Photo Le Progrès, Julien Renaud

Lionel, je t’aime!

CHRONIQUE / Ça fait sept mois que je vis avec mon « bébé garçon chien », comme je l’appelle affectueusement et ridiculement. Son vrai nom, c’est Lionel. Pourquoi ? Parce que c’est beau, tout simplement, même si ma mamie paternelle aurait préféré que j’opte pour Boule noire.

Chaque semaine, je vous dévoile de petits traits de personnalité ou des facettes de ma vie personnelle, à l’occasion de notre rendez-vous hebdomadaire, parfois indirectement, par le sujet choisi ; d’autres fois, sans détour, comme une mise à nu. Vous savez ainsi que je suis en processus d’adoption, que j’ai une phobie des clowns, que je joue avec abus à NHL19 au Xbox, que je vis avec un handicap et que j’aime la galette des Rois. Mais je n’ai jamais écrit, ne serait-ce qu’un seul petit mot, sur celui avec qui je partage désormais ma vie, ma demeure, mes temps libres, mes toutous, l’attention de mes proches... et mes souliers, une obsession qui semble s’être transmise de père en fils.

Pourquoi n’en ai-je jamais parlé ? Je ne sais pas. Possiblement par peur d’écrire une chronique qui n’est pas à la hauteur de tout le bonheur que m’apporte mon petit compagnon de vie.

Mais là, Billy le chien, de mon confrère Joël Martel, a besoin d’un ami avec qui rivaliser ou correspondre, de chronique en chronique. Tout comme les poules de Patricia Rainville ! C’est maintenant que ça se passe !

Bon, si vous me suivez sur Instagram ou êtes mon ami sur Facebook, vous connaissez Lionel sous tous ces angles. Sur les médias sociaux, je n’ai fait preuve d’aucune retenue, et même d’une certaine exagération ; je m’en confesse ! Mais il est si beau ! Et tellement photogénique, avec ses grimaces et son air « piteux pitou » !

Lionel est dans ma vie depuis l’automne. Non, je ne suis pas un amoureux des chiens, et encore moins des chats. Je n’avais jamais réellement pensé à avoir un animal de compagnie, avant que mon amie Vickie, la marraine de Lionel, me mette cette idée dans la tête. Par magie, c’est vite devenu un besoin. Je voulais un petit carlin ; point final.

Lionel est un petit carlin noir pure race, né et élevé à Saint-Honoré, jusqu’à ce que je l’adopte. Il est donc un vrai Bleuet, lui ! Il a une petite tache blanche sur le bedon, des oreilles « en Doritos » et une queue en tire-bouchon. Contrairement à bien d’autres carlins, il n’a aucun bourrelet. C’est un « grand slim », comme on dit. Disons qu’il ne manquerait pas de Cubes énergie version canine !

Quand je suis allé chercher mon nouveau meilleur ami, à six semaines, il rentrait dans une tasse à café. Il glissait sur le plancher.

Maintenant, à huit mois, il pèse 13 livres et des poussières. Il saute sur le divan. Que le temps passe vite !

Mon « bébé garçon chien », c’est un petit bonhomme qui aime un peu trop les gens. À un point tel que si vous croisez sa route sans le saluer, il s’assoira et pleura, le coeur brisé. Quand le livreur d’épicerie part, il sanglote ; ça vous donne une idée ! Et peu importe si vous avez un visage familier ou non, il courra en votre direction pour se faire cajoler.

C’est un grand bonhomme qui ne chiale pas lorsqu’on fait de longues heures de voiture pour aller voir Papi et Mamie. En fait, il pleurniche jusqu’à ce que j’atteigne ma vitesse de croisière. Il comprend alors qu’on est en route pour Repentigny... et non pour le vétérinaire.

C’est aussi le chien de Magalie, ma nièce. Depuis qu’elle lui a donné des morceaux de Popsicle en lui ordonnant de s’asseoir, ma filleule dit que c’est son chien. Et le mien. Mais pas le chien de personne d’autre ; Mamie s’est essayée sans succès.

C’est le « Toutou » de Papi, qui le surnomme ainsi. Si mon père et moi parlons sur Facetime, Lionel se dépêche d’aller chercher son jouet pour venir le présenter à son grand-père, qui le gâte comme seul Papi peut le faire. Après chaque séjour chez les grands-parents, Lionel a besoin de trois jours de repos intensif.

C’est le neveu d’une bonne tralée de personnes. Tous mes amis sont ses mononcles et ses matantes. Par exemple, la collègue Annie-Claude Brisson est devenue Matante Love, puisqu’elle l’appelle affectueusement « Lililove ». D’ailleurs, la grande copine Facetime de Lionel veut qu’on lui fasse un gilet « Chien de support » afin qu’on le trimbale partout, flouant la populace. Parlant de grande copine, sur Snapchat, sa préférée, c’est la belle Doris d’Élysa.

C’est le roi du condo. Comme il n’était pas question qu’il soit en cage lors de mes longues absences pour le boulot, Lionel a pris possession des lieux, surtout de mon gros toutou panda, qui lui sert de divan, et de mes souliers, qu’il traîne ici et là. Les rouges sont ses préférés pour la sieste en position cuillère.

C’est un grignoteur et un fugueur en série. Il aime particulièrement les sacs à main, les bas de pantalon et les bottes ; il finit ses cavales dans les bras d’un badaud ou sur les genoux d’une voisine qui se fait griller la couenne au soleil.

C’est zoothérapeute, sans le savoir. Même si j’ai toujours bien vécu avec ma solitude, son énergie et son affection me font un grand bien. C’est vraiment un petit bonheur sur quatre pattes, qui m’accueille avec enthousiasme chaque fois que je reviens du boulot et qui affectionne les colleux lorsqu’on est en mode « grasse matinée ».

C’est aussi mon négociateur auprès du patron. Une petite photo par texto de mon beau Lionel, et puis hop, mon boss est amadoué pour une demande de congé ! Ça marche presque à tous les coups ! Une chronique devrait me valoir une promotion ! À suivre !

Mon « bébé garçon chien », c’est une grande partie de ma vie, dont je ne me passerais plus.

« Bébé garçon chien », Papa t’aime fort. Lionel, je t’aime !