Ma famille, mes amours !

CHRONIQUE / Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours dit que je ne voulais pas d’enfants. Des enfants, ça crie, ils arrivent de dehors avec les ongles sales, ça coule du nez… Non, la fibre maternelle, je n’ai pas ça, moi !

Puis un jour, à l’âge de 28 ans, j’apprends que je suis enceinte. La surprise est grande, mais je suis contente. J’ai pris de la maturité et je suis en couple depuis six ans. Donc tout ira bien ! À 24 semaines de grossesse, mon conjoint m’annonce qu’il me quitte. Je me retrouve seule, enceinte, avec la peur de ne pas être une bonne mère puisque je n’ai pas ça, moi, la fibre maternelle ! Pourtant, tout au long de ma grossesse, je mange trois repas par jour, même si je n’ai pas faim. J’essaie de dormir, même si le sommeil ne vient pas. Je me construis une vie, je dois faire attention à ce petit être. Le 7 juillet 2005, je mets au monde une merveilleuse petite fille. C’est le coup de foudre ! L’amour inconditionnel, dont les parents me parlaient et que je ne comprenais pas, vient de me frapper le cœur. Ça y est, j’ai ça, moi, la fibre maternelle ! Ma fille et moi avons fait notre vie à deux, nous étions une mini-famille remplie d’amour.

L’arrivée d’un nouveau conjoint et de deux autres enfants

Un jour, un beau brun frisé est entré dans ma vie. Mais pour partager mon quotidien, il devait obligatoirement aimer ma fille. Il est tombé en amour avec elle et ils ont développé un lien particulier. Trois ans plus tard, j’apprends que je suis enceinte. Encore une fois, je me pose des questions. Comment vais-je faire pour aimer cet enfant autant que ma fille ? Je l’aime tellement que ça me semble impossible. Mon chum va-t-il aimer « son » enfant plus que « ma » fille, puisqu’il n’a pas de lien de sang avec elle ? Le 28 juillet 2010, un beau garçon arrive au monde. Wow, quel beau bébé ! Quel magnifique accouchement ! Cette fois-ci, je suis avec le père de mon enfant. C’est différent de la première fois. Mon amour vient de se multiplier. Quand quelqu’un me disait « tu vas voir, l’amour se multiplie », je ne comprenais pas vraiment... En plus, l’homme de ma vie ne fait aucune différence entre les deux enfants. Quel bonheur !

Quand j’ai appris que j’étais enceinte une troisième fois, j’ai angoissé. Trois, c’est beaucoup ! Comment vais-je faire ? Concilier travail et famille ce n’est déjà pas évident ! Et si cette fois-ci, je n’étais pas capable !

Au cours de cette grossesse, mon beau brun frisé et moi avons vécu une période difficile. Allais-je encore mettre un enfant au monde seule ? Un magnifique garçon est arrivé le 12 avril 2013. Ce bébé nous a rapprochés. L’arrivée de ce troisième enfant a complètement changé notre vie. Mon homme a pris la décision de travailler sur lui et de prendre les bonnes décisions le concernant. Cette troisième merveille du monde est venue solidifier notre couple.

Mon mari et moi voulons montrer à nos enfants que c’est possible de passer à travers les embûches, que nous aimer et nous respecter est plus important que tout. Notre plus grand désir est de réussir notre vie à deux et de montrer à nos enfants que c’est possible.

Semaine de la fête des familles

À vous, familles monoparentales, nucléaires, recomposées, de même sexe, etc., en cette semaine de la famille, je vous souhaite du bonheur, de la patience, de la résilience et surtout de l’amour ; parce que certains matins, ça en prend plus que d’autres. Concilier travail et famille, c’est une tâche ardue, mais qui en vaut tellement la peine.

Aujourd’hui, avec le recul, je ne me verrais pas sans enfants. C’est cliché, je le sais, mais c’est la plus belle réussite de ma vie ! Ils sont merveilleux, drôles. Eh oui, ils crient, ils ont les ongles sales et j’essuie des nez morveux, mais ils font notre bonheur à mon mari et à moi.

Claudia Dallaire

Épouse et maman heureuse et comblée de trois enfants