La pige de cadeaux pas tellement secrète

CHRONIQUE / C’est par souci d’économie et de surconsommation que ma famille, les Brisson-Hudon, a décidé de s’en tenir à une pige de cadeaux. Une idée qui, au premier regard, semble pleine de bon sens et à mille lieues d’un dérapage digne des anecdotes des Fêtes. Et pourtant !

Disons que le bassin de personnes à piger était plutôt faible chez les Brisson-Hudon. Je rappelle que je suis enfant unique sans enfant. Grâce au site Internet Pikkado, j’ai ainsi orchestré cette minuscule pige à quatre personnes, soit avec mon mari et mes parents.

Lecteurs, gardez en tête cette suggestion de site Web pour gérer facilement votre prochaine pige de cadeaux. Simple d’utilisation, vous pouvez même éviter les piges entre conjoints et les piges mutuelles.

Tout fonctionne à merveille ! On inscrit le nom des participants ainsi que leur courriel. Grâce à un lien qui les mène au site Internet, ils pourront découvrir qui ils ont pigé ainsi que les suggestions formulées par les autres participants.

Une fois cette étape complétée, j’ai rappelé à l’époux qu’on s’en tenait à ladite pige et qu’on devait résister à la tentation de s’offrir autre chose.

Mon mari a répondu qu’il m’avait pigée. Pour emprunter une analogie aux collègues du sport, on venait de rencontrer la première prise.

Rien de surprenant venant de lui. Après tout, mon mari est un excellent divulgâcheur. Les péripéties et finales de la télévision et du cinéma relèvent de la torture pour lui. C’est bien simple ; ça lui brûle la langue. Et visiblement, cette torture s’applique même aux cadeaux.

Quelques semaines plus tard, j’ai senti que mon père était perplexe quant à la suggestion de cadeau de la personne qu’il avait pigée. Je me suis donc retrouvée à faire l’achat d’une liseuse électronique pour le compte de mon père. Deuxième prise de cette pige supposément secrète, qui risque de passer à l’histoire pour les mauvaises raisons.

Ne croyez pas que la saga de la pige se termine ainsi. Pour y aller d’une référence totalement régionale, il manquerait une couche de garniture sur le pain sandwich !

Quelques jours avant Noël, ce fut au tour de ma mère de m’appeler. Elle avait besoin d’aide et m’appelait en renfort. Le cadeau souhaité par mon père n’était plus disponible au Lac-Saint-Jean. Ainsi, je devais jouer, pour elle, le rôle de manutentionnaire. Troisième prise ; retirée !

C’est finalement ce soir que nous déballerons les cadeaux d’échange des Brisson-Hudon. Vous vous doutez bien que l’élément de surprise ne sera pas au rendez-vous. C’est plutôt les fous rires quant à notre incompétence à garder le secret qui occuperont la place.

Faut bien être capables de voir le positif ! Sur un total de quatre cadeaux, j’en ai acheté trois. Au moins, je ne me suis pas retrouvée à acheter mon propre cadeau !