Lionel et Doris approuvent le contenu de cette chronique : la vie de chalet est leur préférée !

Y’a rien comme la vie de chalet

CHRONIQUE / Y’a rien comme la vie de chalet.

Que ce soit pour une demi-journée, un week-end, une semaine ou pour l’été au complet, un peu de temps au chalet n’a pas égal.

Lundi, j’ai passé la journée au lac Bouchette, au Lac-Saint-Jean, avec mon amie Élysa et nos deux carlins, Lionel et Doris.

Et même si ce n’était que pour plus ou moins 24 heures, j’ai décroché totalement, comme je le fais lorsque je descends quelques jours au lac Maskinongé, dans Lanaudière, où mes parents passent leur période estivale.

Une autre amie, Vickie, me disait récemment qu’elle pensait s’acheter un chalet avant une maison, car un logement lui suffit dans le brouhaha du quotidien, et elle aimerait s’offrir du temps au chalet, pour faire le vide et le plein en même temps. Quand on y pense, cette idée folle n’a rien de fou!

Les raisons sont obscures et secrètes, mais au chalet, on fait le plein, même si on dépense beaucoup plus d’énergie et qu’on dort peu, que ce soit parce qu’on s’ajuste à l’horaire des autres ou parce que le plaisir s’étire dans la nuit.

Je pense que la simple vue d’une étendue d’eau fait le travail. En un regard, notre corps pèse sur «pause», puis sur «redémarrer».

On fait enfin notre mise à jour que notre ordinateur nous rappelle chaque soir, et on se sent libres de ne plus avoir cette petite fenêtre pop-up le lendemain dans notre écran, même si on est de retour au bureau et qu’on ne dormira pas au chalet ce soir.

Parlant de dormir, n’y a-t-il pas un dodo plus réconfortant que celui du chalet?

D’après moi, c’est comme l’hypnose. Chaque 15 minutes dans les bras de Morphée équivaut à trois heures de profond sommeil!

En plus de mieux dormir, je trouve que tout goûte meilleur au chalet. Les fondues, les raclettes et le barbecue prennent une mesure impossible à la maison. Chaque saveur se dévoile, et même les crudités de l’après-midi nous enchantent comme un repas gastronomique.

L’autre bienfait: la réunion!

Un chalet est souvent familial, et ça, c’est précieux. J’ai eu la chance d’aller hebdomadairement au condo de mes grands-parents à Saint-Sauveur, dans les Laurentides, tous les hivers de ma jeunesse. Et ce fut un cadeau immense.

Jouer au Scattergories avec Grand-Mère, faire un duel de Dr. Mario, la tête à l’envers, avec Matante, patiner avec Pépé, faire un bonhomme de neige avec Papa, skier avec Grand-Frère et glisser avec Maman; ça vaut tout l’or du monde.

La famille délaisse les occupations quotidiennes et les écrans pour s’asseoir autour de la table et jouer à Uno. Pour un amoureux des jeux de société comme moi, le chalet devient aussitôt un royaume. Tout plaisir prend alors, à son tour, une autre dimension. Faire un casse-tête n’a jamais été aussi plaisant. À vrai dire, je n’ai jamais ressorti une once de plaisir en faisant un 1000 pièces à la maison.

«Ça nous prend un chalet l’an prochain. Des journées comme celles-là, avec les petits, tous ensemble, c’est magique», a lancé Papa à Maman il y a deux étés.

Depuis, chaque été, mes parents louent un chalet, et leurs trois petits-enfants y construisent des souvenirs inestimables. Leurs deux grands garçons aussi, dois-je avouer!

J’essaie d’y aller le plus souvent possible, même si c’est loin et que je n’ai qu’un court congé, surtout que je retire du plaisir à dévorer les kilomètres de route qui nous séparent.

Pouvoir s’échapper quelque part, ça n’a pas prix.

Et c’est pour cela, et toutes les autres raisons énoncées, que j’espère offrir le même cadeau à ma future famille... et à moi-même.

Le bonheur, il est au chalet. Arrêtons de le chercher!