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Bleuet adapté

Anecdotes de campagne

CHRONIQUE / Au lendemain d’un scrutin, la tradition impose des reportages sur des anecdotes de campagne. Alors, voici mes anecdotes de campagne... de contributions volontaires pour le démarrage de la coopérative de solidarité du journal Le Quotidien.

Le collègue Louis Tremblay et moi avons mené les efforts de sollicitation dans la région, dans la foulée du projet de rachat des journaux de Groupe Capitales Médias. Jeudi, le projet a été retenu par la Cour supérieure, sous réserve de l’approbation des créanciers.

Chroniques

Fausses nouvelles, méfiance et éducation

CHRONIQUE / Je reviens du congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), lequel se tenait à Saint-Sauveur, dans les Laurentides. Le thème « Journalistes, ennemis publics ? » a été débattu à l’occasion de présentations et d’échanges, et la réponse finale est somme toute nuancée. Mais s’il y a une chose à retenir, à mon avis, c’est qu’il faut éduquer les gens à l’importance de l’information de qualité et à la saine utilisation du numérique. Un gros défi à l’ère des fausses nouvelles et des médias sociaux !

Pendant que le président américain, Donald Trump, gazouille en abondance l’expression fake news et que d’autres leaders mondiaux l’imitent ; que des groupes mal intentionnés dirigent des attaques ciblées envers des journalistes ; que des lois supposément anti-fausses nouvelles sont adoptées dans des pays peu démocratiques, permettant plutôt d’enfermer des reporters qui produisent du contenu indésirable aux yeux des autorités ; que 58 % des Canadiens « évitent activement les nouvelles » ; que Facebook et Google contrôlent 60 % du marché publicitaire numérique ; que des citoyens publient des photos de la fillette martyre de Granby dans son cercueil et ne sont pas pénalisés comme l’auraient été des journalistes ; pendant tout ça, que pouvons-nous faire pour stopper le dérapage collectif ?

Le bleuet adapté

Courir pour offrir du courage

CHRONIQUE / Denis Boulianne est un homme de cœur qui fait les choses pour les bonnes raisons. Ainsi, quand il a décidé de courir 53 kilomètres, à l’automne 2018, pour injecter une dose de courage à son beau-frère, victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) quelques semaines plus tôt, il l’a fait discrètement. Pourtant, un tel geste aurait mérité la lumière des projecteurs, surtout qu’il a remis 3441 $ au Fonds de dotation Santé Jonquière pour l’Unité de réadaptation fonctionnelle intensive (URFI).

Le 16 novembre, le policier de Saguenay répétera l’expérience, puisque son beau-frère, Dominic Jean, âgé de 42 ans et père de trois jeunes enfants, est loin d’avoir fini son combat pour améliorer son autonomie. « Ma motivation, c’est de courir avec lui, pour lui. Les membres de ma belle-famille ont mis leur vie sur pause pour aider Dominic à relancer la sienne. L’an passé, ça les a touchés beaucoup et ç’a eu l’effet souhaité. J’ai voulu recommencer pour leur dire qu’on est encore là », note celui qui compte sur son grand ami Stéphane Perron, pour le cadre logistique.

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L’ABC de l’admissibilité des commerces

CHRONIQUE / Me voilà rendu à l’avant-dernière étape de ma série automnale de chroniques sur l’accessibilité des commerces pour les personnes vivant avec un handicap. Après avoir roulé quelque 18 heures dans les centres-villes de Saguenay et avoir rencontré la mairesse Josée Néron pour discuter de cet enjeu, voilà que je propose un petit guide de l’adaptation pour les commerçants.

« Julien, je n’y avais simplement jamais pensé avant que tu écrives que ma boutique n’est pas accessible. Je vais regarder ce que je peux faire », m’a écrit une amie entrepreneure.

« Sais-tu où il faut se renseigner pour savoir si on peut avoir un remboursement ? », m’a demandé un autre commerçant.

Eh bien, j’ai relayé ces questions à l’équipe des communications de l’Office des personnes handicapées du Québec. À partir de mon expérience personnelle et des réponses fournies, je vous ai concocté cet ABC de l’accessibilité.

En 2017, une conseillère syndicale et ergonome est venue évaluer mon espace de travail, à la suite de la dégradation de mes capacités physiques. Elle a alors produit un rapport détaillé, puis mon employeur, bien informé, a procédé aux travaux nécessaires. Je souhaite un tel dénouement à tous les travailleurs à mobilité réduite, mais aussi aux clients, souvent négligés par méconnaissance, et non par mauvaise volonté.

Petits établissements

Le programme Petits établissements accessibles, chapeauté par la Société d’habitation du Québec, s’adresse aux entreprises privées de petite taille – moins de deux étages et moins de 300 mètres carrés – qui désirent rendre accessible de façon permanente leur commerce.

« Les travaux admissibles se présentent en trois divisions : l’accès à l’établissement, le parcours sans obstacle à l’intérieur de l’établissement pour l’accès aux services et l’utilisation de la salle de toilette », m’a écrit l’agent d’information Patrick Inthavanh.

L’aide maximale pouvant être versée est de 15 000 $ par établissement et couvre 75 % des coûts de l’adaptation. La somme n’est remise qu’après la fin et la vérification des travaux. Pour bénéficier de cette mesure, les propriétaires doivent se procurer un formulaire auprès de leur municipalité.

Établissements touristiques

Le second programme discuté est administré par l’organisme Kéroul, qui « vise à rendre le tourisme et la culture accessibles aux personnes à capacité physique restreinte ».

Le financement peut atteindre jusqu’à 80 % des coûts admissibles, pour un maximum de 50 000 $ par projet. Contrairement à la première mesure, 60 % de la somme couverte est remise à la signature de la subvention, alors que la balance est versée à l’obtention de la cote de Kéroul. Des adaptations temporaires peuvent aussi être remboursées.

Le programme exclut les organisations publiques, mais « un organisme autre que gouvernemental qui exploite à des fins touristiques un bien, un service ou autre dans un local ou sur un site appartenant à une municipalité est admissible ».

Rénovation et transformation

Des travaux de rénovation et de transformation favorisant l’accessibilité à un édifice peuvent faire l’objet d’une déduction fiscale de Revenu Québec. Les sommes sont alors versées au moment du traitement de la déclaration d’impôt de l’entreprise. L’acquisition d’appareils est aussi acceptée.

C’est ce programme qui a été utilisé dans mon cas, principalement pour l’installation de dipositifs d’ouverture de portes à commande manuelle, autant à l’entrée principale que dans mon circuit intérieur.

Évidemment, la hauteur des déductions et la méthode de réclamation diffèrent selon la nature des adaptations effectuées.

Immeubles locatifs

Le quatrième volet provient du gouvernement fédéral et concerne les propriétaires d’un immeuble locatif. Les établissements qui procèdent à des travaux pour répondre aux besoins des personnes handicapées ont la possibilité de déduire les sommes payées pour les modifications admissibles.

Le retour se fait au moment du traitement de la déclaration d’impôt par l’Agence du revenu du Canada.

Service-conseil

Avec justesse, l’agent d’information a souligné qu’il existe des organismes de service-conseil, dont la Société Logique, laquelle a « comme mission de promouvoir le design universel et d’intervenir dans la création d’environnements universellement accessibles ».

L’Office des personnes handicapées du Québec diffuse également des capsules visant à « faire connaître les différents outils disponibles afin de rendre les établissements accessibles à tous ».

***

Le dernier volet de ma série de chroniques pour l’accessibilité consistera à tester différentes solutions mobiles et à moindres coûts que proposent des entreprises spécialisées en la matière. Pour l’occasion, je devrais m’entourer de personnes vivant avec un handicap différent du mien ou utilisant d’autres équipements de mobilité, dans le souci de répondre aux besoins du plus grand nombre d’utilisateurs et de dresser un portrait plus complet.

À bientôt!

Julien Renaud

Accessibilité des infrastructures à Saguenay: lentement, mais sûrement

CHRONIQUE / « La Ville peut définitivement prendre un rôle de leader pour sensibiliser les commerçants et promouvoir l’accessibilité universelle. De notre côté, pour les infrastructures municipales, il y a eu des avancées, mais il reste beaucoup à faire. Lentement, mais sûrement. »

Voilà des propos tenus par la mairesse de Saguenay, Josée Néron, lors d’une entrevue de plus d’une heure, vendredi. J’avais réclamé cette rencontre dans la foulée de la publication de trois chroniques sur l’accessibilité dans les centres-villes et les édifices publics. Pour la petite histoire, les taux d’accessibilité des commerces étaient de 52 % à Chicoutimi, de 45 % à La Baie et de 35 % à Jonquière, pour un score global de 43 % à Saguenay.

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Des enfants parmi les voitures

CHRONIQUE / Il y a quelques semaines, j’ai publié le témoignage d’une personne malvoyante de Saguenay qui réclamait des feux sonores pour des questions de sécurité. J’ai reçu plusieurs courriels après cette chronique et j’ai vite constaté que le problème est encore plus basique: les feux pour piétons sont aussi rares et durs à trouver que les aurores boréales.

Mélissa Tremblay, mère de quatre enfants et médecin à l’urgence de Chicoutmi, m’a contacté. J’ai rencontré cette citoyenne la semaine dernière, à l’achalandée intersection du boulevard de l’Université et de la rue Bégin, là où tant d’enfants doivent traverser pour se rendre à l’Odyssée Lafontaine/Dominique-Racine.

Julien Renaud

Tellement, Madame Pigeon!

CHRONIQUE / Je ne sais pas ce que les gens vont retenir du dernier débat électoral de la campagne, mais moi, au-delà d’avoir précisé ou embrouillé mon choix, jeudi soir, je me suis couché en réfléchissant au témoignage de Lise Pigeon.

Madame Pigeon, de Montréal, a posé une question sur le droit de mourir dans la dignité. Elle a 63 ans, est atteinte de la sclérose en plaques et souffre d’arthrite rhumatoïde sévère depuis 12 ans.

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La Baie, remercie les croisiéristes !

Par définition, un handicap est une limitation dans l’accomplissement d’activités courantes ou l’exercice d’un rôle social. Ainsi, le handicap se définit par la relation d’une personne avec son environnement. Saguenay est-elle suffisamment adaptée et accessible pour favoriser l’accès aux services et la pleine participation à la vie de la communauté ? Ou, à l’opposé, les barrières culturelles, physiques et sociales y sont-elles trop nombreuses ? Le journaliste et chroniqueur Julien Renaud, qui se déplace en fauteuil roulant motorisé, a parcouru les artères principales de la ville pour établir un portrait de la situation par arrondissement. Après Chicoutimi et Jonquière, au tour de La Baie ! 3 de 3

CHRONIQUE / La Baie, je m’attendais à pire ! Les boutiques et restaurants de ton centre-ville sont concentrés dans des maisons qui ne datent pas d’hier, et tu manques parfois d’amour. Mais j’avais sous-estimé l’effet croisières ! Les nouvelles constructions ont été bien pensées et les vieux commerces ont tenté de devenir accessibles tant bien que mal pour profiter de la clientèle touristique ! Ne célèbre pas trop, tout de même, puisque l’arrondissement champion, c’est Chicoutimi ! Dire que je pensais avoir touché le fond dès la première chronique !

Bulletin final : 45 %

J’ai roulé quatre heures dans les rues principales de La Baie, mardi, sous la pluie. J’ai ainsi parcouru les rues Bagot, Albert, Victoria et Mars, de même qu’une portion de la 6e Avenue, en plus d’aller noter les points d’intérêt majeurs de l’arrondissement.

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Jonquière, t’es encore pire!

Par définition, un handicap est une limitation dans l’accomplissement d’activités courantes ou l’exercice d’un rôle social. Ainsi, le handicap se définit par la relation d’une personne avec son environnement. Saguenay est-elle suffisamment adaptée et accessible pour favoriser l’accès aux services et la pleine participation à la vie de la communauté ? Ou, à l’opposé, les barrières culturelles, physiques et sociales y sont-elles trop nombreuses ? Le journaliste et chroniqueur Julien Renaud, qui se déplace en fauteuil roulant motorisé, a parcouru les artères principales de la ville pour établir un portrait de la situation par arrondissement. Après Chicoutimi, Jonquière ! 2 de 3

CHRONIQUE / Jonquière, la barre n’était pas haute et pourtant, tu as réussi à obtenir un score encore plus faible que Chicoutimi... Bien que tu fasses meilleure figure en matière d’infrastructures publiques, tes commerces – même les plus récents – sont loin d’être accessibles. Au minimum, quand tu rénoves, plutôt que de répéter les erreurs du passé, tu pourrais faire semblant de considérer les gens à mobilité réduite, qui méritent de goûter à tes saveurs et de découvrir tes créations autant que les « autres » citoyens.

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Chicoutimi, tu te fous de moi ?

Par définition, un handicap est une limitation dans l'accomplissement d'activités courantes ou l'exercice d'un rôle social. Ainsi, le handicap se définit par la relation d'une personne avec son environnement. Saguenay est-elle suffisamment adaptée et accessible pour favoriser l'accès aux services et la pleine participation à la vie de la communauté ? Ou, à l'opposé, les barrières culturelles, physiques et sociales y sont-elles trop nombreuses ? Le journaliste et chroniqueur Julien Renaud, qui se déplace en fauteuil roulant motorisé, a parcouru les artères principales de la ville pour établir un portrait de la situation par arrondissement. Premier arrêt : Chicoutimi. 1 de 3

CHRONIQUE / Chicoutimi, tu m’insultes ! Si je me fie à mon expérience sur le terrain, tu sembles juger que les personnes qui se déplacent en fauteuil roulant ne méritent pas d’être prises en compte ! Tu sais, 48 % de tes commerces ne sont pas accessibles. Et que dire de tes services municipaux ? Si je comprends bien, tu veux que je reste chez moi ? C’est dégradant.

Impossible de rentrer dans un commerce sur deux !

J’ai roulé pendant six heures dans les centres-villes de Chicoutimi, lundi, pour constater leur niveau d’accessibilité. J’ai commencé par le quartier du Bassin, puis j’ai fait la rue Roussel, à Chicoutimi-Nord, avant de retraverser le pont Dubuc pour parcourir la Racine.

Actualités

«Je vais y aller à mes risques et périls»

CHRONIQUE / « Quand j’arrive à une intersection, j’écoute le trafic pendant quelques minutes pour savoir quand je peux traverser, explique Katia Deschênes, une personne malvoyante de Saguenay, alors que nous sommes à l’intersection la plus achalandée de Chicoutimi, au croisement du boulevard Talbot et du boulevard de l’Université, pour illustrer cette chronique.

– N’y allez pas, Katia, dis-je.

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Des appuis de plus en plus concrets

CHRONIQUE / Les bottines suivent les babines.

Depuis l’annonce des problèmes financiers de Groupe Capitales Médias (GCM), une immense vague de soutien a déferlé au Saguenay–Lac-Saint-Jean, comme dans les cinq autres régions couvertes par les quotidiens de notre groupe de presse.

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La tradition Lambert

CHRONIQUE / La famille Lambert se réunit chaque année à la fête du Travail, mais aussi à Noël, à Pâques, à la fête des Pères, en février et en novembre, entre autres. L’affluence varie d’une trentaine à une centaine de personnes! Eh oui! Et on prend le temps de chanter «Bonne fête» à tous ceux qui ont vieilli depuis le dernier rassemblement! C’est beau, n’est-ce pas?

La tradition Lambert, c’est un legs de Daddy et de Grand-Maman Lambert, qui nous ont malheureusement quittés dans les dernières années.

Chroniques

L’information, un bien collectif

CHRONIQUE / Le gouvernement provincial a raison : il est impensable de laisser mourir une grande part de l’information régionale. Maintenant, il revient à la population de se mobiliser pour défendre l’importance du journalisme, entre autres en appuyant les démarches pour assurer une survie à plus long terme.

Lundi, un prêt de cinq millions $ a été accordé par le gouvernement caquiste aux journaux de Groupe Capitales Médias (GCM). Une excellente nouvelle pour le bien collectif.

Bleuet adapté

La leçon des punks, prise 2

CHRONIQUE / Victoriaville a une leçon à vous donner. Le festival Rock La Cauze est un exemple en matière d’accessibilité et d’inclusion. Leçon estivale des punks numéro 2.

En juin, j’ai signé une chronique sur l’absence de jugement qui me surprend et me fait un bien fou, année après année, au Rockfest, devenu Montebello Rock. « Le temps de deux ou trois jours, chaque année, au mois de juin, je me sens libre d’être indifférent du regard des autres. [...] Souvent perçus comme des monstres, les punks et les métalleux ont cette faculté qui n’est pas vraiment mienne de s’en foutre des autres ; et je m’y plais », écrivais-je.

Bleuet adapté

Dominic veut une chance équitable

CHRONIQUE / Et si on appliquait le principe du handicap dans la vie comme au golf?

Selon Golf Canada, le handicap permet «à des joueurs de niveaux d’habiletés différents de participer à des compétitions les uns contre les autres sur une base équitable».

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Ressemblez- vous au Bleuet moyen ?

CHRONIQUE / Il y a cinq ans, à une journée près, l’ex-collègue Katerine Belley-Murray signait un reportage sur le portrait du Bleuet moyen. J’avais trouvé l’idée originale, si bien qu’elle m’est restée en tête. Cette semaine, je suis retourné voir la date de publication, en recherche d’un sujet pour ma chronique hebdomadaire. Cinq ans presque jour pour jour ! Le suivi est justifié; je vais courir m’acheter un billet du 6/49... après avoir fini mes recherches et mon texte !

Alors, le portrait statistique de cet « individu moyen » est-il semblable, cinq ans plus tard ?

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Un enfant entre meilleurs amis

CHRONIQUE / Seriez-vous prêt à avoir un enfant avec votre meilleur ami ou votre meilleure amie ?

J’ai eu une discussion franchement intéressante avec une amie très proche au cours des dernières semaines. Depuis, cette question me revient en tête assez fréquemment merci !

Bleuet adapté

Bientôt un marathonien

CHRONIQUE / Le 24 août, je compléterai mon premier marathon... en fauteuil Kartus!

Une nouvelle initiative particulièrement prometteuse, le Marathon partagé du Saguenay, voit le jour, inspirée par la Chicoutimienne Marie-Michèle Fortin, qui rayonne à l’international depuis qu’elle participe à bon nombre de marathons, propulsée par l’ultramarathonien Sébastien Routhier et cette chaise adaptée made in Sherbrooke.

Opinions

Des célébrations civiles... à l’église

CHRONIQUE / Je suis un pratiquant non-croyant.

On entend souvent l’expression inverse, mais je ne dois pas être le seul dans cette situation, surtout chez les milléniaux. Beaucoup de jeunes, comme moi, sont athées ou agnostiques par défaut.

Bleuet adapté

La leçon des punks

CHRONIQUE / Et si on se jugeait un peu moins ? Et si on oubliait un instant notre reflet dans le miroir, et surtout, notre reflet dans les yeux des autres ?

Je reviens de mon quatrième Rockfest ou, devrais-je dire, de mon premier Montebello Rock. Peut-être êtes-vous aussi surpris que la majorité des gens à qui je dis que je fais six heures de route pour aller voir les meilleurs groupes rock, punk et métal. Oui, moi, le petit journaliste hypersensible et qui écoute aussi La Voix.

Bleuet adapté

Lionel, je t’aime!

CHRONIQUE / Ça fait sept mois que je vis avec mon « bébé garçon chien », comme je l’appelle affectueusement et ridiculement. Son vrai nom, c’est Lionel. Pourquoi ? Parce que c’est beau, tout simplement, même si ma mamie paternelle aurait préféré que j’opte pour Boule noire.

Chaque semaine, je vous dévoile de petits traits de personnalité ou des facettes de ma vie personnelle, à l’occasion de notre rendez-vous hebdomadaire, parfois indirectement, par le sujet choisi ; d’autres fois, sans détour, comme une mise à nu. Vous savez ainsi que je suis en processus d’adoption, que j’ai une phobie des clowns, que je joue avec abus à NHL19 au Xbox, que je vis avec un handicap et que j’aime la galette des Rois. Mais je n’ai jamais écrit, ne serait-ce qu’un seul petit mot, sur celui avec qui je partage désormais ma vie, ma demeure, mes temps libres, mes toutous, l’attention de mes proches... et mes souliers, une obsession qui semble s’être transmise de père en fils.

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Ka Jonquière séniyandi!

CHRONIQUE / À Jonquière ou à Missirah, au Sénégal, ramasser un sac de déchets à la fois, c’est le début de quelque chose de grand.

J’étais heureux, mercredi, de lire le texte de ma consoeur Mélanie Côté sur des jeunes de Jonquière qui nettoient leur environnement dans leurs temps libres. Ça me donnait un contexte pour vous parler d’une initiative inspirante de mes amis sénégalais, dont je ne suis pas peu fier et avec qui je garde des contacts quasi quotidiens. Mais d’abord, je me dois d’applaudir Jérôme Samson, Alexandre Richard et Simon Larouche d’avoir amorcé un mouvement, aussi petit soit-il, pour le bien-être de leur milieu de vie.

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Malfrat de l’inukshuk

CHRONIQUE / Je me sens comme un adolescent qui se pousse du casse-croûte sans payer sa poutine. J’ai à la fois la honte et l’excitation dans le tapis. Pourtant, je ne pense pas qu’il y ait quoi que ce soit d’illégal dans le fait d’empiler des pierres.

J’ai une obsession, que j’ose qualifier de « stupide », pour les inukshuks disposés aux abords de la route 175. Ces petites statues, que l’on voit, entre autres, aux kilomètres 118, 125, 126, 131, 138, 214 et 215 de la Réserve faunique des Laurentides, m’ont toujours fasciné. Oui, j’ai répertorié leur présence – partiellement.