Des gens traversent le lac Saint-Jean lors du Double défi des deux Mario.

Que se réveille l'aventurière en moi!

CHRONIQUE / Ma vie manquait ardemment d’aventure depuis mon retour dans la région. Il faut dire que des expéditions, j’en ai réalisé plusieurs depuis l’âge adulte… que ce soit dans les Rocheuses canadiennes, les Andes de l’Amérique latine ou les fjords de la Norvège.

Je tire un plaisir énorme à vivre dans mon sac à dos l’espace de quelques jours ou même de quelques mois. Ça me ramène à l’essentiel de la vie. La pression sociale fait en sorte qu’il faut posséder une grande et belle maison et la remplir de biens qu’on utilise à peine. Personnellement, je ne m’épanouis pas en possédant des choses. J’aime me donner des défis et prendre les moyens qu’il faut pour les réaliser.

La conquête du lac

Je rêve depuis que je suis toute petite de traverser le lac Saint-Jean… à la nage évidemment ! J’ai toujours dit que c’était mon premier grand amour puisque c’est sur ses plages que j’ai passé tous mes étés d’enfance. Voilà que l’occasion se présente de parcourir la trentaine de kilomètres (en raquettes) qui séparent la Pointe-Taillon de Roberval avec la fondation Sur la pointe des pieds. 

Un groupe d’entrepreneurs de partout au Québec, dont le directeur général de la Chocolaterie des Pères trappistes, Dominique Genest, se prépare depuis quelques mois pour cette expédition de deux jours et demi sur les glaces du lac Saint-Jean. Comme il y a eu quelques désistements à la dernière minute, M. Genest m’a proposé à brûle-pourpoint de me joindre au groupe. Une occasion en or que j’ai tout de suite saisie.

Il est certain que ce genre de défi nécessite beaucoup de préparation. Pour ce qui est de l’aspect physique, ça ne devrait pas causer de soucis. Il s’agissait cependant de préparer, en peu de temps, un traîneau qui contiendrait tout le matériel nécessaire à ma survie. La fondation a réalisé une série de vidéos pour aider les participants à prévoir l’essentiel afin de ne manquer de rien durant l’exercice. Je les ai visionnées et je pense être prête.

Vivre de l’intérieur

J’ai rédigé à quelques reprises des articles sur le Double défi des deux Mario pour annoncer le départ ou l’arrivée d’un groupe, mais de le vivre de l’intérieur donnera un angle complètement différent à mes textes. 

Je pourrai de mes propres yeux constater à quoi sert l’argent amassé par la fondation puisque c’est ce genre d’aventure thérapeutique que vivent les jeunes atteints du cancer. 

La grande difficulté sera pour nous tous de passer plus de 50 heures dehors, en plein hiver et au centre du lac, sans possibilité de se réfugier à l’intérieur d’un bâtiment chauffé. Souhaitons que les vents seront calmes et que la température sera clémente. Vous pourrez suivre mes aventures dans Le Quotidien et Le Progrès. Bonne lecture... au chaud !