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Roger Blackburn

Un filet social en santé

CHRONIQUE / « Je n’ai pas de chiffres récents d’aujourd’hui, mais après l’appel du premier ministre François Legault, dès le lendemain, sur la plateforme Jebénévole.ca, il y avait 150 000 noms. Ici, au Centre d’action bénévole de Chicoutimi (CABC), notre banque de bénévoles a atteint 11 500 personnes et nous avons 9000 jumelages de faits », m’informe Sonia Tremblay, directrice générale du CABC.

« Sur cette plateforme, les gens qui ont du temps à donner comme bénévole et les organismes qui ont des besoins s’inscrivent sur le site et on s’occupe de jumeler les besoins », explique Sonia Tremblay, qui dirige des équipes très occupées par les temps qui courent.

Roger Blackburn

Les autres maladies continuent

CHRONIQUE / Contrairement à la majorité des gens qui restent à domicile, la jeune infirmière Émilie Veilleux, de la firme Émédic de Chicoutimi, va de maison en maison pour offrir des soins aux malades confinés dans leur résidence.

« Les autres maladies et les soins de santé ne sont pas en pause, pendant la pandémie de coronavirus. De nombreux patients confinés à la maison ont besoin de soins, mais ne peuvent pas sortir de leur maison, c’est là que mon rôle devient important », raconte l’infirmière de 24 ans, lors d’une entrevue téléphonique.

Roger Blackburn

On vous aime, les vieux

Pendant que le Domaine La Florida de Saint-Ambroise se prépare à recevoir sa clientèle de snowbirds dans les prochaines semaines, qui devront rester deux semaines dans leur campeur motorisé, un ami m’a suggéré un beau petit message Facebook pour eux et les 70 et plus.

Sur un ton d’humour, deux ados à la bouille bien sympathique ont monté une vidéo qui s’adresse aux vieux. Dans ce contexte, le mot «vieux» est amical et respectueux. Le clip est en noir et blanc, ils sont assis sur un divan de cuir. Le plus jeune mène la conversation, l’autre commente et «gosse» un peu pendant leurs commentaires et ça va comme suit.

Chroniques

Les restos livrent aussi du bonheur

CHRONIQUE / Les restaurants s’imposent comme des services essentiels au coeur de la crise que traverse le Québec. Les restaurateurs rivalisent d’imagination pour soutenir et supporter les gens qui ont besoin de leurs services alimentaires.

« De nombreuses personnes ont besoin de nos produits et services. Ce ne sont pas toutes les personnes qui sont en mesure de préparer des repas tous les jours à la maison. On prend les commandes par téléphone, on livre à domicile ou les gens viennent chercher leur commande ici, au restaurant », fait savoir Jean-François Abraham, propriétaire entre autres du restaurant Chez Georges, sur la rue Racine à Chicoutimi.

Chroniques

Le Lambeau de Philippe Lançon

CHRONIQUE / Et si on prenait une pause du coronavirus, le temps d’une chronique. Peut-être que vous sortez moins par les temps qui courent et que vous passez plus de temps à la maison. Je vous propose un livre que j’ai lu dernièrement, Le Lambeau, de Philippe Lançon, publié aux éditions Gallimard en avril 2018.

Philippe Lançon est un journaliste et auteur qui a survécu à l’attentat sanguinaire dans la salle de rédaction du magazine français Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015. L’histoire n’est plus d’actualité, mais le récit de Lançon sur le trauma, la douleur, la souffrance, la peur, sa reconstruction physique et morale le restera toujours.

CHRONIQUES

Adrien Boivin, le doyen des vétérans, est décédé

CHRONIQUE / Le doyen des vétérans de la région, un des derniers survivants de la bataille de Normandie, le colonel Adrien Boivin, est décédé le 16 mars dernier, deux semaines avant son 97e anniversaire, vient-on d’apprendre avec la publication de son avis de décès dans Le Quotidien.

Je l’ai rencontré le 11 juin dernier pour une de ses dernières entrevues afin de commémorer le 75e anniversaire du débarquement de Normandie. Il avait encore une excellente mémoire et ses témoignages ont été consignés par les anciens combattants dans le projet Mémoire. Adrien Boivin a participé à la libération de la France comme soldat canadien lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Chroniques

Confinés en Espagne, pas de panique

CHRONIQUE / Même si le premier ministre Justin Trudeau demande aux Canadiens à l’étranger de rentrer au pays, le simple fait de trouver un vol relève presque de l’impossible. Quatre couples du Lac-Saint-Jean sont présentement confinés en Espagne, dont la population est au pic de la contagion.

« Nous sommes à Benalmádena, sur la Costa Del Sol, au sud de l’Espagne. Nous croyons que c’est plus sécuritaire pour nous de rester confinés ici, dans le condo que nous avons loué pour un mois, que de se retrouver dans les aéroports à travers plein de monde », fait valoir Gilles Brassard lors d’une conversation téléphonique.

COVID-19

Pas le temps de faire des partys

CHRONIQUE / « Il faut discuter avec les jeunes si on veut les convaincre de l’importance de la situation. Il faut leur poser des questions et leur expliquer. Plus on prend le temps d’expliquer, mieux c’est, et il faut de l’information crédible. »

Dès dimanche, à la télé de Radio-Canada, dans le cadre d’une émission spéciale, la Dre Cécile Rousseau, pédopsychiatre, a parlé des bons mots à choisir avec les jeunes.

COVID-19

Difficile pour les restaurateurs

CHRONIQUE / Les restaurateurs et leurs employés ne l’auront pas facile cette semaine. Comme bien d’autres travailleurs, je fais du télétravail et j’essaie de rester à la maison. Dans la foulée du coronavirus, mon chef des nouvelles m’a demandé de faire une tournée des restaurants, lundi matin, pour voir comment ça se passait. J’avais l’intention de vous pousser une chronique de suggestions de lecture pour les deux prochaines semaines, mais j’y reviendrai.

J’étais pourtant décidé à respecter les consignes du premier ministre François Legault et de limiter mes déplacements à des sorties essentielles, comme l’épicerie, la pharmacie et pour prendre l’air. Mais bon, le travail m’appelle dans les restaurants ; il faut ce qu’il faut.

Chroniques

Abolir la poignée de main

CHRONIQUE / La peur et l’anxiété se répandent aussi rapidement que le coronavirus partout dans le monde. Je croyais, à tort évidemment, qu’au Saguenay-Lac-Saint-Jean on serait loin de cette pandémie. Je sais que nous ne sommes pas à l’abri, j’écris ces lignes jeudi midi et les mauvaises nouvelles arrivent de partout avec l’annulation de nombreux événements sportifs et des rassemblements de plus de 250 personnes. Dans ce genre de situation, je pense toujours à mes grands-parents qui sont morts dans le même mois, de la grippe espagnole, en novembre 1918, alors qu’entre 50 et 100 millions de personnes sont mortes à cause de ce virus à travers le monde.

Avec les récentes mesures de précaution sur la planète, le niveau d’anxiété monte d’un cran, et la pandémie est sur toutes les lèvres dans tous les milieux, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les gens anticipent le jour où des cas seront signalés dans une école.

Une journée sur le brise-glace Pierre Radisson en images

CHRONIQUES

Casser la glace sur le Saguenay

Le chroniqueur Roger Blackburn et le photographe Michel Tremblay du Quotidien sont montés à bord du brise-glace Pierre Radisson, de la Garde côtière canadienne, lundi, pour assister aux préparations des manoeuvres de déglaçage du fjord du Saguenay, lesquelles visent à faciliter la navigation des navires marchands. Vol de reconnaissance en hélicoptère et manoeuvres pour escorter un vraquier étaient au menu pour cette journée.

CHRONIQUE / Le brise-glace Pierre Radisson, de la Garde côtière canadienne, attend un vent d’ouest pour libérer le Saguenay de ses glaces afin de faciliter la navigation commerciale. « Sur le fjord, ce n’est pas compliqué : c’est du vent d’est ou du vent d’ouest. Avec un vent d’est, les glaces demeurent dans le fjord et se font pousser en amont. La météo annonce des vents d’ouest pour le mercredi 11 mars, c’est à ce moment que nous allons commencer à casser le Saguenay », explique le commandant Stéphane Julien, que j’ai rencontré à bord du navire, lundi dernier, alors qu’il se préparait, avec son équipage, à libérer le passage.

Chroniques

Myrtha Laflamme, patriote au féminin

CHRONIQUE / La Société nationale des Québécoises et Québécois (SNQ) du Saguenay–Lac-Saint-Jean a décidé de nommer une Patriote de l’année pour la cinquième édition de sa soirée reconnaissance.

Cette patriote au féminin est Myrtha Laflamme, de Jonquière, qui a, entre autres, cofondé La Maison d’un Nouvel Élan pour les personnes âgées, en plus d’en assumer la direction générale pendant 25 ans. « Très jeune, à l’université, Myrtha Laflamme nourrissait l’ambition de faire le bien, elle chérissait ça », confie Magella Archibald, responsable du comité organisateur du Patriote de l’année.

Roger Blackburn

Apprendre à discuter

CHRONIQUE / Les chefs héréditaires wet’suwet’en et deux ministres du gouvernement du Canada se sont entendus, samedi soir, après trois jours de discussion. Pour le chef de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh de Mashteuiatsh, Clifford Moar, le dialogue est la meilleure voie de passage dans ce genre de conflits. J’ai réalisé une entrevue téléphonique avec lui, jeudi dernier, au moment même où le gouvernement et les chefs héréditaires entamaient les discussions.

« On entend souvent parler des nations autochtones quand il y a des conflits. Il y a un gros problème de communication entre le gouvernement et les Autochtones. La Loi sur les Indiens a été faite pour nous tasser dans un esprit de colonialisme et ça traîne toujours. Ça fait 40 ans qu’on attend. Les gouvernements changent et il faut expliquer à nouveau la réalité autochtone. On apprend encore à se connaître », fait valoir le chef Moar.

Chroniques

Le Carnaval-Souvenir au Père Alex

CHRONIQUE / Il y a comme des relents de Carnaval-Souvenir de Chicoutimi qui vont sortir des fourneaux du Chantier du Père Alex pendant la semaine de relâche cette année.

Campé à Chicoutimi-Nord à proximité du Camp des hommes et de l’aréna Marina Larouche, le Chantier du Père Alex est équipé d’une cuisine qui chauffe ses fours seulement dix jours par année.

Chroniques

Relâche: plaisir garanti au Royaume

CHRONIQUE / Quand je vous dis qu’en matière de tourisme hivernal, il n’y a personne pour nous doubler au Québec, de nouvelles données viennent le confirmer. Alors qu’en mars, d’habitude, partout au Québec, l’hiver fond comme neige au soleil, le Saguenay–Lac-Saint-Jean s’apprête à vivre une semaine de relâche sous un épais couvert de neige.

Le Groupe Expédia, l’une des plus grandes plateformes de voyage au monde, démontre que le Saguenay–Lac-Saint-Jean connaît une augmentation croissante de son tourisme durant la semaine de relâche et indique que les réservations d’hôtel ont augmenté de plus de 20 % durant le mois de mars 2019, comparativement à l’année précédente.

Chroniques

« Assez apocalyptique comme image »

CHRONIQUE / L’étudiante de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) Myriam Larouche, de L’Ascension, au Lac-Saint-Jean, est vraiment contente d’être de retour chez elle après avoir été prise dans le tourbillon de l’épidémie du coronavirus en Chine. Après 28 jours de quarantaine, dont 15 à la base militaire de Trenton, en Ontario, l’étudiante de 25 ans se dit soulagée.

De sa résidence étudiante, dans la ville de Wuhan, sur le campus du Central China Normal University, elle s’est retrouvée en plein cœur du foyer de propagation du coronavirus. Elle a été mise en confinement avec des centaines d’étudiants.

Chroniques

Vous auriez été pour ou contre à l’époque?

CHRONIQUE / Je sens une grande charge émotive face au projet de construction d’une usine de liquéfaction au port de Grande-Anse sur les rives du fjord du Saguenay. J’ai senti ce même genre de climat lors du projet de barrage sur la rivière Ashuapmushuan ou pour la construction d‘un champ de tir pour F-18 à L’Ascension à l’époque.

Par bout, je trouve que c’est pire que la rivalité Canadiens-Nordiques dans le temps et je n’aurais pas voulu voir les pages Facebook de cette époque. J’ignore s’il y aurait eu des menaces de mort, mais je suis certain que plusieurs commentaires auraient été du ‘‘stuff’’ de junior.

CHRONIQUES

Du droit à la pêche au harpon

CHRONIQUE / La Montréalaise Valentine Thomas, célèbre pêcheuse au harpon qui donne des conférences partout dans le monde, était l’invitée de Morille Québec, mardi, à Chicoutimi, pour nous parler d’approvisionnement alimentaire local et durable, dans le charmant décor de L’érudit Café.

Sur la première photo qu’elle nous présente, on la voit sous l’eau, en apnée, vêtue de sa combinaison de plongée, avec ses longues palmes, son harpon dans une main et sa proie de la journée dans l’autre. Une belle photo de chasse sous-marine.

Du droit à la pêche au harpon

La Montréalaise Valentine Thomas, célèbre pêcheuse au harpon qui donne des conférences partout dans le monde, était l’invitée de Morille Québec, mardi, à Chicoutimi, pour nous parler d’approvisionnement alimentaire local et durable, dans le charmant décor du L’érudit Café.

Sur la première photo qu’elle nous présente, on la voit sous l’eau, en apnée, vêtue de sa combinaison de plongée, avec ses longues palmes, son harpon dans une main et sa proie de la journée dans l’autre. Une belle photo de chasse sous-marine.

Sur la photo suivante, on se retrouve face à face avec un requin, un harpon pointé en sa direction . «Nous étions en Floride à quelques kilomètres des côtes et je nageais avec un poisson dans ma main quand un requin se pointe face à moi. Il me regarde et je ne me sens pas au sommet de la pyramide alimentaire. À ce moment mon coeur bat très fort. Je ne peux pas m’enfuir, je sais qu’il va me bouffer. Quoi faire dans ce genre de situation? On reste calme? On panique? On lui lance notre poisson? On lui pousse notre compagnon de plongée en guise de pâture?» lance-t-elle pour amorcer sa conférence.

Plus forts qu’on pense

«C’est dans ce genre de situation qu’on se rend compte que nous ne sommes pas vraiment ce qu’on pense qu’on est. On est aussi forts que sa propre solution», laisse-t-elle en suspend. Ce n’est qu’à la fin de sa conférence, une heure plus tard, qu’elle nous racontera qu’elle a choisi d’affronter le requin en le piquant avec la pointe de son harpon.

«J’ai appris à me connaître dans un environnement où j’ai peur de tout. Face à vous, le requin chasse. Si je me sauve, je signe mon arrêt de mort. Alors j’ai essayé de lui faire mal avec la pointe de mon harpon; j’essayais de le piquer dans les ouïes ou dans les yeux, je l’ai combattu. Il a cessé de se battre et il est parti. Face à un requin, vous êtes moins moumoune que vous pensez», assure celle qui a été anxieuse toute sa jeunesse est qui avait peur de tout.

Rendre l’inconfortable confortable

Valentine Thomas c’est l’histoire d’une fille née à Montréal, le nez dans les livres, pas d’amis, qui s’est fait intimider au secondaire. «On me crachait dessus, je n’entrais pas à l’école par la porte principale, je n’avais aucune confiance en moi», raconte celle qui souffrait aussi d’agoraphobie, qui ne sortait pas de chez elle et qui multipliait les crises de panique jusqu’à l’âge de 20 ans.

C’est celle qui se bat avec les requins qui nous raconte ça avec désinvolture. «Avec l’aide d‘une thérapie, j’ai travaillé à rendre l’inconfortable confortable. Je suis sortie de la maison en allant un coin de rue plus loin chaque jour. Chaque fois que j’étais inconfortable, je m’efforçais de rendre ça confortable», explique-t-elle. Cette pêcheuse au harpon avait peur de l’eau. À 14 ans, une vague l’a renversée sur la plage pour lui faire perdre connaissance. Elle a été 10 ans sans se baigner dans la mer.

«À l’âge de sept ans, je disais à ma mère que je ferais une job payante. Pour moi, le succès passait par les études et je pensais que la passion était synonyme de pauvreté. Je pensais que l’entrepreneuriat c’était juste pour les génies», dit celle qui a sa propre compagnie aujourd’hui.

«J’ai fait mes études pour devenir avocate, mais je ne me voyais pas passer les 40 prochaines années de ma vie derrière un bureau à lire des documents. Je suis partie à Londres, je croyais que c’était parce que je vivais au Québec qui faisait en sorte que je ne me sentais pas au bon endroit», explique celle qui s’est mise à faire le party et à trouver un travail assez payant dans le monde de la finance.

Indépendance financière

«Ma mère m’avait dit que l’indépendance financière pour une femme c’était important, car si ton mari est fatigant, tu pourras sacrer ton camp», lance-t-elle en riant.

«J’avais un travail payant, je roulais en Mercedes, je faisais la belle vie jusqu’à ce que je rencontre un gars dans un avion qui avait de longues palmes bizarres et qui m’a parlé de la plongée en apnée. Un mois plus tard, je me suis retrouvée en Égypte pour faire de la plongée. Ça faisait un mois que je ne dormais pas et que je recevais des vidéos pour m’apprendre à me libérer d’une attaque de requin, mais j’y suis allée quand même», exprime celle qui est maintenant une spécialiste en la matière.

« Lors de cette journée de plongée, j’ai tiré mon premier poisson, je l’ai mangé sur la plage, j’ai eu la piqûre, j’avais trouvé ma passion. À 28 ans j’ai tout vendu, je suis partie en Floride, j’ai dormi dans ma voiture, j’ai mangé du Kraft dinner, mais je faisais ce que j’aimais. J’ai trouvé des contrats, je pêchais et je mangeais mes prises, j’avais enfin un travail dont j’étais fière», raconte la plus célèbre pêcheuse au harpon de la planète.

«Après toutes ces années passées sous l’eau, j’ai trouvé une passion pour les poissons et milite maintenant pour la protection des océans et une consommation responsable.»

Traçabilité des poissons

Elle a lancé l’an dernier le livre À contre-courant: récits et recettes d’une aventurière des mers, et elle fait de la sensibilisation comme conférencière, à l’aide de documentaire et une présence active sur Instagram. Elle remet en question nos choix à l’épicerie et nous invite à poser des questions pour savoir d’où proviennent les poissons que l’on mange.

«Je ne mange plus de saumon, car on ne peut pas savoir d’où il vient. Je voudrais qu’au moins 50 % de ce qu’on pêche au Québec soit vendu au Québec. J’essaie de faire comprendre l’importance de la traçabilité des poissons pour être certain que ce sont des espèces pêchées ou élevées convenablement», dit-elle.

Finalement, elle invite les gens à aller à la pêche le plus souvent possible pour manger du poisson local, ce que font d’ailleurs de nombreux adeptes de pêche récréative dans la région, été comme hiver. Ceux qui consomment l’éperlan, les sébastes et les morues qu’ils capturent sous les glaces de La Baie font ce qu’on appelle de l’approvisionnement alimentaire local et durable.

Chroniques

Le bonheur est dans l’ADN

CHRONIQUE / « Pourquoi il y a des gens heureux et d’autres qui ne le sont pas ? », demande Simon Girard, professeur en génétique humaine au Département des sciences fondamentales à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), lors de sa conférence portant sur la biologie humaine et le bonheur.

« Est-ce que l’argent fait le bonheur ? », ose-t-il demander. « Ça aide », entend-on comme réponse dans la salle.

Chroniques

Cours de tablette pour les nuls

CHRONIQUE / «Pour écrire une lettre en majuscule, il y a une touche à gauche du clavier avec un flèche par en haut, si vous pesez dessus vous écrirez une lettre en majuscule », explique le formateur Richard Thibeault à un groupe d’élèves de 60 ans et plus dans une salle de la bibliothèque de Roberval.

J’assistais à un cours de littératie numérique, mercredi dernier. Il y avait une quinzaine de personnes autour de la table, dont certaines n’avaient jamais utilisé un ordinateur, une tablette ou un téléphone intelligent.

CHRONIQUES

33 ans de vie consulaire

CHRONIQUE / Originaire de France, le couple François et Françoise Brochet vit au Saguenay depuis 37 ans. Ils sont les représentants locaux de la France à Chicoutimi et ils représentent le Consul général de France dans la région administrative du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Je dis « ils sont consuls » de France, mais un couple consulaire ça n’existe pas en terme administratif, ça existe seulement dans la réalité. Le Dr François Brochet, celui-là même qui a créé le département d’oncologie à l’hôpital de Chicoutimi, a été nommé consul honoraire de France à Chicoutimi en 1988, mais il partageait la tâche avec son épouse.

Chroniques

Les 50 ans de Pachon au Saguenay

CHRONIQUE / Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault a remis la médaille du Gouvernement du Québec au chef Daniel Pachon lundi soir dernier lors d’une réception pour souligner ses 50 ans d’activités au Saguenay. Je l’ai rencontré dans la salle à manger de la Villa Pachon cette semaine pour qu’il se raconte.

À 14 ans, Daniel Pachon grandissait à l’ombre de la Cité médiévale de Carcassonne (classée au patrimoine mondial de l’UNESCO) dans le sud de la France. Il a décidé de faire comme son frère André et de se lancer en cuisine au lieu de poursuivre des études. « L’école ne m’intéressait pas. Ma mère était bonne cuisinière et j’avais toujours le nez dans les chaudrons », dit-il d’entrée de jeu.

Chroniques

Michel Barrette: boomer, mais pas ringard!

CHRONIQUE / L’humoriste, comédien, acteur, animateur et boomer Michel Barrette nous a informés récemment qu’il entamait un ultime tour de piste à travers le Québec avec son 12e et dernier spectacle, intitulé L’humour de ma vie.

« Je doutais, je me demandais si je pouvais monter un autre spectacle, mais quand j’ai entendu l’expression “OK Boomer”, ça m’a crinqué. S’il y a des jeunes qui pensent qu’on est ringard à mon âge, je vais leur montrer. Je vais avoir 63 ans dans deux mois et je ne me sens pas ringard une seconde », lance le coloré personnage au bout du fil.

Chroniques

La fin de l’époque des brasseries

CHRONIQUE / La Brassette du Capitaine, dans la côte Saint-Jean-Eudes sur le boulevard du Saguenay, ferme ses portes après 48 ans d’existence. On dirait la fin d’une époque. Il me semble que cette brassette a toujours été là, le long du boulevard. J’imagine que tous les travailleurs d’Alcan de l’époque ont dû s’y arrêter pour descendre une grosse bière après le travail.

« Quand il y avait 5000 hommes qui travaillaient à l’usine, je te dis que ça roulait fort ici. Le midi, c’était plein. Les soupers étaient pleins, ça ne lâchait pas jusqu’à minuit, parce que les brasseries devaient fermer à minuit dans le temps », raconte Jean Tremblay, propriétaire de l’endroit.

Roger Blackburn

À la MRC du Fjord-du-Saguenay de promouvoir la neige

CHRONIQUE / Une récente chronique sur l’importance d’un festival d’hiver d’envergure à Saguenay a fait jaser un peu et a réveillé le désir d’aller plus loin chez la mairesse de Saint-David-de-Falardeau, Catherine Morissette.

«Ma vie c’est l’hiver à Falardeau. T’as pas plus hiver que Falardeau; on a de l’or blanc, un centre de ski 100 % naturel, le sentier des sommets de motoneige de la #93, de la pêche blanche au lac Lamothe, l’hiver c’est notre richesse», s’enflamme la mairesse qui voudrait bien vendre notre hiver à la grandeur de la province, voire ailleurs dans le monde.

CHRONIQUES

Des bracelets électroniques, ça presse

CHRONIQUE / Que faudra-t-il qu’il arrive encore pour qu’enfin on installe un bracelet électronique aux hommes violents, aux tueurs et aux criminels en libération conditionnelle ?

Il me semble qu’en 2020, il y a assez de gadgets électroniques et de GPS pour savoir en tout temps où se trouvent ces personnes violentes. On attend quoi, au ministère de la Justice, pour utiliser l’électronique pour protéger les femmes de la violence ?

Chroniques

Celui qui voit fondre l’Arctique

CHRONIQUE / Mario Cyr fait partie de ces rares personnes dans le monde qui captent des images sous-marines dans l’eau froide, comme il l’a fait à au moins 40 reprises depuis une quarantaine d’années sous les glaces de l’Arctique.

Le Québécois, originaire des Îles-de-la-Madeleine, est une sommité mondiale dans ce domaine et il présentera un spectacle-conférence le mercredi 29 janvier, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi.

Chroniques

L’attrait risqué du hors-piste

CHRONIQUE / « Quand on faisait le tour du lac en motoneige, on ne passait pas par Alma. C’était trop long. En arrivant au club Les Amicaux de Saint-Henri-de-Taillon, on coupait de bord en bord du lac pour se rendre à Saint-Gédéon. Ça prenait moins de 15 minutes. En plus, cette année, le lac est beau. Il n’y a pas eu beaucoup de vent. C’est facile de rouler à 60 ou 70 km/h », m’a raconté un motoneigiste d’une cinquantaine d’années d’expérience que j’ai croisé à la Brasserie Mario Tremblay, à Alma, jeudi.

« Je suis sûr que c’est ça qui s’est passé », dit-il, au sujet de la tragédie de motoneige qui s’est déroulée mardi soir sur le lac Saint-Jean, dans le secteur de la rivière Grande Décharge.