Joël Martel

Un remake tout aussi puissant

CHRONIQUE / Alors que bien des adeptes de jeux vidéo ont pu se gâter depuis le début du confinement en prenant d’assaut leurs manettes, j’ai accusé pour ma part un certain retard au cours des premières semaines de la crise.

En effet, chaque fois que je m’installais devant une de mes consoles, je finissais par me rendre compte après quelques minutes que j’étais complètement plongé dans mes pensées et mes inquiétudes et ainsi, j’en venais chaque fois à mettre ma console en veille, espérant trouver une autre façon d’occuper mon esprit tourmenté.

Il faut croire que ma bonne étoile de gamer a compris que j’allais avoir besoin d’un peu d’aide. Voilà qu’en pleine période de confinement, le jeu parfait est arrivé sur le marché afin de venir à la rescousse du vieux joueur inquiet que je suis. Ici, je vous parle du fameux remake de Final Fantasy VII (FF7).

Pour être bien franc avec vous, même si j’avais très hâte de découvrir à quoi ressemblerait cette relecture d’un des plus grands classiques vidéoludiques, j’avais placé mes attentes à un niveau très réaliste et j’ai même réussi à résister à la tentation de l’acheter dès sa sortie. Pour la petite histoire, j’ai attendu au surlendemain de sa sortie.

Maintenant, j’aimerais bien vous présenter une critique complète de ce remake, mais comme je ne suis qu’à la moitié du parcours, je vais me limiter à vous livrer mes premières impressions.

Alors hop, pour ceux et celles qui n’attendaient qu’un signal pour l’acheter ou non, je serais tenté de vous dire d’arrêter immédiatement de lire cette chronique et de l’acheter.

Quant à ceux et celles qui désireraient être convaincus, je débuterai en leur disant que malgré les dizaines et les dizaines de jeux que j’essaie chaque mois, il s’agit de la première fois depuis un bon moment qu’un jeu m’a fait perdre la notion du temps. En d’autres mots, depuis que je joue au remake de FF7, ma moyenne d’heures de sommeil a dramatiquement chuté.

La première chose qu’on remarque en se lançant dans ce remake, c’est évidemment la facture visuelle, qui est impeccable et qui rappelle le magnifique travail de graphisme dans Final Fantasy XV. Or, là où la facture visuelle de FF7 surprend encore plus, c’est qu’elle demeure quand même fidèle à celle du jeu original.

Du côté du scénario, je serais tenté de vous dire qu’on a grandement respecté l’histoire originale, mais je dois vous confier que j’ai oublié une grande partie de celle-ci au cours des vingt dernières années.

L’élément qui a subi le changement le plus majeur est sans aucun doute le mode de combat. Alors que les combats dans FF7 se déroulaient comme dans la plupart des jeux de rôles, le système de combat a subi une importante métamorphose dans ce remake. Ceux et celles qui avaient joué précédemment à Final Fantasy XV seront probablement moins déroutés par cette évolution, car son système de combat a visiblement beaucoup influencé celui de la nouvelle mouture de FF7.

Grosso modo, les combats se déroulent donc en temps réel et tandis que vous contrôlez un des personnages de votre équipe en procédant à des attaques rapides, une barre de progression se charge et une fois qu’elle est remplie, vous pouvez suspendre le temps afin de décider d’une action stratégique. Cette nouvelle approche peut refroidir certains joueurs au début, mais une fois qu’on a bien adopté cette mécanique, on en vient à savourer chaque combat qui surgit sur notre chemin.

Dans un tout autre registre, il faut souligner l’excellence des cinématiques et des nombreuses scènes de dialogue. À la différence des jeux de rôles traditionnels, où il est préférable d’aller discuter avec tous les personnages non joueurs, le remake de FF7 vous évite ces longues conversations en faisant venir à vous les personnages qui ont des choses importantes à vous dire. Cela peut sembler bien banal, mais on ne perd jamais le rythme du jeu. Ainsi, la prochaine fois que vous regarderez quelle heure il est, il sera certainement trop tard !

Bref, un titre très puissant que je conseille chaleureusement !