronique

Desbiens: extrêmement historique

CHRONIQUE / L’embouchure de la rivière Métabetchouane à Desbiens est l’endroit le plus riche et le plus palpitant de l’histoire régionale. Bien avant l’arrivée du maire Nicolas Martel, Desbiens est extrême depuis au moins 6000 ans.

C’est ce qu’on découvre en visitant le Poste de traite sur le site de la Métabetchouane à Desbiens. C’est là que le père jésuite Jean Dequen, le premier homme blanc européen à s’aventurer dans la région, a posé les pieds, le 16 juillet 1647. C’est là que commence notre histoire régionale, la rencontre d’un Européen (né vers 1603 à Amiens, en Picardie au nord de la France) avec les nations autochtones qui vivaient sur le territoire du Pekuakami depuis des millénaires.

La page blanche à Black

L’époque révolue des bûcherons

CHRONIQUE / Cette semaine, pour la première fois de ma vie, j’ai visité le Centre d’histoire Sir-William-Price, à Kénogami. J’ignore pourquoi je n’ai jamais pensé à découvrir ce lieu historique, qui raconte notre histoire du bois à travers la compagnie Price.

Si votre père ou votre grand-père a travaillé dans les chantiers, dans les scieries ou dans une usine de pâtes et papiers, c’est leur histoire que le musée raconte. Mon père, qui a passé près de 20 ans dans les chantiers comme bûcheron, m’a tellement raconté d’histoires sur ce dur métier qui a marqué mon imaginaire. Le musée Sir-William-Price les fait revivre.

Actualités

On prend un p’tit deux sur le toit

CHRONIQUE / « Les gens sont gentils. En début de semaine, alors qu’une de nos équipes de couvreurs était en pause, une dame est venue leur déposer des serviettes d’eau froide derrière la nuque pour les rafraîchir », me raconte Frédéric Coulombe, couvreur professionnel, que j’ai rencontré sur la rue Saint-Jean-Baptiste à Jonquière.

C’est que la journée de jeudi était particulièrement chaude, à Saguenay, avec plus de 33 degrés au mercure. Je prenais des notes au soleil et la sueur me coulait sur les tempes. J’avais de la difficulté à imaginer comment des travailleurs de la construction pouvaient survivre sur une toiture à clouer du bardeau d’asphalte par une telle chaleur.

Actualités

La Reine du sébaste n’est plus

CHRONIQUE / « Le 28 juin 2019, est décédée au CIUSSS du Saguenay Lac-Saint-Jean Hôpital de La Baie, à l’âge de 88 ans, Mme Charlotte Perron, épouse de feu M. Henri Otis demeurant à La Baie. Elle était la fille de feu Mme Alice Fillion et de feu M. Wellie Perron », peut-on lire dans l’avis de décès ; les funérailles ont eu lieu le mardi 2 juillet à la Coopérative funéraire du Fjord.

Mme Charlotte Perron était aussi et surtout la « Reine du sébaste » sur les glaces de la baie des Ha ! Ha ! Son couronnement remonte au 4 janvier 1994, alors que mon ancien collègue et journaliste du Quotidien, Yvon Bernier, l’avait baptisée, en une du journal, la « Reine du sébaste » dans le cadre d’un reportage sur la pêche blanche sur le fjord du Saguenay. « L’an dernier, j’ai sorti 2056 sébastes des eaux du Saguenay, cette année, je devrais être en mesure de faire beaucoup mieux », avait-elle déclaré au journaliste avec son enthousiasme contagieux. Il y a de cela 25 ans et, tous les hivers, on raconte encore l’histoire de la « Reine du sébaste ».

Sports

Le plaisir d’une deux livres

CHRONIQUE / Ouf ! Que ça cogne dans les poignets quand une mouchetée de deux livres (1kg) se lance à l’attaque sur votre appât et que le frein de votre moulinet est très tendu. Il a fallu que je me raidisse les bras quand la truite a décidé de piquer vers le fond du lac avec beaucoup d’agressivité. C’est une belle sensation et ça n’arrive pas souvent dans une vie de pêcheurs d’omble de fontaine de se connecter avec une prise de cette taille. On a tous vu et entendu parler certain de nos amis et connaissances raconter la superbe prise qu’ils ont réalisée. À part quelques exceptions, les truites mouchetées qu’on capture entrent aisément dans notre panier de pêche, sans que la queue dépasse.

Un omble de deux livres, c’est costaud. Vous avez la possibilité de réaliser cet exploit dans les lacs de la Réserve faunique de Portneuf dans la région de Québec, non loin du village de Val-Cartier. Le territoire compte des lacs qui offrent la possibilité de capturer des truites de plus de deux livres.

Chroniques

Québécois ou Canadiens?

CHRONIQUE / Le Québec a beaucoup changé depuis les 50 dernières années. Il fut une époque, dans mon jeune temps, où la fête du Canada était boudée par un bon nombre de Québécois qui ne se disaient pas Canadiens. Même que les artistes québécois qui participaient au spectacle de la fête du Canada se faisaient discréditer sur la place publique. On les traitait presque de traîtres à la nation.

C’est que je suis né en 1961 et que la première fois que j’ai voté, c’était lors du référendum de mai 1980. J’ai donc passé une partie de mon âge adulte à débattre et à discuter de la séparation du Québec, jusqu’à l’autre référendum d’octobre 1995.

Chroniques

Découvrir l’histoire de la Défense aérienne

CHRONIQUE / Chose promise chose due, j’ai visité le musée de la Défense aérienne de Bagotville. À l’occasion du spectacle aérien, c’est une bonne occasion pour vous de faire ce que j’ai fait, une heure de visite intéressante qui permet d’en apprendre beaucoup sur l’histoire de l’aviation canadienne et sur la Base militaire de Bagotville.

Je vous suggère la visite guidée, car les préposés ont de petites anecdotes qui agrémentent la visite. Se faire raconter les débuts de l’aviation canadienne nous révèle des choses étonnantes. On apprend notamment que lors de la Première Guerre mondiale, les pilotes de chasse ne portaient pas de parachute à bord de leur avion. Les stratèges militaires craignaient que les pilotes abandonnent leur avion en sautant en parachute dès qu’ils arriveraient dans une zone de danger, pour sauver leur vie.

Actualités

Une table bistrot au Lac

CHRONIQUE / Les gens d’Imago Village, ceux qui opèrent, entre autres, une offre de restauration gastronomique dans une yourte avec vue panoramique sur le Valinouët, se lancent dans l’aventure d’un bistrot sur les berges de la Belle-Rivère, à Métabetchouan, le long de la route régionale.

Ça fait plaisir de renouer avec les talents culinaires du chef Claude Laprise, une vieille connaissance que j’ai vue évoluer au restaurant Inter sur la rue Racine, à Chicoutimi, pendant une douzaine d’années. Le bistrot La Boca, qui se traduit par « La Bouche », propose un menu qui nous fera oublier les multiples cabanes à patates frites de la route régionale.

Opinions

Consommation d’alcool dans les parcs

CHRONIQUE / De retour de voyages dans les pays scandinaves, on ne peut pas faire autrement que de faire des comparaisons avec notre style de vie. Par exemple, j’étais au coeur de la ville de Copenhague, la capitale du Danemark, dans le haut lieu touristique où j’ai vu le plus grand nombre de restaurants au pied carré ; il y a des terrasses tout au long de nos pas.

Histoire de prendre une pause en milieu d’après-midi et de flâner sur une de ces terrasses pour voir la planète défiler devant nous, on cherche à s’attabler quelque part. Face à un restaurant où la terrasse était bondée, on commande une bière et la serveuse nous demande si c’est pour boire sur la terrasse ou pour emporter ? Je réponds : « for take away ».

Chroniques

Comme les Norvégiens

CHRONIQUE / Salut Boss ! Je suis en vacances, comme tu le sais, mais il faut que je t’écrive, que je te raconte ! Je suis en Norvège, à Molde, sur le bord d’un fjord, comme à La Baie, mais en plus gros. Il est 23 h 50 et au moment d’écrire ces lignes, il fait soleil comme en plein jour. Ils appellent ça le soleil de minuit. On a beau fermer les rideaux de la chambre d’hôtel, on a juste le goût de regarder dehors.

De ma chambre d’hôtel, à Molde, on peut voir 222 sommets enneigés surplombant le fjord, un peu comme on peut voir le mont Valin et le mont Victor-Tremblay à partir de la rive nord du Saguenay, sauf qu’il faut que tu imagines 222 montagnes une à côté de l’autre. Tu n’as qu’à écrire « Molde fjord sommets » sur Google et tu vas comprendre de quoi je parle ; c’est incroyablement beau !

Actualités

L’un des derniers anciens combattants

CHRONIQUE / En 1944, Adrien Boivin a participé à la libération de la France comme soldat canadien lors de la Deuxième Guerre mondiale. Il est débarqué en Normandie en juillet, un mois après le jour J. Il a été capturé par les Allemands en octobre 1944 à Oostburg au nord de la Hollande et fait prisonnier pendant 10 jours à Knokke, au nord de la Belgique, avant d’être libéré par les troupes canadiennes.

« On a été bien traités, les Allemands savaient que la guerre tirait à sa fin, que les Alliés allaient remporter la victoire et que dans quelques jours ce seraient eux nos prisonniers, ce n’était qu’une question de temps », se rappelle l’ancien combattant de Chicoutimi, un des rares survivants, aujourd’hui, des soldats régionaux qui ont participé à la libération des Pays-Bas.

Roger Blackburn

Les frigos qui intoxiquent

CHRONIQUE / C’est le temps de l’année où les gens ouvrent leur chalet de villégiature pour la période estivale pour profiter des plaisirs de l’été, mais c’est aussi le moment de l’année où surviennent les cas d’intoxication au monoxyde de carbone (CO).

Le professionnel en santé environnementale du CIUSSS régional, David Simard, nous donne des frissons dans le dos quand il nous sensibilise sur les dangers sournois de ce gaz invisible et inodore qui fait partie de nos habitudes de vie. Il n’irrite pas non plus les yeux et les voies respiratoires, il est imperceptible.

Chroniques

Des jeunes qui aiment le papier

CHRONIQUE / Ça m’a vraiment fait plaisir de rencontrer les étudiants qui viennent de redémarrer le journal étudiant du Cégep de Chicoutimi, L’Oisif. Ils ont témoigné du plaisir qu’ils avaient de tenir entre leurs mains un journal papier et de toucher l’objet de leur travail.

C’est un plaisir quotidien que vivent la plupart des journalistes, celui d’ouvrir le journal papier dans lequel ils ont écrit, de voir le résultat de leur travail. «Ouvrir un journal papier, c’est comme faire jouer un disque vinyle sur une table tournante», a comparé Gabrielle Boutin, qui a signé une chronique intitulée «Ouvrez vos yeux: le CH est malade».

Roger Blackburn

Zigzaguer entre les fissures

CHRONIQUE / Richard Desrosiers, un retraité de 67 ans, a évité le pire lors d’une chute à vélo, sur la rue Vimy, dans le secteur nord de Chicoutimi, dimanche. Le sportif, qui pratique le vélo depuis plus de 25 ans à raison de 300 sorties par année, est tombé dans une imperfection de la route. Il s’est cassé l’os de l’omoplate, s’est fracturé deux côtes et a subi un décollement de la paroi du poumon.

Il a passé une nuit à l’urgence et est retourné chez lui le bras en bandoulière pour une convalescence de deux mois. « Une chance que j’avais mon casque, parce que je me serais retrouvé avec une sévère commotion cérébrale en plus », estime le cycliste, en montrant les grains de sable incrustés dans le plastique de son casque et la fêlure sur le côté.

Chroniques

Un bilan positif pour la pêche blanche

CHRONIQUE / Les nouvelles modalités de pêche blanche de la saison 2019 sur les deux sites de la baie des Ha ! Ha ! auront fait fuir 173 propriétaires de cabane à pêche comparativement à la saison 2018. La nouvelle tarification, qui a fait passer les coûts de 85 $ à 165 $ par cabane, plus les taxes, a incité certains pêcheurs à manifester leur mécontentement en désertant les villages de glace.

« Il y a eu de la grogne au début, il s’est dit beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, mais je n’ai jamais douté qu’on relèverait le défi de la gestion des sites de pêche blanche », a fait valoir Dany Tremblay, président de l’organisme Contact-Nature à qui Saguenay a confié la gestion de la pêche. L’organisme a présenté le bilan de la dernière saison, mardi matin, au Pavillon des croisières de La Baie, en compagnie de la mairesse Josée Néron.

Chroniques

Pas de jeunes au théâtre

CHRONIQUE / Dario Larouche fait partie des rares artistes qui vivent du théâtre au Saguenay-Lac-Saint-Jean. C’est un acteur important du milieu théâtral, mais il est beaucoup plus présent dans les coulisses que sous les projecteurs. Il célèbre cette année les 20 ans du Théâtre 100 masques, la troupe de théâtre où il occupe la direction générale et qui a réalisé pas moins de 49 productions, dont 20 théâtres d’été depuis 1999.

« Nous sommes continuellement en répétition, car nous mettons à l’affiche une trentaine de représentations par année si on tient compte de nos deux productions annuelles, la création de Noël, le théâtre d’été et les ateliers de créations estivales qui se terminent par une saynète », défile Dario Larouche lors d’une entrevue accordée dans la loge mythique du Côté-Cour.

Chroniques

Détecter les discours louches

CHRONIQUE / Olivier Bernard, mieux connu sous le nom du Pharmachien, a commencé à parler aux jeunes au cours de la dernière année en prononçant des conférences dans les écoles secondaires et les cégeps. « Je leur parle d’esprit critique, de comment détecter les discours louches et la puissance du marketing. Dans la dernière année, j’ai été surpris de constater à quel point ils ne sont pas crédules et épatés de voir comment ils sont allumés », a commenté Olivier Bernard lors d’une entrevue mercredi matin.

Le Pharmachien est dans la région depuis le début de la semaine à titre de président d’honneur de la 10e édition du festival Fous de la science organisé par le Musée du fjord à La Baie et qui se tiendra du 24 au 26 mai. Il a rencontré les jeunes dans les écoles en plus de prononcer une conférence grand public à l’église Saint-Alexis de La Baie.

Chroniques

L’autre chemin de l’école

CHRONIQUE / « À l’école normale, j’étais trop laissé à moi-même. Moi j’ai besoin d’encadrement, j’ai un TDAH et je n’arrivais pas à fonctionner. Ici à OVNI c’est mieux, les professeurs comprennent notre cheminement et ça me permet de progresser », de commenter Jérémy Tremblay, 19 ans, qui aimerait bien faire un diplôme d’études professionnel (DEP) en informatique.

Ils étaient une quinzaine, mardi après-midi, au local des jeunes de la rue du Havre à Chicoutimi, pour préparer le vernissage d’une exposition dans le cadre du projet Passion graffiti qui a mis à profit le talent créatif des jeunes décrocheurs. « OVNI, ça ne veut pas dire objet volant non identifié », a précisé l’orthopédagogue qui accompagne ces jeunes inscrits à l’éducation des adultes, Marie-Chantale Harvey. « Ça veut dire ouverture vers notre indépendance », précise-t-elle, même si on a tendance à penser des fois que les décrocheurs sont des extraterrestres.

Chroniques

Des encans d’antiquités

CHRONIQUE / Robert Gauthier, antiquaire de Chicoutimi, tiendra des encans d’antiquités à compter du 26 mai. C’est un nouveau concept dans la région et ça se fera dans la bâtisse du 46 rue Jacques-Cartier, en face du Marché Centre-Ville.

« Ça fait 20 ans que je vends et que j’achète des antiquités de qualité », précise Robert Gauthier. « Il y a toujours de la demande pour des objets de qualité » insiste le marchand qui lancera une salle d’encan au sous-sol de son commerce.

Opinions

Des jeunes derrière les chaudrons

CHRONIQUE / Honnêtement, c’était beau à voir. Une trentaine de jeunes à s’activer dans la cuisine du Centre de formation professionnelle (CFP) d’Arvida, à couper des légumes avec des couteaux plus grands qu’eux, à peler des patates grelots pour les faire rissoler et à se demander comment faire cuire leur filet de morue pour remporter la finale régionale des Brigades culinaires.

La cuisine fait maintenant partie des activités parascolaires dans les écoles secondaires de la région. À l’image des émissions de télé, les jeunes chefs de 12 à 17 ans se livrent compétition, tout en apprenant à cuisiner et à s’alimenter. Dans leur panier, ils avaient un filet de morue, des zucchinis et des tomates comme aliments obligatoires dans l’assiette. Pour le reste, il y avait un garde-manger bien garni pour compléter leur recette.

CHRONIQUES

Époque de la croix et la craie

CHRONIQUE / Françoise Simard était maîtresse d’école à Saint-Fulgence. Le 3 novembre 1894, elle a traversé la rivière Saguenay en chaloupe, à partir de Sainte-Anne (Chicoutimi-Nord), pour se rendre à l’évêché de Chicoutimi sur l’autre rive. Elle a accepté la demande de Mgr Michel-Thomas Labrecque pour fonder la Congrégation des sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil.

Le vent s’est levé et la chaloupe a dérivé dans le courant. « On perd de vue la chaloupe guidée par Épiphane Gagnon déportée par une tempête qui se déchaîne dangereusement et on la croit coulée. Son beau-frère Cléophase Brassard l’accompagnait et lui dit : “la fondation sera bonne ; c’est le démon qui veut vous engloutir, mais il ne réussira pas.” Le temps est redevenu calme et la chaloupe a finalement atteint la rive. »

Chroniques

20 ans de Quasi-Légendes

CHRONIQUE / C’est l’histoire d’une bande de boys qui étaient tannés de jouer dans des tournois de hockey contre des équipes paquetées et qui n’avaient jamais la chance de gagner un tournoi. Ils ont décidé d’organiser un tournoi avec une liste de bons et de moins bons joueurs à repêcher, pour donner une chance égale à tout le monde de gagner le trophée. Ils s’appellent les Quasi-Légendes.

Ils étaient plus d’une soixantaine de joueurs à s’illustrer sur la glace du Centre Georges-Vézina, cette semaine, pour jouer du hockey à calibre égal. La grande finale est prévue pour samedi après-midi alors que le banquet de la victoire sera célébré en soirée. Durant la saison, ils évoluent dans des ligues de garages, mais au mois d’avril, ils se retrouvent pour vivre leurs séries éliminatoires, leur Coupe Stanley.

CHRONIQUES

Le secret bien gardé du festival

CHRONIQUE / La formation régionale Blueberry Grass Band pourrait se révéler être le secret bien gardé du Festival jazz et blues de Saguenay. La formation de cinq musiciens et de la chanteuse Marie-Noëlle Claveau a passé l’été à faire vibrer la scène du Pavillon du Canada à Epcot Center à Orlando en Floride. Après avoir fait swinger les touristes du parc thématique de Walt Disney, le groupe tente une percée dans sa région.

« Ça faisait un bout de temps que je voulais rendre hommage à la chanson québécoise et à la chanson canadienne dans un style différent, en bluegrass. J’avais déjà Marie-Noël à mes côtés et je voulais regrouper des bons jazzmen », relate le leader du groupe Sébastien Savard, que j’ai rencontré en compagnie de sa conjointe et partenaire de scène quelques heures avant leur spectacle dans le Dôme du festival sur la rue Racine.

Chroniques

Pâques à l’ère de la laïcité

CHRONIQUE / Pour les moins de 40 ans, Pâques, c’est un congé. Un congé qui n’arrive jamais à la même date dans le calendrier, une réalité un peu compliquée, nous y reviendrons. Donc, Pâques à la manière laïque, c’est une fin de semaine de trois jours, la fête du chocolat et la course aux oeufs.

C’est l’occasion aussi d’organiser le brunch de Pâques pour rassembler la famille, à l’image du réveillon de Noël. Pour les sportifs nostalgiques d’entre nous, le Vendredi saint est associé à un célèbre match de hockey entre le Canadien et les Nordiques, marqué par deux sanglantes bagarres générales. Voilà à quoi ressemble une fête laïque de Pâques au Québec en 2019.