Respecter les bêtes

Mélissa Viau
Mélissa Viau
Le Quotidien
CHRONIQUE / Je suis la fille d’un cowboy. J’ai grandi sur un ranch à une époque où on « cassait » les chevaux. Mon grand-père ce n’était pas un doux. Avec lui, il ne fallait pas trop s’attacher aux bêtes. Au Ranch V de Beauharnois, les chats servaient à manger la vermine, et quand il y en avait trop, grand-papa s’occupait de les faire disparaître. Les chatons n’avaient même pas le temps d’ouvrir les yeux. Quant à mon père, il était le meilleur pour mettre un cheval à sa main, même les plus têtus.