Richard Therrien
Le Soleil
Richard Therrien
Impossible de douter de la sincérité de Régine Laurent, véritablement investie par la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, qu'elle préside.
Impossible de douter de la sincérité de Régine Laurent, véritablement investie par la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, qu'elle préside.

TLMEP: le cri du coeur de Régine Laurent

CHRONIQUE / C'est un véritable cri du cœur pour les enfants qu'a lancé Régine Laurent à Tout le monde en parle dimanche. La dernière de «cette maudite année de marde de 2020», dixit Guy A. Lepage, marquée par une étourdissante entrevue avec Mathieu Bock-Côté et par une réconfortante prestation de Fred Pellerin.

Impossible de douter de la sincérité de Régine Laurent, véritablement investie par la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, qu'elle préside. Dans tous les témoignages qu'elle a entendus, dont certains qu'elle n'oubliera jamais, elle a notamment constaté le réel manque de moyens accordés aux intervenants de la DPJ, qui traitent de trop de dossiers à la fois. Elle déplore aussi qu'on ne tienne pas compte de la parole de l'enfant. «Même chez les tout-petits, il faut aller chercher leur parole», croit-elle. Mme Laurent réagit lorsqu'il est question de la règle de confidentialité qui entoure les jeunes de la DPJ, un obstacle plus qu'un outil, et déplore que trop d'enfants multiplient les familles d'accueil. Résultat: ces enfants n'ont plus confiance aux adultes et créent des problèmes d'attachement. «Ce n'est pas à l'enfant d'écoper. Il faut une famille pour la vie», plaide Régine Laurent, qui remettra son rapport le 30 avril prochain. Nous lui décernons l'étoile du match.

Les débats risquent d'être corsés entre Luc Ferrandez et sa nouvelle co-commissaire du matin au 98,5, Nathalie Normandeau. Guy A. a d'ailleurs fait entendre l'a réaction de l'ex-maire du Plateau à l'émission de Paul Arcand sur l'arrêt des procédures judiciaires à l'endroit de Mme Normandeau, alors qu'il jugeait qu'elle avait tout fait pour éviter un procès; celle-ci venait tout juste de dire qu'elle aurait voulu en subir un. Elle a néanmoins hâte de débattre avec celui qu'elle situe à l'extrême gauche, alors qu'elle se positionne entre le centre-droit et le centre-gauche. L'ex-vice-première ministre réfléchit toujours à l'idée de poursuivre le gouvernement pour les accusations qui ont pesé sur elle durant quatre bonnes années et demie. «Avec tout ce que j'ai vécu, je mérite réparation», dit-elle, pas certaine toutefois de vouloir se rembarquer dans une nouvelle saga judiciaire.

La vidéo où Damien Robitaille reprend Pump Up the Jam de son propre studio, observé par son chien, a dépassé les 10 millions de vues, lui valant une entrevue à NBC et de nouveaux fans en Russie et Ukraine. La vidéo maison a été pastichée et partagée partout dans le monde, y compris par l'ex-joueur de basketball Rex Chapman et l'acteur Elijah Wood. L'artiste était en tournée en France lorsque la pandémie s'est déclarée. Regardant son calendrier vide, il s'est mis à se filmer en chantant et en jouant de tous ses instruments. «Je passe mes journées sur ces vidéos-là, c'est obsessif. Je fais des nuits blanches!» Une distraction pour le père, séparé de ses enfants qui vivent en Espagne.

Il eût fallu posséder un diplôme de sténo pour reproduire ici les propos de Mathieu Bock-Côté, qui a dû prononcer plus de mots dans une seule entrevue que tous les autres invités réunis. Après la décision de l'Association des libraires du Québec de retirer la liste de suggestions de lecture du premier ministre François Legault après l'avoir remise en ligne, le chroniqueur s'inquiète d'une «tendance lourde» de censure au Québec. Il dénonce «la meute lyncheuse qui mène des campagnes de diffamation contre ceux qui contredisent le dogme du moment.» Bock-Côté, qui critique sévèrement l'expression «racisme systémique», dit recevoir plusieurs messages de personnalités publiques d'accord avec lui mais trop gênées pour le dire, «des gens qui n'ont pas envie de se faire vomir dessus». «Je crois à la courtoisie, à la politesse, au désaccord civilisé, mais je n'accepte pas les petits inquisiteurs qui font des listes d'interdits», a dit le polémiste dans une autre tirade.

Après une semaine «étourdissante», la gagnante du prix Renaudot essai, Dominique Fortier, n'a toujours pas l'impression d'être retombée sur ses pattes. Son livre Les villes de papier, sur la poétesse américaine Emily Dickinson, se situe quelque part entre le roman et l'essai, «des genres de plus en plus poreux». Pour le marché français, elle a d'abord choisi d'envoyer son manuscrit sous un pseudonyme, Pétronille, pour que son texte soit lu pour ce qu'il était, non pour ce que l'autrice représentait. Un peu comme son héroïne, qui «voulait écrire mais ne voulait pas devenir une écrivaine» et qui a refusé de rendre sa poésie publique de son vivant. L'impact d'un prix aussi prestigieux? «Ça donne une deuxième vie à un livre», se réjouit Dominique Fortier, qui l'avait d'abord publié ici il y a deux ans. Le bouquin est en réimpression, chez nous comme en France.

Accueilli en guise de cadeau de Noël, Fred Pellerin propose un nouveau balado en 12 épisodes, T'as un village dans l'oreille, puis dès janvier, un nouveau spectacle intitulé Je dirai presque rien. Son spectacle Il est né le divin enfin! avec l'Orchestre symphonique de Montréal, qu'il qualifie de «rencontre improbable» avec Kent Nagano, sera rediffusé durant les Fêtes sur ICI Télé. «Je ne pensais pas que l'artisanat que je pratique, de jasage, de pétage de broue de cuisine, que j'entends chez Léo Déziel et Eugène Garant, pouvait un jour rencontrer la majestuosité ou la grandeur de la patente symphonique», a-t-il lancé dans son langage coloré. L'adaptation cinématographique de L'arracheuse de temps, que tourne Francis Leclerc, a un propos très actuel. Cette histoire inspirée du décès de son père porte sur la réaction des villageois face à leur propre mort éventuelle.

Tout le monde en parle sera de retour le 17 janvier, toujours en direct.

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Mathieu Bock-Côté dénonce «la meute lyncheuse qui mène des campagnes de diffamation contre ceux qui contredisent le dogme du moment.»